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Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

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Suites arithmétiques

Définition par récurrence, raison, terme général u(n) = u(0) + nr, sens de variation selon le signe de r, représentation (points alignés), somme 1 + 2 + … + n et somme de termes consécutifs, modélisation d'évolutions à accroissement constant

À propos de cette page
Ce cours de spécialité mathématiques en première sur « Suites arithmétiques » suit le programme officiel de spécialité mathématiques de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel, Terme général d'une suite arithmétique, Sens de variation et représentation graphique, Somme de termes consécutifs. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité mathématiques.
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L'essentiel

Définition. Une suite (un) est arithmétique s'il existe un réel r, indépendant de n, tel que pour tout entier naturel n : un+1=un+r. Le réel r s'appelle la raison de la suite. On passe d'un terme au suivant en ajoutant toujours le même nombre.
Exemple. u0=5 et un+1=un+3 donne 5 ; 8 ; 11 ; 14 ; … : suite arithmétique de premier terme 5 et de raison 3.
Caractérisation. (un) est arithmétique si et seulement si la différence un+1−un est une constante (elle ne dépend pas de n). Cette constante est la raison r.
NotionFormule
Récurrenceun+1=un+r
Terme généralun=u0+nr ; un=up+(n−p)r
Variationssigne de r
Sommenombre de termes×premier+dernier2
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Terme général d'une suite arithmétique

Propriété. Si (un) est arithmétique de raison r, alors pour tous entiers naturels n et p : un=u0+nret plus généralementun=up+(n−p)r. Si la suite commence au rang 1 : un=u1+(n−1)r.

Justification. Pour aller de u0 à un, on ajoute r à chaque passage d'un rang au suivant ; il y a n passages, donc on a ajouté n fois r. De même, de up à un, il y a n−p passages.

Exemples. • u0=5, r=3 : un=5+3n, donc u20=5+60=65.
• a1=2, r=−1,5 : an=2−1,5(n−1)=3,5−1,5n, donc a11=3,5−16,5=−13.
Lien avec les fonctions affines. un=u0+nr s'écrit un=f(n) avec f(x)=rx+u0, fonction affine. Réciproquement, une suite de la forme un=an+b est arithmétique de raison a et de premier terme u0=b, car un+1−un=a(n+1)+b−an−b=a.
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Sens de variation et représentation graphique

Propriété. Soit (un) arithmétique de raison r. Comme un+1−un=r pour tout n :
• si r>0, la suite est strictement croissante ;
• si r<0, la suite est strictement décroissante ;
• si r=0, la suite est constante.
Représentation. Les points de coordonnées (n;un) sont alignés sur la droite d'équation y=rx+u0, de coefficient directeur r. On parle de variation linéaire. Réciproquement, si tous les points (n;un) sont sur une même droite non verticale, la suite est arithmétique.
Exemple. vn=12−2,5n : raison −2,5<0, la suite est strictement décroissante. Ses points (0;12), (1;9,5), (2;7), … sont sur la droite y=12−2,5x tracée ci-dessous ; seuls les points d'abscisse entière représentent la suite.
Astuce. Sur un graphique, la raison se lit comme un coefficient directeur : quand n augmente de 1, un varie de r.
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Somme de termes consécutifs

Propriété (démonstration exigible). Pour tout entier n⩾1 : 1+2+…+n=n(n+1)2.

Démonstration. Notons S=1+2+…+(n−1)+n. On l'écrit aussi dans l'ordre inverse : S=n+(n−1)+…+2+1. En additionnant terme à terme les deux écritures, chaque colonne vaut n+1 : 1+n, 2+(n−1), …, n+1. Il y a n colonnes, donc 2S=n(n+1), d'où S=n(n+1)2.

Exemple. 1+2+…+100=100×1012=5050.
Propriété. La somme de termes consécutifs d'une suite arithmétique vaut nombre de termes×premier terme+dernier terme2. De up à uq (p⩽q) il y a q−p+1 termes. En particulier : u0+u1+…+un=(n+1)u0+un2.
Exemple. 7+11+15+…+83 : termes d'une suite arithmétique de raison 4 avec u0=7. 83=7+4k donne k=19 : la somme va de u0 à u19, soit 20 termes. Somme =20×7+832=900.
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Modéliser une évolution à accroissement constant

Modèle. Une grandeur qui augmente (ou diminue) de la même quantité à chaque étape se modélise par une suite arithmétique : l'accroissement constant est la raison. « + 40 € par mois » : arithmétique. « + 3 % par an » : pas arithmétique, car la quantité ajoutée change à chaque étape.
Exemple. Un livret contient 250 € ; on y verse 40 € chaque mois. Le montant après n mois est un=250+40n. Après un an : u12=250+480=730 €.

Algorithme de seuil. Pour trouver le premier mois où le montant atteint une somme S, on ajoute la raison tant que le seuil n'est pas atteint :

def mois(S):
    n = 0
    u = 250
    while u < S:
        n = n + 1
        u = u + 40
    return n

mois(1000) renvoie 19 : u18=970<1000 et u19=1010⩾1000.

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Méthodes

Méthode 1 — Démontrer qu'une suite est arithmétique
  1. Calculer un+1−un pour un n quelconque (en remplaçant n par n+1 dans la formule).
  2. Simplifier.
  3. Si le résultat ne dépend pas de n, conclure : arithmétique de raison ce résultat. Sinon, donner un contre-exemple chiffré.
Exemple rédigé. wn=(n+1)2−n2. Pour tout n : wn=2n+1, donc wn+1−wn=2(n+1)+1−(2n+1)=2. La différence est constante : (wn) est arithmétique de raison 2 et de premier terme w0=1.
Méthode 2 — Trouver la raison à partir de deux termes
  1. Écrire uq=up+(q−p)r.
  2. En déduire r=uq−upq−p.
  3. Calculer u0=up−pr puis écrire un=u0+nr.
Exemple rédigé. u3=19 et u10=47. Alors 47=19+7r, donc r=4. Puis u0=19−3×4=7, d'où un=7+4n.
Méthode 3 — Calculer une somme de termes consécutifs
  1. Repérer le premier et le dernier terme de la somme.
  2. Compter les termes : de up à uq, il y en a q−p+1.
  3. Appliquer : nombre de termes × (premier + dernier) / 2.
Exemple rédigé. tn=1+2,5n et S=t5+t6+…+t24. On a t5=13,5, t24=61 et 24−5+1=20 termes. Donc S=20×13,5+612=745.
Méthode 4 — Résoudre un problème de seuil
  1. Exprimer un en fonction de n.
  2. Traduire la condition par une inéquation d'inconnue n et la résoudre.
  3. Prendre le plus petit entier qui convient (arrondi par excès, pas au plus proche) et vérifier avec deux termes.
  4. Conclure dans le contexte.
Exemple rédigé. Une cuve contient 1 200 L et perd 35 L par jour : vn=1200−35n. On cherche vn<300 : 35n>900, soit n>25,71… Donc n=26. Vérification : v25=325 et v26=290. La cuve passe sous 300 L au bout de 26 jours.
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Pièges et erreurs classiques

Piège 1 — Le rang de départ. Si la suite commence à u1, on écrit un=u1+(n−1)r, et non u1+nr.
Piège 2 — Le nombre de termes. De u0 à un, il y a n+1 termes ; de up à uq, il y en a q−p+1, pas q−p.
Piège 3 — Quelques termes ne prouvent rien. Trois différences égales ne démontrent pas qu'une suite est arithmétique : il faut calculer un+1−un pour tout n. En revanche, deux différences distinctes suffisent à prouver qu'elle ne l'est pas.
Piège 4 — Le seuil. La solution de l'inéquation est un entier : n>25,71 donne n=26. Attention aussi à l'inégalité stricte ou large quand le seuil est atteint exactement.
Piège 5 — Pourcentage et accroissement. Une hausse de 2 % par an n'est pas un accroissement constant : la suite n'est pas arithmétique.
En bref
  • (un) arithmétique de raison r : un+1=un+r pour tout n ; on le prouve en montrant que un+1−un est constant.
  • Terme général : un=u0+nr, et un=up+(n−p)r.
  • r>0 : croissante ; r<0 : décroissante ; r=0 : constante.
  • Les points (n;un) sont alignés sur la droite y=rx+u0.
  • 1+2+…+n=n(n+1)2 (démonstration exigible).
  • Somme de termes consécutifs = nombre de termes × (premier + dernier) / 2 ; de up à uq : q−p+1 termes.
  • Accroissement constant ⟹ modèle arithmétique ; seuil : plus petit entier solution de l'inéquation.
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