Je réserve ici
Spécialité Mathématiques Terminale

Ressources · Terminale · Spécialité Mathématiques

Vecteurs, droites et plans de l’espace

Vecteurs de l’espace et coordonnées, colinéarité, vecteurs coplanaires, bases et repères, représentations paramétriques de droites et de plans, positions relatives de droites et de plans.

À propos de cette page
Ce cours de spécialité maths de Terminale sur la géométrie dans l’espace suit cinq parties : vecteurs, coordonnées et colinéarité ; vecteurs coplanaires, bases et repères ; représentation paramétrique d’une droite ; plans, direction et représentation paramétrique ; positions relatives de droites et de plans avec le théorème du toit. Chaque partie a des réponses rédigées, dans le cube ou en coordonnées.
1

Vecteurs de l’espace, coordonnées et colinéarité

Ce qu’il faut savoir

Le cube de référence. Dans tout le chapitre, ABCDEFGH est un cube : la face ABCD est en bas (dans cet ordre) et E, F, G, H sont au-dessus de A, B, C, D. Ainsi AE→=BF→=CG→=DH→.

Vecteurs de l’espace. Comme dans le plan, le vecteur AB→ est associé à la translation qui transforme A en B. L’égalité de deux vecteurs, la somme, la relation de Chasles AB→+BC→=AC→ et le produit par un réel suivent les mêmes règles que dans le plan. AB→=DC→ si et seulement si ABCD est un parallélogramme (éventuellement aplati).

Combinaison linéaire. Un vecteur w→ est une combinaison linéaire de u→ et v→ s’il existe deux réels a et b tels que w→=au→+bv→. On définit de même une combinaison linéaire de trois vecteurs ou plus.

Coordonnées (dans un repère de l’espace, voir la partie 2). Si A(xA;yA;zA) et B(xB;yB;zB), le vecteur AB→ a pour coordonnées xB−xA, yB−yA, zB−zA (« extrémité moins origine »). Le milieu I de [AB] a pour coordonnées xI=xA+xB2, yI=yA+yB2, zI=zA+zB2. Deux vecteurs sont égaux si et seulement s’ils ont les mêmes coordonnées ; les coordonnées de u→+v→ et de ku→ se calculent coordonnée par coordonnée.

Vecteurs colinéaires. u→ et v→ sont colinéaires s’il existe un réel k tel que v→=ku→ ou u→=kv→ (le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur). En coordonnées : les trois coordonnées sont proportionnelles.

Conséquences. A, B, C sont alignés si et seulement si AB→ et AC→ sont colinéaires. Les droites (AB) et (CD) sont parallèles si et seulement si AB→ et CD→ sont colinéaires.

Exemples

Chasles dans le cube. AG→=AB→+BC→+CG→. Or BC→=AD→ (face carrée ABCD) et CG→=AE→, donc AG→=AB→+AD→+AE→.

Coordonnées. Avec A(1;−2;4) et B(3;0;−1) : AB→(3−1;0+2;−1−4), soit AB→(2;2;−5). Le milieu de [AB] est I(2;−1;32).

Colinéarité. u→(2;−1;3) et v→(−6;3;−9) : −6=−3×2, 3=−3×(−1) et −9=−3×3, donc v→=−3u→ : ils sont colinéaires. En revanche, pour w→(4;−2;5) : 4=2×2 et −2=2×(−1), mais 5≠2×3 : w→ n’est pas colinéaire à u→.

Alignement (réponse rédigée). A(1;0;2), B(3;1;−1), C(7;3;−7). On calcule AB→(2;1;−3) et AC→(6;3;−9). Comme 6=3×2, 3=3×1 et −9=3×(−3), on a AC→=3AB→ : les vecteurs sont colinéaires, donc les points A, B, C sont alignés.

Réflexe — Pour tester la colinéarité, je calcule le coefficient k sur une coordonnée non nulle, puis je le vérifie sur les deux autres. Pour exprimer un vecteur dans une figure, je suis un chemin d’arêtes (Chasles) et je remplace chaque arête par un vecteur égal.

Attention — Une seule égalité de rapports ne suffit pas : il faut les trois coordonnées. Et une coordonnée nulle doit l’être des deux côtés : (2;0;1) et (4;1;2) ne sont pas colinéaires.

1 / 5

2

Vecteurs coplanaires, bases et repères

Ce qu’il faut savoir

Vecteurs coplanaires. Trois vecteurs u→, v→, w→ sont coplanaires si, en les représentant à partir d’un même point O (OA→=u→, OB→=v→, OC→=w→), les points O, A, B, C sont dans un même plan.

Caractérisation. Si u→ et v→ ne sont pas colinéaires : u→, v→, w→ sont coplanaires si et seulement s’il existe deux réels a et b tels que w→=au→+bv→.

Quatre points coplanaires. Si A, B, C ne sont pas alignés, le point D appartient au plan (ABC) si et seulement s’il existe deux réels a et b tels que AD→=aAB→+bAC→.

Base de l’espace. Trois vecteurs i→, j→, k→ non coplanaires forment une base. Tout vecteur w→ s’écrit alors de façon unique w→=xi→+yj→+zk→ : c’est la décomposition de w→ dans la base, et (x;y;z) sont ses coordonnées.

Repère. Un repère (O;i→,j→,k→) est formé d’un point O et d’une base. Les coordonnées d’un point M sont celles du vecteur OM→.

Exemples

Trois vecteurs coplanaires. u→(1;0;2), v→(0;1;−1), w→(2;3;1). L’abscisse de v→ est nulle, pas celle de u→, et v→≠0→ : u→ et v→ ne sont pas colinéaires. Si w→=au→+bv→, les abscisses donnent a=2 et les ordonnées b=3. Test des cotes : 2×2+3×(−1)=1, c’est bien la cote de w→. Donc w→=2u→+3v→ : les trois vecteurs sont coplanaires.

Une base et une décomposition (réponse rédigée). u→(1;1;0), v→(0;1;1), w→(1;0;1). u→ et v→ ne sont pas colinéaires (l’abscisse de v→ est nulle, pas celle de u→). Si w→=au→+bv→, les abscisses donnent a=1 et les cotes b=1 ; mais les ordonnées imposent a+b=0, or 1+1=2 : impossible. u→, v→, w→ ne sont pas coplanaires, donc (u→,v→,w→) est une base.
Décomposons s→(5;−1;4) : s→=au→+bv→+cw→ donne a+c=5, a+b=−1, b+c=4. En additionnant, 2(a+b+c)=8, donc a+b+c=4 ; d’où b=4−5=−1, c=4−(−1)=5 et a=4−4=0. Ainsi s→=−v→+5w→ : ses coordonnées dans cette base sont (0;−1;5).

Le repère du cube. Les points A, B, D, E ne sont pas coplanaires, donc (A;AB→,AD→,AE→) est un repère. On y lit C(1;1;0) car AC→=AB→+AD→, F(1;0;1) car AF→=AB→+AE→, et le centre de la face EFGH a pour coordonnées (12;12;1).

Pourquoi la décomposition est unique (pour comprendre). Si xi→+yj→+zk→=x′i→+y′j→+z′k→, alors (x−x′)i→=(y′−y)j→+(z′−z)k→. Si x≠x′, on divise par x−x′ : i→ serait une combinaison linéaire de j→ et k→, et les trois vecteurs seraient coplanaires, ce qui est faux. Donc x=x′, puis de même y=y′ et z=z′.

Réflexe — Coplanaires ou base ? Je vérifie que deux des vecteurs ne sont pas colinéaires, j’écris w→=au→+bv→ : trois équations pour deux inconnues. Je résous avec deux équations, puis je teste la troisième : vérifiée, les vecteurs sont coplanaires ; fausse, ils forment une base.

Attention — Deux à deux non colinéaires ne veut pas dire base : dans le cube, AB→, AD→, AC→ sont deux à deux non colinéaires, mais coplanaires, car AC→=AB→+AD→.

2 / 5

3

Droites de l’espace et représentation paramétrique

Ce qu’il faut savoir

Droite de l’espace. Soit A un point et u→ un vecteur non nul. La droite d passant par A et de vecteur directeur u→ est l’ensemble des points M tels que AM→=tu→, avec t∈ℝ. Tout vecteur non nul colinéaire à u→ dirige aussi d ; la droite (AB) est dirigée par AB→.

Représentation paramétrique. La droite passant par A(xA;yA;zA) et dirigée par u→(a;b;c) non nul admet la représentation paramétrique {x=xA+aty=yA+btz=zA+ctt∈ℝ. Réciproquement, un tel système avec (a;b;c)≠(0;0;0) représente la droite passant par le point (xA;yA;zA) et dirigée par u→(a;b;c).

Appartenance. M(x;y;z) appartient à d si et seulement s’il existe un même réel t qui vérifie les trois équations.

Non-unicité. Une droite a une infinité de représentations paramétriques : on peut changer de point de départ ou de vecteur directeur (colinéaire). Avec A et AB→, le point de paramètre t est le point M tel que AM→=tAB→ : le segment [AB] correspond à t∈[0;1], et son milieu à t=12.

Exemples

Écrire une représentation. La droite d passant par A(2;−1;0) et dirigée par u→(1;3;−2) a pour représentation paramétrique x=2+t, y=−1+3t, z=−2t (t∈ℝ).

Tester un point (réponse rédigée). Pour C(4;5;−4) : l’équation 4=2+t donne t=2 ; alors y=−1+6=5 et z=−4 : les trois équations sont vérifiées par t=2, donc C∈d. Pour D(3;2;1) : 3=2+t donne t=1, puis y=2, mais z=−2≠1 : aucune valeur de t ne convient, donc D∉d.

Lire une représentation. Le système x=5−t, y=4, z=2+3t représente la droite passant par (5;4;2) (pour t=0) et dirigée par (−1;0;3) (coefficients de t). Tous ses points ont pour ordonnée 4.

Droite passant par deux points. E(1;4;−3) et F(3;3;1) : EF→(2;−1;4), donc (EF) : x=1+2t, y=4−t, z=−3+4t. Le point de (EF) de cote nulle vérifie −3+4t=0, soit t=34 : c’est le point (52;134;0).

Réflexe — Pour écrire : un point (les constantes) et un vecteur directeur (les coefficients de t). Pour tester un point : je tire t d’une équation, je le remplace dans les deux autres ; le point appartient à la droite seulement si les trois sont vérifiées.

Attention — Deux représentations différentes peuvent décrire la même droite : on compare les vecteurs directeurs (colinéaires ?) et on teste un point, pas les écritures. Et un système à un seul paramètre décrit une droite, jamais un plan.

3 / 5

4

Plans de l’espace : direction et représentation paramétrique

Ce qu’il faut savoir

Plan de l’espace. Soit A un point et u→, v→ deux vecteurs non colinéaires. Le plan P passant par A et dirigé par (u→,v→) est l’ensemble des points M tels que AM→=λu→+μv→, avec λ et μ réels.

Direction. L’ensemble des combinaisons linéaires de u→ et v→ est la direction de P ; (u→,v→) en est une base. Si A, B, C ne sont pas alignés, le plan (ABC) passe par A et est dirigé par (AB→,AC→).

Représentation paramétrique d’un plan. Avec A(xA;yA;zA), u→(a;b;c) et v→(a′;b′;c′) non colinéaires : x=xA+λa+μa′, y=yA+λb+μb′, z=zA+λc+μc′, avec λ,μ∈ℝ. Deux paramètres pour un plan, un seul pour une droite.

Plans parallèles. Deux plans sont parallèles si et seulement s’ils ont la même direction ; deux plans parallèles qui ont un point commun sont confondus.

Le programme exige la représentation paramétrique d’une droite ; celle d’un plan est un outil commode. Au bac, un plan est le plus souvent donné par une équation cartésienne (chapitre suivant).

Exemples

Écrire un plan. Le plan P passant par B(2;1;0) et dirigé par u→(1;−1;2) et v→(0;3;1) (non colinéaires : l’abscisse de v→ est nulle, pas celle de u→) a pour représentation x=2+λ, y=1−λ+3μ, z=2λ+μ.

Tester un point (réponse rédigée). M(3;3;3) : l’abscisse donne λ=1 ; l’ordonnée donne 1−1+3μ=3, soit μ=1 ; la cote vaut alors 2×1+1=3 : vérifiée, donc M∈P. N(4;0;5) : λ=2, puis 1−2+3μ=0 donne μ=13 ; la cote vaut alors 4+13=133≠5 : N∉P.

Quatre points coplanaires. A(1;0;0), B(0;2;0), C(0;0;3), D(1;2;−3). AB→(−1;2;0) et AC→(−1;0;3) ne sont pas colinéaires (l’ordonnée de AC→ est nulle, pas celle de AB→). On cherche AD→(0;2;−3)=aAB→+bAC→ : les ordonnées donnent a=1, les cotes b=−1 ; abscisses : −1+1=0, vérifiée. Donc AD→=AB→−AC→ : D∈(ABC), les quatre points sont coplanaires.

Réflexe — Un point est dans un plan donné par une représentation paramétrique si un même couple (λ;μ) vérifie les trois équations : je trouve λ et μ avec deux équations, je teste la troisième.

Attention — Deux vecteurs colinéaires ne dirigent pas un plan : avant d’écrire la représentation de (ABC), je vérifie que A, B, C ne sont pas alignés.

4 / 5

5

Positions relatives de droites et de plans

Ce qu’il faut savoir
ObjetsPositions possiblesCritère
Deux droitescoplanaires : parallèles (strictement ou confondues) ou sécantes en un point ; sinon non coplanairesvecteurs directeurs colinéaires ou non, puis système
Droite d et plan Pd incluse dans P, strictement parallèle à P, ou sécante en un pointvecteur directeur de d combinaison linéaire de u→ et v→ ou non
Deux plansparallèles (strictement ou confondus) ou sécants selon une droitemême direction ou non

Deux droites données par des représentations paramétriques. 1. Vecteurs directeurs colinéaires : les droites sont parallèles ; un point de l’une est sur l’autre (confondues) ou non (strictement parallèles). 2. Sinon, on égale les coordonnées avec deux paramètres de noms différents (t et s), on résout avec deux équations et on teste la troisième : une solution, les droites sont sécantes ; aucune, elles sont non coplanaires.

Droite et plan. Si un vecteur directeur de d est une combinaison linéaire de u→ et v→, d est parallèle à P (incluse ou strictement parallèle) ; sinon d coupe P en un point, obtenu avec trois équations et trois inconnues t, λ, μ. Une droite parallèle à une droite d’un plan est parallèle à ce plan.

Plans parallèles. Si deux droites sécantes d’un plan P sont parallèles à un plan Q, alors P et Q sont parallèles. Si deux plans sont parallèles, tout plan qui coupe l’un coupe l’autre, et les deux droites d’intersection sont parallèles.

Théorème du toit. Si d1⊂P1, d2⊂P2, d1∥d2 et si P1 et P2 sont sécants selon une droite Δ, alors Δ est parallèle à d1 et à d2.

Exemples

Droites sécantes (réponse rédigée). d : x=2+t, y=1+2t, z=−1+t et d′ : x=5−2s, y=1+2s, z=−2+2s. Les vecteurs directeurs (1;2;1) et (−2;2;2) ne sont pas colinéaires (−21≠22). On résout : les ordonnées donnent 1+2t=1+2s, soit t=s ; les abscisses donnent 2+s=5−2s, soit s=1, donc t=1. Test des cotes : −1+1=0 et −2+2=0, vérifiée. Les droites sont sécantes au point (3;3;0).

Droites non coplanaires. d1 : x=1+2t, y=−t, z=3+t et d2 : x=4+s, y=1+s, z=−s. Les vecteurs directeurs (2;−1;1) et (1;1;−1) ne sont pas colinéaires. Les ordonnées donnent −t=1+s, soit s=−t−1 ; les cotes deviennent 3+t=t+1, soit 3=1 : impossible. Les droites ne sont ni parallèles ni sécantes : elles sont non coplanaires.

Droite et plan. d : x=1+t, y=2−t, z=3t et P : x=λ, y=1+μ, z=λ+2μ. On obtient λ=1+t et μ=1−t, puis 3t=(1+t)+2(1−t)=3−t, donc t=34. La droite coupe le plan au point (74;54;94).

Plans parallèles dans le cube. Les plans (ABC) et (EFG) sont parallèles (faces opposées). Le plan (ACG) les coupe selon (AC) et (EG) : ces deux droites sont donc parallèles.

Théorème du toit dans un tétraèdre. ABCD est un tétraèdre, I le milieu de [AB] et J celui de [AC]. Les plans (DIJ) et (DBC) ont le point commun D et sont sécants selon une droite Δ passant par D. Comme (IJ)⊂(DIJ), (BC)⊂(DBC) et (IJ)∥(BC) (droite des milieux), le théorème du toit donne : Δ est la parallèle à (BC) passant par D.

Pourquoi le théorème du toit est vrai (pour comprendre). Soit w→ un vecteur directeur de d1 et de d2, et M un point de Δ. La droite passant par M et dirigée par w→ est contenue dans P1 (elle passe par un point de P1 et w→ est dans la direction de P1), et de même dans P2. Elle est donc contenue dans P1∩P2=Δ : c’est Δ, qui est ainsi dirigée par w→.

Réflexe — Je teste toujours la colinéarité des vecteurs directeurs en premier. Ensuite je résous le système avec deux paramètres de noms différents, deux équations pour trouver les paramètres, la troisième pour décider.

Attention — « Non parallèles, donc sécantes » est faux dans l’espace : dans le cube, (AB) et (CG) ne sont ni parallèles ni sécantes, elles sont non coplanaires. Et écrire le même paramètre t pour deux droites, c’est imposer de passer au même point pour la même valeur : on se trompe de conclusion.

5 / 5

+

Pour aller plus loin

Produit scalaire, orthogonalité et équation cartésienne d’un plan. Le produit scalaire en repère orthonormé, les distances, l’orthogonalité d’une droite et d’un plan, le vecteur normal, l’équation cartésienne ax+by+cz+d=0 d’un plan et le projeté orthogonal sont traités dans le chapitre Produit scalaire et orthogonalité dans l’espace. Les sujets de bac mêlent presque toujours les deux chapitres : une représentation paramétrique de droite et une équation cartésienne de plan.

À retenir
  • AB→ : « extrémité moins origine » ; milieu : moyenne des coordonnées ; u→ et v→ colinéaires si v→=ku→ (coordonnées proportionnelles).
  • u→, v→ non colinéaires : u→, v→, w→ coplanaires ⟺ w→=au→+bv→ ; trois vecteurs non coplanaires forment une base.
  • Droite passant par A et dirigée par u→(a;b;c) : x=xA+at, y=yA+bt, z=zA+ct, un seul paramètre t.
  • Plan passant par A et dirigé par u→, v→ non colinéaires : AM→=λu→+μv→, deux paramètres.
  • Deux droites : directeurs colinéaires (parallèles) ou non ; puis système en t et s : une solution (sécantes) ou aucune (non coplanaires).
  • Théorème du toit : deux plans sécants qui contiennent deux droites parallèles se coupent selon une parallèle à ces droites.

Questions fréquentes

Comment montrer que trois vecteurs de l’espace sont coplanaires ?

On vérifie que deux d’entre eux, u et v, ne sont pas colinéaires, puis on cherche deux réels a et b tels que w = au + bv. Cela donne trois équations pour deux inconnues : on résout avec deux équations et on teste la troisième. Si elle est vérifiée, les vecteurs sont coplanaires ; sinon, ils forment une base de l’espace.

Comment écrire une représentation paramétrique d’une droite ?

Il faut un point A(x_A ; y_A ; z_A) de la droite et un vecteur directeur u(a ; b ; c) non nul. La représentation est x = x_A + at, y = y_A + bt, z = z_A + ct, avec t réel. Pour la droite (AB), on prend le vecteur AB comme vecteur directeur.

Comment savoir si un point appartient à une droite donnée par une représentation paramétrique ?

On remplace x, y et z par les coordonnées du point et on cherche t. Le point appartient à la droite seulement si la même valeur de t vérifie les trois équations : on tire t d’une équation, puis on teste les deux autres.

Quelles sont les positions relatives de deux droites de l’espace ?

Deux droites de l’espace sont soit coplanaires (strictement parallèles, confondues ou sécantes en un point), soit non coplanaires. On teste d’abord la colinéarité des vecteurs directeurs ; s’ils ne sont pas colinéaires, on résout le système avec deux paramètres de noms différents : une solution donne des droites sécantes, aucune solution des droites non coplanaires.

Que dit le théorème du toit ?

Si deux droites parallèles d1 et d2 sont contenues dans deux plans P1 et P2 qui se coupent selon une droite Δ, alors Δ est parallèle à d1 et à d2. On s’en sert par exemple dans un tétraèdre pour trouver l’intersection de deux plans qui contiennent deux droites parallèles.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de maths à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs