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Devoir surveillé : Suites numériques, arithmétiques et géométriques

Spé maths 1ʳᵉ · un devoir qui mélange 3 chapitres, en 3 niveaux : ★ les bases, ★★ niveau DS classique, ★★★ pour aller plus loin. Sujets et corrigés détaillés, à faire en temps limité puis à corriger.

Niveau ★ — les bases · 60 min · noté sur 20.

benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · 1ʳᵉ

Devoir surveillé – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)Pour tout n∈ℕ, un=3n2−2n. Calculer u0, u4 et u10.
  2. b)La suite (an) est définie par a0=1 et, pour tout n∈ℕ, an+1=3an−4. Calculer a1, a2 et a3.
  3. c)La suite (vn) est arithmétique de premier terme v0=7 et de raison −4. Exprimer vn en fonction de n, puis calculer v15.
  4. d)La suite (wn) est géométrique de premier terme w0=5 et de raison 3. Exprimer wn en fonction de n, puis calculer w4.
  5. e)Calculer la somme S=1+3+32+…+36 à l'aide de la formule du cours, puis vérifier en additionnant les termes.

Exercice 2 – Reconnaître une suite

(4 pts)
  1. a)Pour tout n∈ℕ, un=5−2n. Montrer que (un) est arithmétique ; préciser sa raison et son premier terme.
  2. b)Pour tout n∈ℕ, vn=3n+12. Montrer que (vn) est géométrique ; préciser sa raison et son premier terme.
  3. c)Pour tout n∈ℕ, wn=n2+1. Montrer que (wn) n'est ni arithmétique ni géométrique.
  4. d)On reprend la suite (un) du a). Calculer u0+u1+…+u20.

Exercice 3 – Variations et limites

(4 pts)

Pour tout n∈ℕ, on pose un=n+2n+1.
a) Calculer u0, u1 et u2.

  1. a)Montrer que, pour tout n∈ℕ, un+1−un=−1(n+1)(n+2). En déduire le sens de variation de (un).
  2. b)Étudier le sens de variation des suites définies pour tout n∈ℕ par vn=4×0,8n et wn=−3×2n.
  3. c)Calculer u99 et une valeur approchée de v30 à 10−3 près. Conjecturer la limite de (un) et celle de (vn).

Exercice 4 – Problème — Deux placements

(7 pts)

Le 1er janvier 2026, Inès dispose de 2 000 euros. Avec le placement A, son capital augmente de 150 euros chaque année. Avec le placement B, il augmente de 5 % chaque année. On note An et Bn les capitaux, en euros, au bout de n années ; ainsi A0=B0=2000.
a) Calculer A1, B1 et B2.

  1. a)Préciser la nature de la suite (An) et exprimer An en fonction de n.
  2. b)Préciser la nature de la suite (Bn) et exprimer Bn en fonction de n.
  3. c)Calculer A10 et B10 (au centime). Quel placement est le plus avantageux au bout de 10 ans ?
  4. d)Recopier et compléter la fonction suivante pour qu'elle renvoie le plus petit entier n tel que Bn>An.
    def rang():
        n = 0
        a = 2000
        b = 2000
        while ...... :
            n = n + 1
            a = ......
            b = ......
        return n
  5. e)Quelle valeur cette fonction renvoie-t-elle ? Justifier à l'aide de valeurs de An et Bn, puis interpréter.

Bon courage !

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

Voir le corrigé et le barème
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Corrigé et barème – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)u0=3×02−2×0=0 ; u4=3×16−2×4=48−8=40 ; u10=3×100−20=280. (1 pt) (1)
  2. b)a1=3×1−4=−1 ; a2=3×(−1)−4=−7 ; a3=3×(−7)−4=−25. Chaque terme se calcule à partir du précédent. (1 pt) (1)
  3. c)Pour une suite arithmétique, vn=v0+nr, donc vn=7−4n. Alors v15=7−4×15=7−60=−53. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  4. d)Pour une suite géométrique, wn=w0×qn, donc wn=5×3n. Alors w4=5×81=405. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  5. e)S est la somme des 7 premiers termes de la suite géométrique de premier terme 1 et de raison 3 : S=1−371−3=1−2187−2=−2186−2=1093. Vérification : 1+3+9+27+81+243+729=1093. (1 pt) (1)

Méthode — Avant tout calcul, identifier le mode de définition : forme explicite (on remplace n), récurrence (on calcule de proche en proche), suite arithmétique ou géométrique (on utilise la formule du terme général).

Exercice 2 – Reconnaître une suite

(4 pts)
  1. a)un+1−un=5−2(n+1)−(5−2n)=5−2n−2−5+2n=−2. La différence est constante : (un) est arithmétique de raison −2 et de premier terme u0=5. (1 pt) (1)
  2. b)vn+1=3n+22=3×3n+12=3×vn. Donc (vn) est géométrique de raison 3 et de premier terme v0=312=32. (1 pt) (1)
  3. c)w0=1, w1=2, w2=5. On a w1−w0=1 et w2−w1=3 : les écarts ne sont pas égaux, donc (wn) n'est pas arithmétique. On a w1w0=2 et w2w1=2,5 : les quotients ne sont pas égaux, donc (wn) n'est pas géométrique. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  4. d)u20=5−40=−35. La somme compte 21 termes consécutifs d'une suite arithmétique : u0+…+u20=21×u0+u202=21×5+(−35)2=21×(−15)=−315. (0,5 pt pour le nombre de termes, 0,5 pt pour le résultat) (1)

Piège — Pour prouver qu'une suite n'est pas arithmétique (ou géométrique), trois termes explicites suffisent ; pour prouver qu'elle l'est, il faut un calcul valable pour tout entier n.

Exercice 3 – Variations et limites

(4 pts)
  1. a)u0=21=2 ; u1=32 ; u2=43. (0,5 pt) (1)
  2. b)un+1=n+3n+2, donc un+1−un=(n+3)(n+1)−(n+2)2(n+1)(n+2)=n2+4n+3−n2−4n−4(n+1)(n+2)=−1(n+1)(n+2). Pour n∈ℕ, (n+1)(n+2)>0, donc un+1−un<0 : la suite (un) est strictement décroissante. (1 pt pour le calcul, 0,5 pt pour la conclusion) (1)
  3. c)vn+1−vn=4×0,8n×(0,8−1)=−0,8×0,8n<0 : (vn) est strictement décroissante (premier terme positif, raison entre 0 et 1). wn+1−wn=−3×2n×(2−1)=−3×2n<0 : (wn) est strictement décroissante (premier terme négatif, raison supérieure à 1). (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  4. d)u99=101100=1,01 et v30=4×0,830≈0,005. Les termes de (un) se rapprochent de 1 (en effet un=1+1n+1) : on conjecture que (un) tend vers 1. Ceux de (vn) se rapprochent de 0 : on conjecture que (vn) tend vers 0. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)

Astuce — Réécrire un=1+1n+1 éclaire tout : le terme 1n+1 diminue et se rapproche de 0, donc un décroît en se rapprochant de 1 sans jamais l'atteindre.

Exercice 4 – Problème — Deux placements

(7 pts)
  1. a)A1=2000+150=2150 ; B1=2000×1,05=2100 ; B2=2100×1,05=2205. (1 pt) (1,16667)
  2. b)Chaque année, on ajoute 150 : An+1=An+150. La suite (An) est arithmétique de raison 150 et de premier terme 2000, donc An=2000+150n. (0,5 pt + 0,5 pt) (1,16667)
  3. c)Augmenter de 5 %, c'est multiplier par 1+5100=1,05 : Bn+1=1,05Bn. La suite (Bn) est géométrique de raison 1,05 et de premier terme 2000, donc Bn=2000×1,05n. (0,5 pt + 0,5 pt) (1,16667)
  4. d)A10=2000+1500=3500 ; B10=2000×1,0510≈3257,79. Au bout de 10 ans, le placement A est le plus avantageux. (0,5 pt + 0,5 pt) (1,16667)
  5. e)On répète tant que Bn⩽An :
    def rang():
        n = 0
        a = 2000
        b = 2000
        while b <= a :
            n = n + 1
            a = a + 150
            b = b * 1.05
        return n
    (0,5 pt par ligne complétée) (1,16667)
  6. f)À la calculatrice : A16=4400 et B16≈4365,75, donc B16⩽A16 ; A17=4550 et B17≈4584,04, donc B17>A17. La fonction renvoie 17 : c'est au bout de 17 ans, donc au 1er janvier 2043, que le placement B devient plus avantageux que le placement A. (1 pt pour les valeurs, 0,5 pt pour l'interprétation) (1,16667)

Erreur fréquente — Écrire dans le while la condition d'arrêt au lieu de la condition de poursuite : avec « while b > a », la boucle ne tourne jamais (car 2000>2000 est faux) et la fonction renvoie 0.

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Niveau ★★ — niveau DS classique · 120 min · noté sur 20.

benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · 1ʳᵉ

Devoir surveillé – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)La suite (un) est arithmétique, avec u3=11 et u10=−10. Déterminer sa raison, puis exprimer un en fonction de n.
  2. b)La suite (vn) est géométrique de raison positive, avec v2=12 et v4=108. Déterminer sa raison et son premier terme v0.
  3. c)Une quantité diminue de 15 % par an pendant 3 ans. Quel est le pourcentage de baisse global, à 0,1 % près ?
  4. d)Calculer S=5+5×1,2+5×1,22+…+5×1,29, arrondie au centième.

Exercice 2 – Une suite récurrente apprivoisée

(5 pts)

On considère la suite (un) définie par u0=1 et, pour tout n∈ℕ, un+1=0,6un+4. On pose vn=un−10.
a) Calculer u1 et u2.

  1. a)Montrer que la suite (vn) est géométrique ; préciser sa raison et son premier terme.
  2. b)En déduire vn, puis un, en fonction de n.
  3. c)Étudier le sens de variation de la suite (un).
  4. d)Conjecturer la limite de la suite (un). Justifier brièvement.
  5. e)Calculer u0+u1+…+u9, arrondie au centième.

Exercice 3 – Qui a raison ?

(4 pts)

Pour chaque affirmation, dire si elle est vraie ou fausse, puis justifier.
a) « La suite définie par un=2n2+3 est arithmétique, car un+1−un est toujours positif. »

  1. a)« La suite géométrique de premier terme 1 et de raison −2 n'est ni croissante ni décroissante. »
  2. b)« Si (un) est arithmétique de raison 3, alors la suite définie par vn=2un est géométrique. »
  3. c)« Les nombres 4, 6 et 9 sont, dans cet ordre, trois termes consécutifs d'une suite arithmétique. »

Exercice 4 – Problème — La balle qui rebondit

(5 pts)

On lâche une balle d'une hauteur de 3 m. Après chaque impact au sol, elle remonte à 80 % de la hauteur d'où elle est tombée. On note h0=3 et hn la hauteur, en m, atteinte après le n-ième rebond.
a) Calculer h1 et h2.

  1. a)Préciser la nature de la suite (hn), exprimer hn en fonction de n et donner son sens de variation.
  2. b)Écrire une fonction Python qui renvoie le plus petit entier n tel que hn<0,1. Quelle valeur renvoie-t-elle ? Justifier par deux valeurs de hn.
  3. c)On note dn la distance verticale totale parcourue par la balle au moment de son (n+1)-ième impact au sol. Justifier que dn=3+2(h1+h2+…+hn), puis montrer que dn=27−24×0,8n.
  4. d)Conjecturer la limite de (dn). La balle peut-elle parcourir 30 m selon ce modèle ?

Exercice 5 – Problème — Deux usines

(3 pts)

Une usine A produit 5 000 pièces en janvier 2027, puis 250 pièces de plus chaque mois. Une usine B produit 3 000 pièces en janvier 2027, puis sa production augmente de 6 % chaque mois. On note an et bn les productions du n-ième mois (n⩾1 ; n=1 correspond à janvier 2027).
a) Exprimer an et bn en fonction de n.

  1. a)Calculer la production totale de l'usine A en 2027.
  2. b)Calculer la production totale de l'usine B en 2027, arrondie à l'unité.
  3. c)À partir de quel mois la production mensuelle de B dépasse-t-elle celle de A ? Justifier par des valeurs.

Bon courage !

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Voir le corrigé et le barème
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Corrigé et barème – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)u10=u3+7r, donc 7r=−10−11=−21 et r=−3. Puis u0=u3−3r=11+9=20, d'où un=20−3n (contrôle : u10=20−30=−10). (0,5 pt + 0,5 pt) (0,75)
  2. b)v4=v2×q2, donc q2=10812=9 ; comme q>0, q=3. Puis v2=v0×q2 donne v0=129=43. (0,5 pt + 0,5 pt) (0,75)
  3. c)Le coefficient multiplicateur global est 0,853=0,614125. La baisse globale est donc de 1−0,614125=0,385875, soit environ 38,6 % (et non 45 %). (0,5 pt) (0,75)
  4. d)S est la somme de 10 termes consécutifs d'une suite géométrique de premier terme 5 et de raison 1,2 : S=5×1,210−11,2−1=25×(1,210−1)≈25×5,191736≈129,79. (0,5 pt) (0,75)

Astuce — Entre deux termes d'une suite arithmétique, l'écart est un multiple de la raison : up−uk=(p−k)r ; entre deux termes d'une suite géométrique, c'est le quotient qui est une puissance de la raison : vp=vkqp−k.

Exercice 2 – Une suite récurrente apprivoisée

(5 pts)
  1. a)u1=0,6×1+4=4,6 ; u2=0,6×4,6+4=2,76+4=6,76. (0,5 pt) (0,833333)
  2. b)vn+1=un+1−10=0,6un+4−10=0,6un−6=0,6(un−10)=0,6vn. Donc (vn) est géométrique de raison 0,6 et de premier terme v0=u0−10=−9. (1 pt pour le calcul, 0,5 pt pour la raison et le premier terme) (0,833333)
  3. c)vn=−9×0,6n, et un=vn+10=10−9×0,6n. (0,5 pt) (0,833333)
  4. d)un+1−un=−9×0,6n+1+9×0,6n=9×0,6n×(1−0,6)=3,6×0,6n. Ce nombre est strictement positif, donc (un) est strictement croissante. (1 pt) (0,833333)
  5. e)Comme 0<0,6<1, 0,6n se rapproche de 0 quand n devient grand ; donc 9×0,6n aussi, et un se rapproche de 10 (par valeurs inférieures). On conjecture que (un) tend vers 10. (0,5 pt) (0,833333)
  6. f)u0+…+u9=(10+…+10)−9(1+0,6+…+0,69)=10×10−9×1−0,6101−0,6=100−22,5(1−0,610)≈77,64. (0,5 pt pour la décomposition, 0,5 pt pour le résultat) (0,833333)

Méthode — Pour une suite du type un+1=aun+b, on étudie vn=un−ℓ, où ℓ est la solution de ℓ=aℓ+b : cette suite auxiliaire est géométrique de raison a (ici ℓ=0,6ℓ+4 donne ℓ=10).

Exercice 3 – Qui a raison ?

(4 pts)
  1. a)Faux. un+1−un=2(n+1)2+3−2n2−3=4n+2 : l'écart dépend de n (il vaut 2 puis 6 : u0=3, u1=5, u2=11). La suite est croissante, mais pas arithmétique. (0,5 pt pour la réponse, 0,5 pt pour la justification) (1)
  2. b)Vrai. Ses premiers termes sont 1, −2, 4 : u1<u0 donc elle n'est pas croissante, et u2>u1 donc elle n'est pas décroissante. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)Vrai. un+1=un+3, donc vn+1=2un+3=23×2un=8vn : (vn) est géométrique de raison 8. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  4. d)Faux. 6−4=2 mais 9−6=3 : les écarts diffèrent. En revanche 64=96=1,5 : ce sont trois termes consécutifs d'une suite géométrique de raison 1,5. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)

Piège — Des écarts positifs prouvent la croissance, pas le caractère arithmétique : une suite arithmétique exige un écart constant, indépendant de n.

Exercice 4 – Problème — La balle qui rebondit

(5 pts)
  1. a)h1=0,8×3=2,4 m ; h2=0,8×2,4=1,92 m. (0,5 pt) (1)
  2. b)hn+1=0,8hn : (hn) est géométrique de raison 0,8 et de premier terme 3, donc hn=3×0,8n. Premier terme positif et raison comprise entre 0 et 1 : la suite est strictement décroissante. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)
    def seuil():
        n = 0
        h = 3
        while h >= 0.1 :
            n = n + 1
            h = 0.8 * h
        return n
    h15=3×0,815≈0,1056⩾0,1 et h16=3×0,816≈0,0844<0,1 ; comme la suite décroît, la fonction renvoie 16. (1 pt pour la fonction, 0,5 pt pour la valeur) (1)
  4. d)La balle tombe d'abord de 3 m (premier impact) ; puis, pour chaque rebond k de 1 à n, elle monte de hk et redescend de hk avant l'impact suivant : dn=3+2(h1+…+hn). Or h1+…+hn=2,4×1−0,8n1−0,8=12(1−0,8n). Donc dn=3+24(1−0,8n)=27−24×0,8n (contrôle : d1=3+4,8=7,8=27−19,2). (0,5 pt pour la justification, 1 pt pour le calcul) (1)
  5. e)Comme 0<0,8<1, 0,8n se rapproche de 0 : on conjecture que dn tend vers 27. De plus dn=27−24×0,8n<27 pour tout n : la balle ne parcourt jamais 30 m selon ce modèle. (0,5 pt) (1)

Erreur fréquente — Chaque rebond compte deux fois (montée et descente), mais la chute initiale une seule fois : l'oublier fausse la distance totale de 3 m.

Exercice 5 – Problème — Deux usines

(3 pts)
  1. a)(an) est arithmétique de raison 250 et de premier terme a1=5000 : an=5000+250(n−1)=4750+250n. (bn) est géométrique de raison 1,06 et de premier terme b1=3000 : bn=3000×1,06n−1. (0,5 pt pour les deux expressions) (0,75)
  2. b)a12=4750+3000=7750. Somme de 12 termes : 12×a1+a122=12×5000+77502=12×6375=76500 pièces. (0,5 pt) (0,75)
  3. c)b1+…+b12=3000×1,0612−11,06−1=50000(1,0612−1)≈50610 pièces. (0,5 pt pour la formule, 0,5 pt pour le résultat) (0,75)
  4. d)À la calculatrice : a22=10250 et b22=3000×1,0621≈10199, donc b22<a22 ; a23=10500 et b23=3000×1,0622≈10811, donc b23>a23. Le tableau de valeurs montre que bn<an pour tout n⩽22. C'est donc à partir du 23e mois, novembre 2028, que B produit plus que A. (0,5 pt pour les valeurs, 0,5 pt pour la conclusion) (0,75)

Astuce — Une croissance à taux constant (raison q>1) finit toujours par dépasser une croissance à accroissement constant, même en partant de plus bas : seule la date du dépassement demande un calcul.

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

Niveau ★★★ — pour aller plus loin · 120 min · noté sur 20.

benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · 1ʳᵉ

Devoir surveillé – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Démontrer

(4 pts)
  1. a)Soit q un réel différent de 1 et S=1+q+q2+…+qn. Calculer S−qS et en déduire que S=1−qn+11−q.
  2. b)Soit (un) une suite arithmétique de raison r. En admettant que 1+2+…+n=n(n+1)2, démontrer que u0+u1+…+un=(n+1)×u0+un2.
  3. c)Soit (vn) une suite géométrique de raison q. Démontrer que, pour tout n⩾1, vn2=vn−1×vn+1.
  4. d)Déterminer le réel x tel que x−1, x+2 et x+8 soient, dans cet ordre, trois termes consécutifs d'une suite géométrique. Préciser la raison.

Exercice 2 – Qui a raison ?

(4 pts)

Pour chaque affirmation, dire si elle est vraie ou fausse, puis justifier.
a) « Si (un) et (vn) sont géométriques, alors la suite (un+vn) est géométrique. »

  1. a)« Si (un) et (vn) sont géométriques, alors la suite (un×vn) est géométrique. »
  2. b)« Une suite à la fois arithmétique et géométrique est constante. »
  3. c)« Si u0=0 et, pour tout n∈ℕ, un+1−un=12n, alors un<2 pour tout n∈ℕ. »

Exercice 3 – Problème — Un lac trop pêché

(5 pts)

Au 1er janvier 2027, un lac compte 2 000 poissons. Chaque année, la population augmente naturellement de 10 %, puis on prélève 300 poissons par la pêche. On note pn le nombre de poissons au 1er janvier de l'année 2027+n, avec p0=2000.
a) Justifier que pn+1=1,1pn−300, puis calculer p1 et p2.

  1. a)Déterminer le réel ℓ tel que la suite (pn−ℓ) soit géométrique. En déduire pn en fonction de n.
  2. b)Étudier le sens de variation de la suite (pn).
  3. c)Au cours de quelle année la pêche prévue devient-elle impossible ? Justifier.
  4. d)On prélève désormais c poissons par an (c>0), toujours avec p0=2000. Déterminer, selon les valeurs de c, l'évolution de la population, et le prélèvement annuel maximal qui empêche la population de diminuer.

Exercice 4 – Problème — Un tapis troué

(5 pts)

On part d'un carré plein de côté 1 (étape 0). À l'étape 1, on le découpe en 9 carrés égaux et on retire celui du centre. À chaque étape suivante, on applique la même opération à chacun des carrés pleins restants.
a) Justifier qu'à l'étape n (n⩾1), on retire 8n−1 carrés, chacun de côté 13n.

  1. a)On note Nn le nombre total de carrés retirés à l'issue de l'étape n. Exprimer Nn en fonction de n et calculer N5.
  2. b)On note Rn l'aire restante à l'issue de l'étape n. Démontrer que Rn=(89)n.
  3. c)À partir de quelle étape l'aire restante devient-elle inférieure à 1 % de l'aire initiale ? Conjecturer la limite de (Rn).
  4. d)On note Ln la somme des périmètres de tous les trous à l'issue de l'étape n. Démontrer que Ln=45((83)n−1), puis conjecturer la limite de (Ln). Commenter.

Exercice 5 – Pour aller plus loin

(2 pts)

Pour tout n⩾1, on pose Sn=1+2×2+3×22+…+n×2n−1.
a) Calculer S1, S2, S3 et S4.

  1. a)En calculant 2Sn−Sn, démontrer que Sn=(n−1)×2n+1.
  2. b)Déterminer le plus petit entier n tel que Sn>106.

Bon courage !

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benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · 1ʳᵉ

Corrigé et barème – Suites numériques, arithmétiques et géométriques — niveau ★★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Exercice 1 – Démontrer

(4 pts)
  1. a)qS=q+q2+…+qn+1. Dans la différence, tous les termes de q à qn s'éliminent : S−qS=1−qn+1, soit (1−q)S=1−qn+1. Comme q≠1, on divise par 1−q : S=1−qn+11−q. (1 pt) (1)
  2. b)Pour tout k, uk=u0+kr. Donc u0+…+un=(n+1)u0+r(0+1+…+n)=(n+1)u0+rn(n+1)2=n+12(2u0+nr). Or 2u0+nr=u0+(u0+nr)=u0+un, d'où u0+…+un=(n+1)×u0+un2. (1 pt pour la décomposition, 0,5 pt pour la conclusion) (1)
  3. c)vn=qvn−1 et vn+1=q2vn−1, donc vn−1×vn+1=q2vn−12=(qvn−1)2=vn2. (0,5 pt) (1)
  4. d)D'après c), il faut (x+2)2=(x−1)(x+8), soit x2+4x+4=x2+7x−8, d'où 3x=12 et x=4. Réciproquement, pour x=4 on obtient 3, 6 et 12 : 63=126=2, ce sont bien trois termes consécutifs d'une suite géométrique de raison 2. (0,5 pt pour la condition, 0,5 pt pour la vérification) (1)

Méthode — La somme d'une suite arithmétique vaut « nombre de termes × moyenne du premier et du dernier » : de u0 à un, il y a n+1 termes, et ce décompte est la première chose à vérifier.

Exercice 2 – Qui a raison ?

(4 pts)
  1. a)Faux. Contre-exemple : un=2n (raison 2) et vn=1 (raison 1). La suite wn=2n+1 commence par 2, 3, 5, et 32≠53 : elle n'est pas géométrique. (0,5 pt pour la réponse, 0,5 pt pour le contre-exemple) (1)
  2. b)Vrai. Si un+1=qun et vn+1=q′vn, alors un+1vn+1=(qq′)unvn : la suite produit est géométrique de raison qq′. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)Vrai. Soit (un) arithmétique de raison r et géométrique. D'après la propriété de l'exercice précédent, u12=u0u2, soit (u0+r)2=u0(u0+2r), c'est-à-dire u02+2ru0+r2=u02+2ru0, d'où r2=0 et r=0. La suite est donc constante. (0,5 pt pour l'égalité utilisée, 0,5 pt pour la conclusion) (1)
  4. d)Vrai. u0=0<2. Pour n⩾1, en additionnant les écarts successifs, un=u0+(u1−u0)+…+(un−un−1)=1+12+…+12n−1=1−(12)n1−12=2−12n−1. Comme 12n−1>0, on a un<2. (0,5 pt pour l'expression de un, 0,5 pt pour la conclusion) (1)

Astuce — Une suite constante non nulle est géométrique de raison 1 et arithmétique de raison 0 : c'est souvent elle qui fournit le contre-exemple le plus simple.

Exercice 3 – Problème — Un lac trop pêché

(5 pts)
  1. a)Augmenter de 10 % revient à multiplier par 1,1, puis on retranche 300 : pn+1=1,1pn−300. p1=2200−300=1900 ; p2=2090−300=1790. (0,5 pt) (1)
  2. b)On cherche ℓ tel que ℓ=1,1ℓ−300, soit ℓ=3000. Avec qn=pn−3000 : qn+1=1,1pn−3300=1,1(pn−3000)=1,1qn. La suite (qn) est géométrique de raison 1,1 et de premier terme q0=−1000, donc pn=3000−1000×1,1n. (1 pt pour la suite géométrique, 0,5 pt pour pn) (1)
  3. c)pn+1−pn=−1000×1,1n×(1,1−1)=−100×1,1n<0 : la suite (pn) est strictement décroissante. (1 pt) (1)
  4. d)pn⩽0⟺1,1n⩾3. Or 1,111≈2,853 et 1,112≈3,138 : p11≈147 et p12<0. Au 1er janvier 2038, il ne reste qu'environ 147 poissons, soit environ 162 après la croissance annuelle : le prélèvement de 300 poissons est impossible au cours de l'année 2038. (0,5 pt pour les valeurs, 0,5 pt pour l'interprétation) (1)
  5. e)pn+1=1,1pn−c ; le même raisonnement avec ℓ=10c donne pn=10c+(2000−10c)×1,1n, d'où pn+1−pn=0,1(2000−10c)×1,1n=(200−c)×1,1n. Si c<200, la population augmente ; si c=200, elle reste égale à 2 000 ; si c>200, elle diminue et, comme 1,1n devient aussi grand que l'on veut, pn finit par devenir négatif : le lac se vide. Le prélèvement maximal est donc de 200 poissons par an. (0,5 pt pour pn+1−pn, 0,5 pt pour la discussion) (1)

Erreur fréquente — Écrire pn=2000×1,1n−300n : chaque poisson pêché aurait aussi contribué à la croissance des années suivantes, c'est pourquoi on passe par la suite auxiliaire pn−ℓ.

Exercice 4 – Problème — Un tapis troué

(5 pts)
  1. a)À l'issue de l'étape k, chaque carré plein a été remplacé par 8 carrés pleins de côté trois fois plus petit : il y a 8k carrés pleins de côté 13k. À l'étape n, on retire le centre de chacun des 8n−1 carrés pleins de l'étape n−1, soit 8n−1 carrés de côté 13×13n−1=13n. (0,5 pt) (1)
  2. b)Nn=1+8+82+…+8n−1=8n−18−1=8n−17. N5=32768−17=4681. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)L'aire retirée à l'étape k vaut 8k−1×19k=19(89)k−1. L'aire totale retirée vaut donc 19×1−(89)n1−89=1−(89)n, d'où Rn=1−(1−(89)n)=(89)n. (Autre méthode : chaque étape conserve 89 de l'aire, donc Rn+1=89Rn avec R0=1.) (1 pt) (1)
  4. d)(Rn) est décroissante (raison comprise entre 0 et 1). À la calculatrice, R39≈0,0101⩾0,01 et R40≈0,0090<0,01 : c'est à partir de l'étape 40. Comme 0<89<1, on conjecture que Rn tend vers 0. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  5. e)Un trou créé à l'étape k a pour périmètre 43k ; il y en a 8k−1, d'où une contribution 8k−1×43k=43(83)k−1. Donc Ln=43×(83)n−183−1=43×35((83)n−1)=45((83)n−1) (contrôle : L1=43). Comme 83>1, (83)n devient aussi grand que l'on veut : on conjecture que Ln tend vers +∞. L'aire restante tend vers 0 alors que la longueur des bords des trous devient infinie. (1 pt pour le calcul, 0,5 pt pour la limite et le commentaire) (1)

Piège — À l'étape n, on retire 8n−1 carrés et non 8n : on perce un trou dans chaque carré plein de l'étape précédente, et un décalage d'indice fausse ensuite toutes les sommes.

Exercice 5 – Pour aller plus loin

(2 pts)
  1. a)S1=1 ; S2=1+4=5 ; S3=5+12=17 ; S4=17+32=49. (0,5 pt) (0,666667)
  2. b)2Sn=1×2+2×22+…+(n−1)×2n−1+n×2n. On soustrait Sn en regroupant les termes de même puissance de 2 : pour chaque k de 1 à n−1, le terme en 2k vaut k×2k−(k+1)×2k=−2k. Il reste 2Sn−Sn=n×2n−1−2−22−…−2n−1=n×2n−(2n−1), car 1+2+…+2n−1=2n−12−1. Donc Sn=(n−1)×2n+1 (contrôle : S4=3×16+1=49). (0,5 pt pour le regroupement, 0,5 pt pour la conclusion) (0,666667)
  3. c)(Sn) est croissante (on ajoute des termes positifs). S16=15×65536+1=983041⩽106 et S17=16×131072+1=2097153>106 : le plus petit entier cherché est n=17. (0,5 pt) (0,666667)

Méthode — Face à une somme « terme arithmétique × terme géométrique », on multiplie par la raison, on soustrait en alignant les puissances égales, et il ne reste qu'une somme géométrique connue.

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