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Devoir surveillé : Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire

Spé maths Terminale · un devoir qui mélange 2 chapitres, en 3 niveaux : ★ les bases, ★★ niveau DS classique, ★★★ pour aller plus loin. Sujets et corrigés détaillés, à faire en temps limité puis à corriger.

Niveau ★ — les bases · 60 min · noté sur 20.

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Devoir surveillé – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)On donne u→(1;2;−2), v→(2;−1;0) et w→(3;1;−2). Calculer ‖u→‖.
  2. b)Calculer u→·v→. Que peut-on en déduire ?
  3. c)Les vecteurs u→ et w→ sont-ils colinéaires ?
  4. d)Vérifier que w→=u→+v→. Que peut-on en déduire pour les vecteurs u→, v→ et w→ ?
  5. e)Calculer la distance entre les points M(1;0;2) et N(3;−1;4).

Exercice 2 – Une droite et un plan

(5 pts)
  1. a)On considère les points A(1;0;2) et B(2;1;0) ainsi que le plan 𝒫 d'équation 2x−y+z−1=0. Déterminer une représentation paramétrique de la droite (AB).
  2. b)Le point D(0;−1;5) appartient-il à la droite (AB) ?
  3. c)Donner un vecteur normal n→ au plan 𝒫, puis montrer que la droite (AB) n'est pas parallèle au plan 𝒫.
  4. d)Déterminer les coordonnées du point d'intersection I de la droite (AB) et du plan 𝒫.

Exercice 3 – Équation d'un plan et projeté orthogonal

(5 pts)
  1. a)On considère les points A(1;0;0), B(0;2;0) et C(0;0;2). Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
  2. b)Vérifier que le vecteur n→(2;1;1) est normal au plan (ABC).
  3. c)En déduire une équation cartésienne du plan (ABC).
  4. d)Le point E(1;1;−1) appartient-il au plan (ABC) ?
  5. e)On note H le projeté orthogonal de l'origine O du repère sur le plan (ABC). Déterminer les coordonnées de H, puis la distance OH.

Exercice 4 – Dans un cube

(5 pts)
  1. a)ABCDEFGH est un cube d'arête 1 (face ABCD en bas ; E, F, G, H au-dessus de A, B, C, D). On se place dans le repère orthonormé (A;AB→,AD→,AE→). Donner les coordonnées des points B, D, E et G.
  2. b)Calculer AG→·BD→ et AG→·BE→.
  3. c)En déduire que la droite (AG) est orthogonale au plan (BDE), puis donner une équation cartésienne de ce plan.
  4. d)La droite (AG) coupe le plan (BDE) en un point K. Déterminer les coordonnées de K et montrer que AK→=13AG→.

Bon courage !

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Voir le corrigé et le barème
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Corrigé et barème – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★

Durée : 60 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Exercice 1 – Automatismes

(5 pts)
  1. a)‖u→‖=12+22+(−2)2=9=3. (1 pt) (1)
  2. b)u→·v→=1×2+2×(−1)+(−2)×0=2−2+0=0 : les vecteurs u→ et v→ sont orthogonaux. (0,5 pt calcul + 0,5 pt conclusion) (1)
  3. c)Si w→=ku→, les abscisses imposent k=3, mais alors l'ordonnée de w→ vaudrait 3×2=6≠1. Aucun réel k ne convient : u→ et w→ ne sont pas colinéaires. (1 pt) (1)
  4. d)u→+v→=(1+2;2−1;−2+0)=(3;1;−2)=w→. Le vecteur w→ est une combinaison linéaire de u→ et v→ : les trois vecteurs sont coplanaires (ils ne forment donc pas une base de l'espace). (0,5 pt vérification + 0,5 pt conclusion) (1)
  5. e)MN→(3−1;−1−0;4−2)=(2;−1;2), donc MN=22+(−1)2+22=9=3. (1 pt) (1)

Méthode — Pour l'orthogonalité, on calcule le produit scalaire en coordonnées ; pour la colinéarité, on cherche un coefficient k commun à toutes les coordonnées : une seule coordonnée qui ne suit pas suffit à conclure.

Exercice 2 – Une droite et un plan

(5 pts)
  1. a)AB→(1;1;−2) dirige (AB), qui passe par A : (AB) : {x=1+ty=tz=2−2t, t∈ℝ. (1 pt) (1,25)
  2. b)x=0 impose 1+t=0, soit t=−1 ; alors y=−1 (cela convient) mais z=2−2×(−1)=4≠5. Donc D∉(AB). (1 pt) (1,25)
  3. c)Les coefficients de l'équation donnent n→(2;−1;1), normal à 𝒫. AB→·n→=1×2+1×(−1)+(−2)×1=−1≠0 : le vecteur directeur de (AB) n'est pas orthogonal à n→, donc (AB) n'est pas parallèle à 𝒫 ; elle le coupe en un unique point. (0,5 pt + 1 pt) (1,25)
  4. d)Un point de (AB) est dans 𝒫 si et seulement si 2(1+t)−t+(2−2t)−1=0⟺3−t=0⟺t=3. D'où I(1+3;3;2−6), soit I(4;3;−4). Vérification : 2×4−3+(−4)−1=0. (1,5 pt) (1,25)

Méthode — Pour couper une droite par un plan, on injecte la représentation paramétrique dans l'équation cartésienne : on obtient une équation d'inconnue t, puis on reporte la valeur trouvée dans la représentation.

Exercice 3 – Équation d'un plan et projeté orthogonal

(5 pts)
  1. a)AB→(−1;2;0) et AC→(−1;0;2). Si AC→=kAB→, les abscisses donnent k=1 et les ordonnées 0=2 : impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, donc A, B, C ne sont pas alignés et définissent un plan. (1 pt) (1)
  2. b)n→·AB→=−2+2+0=0 et n→·AC→=−2+0+2=0. Le vecteur n→ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan (ABC) : il est normal à ce plan. (1,5 pt) (1)
  3. c)Une équation est de la forme 2x+y+z+d=0. Comme A appartient au plan : 2+d=0, donc d=−2. (ABC) : 2x+y+z−2=0 (contrôle : B donne 2−2=0 et C donne 2−2=0). (1 pt) (1)
  4. d)2×1+1+(−1)−2=0 : oui, E appartient au plan (ABC). (0,5 pt) (1)
  5. e)La droite passant par O et dirigée par n→ a pour représentation paramétrique x=2t, y=t, z=t (t∈ℝ). Elle coupe le plan lorsque 4t+t+t−2=0, soit t=13 : H(23;13;13). Alors OH=49+19+19=69=63. (1 pt) (1)

Piège — Un vecteur normal doit être orthogonal à deux vecteurs NON colinéaires du plan : un seul produit scalaire nul ne suffit pas à conclure.

Exercice 4 – Dans un cube

(5 pts)
  1. a)B(1;0;0), D(0;1;0), E(0;0;1) et G(1;1;1), car AG→=AB→+BC→+CG→=AB→+AD→+AE→. (1 pt) (1,25)
  2. b)AG→(1;1;1), BD→(−1;1;0) et BE→(−1;0;1). AG→·BD→=−1+1+0=0 et AG→·BE→=−1+0+1=0. (1,5 pt) (1,25)
  3. c)Si BE→=kBD→, les abscisses donnent k=1 et les ordonnées 0=1 : impossible, donc BD→ et BE→ sont deux vecteurs non colinéaires du plan (BDE), tous deux orthogonaux à AG→. La droite (AG) est donc orthogonale au plan (BDE) et AG→(1;1;1) en est un vecteur normal. Équation x+y+z+d=0 ; avec B : 1+d=0, d'où (BDE) : x+y+z−1=0. (1,5 pt) (1,25)
  4. d)(AG) : x=t, y=t, z=t (t∈ℝ). t+t+t−1=0⟺t=13, donc K(13;13;13). Alors AK→(13;13;13)=13AG→. (1 pt) (1,25)

Astuce — Dans un cube muni du repère (A;AB→,AD→,AE→), toutes les coordonnées des sommets valent 0 ou 1 : on les lit en suivant les arêtes depuis A.

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Niveau ★★ — niveau DS classique · 120 min · noté sur 20.

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Devoir surveillé – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Déterminer le réel m pour lequel les vecteurs u→(2;−1;3) et v→(1;4;m) sont orthogonaux.
  2. b)Les plans 𝒫 : 3x−y+2z+5=0 et 𝒬 : −6x+2y−4z+1=0 sont-ils parallèles ? Sont-ils confondus ?
  3. c)Donner une équation cartésienne du plan passant par A(2;0;−1) et de vecteur normal n→(1;−3;4).

Exercice 2 – Positions relatives de droites

(4 pts)
  1. a)On considère les droites d1 : {x=1+2ty=−1+tz=3−t (t∈ℝ) et d2 : {x=4+sy=1−sz=−2+s (s∈ℝ). Donner un vecteur directeur de chaque droite et montrer que d1 et d2 ne sont pas parallèles.
  2. b)Montrer que d1 et d2 ne sont pas sécantes. Que peut-on en conclure ?
  3. c)Montrer que les droites d1 et d2 sont orthogonales.
  4. d)Soit d3 : {x=−4ky=2−2kz=1+2k (k∈ℝ). Étudier la position relative des droites d1 et d3.

Exercice 3 – Vrai ou faux ?

(4 pts)
  1. a)Indiquer si chaque affirmation est vraie ou fausse, en justifiant soigneusement. Affirmation 1 : les points A(1;2;3), B(2;4;5), C(4;8;9) et D(0;0;2) sont coplanaires.
  2. b)Affirmation 2 : la droite d de représentation paramétrique x=1+t, y=2−t, z=3t (t∈ℝ) est strictement parallèle au plan 𝒫 d'équation 2x+5y+z−12=0.
  3. c)Affirmation 3 : pour tous vecteurs u→ et v→ de l'espace, ‖u→+v→‖2=‖u→‖2+‖v→‖2.
  4. d)Affirmation 4 : le point H(1;1;1) est le projeté orthogonal du point E(3;2;3) sur le plan 𝒬 d'équation 2x+y+2z−5=0, et la distance du point E au plan 𝒬 vaut 3.

Exercice 4 – Problème — Volume d'une pyramide

(5 pts)
  1. a)On considère les points A(1;0;1), B(3;2;0), C(0;−2;1) et S(5;0;6). Montrer que les points A, B et C définissent un plan.
  2. b)Montrer que le vecteur n→(2;−1;2) est normal au plan (ABC) et en déduire une équation cartésienne de ce plan.
  3. c)Calculer AB→·AC→, AB et AC. En déduire la valeur exacte de cosBAC^, puis une mesure de l'angle BAC^ arrondie au dixième de degré.
  4. d)On rappelle que l'aire d'un triangle ABC vaut 12AB×AC×sinBAC^. Montrer que l'aire du triangle ABC vaut 32.
  5. e)Déterminer une représentation paramétrique de la droite Δ passant par S et orthogonale au plan (ABC), puis les coordonnées du point d'intersection H de Δ et de (ABC).
  6. f)Calculer SH, puis le volume de la pyramide SABC (on rappelle que V=13×aire de la base×hauteur).

Exercice 5 – Démontrer — Dans un tétraèdre régulier

(4 pts)
  1. a)ABCD est un tétraèdre régulier d'arête a (ses quatre faces sont des triangles équilatéraux). Justifier que AB→·AC→=AB→·AD→=a22.
  2. b)Exprimer CD→ en fonction de AC→ et AD→, puis montrer que les droites (AB) et (CD) sont orthogonales.
  3. c)On note I le milieu de [CD]. Montrer que AI→=12(AC→+AD→), puis calculer AI→·CD→.
  4. d)Montrer de même que BI→·CD→=0, puis que la droite (CD) est orthogonale au plan (ABI). Retrouver ainsi le résultat de la question b).

Bon courage !

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Voir le corrigé et le barème
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Corrigé et barème – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)u→·v→=2×1+(−1)×4+3m=3m−2 ; ce produit scalaire est nul si et seulement si m=23. (1 pt) (1)
  2. b)n→𝒫(3;−1;2) et n→𝒬(−6;2;−4)=−2n→𝒫 : les vecteurs normaux sont colinéaires, les plans sont parallèles. Le point (0;5;0) appartient à 𝒫 (−5+5=0) mais pas à 𝒬 (10+1=11≠0) : les plans sont strictement parallèles, non confondus. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)Une équation est x−3y+4z+d=0 avec 2−0−4+d=0, d'où d=2 : x−3y+4z+2=0. (1 pt) (1)

Erreur fréquente — Des vecteurs normaux colinéaires donnent des plans parallèles, pas forcément confondus : il faut encore tester un point de l'un dans l'équation de l'autre.

Exercice 2 – Positions relatives de droites

(4 pts)
  1. a)u→1(2;1;−1) dirige d1 et u→2(1;−1;1) dirige d2. Si u→2=ku→1, les abscisses imposent k=12 et les ordonnées k=−1 : contradiction. Les vecteurs directeurs ne sont pas colinéaires, les droites ne sont pas parallèles. (1 pt) (1)
  2. b)Un point commun correspondrait à des réels t, s tels que 1+2t=4+s, −1+t=1−s et 3−t=−2+s. La deuxième équation donne s=2−t, puis la première 1+2t=6−t, soit t=53 et s=13. Dans la troisième : 3−53=43 alors que −2+13=−53 ; le système n'a pas de solution. Les droites n'étant ni parallèles ni sécantes, elles sont non coplanaires. (1,5 pt) (1)
  3. c)u→1·u→2=2×1+1×(−1)+(−1)×1=0 : les droites d1 et d2 sont orthogonales (mais pas perpendiculaires, puisqu'elles ne se coupent pas). (0,5 pt) (1)
  4. d)u→3(−4;−2;2)=−2u→1 : les droites d1 et d3 sont parallèles. Le point M(0;2;1) de d3 (obtenu pour k=0) est-il sur d1 ? 1+2t=0 donne t=−12, puis y=−1−12=−32≠2 : non. Les droites d1 et d3 sont strictement parallèles. (1 pt) (1)

Piège — Dans l'espace, deux droites orthogonales peuvent ne pas se couper : « orthogonales » ne concerne que les directions, « perpendiculaires » exige en plus un point commun.

Exercice 3 – Vrai ou faux ?

(4 pts)
  1. a)VRAIE. AB→(1;2;2) et AC→(3;6;6)=3AB→ : les points A, B, C sont alignés. Une droite et un point sont toujours contenus dans un même plan, donc les quatre points sont coplanaires, quel que soit D. (1 pt) (1)
  2. b)FAUSSE. Pour tout réel t : 2(1+t)+5(2−t)+3t−12=2+2t+10−5t+3t−12=0. Tous les points de d appartiennent à 𝒫 : la droite d est contenue dans 𝒫, elle n'est donc pas strictement parallèle à ce plan. (1 pt) (1)
  3. c)FAUSSE. ‖u→+v→‖2=‖u→‖2+2u→·v→+‖v→‖2 : l'égalité n'a lieu que si u→·v→=0. Contre-exemple : u→=v→=(1;0;0) donne ‖2u→‖2=4 alors que ‖u→‖2+‖v→‖2=2. (1 pt) (1)
  4. d)VRAIE. 2+1+2−5=0, donc H∈𝒬. EH→(−2;−1;−2)=−n→ où n→(2;1;2) est normal à 𝒬 : la droite (EH) est orthogonale à 𝒬. H est donc le projeté orthogonal de E sur 𝒬, et la distance de E au plan vaut EH=4+1+4=3. (1 pt) (1)

Astuce — Trois points alignés parmi quatre rendent les quatre points coplanaires : avant tout calcul de coplanarité, on regarde si deux des vecteurs sont déjà colinéaires.

Exercice 4 – Problème — Volume d'une pyramide

(5 pts)
  1. a)AB→(2;2;−1) et AC→(−1;−2;0). Si AC→=kAB→, les cotes imposent 0=−k, soit k=0, et AC→ serait nul : impossible. Les vecteurs ne sont pas colinéaires, les points ne sont pas alignés et définissent un plan. (0,5 pt) (0,833333)
  2. b)n→·AB→=4−2−2=0 et n→·AC→=−2+2+0=0 : n→ est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires du plan, il lui est normal. Équation 2x−y+2z+d=0 ; avec A : 2−0+2+d=0, donc d=−4. (ABC) : 2x−y+2z−4=0. (1 pt) (0,833333)
  3. c)AB→·AC→=2×(−1)+2×(−2)+(−1)×0=−6 ; AB=4+4+1=3 ; AC=1+4+0=5. Donc cosBAC^=−635=−25≈−0,894, d'où BAC^≈153,4∘. (1 pt) (0,833333)
  4. d)sin2BAC^=1−cos2BAC^=1−45=15 et le sinus d'un angle compris entre 0∘ et 180∘ est positif, donc sinBAC^=15. Aire =12×3×5×15=32. (1 pt) (0,833333)
  5. e)Δ est dirigée par n→ : x=5+2t, y=−t, z=6+2t (t∈ℝ). Intersection : 2(5+2t)−(−t)+2(6+2t)−4=0⟺18+9t=0⟺t=−2. D'où H(1;2;2) (contrôle : 2−2+4−4=0). (1 pt) (0,833333)
  6. f)SH→(−4;2;−4), donc SH=16+4+16=6. SH est la hauteur issue de S : V=13×32×6=3 unités de volume. (0,5 pt) (0,833333)

Méthode — La hauteur d'une pyramide issue d'un sommet s'obtient grâce au projeté orthogonal de ce sommet sur le plan de la base : droite orthogonale, point d'intersection, puis distance.

Exercice 5 – Démontrer — Dans un tétraèdre régulier

(4 pts)
  1. a)Le triangle ABC est équilatéral de côté a : AB→·AC→=AB×AC×cos60∘=a×a×12=a22. Même calcul dans le triangle équilatéral ABD pour AB→·AD→. (1 pt) (1)
  2. b)Relation de Chasles : CD→=CA→+AD→=AD→−AC→. Par bilinéarité, AB→·CD→=AB→·AD→−AB→·AC→=a22−a22=0 : les droites (AB) et (CD) sont orthogonales. (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)AI→=AC→+CI→=AC→+12CD→=AC→+12(AD→−AC→)=12(AC→+AD→). Alors AI→·CD→=12(AD→+AC→)·(AD→−AC→)=12(AD2−AC2)=12(a2−a2)=0. (1 pt) (1)
  4. d)De même, BI→=12(BC→+BD→) et CD→=BD→−BC→, d'où BI→·CD→=12(BD2−BC2)=0. Les points A, B, I ne sont pas alignés : sinon B serait sur la droite (AI), contenue dans le plan (ACD), alors que B∉(ACD). Ainsi AI→ et BI→ sont deux vecteurs non colinéaires du plan (ABI), orthogonaux à CD→ : (CD) est orthogonale au plan (ABI), donc à toute droite de ce plan, en particulier à (AB). (1 pt) (1)

Astuce — Sans repère, on décompose les vecteurs avec la relation de Chasles vers des vecteurs dont on connaît les produits scalaires : ici, tout se ramène à AB→, AC→ et AD→.

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

Niveau ★★★ — pour aller plus loin · 120 min · noté sur 20.

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Devoir surveillé – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Nom : Date : Note : / 20

Tous les calculs doivent figurer sur la copie. Les résultats seront donnés sous la forme la plus simple possible.

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Déterminer le réel m pour lequel les vecteurs u→(1;2;−1), v→(−1;1;0) et w→(1;m;−4) sont coplanaires.
  2. b)Soit A(1;−2;3) et B(3;0;−1). Montrer que l'ensemble des points M(x;y;z) tels que MA=MB est le plan d'équation x+y−2z+1=0, puis vérifier que ce plan passe par le milieu I de [AB] et qu'il est orthogonal à la droite (AB).
  3. c)Montrer que les plans 𝒫 : x+y−z−1=0 et 𝒬 : 2x−y+z−2=0 sont sécants et déterminer une représentation paramétrique de leur droite d'intersection.

Exercice 2 – Démontrer — Distance d'un point à une droite

(4 pts)
  1. a)Soit d une droite, A un point et H le projeté orthogonal de A sur d (H∈d et AH→ est orthogonal à tout vecteur directeur de d). Démontrer que, pour tout point M de d, AM2=AH2+HM2.
  2. b)En déduire que H est l'unique point de d le plus proche de A.
  3. c)Application : A(1;2;−1) et d : x=2+t, y=−1+2t, z=t (t∈ℝ). On note Mt le point de d de paramètre t. Montrer que AMt2=6t2−8t+11.
  4. d)En déduire la distance du point A à la droite d et les coordonnées du projeté orthogonal H de A sur d ; contrôler le résultat à l'aide d'un produit scalaire.

Exercice 3 – Problème — Deux diagonales de faces d'un cube

(5 pts)
  1. a)ABCDEFGH est un cube d'arête 1 (face ABCD en bas ; E, F, G, H au-dessus de A, B, C, D), muni du repère orthonormé (A;AB→,AD→,AE→). Donner une représentation paramétrique de chacune des droites (AF) et (BG).
  2. b)Démontrer que les droites (AF) et (BG) sont non coplanaires.
  3. c)Démontrer qu'il existe un unique point M de (AF) et un unique point N de (BG) tels que la droite (MN) soit orthogonale à la fois à (AF) et à (BG), et donner leurs coordonnées.
  4. d)Montrer que MN→=13EC→ et en déduire la longueur MN.
  5. e)Démontrer que, pour tout point P de (AF) et tout point Q de (BG), on a PQ≥MN.

Exercice 4 – Recherche — Une famille de plans

(4 pts)
  1. a)Pour tout réel m, on note 𝒫m l'ensemble des points M(x;y;z) tels que (1+m)x+y−mz−2=0. Justifier que 𝒫m est un plan pour tout réel m.
  2. b)Montrer que la droite Δ de représentation paramétrique x=t, y=2−t, z=t (t∈ℝ) est contenue dans tous les plans 𝒫m.
  3. c)Déterminer le réel m pour lequel le plan 𝒫m est perpendiculaire au plan 𝒫0, et donner une équation du plan obtenu.
  4. d)Déterminer le plan de la famille qui contient le point A(1;0;3).
  5. e)Tout plan contenant la droite Δ est-il l'un des plans 𝒫m ? Justifier.

Exercice 5 – Pour aller plus loin — Le tétraèdre trirectangle

(4 pts)
  1. a)Soit a, b, c trois réels strictement positifs et les points A(a;0;0), B(0;b;0), C(0;0;c). Montrer que n→(1a;1b;1c) est normal au plan (ABC) et que ce plan a pour équation xa+yb+zc=1.
  2. b)On note H le projeté orthogonal de l'origine O sur le plan (ABC) et S=1a2+1b2+1c2. En utilisant une représentation paramétrique de la droite (OH), démontrer que 1OH2=S.
  3. c)Application : a=1 et b=c=2. Calculer OH, le volume du tétraèdre OABC, puis l'aire du triangle ABC.
  4. d)Dans le cas général, on note 𝒜XYZ l'aire d'un triangle XYZ. Démontrer que 𝒜ABC2=𝒜OAB2+𝒜OBC2+𝒜OCA2.

Bon courage !

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benprofparticulier.frSpécialité Mathématiques · Terminale

Corrigé et barème – Géométrie dans l'espace : vecteurs, droites, plans et produit scalaire — niveau ★★★

Durée : 120 min – Calculatrice interdite – Sur 20 points · Spécialité Mathématiques Terminale

Exercice 1 – Automatismes

(3 pts)
  1. a)Si u→=kv→, les cotes donnent −1=0 : impossible, donc u→ et v→ ne sont pas colinéaires. Les trois vecteurs sont coplanaires si et seulement s'il existe des réels a, b tels que w→=au→+bv→, soit a−b=1, 2a+b=m et −a=−4. D'où a=4, b=3 et m=2×4+3=11. (1 pt) (1)
  2. b)MA2=MB2⟺(x−1)2+(y+2)2+(z−3)2=(x−3)2+y2+(z+1)2⟺−2x+4y−6z+14=−6x+2z+10⟺4x+4y−8z+4=0⟺x+y−2z+1=0 (les distances étant positives, MA=MB⟺MA2=MB2). I(2;−1;1) : 2−1−2+1=0, donc I est dans le plan ; AB→(2;2;−4)=2(1;1;−2) est colinéaire au vecteur normal (1;1;−2) : le plan est orthogonal à (AB). (0,5 pt + 0,5 pt) (1)
  3. c)Les vecteurs normaux (1;1;−1) et (2;−1;1) ne sont pas colinéaires (rapports 2 et −1), donc les plans sont sécants. En ajoutant les équations : 3x−3=0, soit x=1 ; puis 1+y−z−1=0, soit y=z. Droite d'intersection : x=1, y=t, z=t (t∈ℝ). Contrôle : 1+t−t−1=0 et 2−t+t−2=0. (1 pt) (1)

Astuce — Comparer MA2 et MB2 plutôt que MA et MB : les carrés se développent, les termes x2, y2, z2 disparaissent et il reste une équation de plan.

Exercice 2 – Démontrer — Distance d'un point à une droite

(4 pts)
  1. a)AM→=AH→+HM→, donc AM2=AH2+2AH→·HM→+HM2. Comme H et M sont sur d, HM→ est nul ou dirige d ; dans les deux cas AH→·HM→=0. D'où AM2=AH2+HM2. (1 pt) (1)
  2. b)HM2≥0 donne AM2≥AH2, donc AM≥AH pour tout M∈d ; l'égalité impose HM=0, c'est-à-dire M=H. (0,5 pt) (1)
  3. c)AMt→(2+t−1;−1+2t−2;t+1)=(1+t;2t−3;1+t), donc AMt2=(1+t)2+(2t−3)2+(1+t)2=2(t2+2t+1)+4t2−12t+9=6t2−8t+11. (1 pt) (1)
  4. d)Trinôme de coefficient dominant 6>0 : minimum en t=812=23, de valeur 6×49−163+11=83−163+333=253. D'après b), ce minimum est atteint en H : H=M2/3(83;13;23) et la distance cherchée est AH=253=533. Contrôle : AH→(53;−53;53) et u→(1;2;1) dirige d : AH→·u→=53−103+53=0. (1,5 pt) (1)

Méthode — La distance d'un point à une droite s'obtient au choix en minimisant un trinôme en t ou en résolvant AMt→·u→=0 : les deux méthodes donnent le même paramètre, ce qui fournit un contrôle gratuit.

Exercice 3 – Problème — Deux diagonales de faces d'un cube

(5 pts)
  1. a)A(0;0;0), F(1;0;1), B(1;0;0), G(1;1;1). (AF), dirigée par AF→(1;0;1) : x=t, y=0, z=t ; (BG), dirigée par BG→(0;1;1) : x=1, y=s, z=s (t,s∈ℝ, deux paramètres distincts). (0,5 pt) (1)
  2. b)Si BG→=kAF→, les abscisses donnent k=0 et les ordonnées 1=0 : les directions ne sont pas colinéaires. Un point commun vérifierait t=1, 0=s et t=s, d'où 1=0 : impossible. Ni parallèles ni sécantes, les droites sont non coplanaires. (1 pt) (1)
  3. c)M(t;0;t), N(1;s;s) et MN→(1−t;s;s−t). Les conditions s'écrivent MN→·AF→=1−t+s−t=1+s−2t=0 et MN→·BG→=s+s−t=2s−t=0. La seconde donne t=2s, puis 1+s−4s=0, soit s=13 et t=23 : solution unique. M(23;0;23) et N(1;13;13) ; comme M≠N, la droite (MN) existe. (1,5 pt) (1)
  4. d)MN→(13;13;−13) ; avec E(0;0;1) et C(1;1;0), EC→(1;1;−1), donc MN→=13EC→. Comme EC=1+1+1=3, MN=33. (1 pt) (1)
  5. e)PQ→=PM→+MN→+NQ→, avec PM→=αAF→ et NQ→=βBG→ (α,β réels). Posons w→=PM→+NQ→ : d'après c), w→·MN→=αAF→·MN→+βBG→·MN→=0. Donc PQ2=‖w→+MN→‖2=‖w→‖2+MN2≥MN2, et PQ≥MN=33 : MN est la plus courte distance entre les deux droites. (1 pt) (1)

Piège — Utiliser le même paramètre pour deux droites différentes oblige leurs points à « avancer ensemble » : il faut deux paramètres distincts, sinon on manque les points communs ou la perpendiculaire commune.

Exercice 4 – Recherche — Une famille de plans

(4 pts)
  1. a)L'équation est de la forme ax+by+cz+d=0 avec (a;b;c)=(1+m;1;−m), qui n'est jamais le vecteur nul puisque b=1 : 𝒫m est un plan de vecteur normal n→m(1+m;1;−m). (0,5 pt) (0,8)
  2. b)Pour tout réel t : (1+m)t+(2−t)−mt−2=t+mt+2−t−mt−2=0. Tout point de Δ appartient à 𝒫m, et ce pour tout m. (1 pt) (0,8)
  3. c)n→0(1;1;0) et n→m·n→0=(1+m)+1+0=m+2, nul si et seulement si m=−2. Deux plans sont perpendiculaires si et seulement si leurs vecteurs normaux sont orthogonaux : 𝒫−2 : −x+y+2z−2=0. (1 pt) (0,8)
  4. d)A∈𝒫m⟺(1+m)+0−3m−2=0⟺−1−2m=0⟺m=−12. 𝒫−1/2 : 12x+y+12z−2=0, soit x+2y+z−4=0 (contrôle : 1+0+3−4=0). (0,5 pt) (0,8)
  5. e)Non. Le plan Π : x−z=0 contient Δ (t−t=0 pour tout t). S'il était égal à un 𝒫m, n→m(1+m;1;−m) serait colinéaire à (1;0;−1), ce qui imposerait une ordonnée nulle : 1=0, absurde. Plus précisément, un plan contenant Δ a un vecteur normal (α;β;γ) orthogonal à u→(1;−1;1), soit α−β+γ=0, et contient (0;2;0). Si β≠0, on peut prendre β=1 et poser m=−γ, d'où α=1+m : c'est 𝒫m. Si β=0, α=−γ et l'on obtient Π. Ainsi Π est le seul plan contenant Δ qui manque à la famille. (1 pt) (0,8)

Erreur fréquente — Un seul point commun ne prouve pas qu'une droite est contenue dans un plan : il faut que l'équation soit vérifiée pour tout t, ou au moins en deux points distincts de la droite.

Exercice 5 – Pour aller plus loin — Le tétraèdre trirectangle

(4 pts)
  1. a)AB→(−a;b;0) et AC→(−a;0;c) ne sont pas colinéaires (la cote de AB→ est nulle, pas celle de AC→, et AB→≠0→). n→·AB→=−1+1+0=0 et n→·AC→=−1+0+1=0 : n→ est normal à (ABC). Équation xa+yb+zc+d=0 ; avec A : 1+d=0, d'où xa+yb+zc=1. (1 pt) (1)
  2. b)(OH) passe par O et est dirigée par n→ : x=λa, y=λb, z=λc (λ∈ℝ). H est sur le plan : λ(1a2+1b2+1c2)=1, soit λ=1S. Alors OH→=1Sn→ et OH=1S‖n→‖=SS=1S, d'où 1OH2=S. (1 pt) (1)
  3. c)S=1+14+14=32, donc OH=23=63. Base OAB rectangle en O d'aire 1×22=1, hauteur OC=2 : V=13×1×2=23. Avec la base ABC et la hauteur OH : 𝒜ABC=3VOH=26/3=66=6. (Contrôle : AB=AC=5, AB→·AC→=1, cosBAC^=15, sinBAC^=265 et 12×5×265=6.) (1 pt) (1)
  4. d)Le volume se calcule de deux façons : V=13×ab2×c=abc6 et V=13𝒜ABC×OH. Donc 𝒜ABC=abc2OH et 𝒜ABC2=a2b2c24S=b2c2+a2c2+a2b24. Or les triangles OAB, OBC, OCA sont rectangles en O : 𝒜OAB=ab2, 𝒜OBC=bc2, 𝒜OCA=ca2, dont la somme des carrés vaut aussi a2b2+b2c2+c2a24. (1 pt) (1)

Méthode — Calculer un même volume de deux façons, avec deux choix de base, est une technique très efficace pour obtenir une aire ou une distance sans aucun calcul d'angle.

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