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Devoir surveillé : Raisonnement par récurrence et limites de suites

Spé maths Terminale · un devoir qui mélange 2 chapitres, en 3 niveaux : ★ les bases, ★★ niveau DS classique, ★★★ pour aller plus loin. Sujets et corrigés détaillés, à faire en temps limité puis à corriger.

Niveau ★ — les bases · 60 min · noté sur 20.

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Devoir surveillé – Raisonnement par récurrence et limites de suites — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)Déterminer la limite de la suite définie pour n≥1 par un=3+2n.
  2. b)Déterminer la limite de la suite définie par vn=n2−5n+1.
  3. c)Déterminer la limite de la suite définie par wn=7×0,8n−1.
  4. d)Déterminer la limite de la suite définie pour n≥2 par tn=4n+12n−3.
  5. e)Déterminer la limite de la suite définie par sn=−2×1,5n.

Exercice 2 – Formule explicite et limite

(5 pts)

On considère la suite (un) définie par u0=8 et, pour tout entier naturel n, un+1=2un−5.
a) Calculer u1 et u2.

  1. a)Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, un=3×2n+5.
  2. b)Calculer un+1−un en fonction de n et en déduire le sens de variation de (un).
  3. c)Déterminer la limite de la suite (un).

Exercice 3 – Majorer puis converger

(5 pts)

On considère la suite (vn) définie par v0=1 et, pour tout entier naturel n, vn+1=12vn+3.
a) Calculer v1 et v2.

  1. a)Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, vn≤6.
  2. b)Montrer que, pour tout entier naturel n, vn+1−vn=6−vn2, puis en déduire le sens de variation de (vn).
  3. c)Justifier que la suite (vn) converge. On admet que sa limite ℓ vérifie ℓ=12ℓ+3 : déterminer ℓ.

Exercice 4 – Qui a raison ?

(5 pts)
  1. a)Léa affirme : « La suite définie par an=n+(−1)n tend vers +∞, car an≥n−1 pour tout n. » A-t-elle raison ? Justifier.
  2. b)Hugo affirme : « La suite définie pour n≥1 par bn=sinnn n'a pas de limite, car sinn oscille. » A-t-il raison ? Justifier.
  3. c)Inès affirme : « Pour tout entier naturel n, 1,1n≥1+0,1n. » Démontrer cette affirmation par récurrence, puis en déduire la limite de (1,1n) sans utiliser le cours sur les suites géométriques.
  4. d)Tom affirme : « Une suite croissante tend toujours vers +∞. » A-t-il raison ? Justifier.

Bon courage !

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

Voir le corrigé et le barème
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Corrigé et barème – Raisonnement par récurrence et limites de suites — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)limn→+∞n=+∞ donc lim2n=0, et par somme limun=3. (1 pt) (1)
  2. b)Forme indéterminée « +∞−∞ » : on factorise vn=n2(1−5n+1n2). La parenthèse tend vers 1 et n2→+∞, donc par produit limvn=+∞. (1 pt) (1)
  3. c)−1<0,8<1 donc lim0,8n=0 ; par produit et somme, limwn=7×0−1=−1. (1 pt) (1)
  4. d)Forme « ∞∞ » : pour n≥2, tn=n(4+1n)n(2−3n)=4+1n2−3n. Le numérateur tend vers 4, le dénominateur vers 2, donc limtn=2. (1 pt) (1)
  5. e)1,5>1 donc lim1,5n=+∞ ; en multipliant par −2<0, limsn=−∞. (1 pt) (1)

Méthode — Devant une forme indéterminée avec des puissances de n, on factorise par le terme de plus haut degré : au numérateur et au dénominateur pour un quotient, dans toute l'expression pour une somme.

Exercice 2 – Formule explicite et limite

(5 pts)
  1. a)u1=2×8−5=11 et u2=2×11−5=17. (1 pt) (1,25)
  2. b)Soit P(n) : « un=3×2n+5 ».
    Initialisation : 3×20+5=8=u0, donc P(0) est vraie.
    Hérédité : soit n un entier naturel tel que P(n) est vraie. Alors un+1=2un−5=2(3×2n+5)−5=3×2n+1+10−5=3×2n+1+5, donc P(n+1) est vraie.
    Conclusion : P(0) est vraie et P est héréditaire, donc pour tout entier naturel n, un=3×2n+5. (2 pts : 0,5 pour l'initialisation, 1 pour l'hérédité, 0,5 pour la conclusion) (1,25)
  3. c)un+1−un=3×2n+1+5−3×2n−5=3×2n(2−1)=3×2n. Ce nombre est strictement positif, donc (un) est strictement croissante. (1 pt) (1,25)
  4. d)2>1 donc lim2n=+∞ ; par produit par 3>0 puis somme, limun=+∞. (1 pt) (1,25)

Erreur fréquente — Dans l'hérédité, on part de un+1 et on utilise la relation de récurrence puis l'hypothèse P(n) : écrire directement la formule au rang n+1 revient à supposer ce qu'on veut démontrer.

Exercice 3 – Majorer puis converger

(5 pts)
  1. a)v1=12×1+3=3,5 et v2=12×3,5+3=4,75. (1 pt) (1,25)
  2. b)Soit P(n) : « vn≤6 ».
    Initialisation : v0=1≤6.
    Hérédité : si vn≤6 pour un entier n, alors 12vn≤3 (multiplication par 12>0), puis 12vn+3≤6, c'est-à-dire vn+1≤6.
    Conclusion : pour tout entier naturel n, vn≤6. (1,5 pt) (1,25)
  3. c)vn+1−vn=12vn+3−vn=3−12vn=6−vn2. D'après b), 6−vn≥0, donc vn+1−vn≥0 : la suite (vn) est croissante. (1,5 pt) (1,25)
  4. d)(vn) est croissante et majorée par 6, donc elle converge (théorème de convergence monotone). Alors ℓ=12ℓ+3⟺12ℓ=3⟺ℓ=6. (1 pt) (1,25)

Piège — Être majorée par 6 ne suffit pas à dire que la limite vaut 6 : le majorant sert à prouver la convergence, c'est l'équation ℓ=12ℓ+3 qui donne la valeur.

Exercice 4 – Qui a raison ?

(5 pts)
  1. a)Oui. Comme (−1)n≥−1, on a an≥n−1 pour tout n ; or lim(n−1)=+∞, donc par comparaison liman=+∞. (1 pt) (1,25)
  2. b)Non. Pour n≥1, −1≤sinn≤1 donc −1n≤bn≤1n. Les deux suites qui encadrent tendent vers 0, donc d'après le théorème des gendarmes, limbn=0. (1,5 pt) (1,25)
  3. c)Initialisation : 1,10=1≥1+0=1.
    Hérédité : si 1,1n≥1+0,1n, en multipliant par 1,1>0 : 1,1n+1≥1,1(1+0,1n)=1,1+0,11n=1+0,1(n+1)+0,01n≥1+0,1(n+1) car 0,01n≥0.
    Conclusion : l'inégalité est vraie pour tout n. Comme lim(1+0,1n)=+∞, par comparaison lim1,1n=+∞. (1,5 pt) (1,25)
  4. d)Non. La suite (vn) de l'exercice 3 est croissante mais converge vers 6 ; autre exemple : cn=1−1n+1 est croissante et tend vers 1. Une suite croissante tend vers +∞ seulement si elle n'est pas majorée. (1 pt) (1,25)

Astuce — Pour réfuter une affirmation générale, un seul contre-exemple suffit ; pour la prouver, il faut un argument valable dans tous les cas.

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Niveau ★★ — niveau DS classique · 120 min · noté sur 20.

benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · Terminale

Devoir surveillé – Raisonnement par récurrence et limites de suites — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Déterminer la limite de la suite définie pour n≥2 par un=3n2−2n+11−n2.
  2. b)Déterminer la limite de la suite définie par vn=2n−5n5n+1.
  3. c)Déterminer la limite de la suite définie par wn=n+3−n.
  4. d)Déterminer la limite de la suite définie par tn=2+(−1)nn2+1.

Exercice 2 – Démontrer — Une somme télescopique

(4 pts)

Pour tout entier n≥1, on pose Sn=11×2+12×3+⋯+1n(n+1)=∑k=1n1k(k+1).
a) Calculer S1, S2 et S3 sous forme de fractions irréductibles.

  1. a)Conjecturer une expression de Sn en fonction de n, puis la démontrer par récurrence.
  2. b)En déduire la limite de la suite (Sn).
  3. c)Déterminer le plus petit entier n tel que Sn≥0,999.

Exercice 3 – Suite homographique

(5 pts)

Soit f la fonction définie sur [0;+∞[ par f(x)=4x+2x+3, et (un) la suite définie par u0=0 et un+1=f(un).
a) Étudier le sens de variation de f sur [0;+∞[.

  1. a)Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, 0≤un≤un+1≤2.
  2. b)En déduire que (un) converge, puis déterminer sa limite.
  3. c)On pose, pour tout n, vn=un−2un+1. Montrer que (vn) est géométrique de raison 25, exprimer vn en fonction de n, puis retrouver la limite de (un).
  4. d)Écrire une fonction Python seuil(e) qui renvoie le plus petit entier n tel que 2−un<e, et donner la valeur renvoyée par seuil(0.01).

Exercice 4 – Qui a raison ?

(3 pts)
  1. a)Nora affirme : « La suite (un) est croissante et majorée par 5, donc sa limite est 5. » A-t-elle raison ? Justifier.
  2. b)Yanis affirme : « Si tous les termes de (un) sont strictement positifs et si (un) converge vers ℓ, alors ℓ>0. » A-t-il raison ? Justifier.
  3. c)Soit P(n) la propriété « 2n≥n2 ». Sami affirme : « Si P(n) est vraie pour un entier n≥3, alors P(n+1) l'est aussi. Mais P(3) est fausse, donc P(n) est fausse pour tout n≥3. » Démontrer l'hérédité annoncée, puis dire si la conclusion de Sami est correcte.

Exercice 5 – Problème — La balle qui rebondit

(5 pts)

On lâche une balle d'une hauteur de 2 m. Après chaque rebond, elle remonte à 60% de la hauteur précédente. On note h0=2 et hn la hauteur (en m) atteinte après le n-ième rebond. On note Dn la distance totale parcourue (en m) au moment où la balle touche le sol pour la (n+1)-ième fois ; ainsi D0=2.
a) Exprimer hn en fonction de n et déterminer la limite de (hn).

  1. a)Justifier que Dn+1=Dn+4×0,6n+1, puis démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel n, Dn=8−6×0,6n.
  2. b)Étudier le sens de variation de (Dn), déterminer sa limite et interpréter ce résultat.
  3. c)À l'aide de la calculatrice, déterminer à partir de quel rebond la hauteur atteinte est inférieure à 1 cm.
  4. d)Déterminer le plus petit entier n tel que Dn≥7,99.

Bon courage !

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Corrigé et barème – Raisonnement par récurrence et limites de suites — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Forme « ∞∞ » : un=n2(3−2n+1n2)n2(1n2−1)=3−2n+1n21n2−1, qui tend vers 3−1=−3. (0,5 pt) (0,75)
  2. b)On divise numérateur et dénominateur par 5n : vn=(25)n−11+(15)n. Comme 0<25<1 et 0<15<1, les puissances tendent vers 0, donc limvn=−11=−1. (1 pt) (0,75)
  3. c)Forme « ∞−∞ » : avec la quantité conjuguée, wn=(n+3)−nn+3+n=3n+3+n. Le dénominateur tend vers +∞, donc limwn=0. (1 pt) (0,75)
  4. d)−1n2+1≤(−1)nn2+1≤1n2+1 et les deux bornes tendent vers 0 : par les gendarmes, ce quotient tend vers 0, donc limtn=2. (0,5 pt) (0,75)

Méthode — Pour un quotient de puissances an, on divise par la puissance de plus grande base : toutes les autres deviennent des qn avec 0<q<1, qui tendent vers 0.

Exercice 2 – Démontrer — Une somme télescopique

(4 pts)
  1. a)S1=12 ; S2=12+16=46=23 ; S3=23+112=912=34. (1 pt) (1)
  2. b)Conjecture : Sn=nn+1.
    Initialisation : S1=12=11+1.
    Hérédité : si Sn=nn+1 pour un entier n≥1, alors Sn+1=Sn+1(n+1)(n+2)=n(n+2)+1(n+1)(n+2)=n2+2n+1(n+1)(n+2)=(n+1)2(n+1)(n+2)=n+1n+2.
    Conclusion : pour tout n≥1, Sn=nn+1. (1,5 pt) (1)
  3. c)Sn=nn+1=11+1n et lim1n=0, donc limSn=1. (0,5 pt) (1)
  4. d)Sn≥0,999⟺n≥0,999(n+1)⟺0,001n≥0,999⟺n≥999 (on a multiplié par n+1>0). Le plus petit entier cherché est n=999. (1 pt) (1)

Astuce — Calculer les premiers termes sous forme de fractions irréductibles fait apparaître le motif 12,23,34 : la conjecture vient des calculs, la récurrence la valide.

Exercice 3 – Suite homographique

(5 pts)
  1. a)f est dérivable sur [0;+∞[ et f′(x)=4(x+3)−(4x+2)×1(x+3)2=10(x+3)2>0 : f est strictement croissante sur [0;+∞[. (0,5 pt) (1)
  2. b)Soit P(n) : « 0≤un≤un+1≤2 ».
    Initialisation : u0=0 et u1=f(0)=23, donc 0≤0≤23≤2.
    Hérédité : si 0≤un≤un+1≤2, la croissance de f sur [0;2] donne f(0)≤f(un)≤f(un+1)≤f(2), soit 23≤un+1≤un+2≤105=2, et a fortiori 0≤un+1.
    Conclusion : P(n) est vraie pour tout n. (1,5 pt) (1)
  3. c)(un) est croissante et majorée par 2, donc elle converge vers un réel ℓ∈[0;2]. Comme f est continue sur [0;2], ℓ=f(ℓ) : ℓ(ℓ+3)=4ℓ+2⟺ℓ2−ℓ−2=0⟺(ℓ−2)(ℓ+1)=0. Comme ℓ≥0, ℓ=2. (1 pt) (1)
  4. d)un+1−2=4un+2−2un−6un+3=2(un−2)un+3 et un+1+1=5(un+1)un+3, donc vn+1=2(un−2)5(un+1)=25vn. Avec v0=−2 : vn=−2×0,4n. De vn(un+1)=un−2 on tire un=2+vn1−vn ; or limvn=0 car 0<0,4<1, donc limun=21=2. (1 pt) (1)
  5. e)
    def seuil(e):
        n = 0
        u = 0
        while 2 - u >= e:
            u = (4*u + 2) / (u + 3)
            n = n + 1
        return n
    D'après d), 2−un=−3vn1−vn=6×0,4n1+2×0,4n : 2−u6≈0,024 et 2−u7≈0,0098. La fonction renvoie 7. (1 pt) (1)

Piège — L'équation ℓ=f(ℓ) a ici deux solutions, 2 et −1 : c'est l'encadrement obtenu par récurrence (un≥0) qui permet d'éliminer −1.

Exercice 4 – Qui a raison ?

(3 pts)
  1. a)Non. Le théorème de convergence monotone donne seulement une limite ℓ≤5. Contre-exemple : un=1−1n+1 est croissante, majorée par 5, mais tend vers 1. (1 pt) (1)
  2. b)Non. Le passage à la limite ne conserve que les inégalités larges : on obtient ℓ≥0. Contre-exemple : un=1n+1>0 mais limun=0. (0,5 pt) (1)
  3. c)Hérédité : soit n≥3 avec 2n≥n2. Alors 2n+1=2×2n≥2n2. Or 2n2−(n+1)2=n2−2n−1=(n−1)2−2≥22−2=2>0 car n−1≥2. Donc 2n+1≥(n+1)2.
    Conclusion de Sami : fausse. Une initialisation ratée à n=3 (8<9) ne prouve rien pour les rangs suivants : P(4) est vraie (16≥16), et avec l'hérédité, P(n) est vraie pour tout n≥4. (1,5 pt) (1)

Erreur fréquente — Une hérédité seule ne dit rien : il faut trouver un rang où la propriété est vraie. Si l'initialisation échoue à un rang, on essaie le suivant avant de conclure.

Exercice 5 – Problème — La balle qui rebondit

(5 pts)
  1. a)Chaque rebond multiplie la hauteur par 0,6 : (hn) est géométrique de raison 0,6 et de premier terme 2, donc hn=2×0,6n. Comme 0<0,6<1, limhn=0. (1 pt) (1)
  2. b)Entre le (n+1)-ième et le (n+2)-ième contact, la balle monte de hn+1 puis redescend de hn+1 : Dn+1=Dn+2hn+1=Dn+4×0,6n+1.
    Initialisation : 8−6×0,60=2=D0.
    Hérédité : si Dn=8−6×0,6n, alors, comme 6×0,6n=10×0,6n+1, Dn+1=8−10×0,6n+1+4×0,6n+1=8−6×0,6n+1.
    Conclusion : la formule est vraie pour tout n. (1,5 pt) (1)
  3. c)Dn+1−Dn=4×0,6n+1>0 : (Dn) est strictement croissante. lim0,6n=0 donc limDn=8. Interprétation : la distance parcourue augmente à chaque rebond mais reste toujours inférieure à 8 m, et se rapproche de 8 m autant qu'on veut. (1 pt) (1)
  4. d)hn<0,01⟺0,6n<0,005. À la calculatrice, 0,610≈0,00605 et 0,611≈0,00363 ; la suite (0,6n) étant décroissante, c'est à partir du 11ᵉ rebond (h11≈0,0073 m). (0,5 pt) (1)
  5. e)Dn≥7,99⟺6×0,6n≤0,01⟺0,6n≤1600≈0,001667. Or 0,612≈0,00218 et 0,613≈0,00131 : le plus petit entier est n=13. (1 pt) (1)

Méthode — Pour justifier une relation de récurrence en contexte, on décrit précisément ce qui se passe entre deux étapes consécutives, ici la montée puis la descente de même hauteur.

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Niveau ★★★ — pour aller plus loin · 120 min · noté sur 20.

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Devoir surveillé – Raisonnement par récurrence et limites de suites — niveau ★★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Déterminer la limite de la suite définie par un=n2+(−1)nn2n2+1.
  2. b)Déterminer la limite de la suite définie par vn=3n+1−22n4n+3n.
  3. c)Déterminer la limite de la suite définie pour n≥1 par wn=n(1+1n−1).
  4. d)Déterminer la limite de la suite définie pour n≥1 par tn=n+sin(n2)n.

Exercice 2 – Démontrer — Bernoulli et au-delà

(4 pts)
  1. a)Soit a un réel strictement positif. Démontrer que, pour tout entier naturel n, (1+a)n≥1+na.
  2. b)En déduire que, si q>1, alors limn→+∞qn=+∞.
  3. c)En déduire que, si 0<q<1, alors limn→+∞qn=0.
  4. d)Généralisation : démontrer que, pour tout réel a≥0 et tout entier naturel n, (1+a)n≥1+na+n(n−1)2a2.
  5. e)En déduire la limite de la suite (n2n).

Exercice 3 – Une racine itérée

(5 pts)

Soit (un) la suite définie par u0=0 et, pour tout entier naturel n, un+1=2un+3.
a) Démontrer que, pour tout entier naturel n, 0≤un<un+1<3.

  1. a)En déduire que (un) converge et déterminer sa limite.
  2. b)Montrer que, pour tout entier naturel n, 3−un+1≤23(3−un).
  3. c)En déduire que, pour tout entier naturel n, 0<3−un≤3(23)n, et retrouver la limite de (un).
  4. d)Déterminer un rang à partir duquel un est une valeur approchée de 3 à 10−3 près.

Exercice 4 – Vrai ou faux ?

(3 pts)

Pour chaque affirmation, dire si elle est vraie ou fausse et le démontrer.
a) « Si (un) converge et si (vn) ne converge pas, alors (un+vn) ne converge pas. »

  1. a)« Si lim(unvn)=0, alors limun=0 ou limvn=0. »
  2. b)« Pour démontrer qu'une propriété P(n) est vraie pour tout entier naturel n, il suffit de démontrer P(0) et que, pour tout n, P(n) implique P(n+2). »

Exercice 5 – Problème — Deux sommes, deux destins

(5 pts)

Pour tout entier n≥1, on pose Sn=∑k=1n1k2 et Hn=∑k=1n1k.
a) Démontrer que, pour tout entier n≥1, Sn≤2−1n.

  1. a)En déduire que la suite (Sn) converge, et donner un encadrement de sa limite par deux rationnels.
  2. b)Montrer que, pour tout entier n≥1, H2n−Hn≥12.
  3. c)Démontrer que, pour tout entier naturel p, H2p≥1+p2, puis déterminer la limite de (Hn) en rédigeant soigneusement l'argument.

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Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Pour n≥1 : un=1+(−1)nn2+1n2. Comme |(−1)nn|=1n→0, le numérateur tend vers 1 et le dénominateur vers 2 : limun=12. (0,5 pt) (0,75)
  2. b)22n=4n. En divisant par 4n : vn=3(34)n−11+(34)n. Comme 0<34<1, lim(34)n=0, d'où limvn=−1. (1 pt) (0,75)
  3. c)Forme « ∞×0 » : avec la quantité conjuguée, wn=n×(1+1n)−11+1n+1=11+1n+1, qui tend vers 11+1=12. (1 pt) (0,75)
  4. d)sin(n2)≥−1 donc tn≥n−1n=n−1n. Cette minorante tend vers +∞, donc par comparaison limtn=+∞. (0,5 pt) (0,75)

Astuce — Un terme borné comme sin(n2) ou (−1)n ne se « calcule » pas : on l'encadre entre −1 et 1 et on laisse agir les théorèmes de comparaison.

Exercice 2 – Démontrer — Bernoulli et au-delà

(4 pts)
  1. a)Soit P(n) : « (1+a)n≥1+na ».
    Initialisation : (1+a)0=1=1+0×a.
    Hérédité : si (1+a)n≥1+na, on multiplie par 1+a>0 : (1+a)n+1≥(1+na)(1+a)=1+(n+1)a+na2≥1+(n+1)a car na2≥0.
    Conclusion : P(n) est vraie pour tout n. (1,5 pt) (0,8)
  2. b)On pose a=q−1>0 : qn=(1+a)n≥1+na. Comme a>0, lim(1+na)=+∞, donc par comparaison limqn=+∞. (0,5 pt) (0,8)
  3. c)1q>1, donc d'après b), lim(1q)n=+∞. Or qn=1(1q)n, donc par inverse limqn=0. (0,5 pt) (0,8)
  4. d)Initialisation : (1+a)0=1=1+0+0.
    Hérédité : si l'inégalité est vraie au rang n, en multipliant par 1+a>0 : (1+a)n+1≥1+na+n(n−1)2a2+a+na2+n(n−1)2a3. Comme n(n−1)2a3≥0 et n(n−1)2+n=n(n+1)2, on obtient (1+a)n+1≥1+(n+1)a+(n+1)n2a2.
    Conclusion : l'inégalité est vraie pour tout n. (1 pt) (0,8)
  5. e)Avec a=1 : 2n≥1+n+n(n−1)2≥n(n−1)2. Pour n≥2 : 0≤n2n≤2nn(n−1)=2n−1. Les deux bornes tendent vers 0, donc par les gendarmes limn2n=0. (0,5 pt) (0,8)

Méthode — L'inégalité de Bernoulli minore qn par une fonction affine de n : c'est assez pour la divergence, mais pour battre n au dénominateur il faut une minoration du second degré.

Exercice 3 – Une racine itérée

(5 pts)
  1. a)La fonction g:x↦2x+3 est strictement croissante sur [0;+∞[ (composée de x↦2x+3, croissante, et de la racine carrée, croissante).
    Initialisation : u0=0, u1=3≈1,73 : 0≤0<3<3.
    Hérédité : si 0≤un<un+1<3, alors g(un)<g(un+1)<g(3), soit un+1<un+2<9=3 ; de plus un+1>un≥0.
    Conclusion : la propriété est vraie pour tout n. (1,5 pt) (1)
  2. b)(un) est croissante et majorée par 3 : elle converge vers ℓ∈[0;3]. La fonction g est continue sur [0;3], donc ℓ=2ℓ+3, d'où ℓ2=2ℓ+3, soit (ℓ−3)(ℓ+1)=0. Comme ℓ≥0, ℓ=3. (1 pt) (1)
  3. c)3−un+1=3−2un+3=9−(2un+3)3+2un+3=2(3−un)3+un+1. Or un+1≥0 donne 3+un+1≥3, et 3−un>0, donc 3−un+1≤2(3−un)3=23(3−un). (1 pt) (1)
  4. d)3−un>0 d'après a). Récurrence pour la majoration : au rang 0, 3−u0=3≤3(23)0 ; si 3−un≤3(23)n, alors d'après c) 3−un+1≤23×3(23)n=3(23)n+1. Comme 0<23<1, 3(23)n→0 : par les gendarmes 3−un→0, donc limun=3. (1 pt) (1)
  5. e)Il suffit que 3(23)n≤10−3, soit (23)n≤13000≈3,33×10−4. À la calculatrice, (23)19≈4,51×10−4 et (23)20≈3,01×10−4 ; la suite ((23)n) décroît, donc pour tout n≥20, 0<3−un≤10−3. (0,5 pt) (1)

Piège — La majoration 3(23)n garantit la précision à partir du rang 20, mais ce rang n'est pas forcément le plus petit : la majoration peut être grossière.

Exercice 4 – Vrai ou faux ?

(3 pts)
  1. a)Vrai. Par l'absurde : si (un+vn) convergeait vers L, alors vn=(un+vn)−un convergerait vers L−limun (limite d'une différence), ce qui contredit l'hypothèse. (1 pt) (1)
  2. b)Faux. Avec un=1+(−1)n et vn=1−(−1)n : unvn=1−((−1)n)2=0 pour tout n, mais (un) vaut alternativement 2 et 0, (vn) alternativement 0 et 2 : aucune des deux ne tend vers 0. (1 pt) (1)
  3. c)Faux. Ces deux étapes ne prouvent P(n) que pour les n pairs. Contre-exemple : P(n) : « n est pair ». P(0) est vraie, et si n est pair, n+2 l'est aussi ; pourtant P(1) est fausse. (1 pt) (1)

Erreur fréquente — « Produit nul » n'entraîne pas « un facteur nul » pour des limites : deux suites qui s'annulent à tour de rôle ont un produit nul sans qu'aucune ne converge.

Exercice 5 – Problème — Deux sommes, deux destins

(5 pts)
  1. a)Initialisation : S1=1≤2−1=1.
    Hérédité : si Sn≤2−1n, alors Sn+1=Sn+1(n+1)2≤2−1n+1(n+1)2. Or 1n−1n+1=1n(n+1)≥1(n+1)2 car n(n+1)≤(n+1)2. Donc −1n+1(n+1)2≤−1n+1, et Sn+1≤2−1n+1.
    Conclusion : l'inégalité est vraie pour tout n≥1. (1,5 pt) (1,25)
  2. b)Sn+1−Sn=1(n+1)2>0 : (Sn) est croissante ; et Sn≤2−1n<2 : elle est majorée par 2. Elle converge donc vers un réel ℓ. Par passage à la limite dans Sn≤2, ℓ≤2 ; par croissance, ℓ≥S2=54. Ainsi 54≤ℓ≤2. (1 pt) (1,25)
  3. c)H2n−Hn=∑k=n+12n1k : cette somme compte n termes, chacun supérieur ou égal à 12n (car k≤2n). Donc H2n−Hn≥n×12n=12. (1 pt) (1,25)
  4. d)Initialisation : H20=H1=1≥1+0.
    Hérédité : si H2p≥1+p2, alors d'après c) avec n=2p : H2p+1=H2×2p≥H2p+12≥1+p+12.
    Limite : (Hn) est croissante (on ajoute 1n+1>0). Soit A un réel ; on choisit p tel que 1+p2>A. Pour tout n≥2p, Hn≥H2p>A. Tout intervalle ]A;+∞[ contient donc tous les termes à partir d'un certain rang : limHn=+∞. (1,5 pt) (1,25)

Astuce — Majorer par 2−1n plutôt que par 2 rend la récurrence possible : une inégalité plus forte, qui dépend de n, est souvent plus facile à faire passer de n à n+1.

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