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Produit scalaire et orthogonalité dans l'espace

Produit scalaire dans l'espace, expression en repère orthonormé, orthogonalité de droites et de plans, vecteur normal, équation cartésienne d'un plan, projeté orthogonal d'un point sur une droite ou un plan, distances

À propos de cette page
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Problème 1 — Un plan qui traverse le cube

Moyen

ABCDEFGH est un cube d'arête 1 : ABCD et EFGH sont deux faces opposées, et E, F, G, H sont situés au-dessus de A, B, C, D. On se place dans le repère orthonormé (A;AB→,AD→,AE→). On note I le milieu de l'arête [BF].

  1. 1. Donner les coordonnées des points E, I et C.
  2. 2. a) Montrer que le vecteur n→(1;1;2) est normal au plan (EIC).
  3. 2. b) En déduire qu'une équation cartésienne du plan (EIC) est x+y+2z−2=0.
  4. 3. Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal K du point A sur le plan (EIC), puis la distance du point A à ce plan.
  5. 4. Montrer que le plan (EIC) passe par le centre Ω du cube, milieu de [AG].
  6. 5. Montrer que les plans (EIC) et (ACG) sont perpendiculaires.
  7. 6. Un élève affirme : « n→·AB→≠0, donc la droite (AB) n'est pas parallèle au plan (EIC) ; elle le coupe donc en B. » Dire ce qui est juste et ce qui est faux, puis déterminer le point d'intersection.

1. Dans ce repère, E(0;0;1), B(1;0;0), F(1;0;1) et C(1;1;0). I est le milieu de [BF] : E(0;0;1), I(1;0;12), C(1;1;0).

2. a) EI→(1;0;−12) et EC→(1;1;−1) ne sont pas colinéaires (deuxièmes coordonnées 0 et 1, premières égales). Le repère est orthonormé : n→·EI→=1+0−1=0 et n→·EC→=1+1−2=0. n→, non nul, est orthogonal à deux vecteurs non colinéaires de (EIC) : il est normal à ce plan.

2. b) (EIC) a donc une équation x+y+2z+d=0. Avec E : 0+0+2+d=0, d'où d=−2. Vérifications : I donne 1+0+1−2=0 et C donne 1+1+0−2=0. (EIC):x+y+2z−2=0.

3. La droite passant par A et orthogonale au plan est dirigée par n→ : ses points sont (t;t;2t). On remplace : t+t+4t−2=0, donc t=13. K(13;13;23). La distance de A au plan est AK=19+19+49=69=63. AK=63≈0,82.

4. G(1;1;1), donc Ω(12;12;12). 12+12+2×12−2=0 : Ω∈(EIC), le plan passe par le centre du cube.

5. Cherchons un vecteur normal à (ACG). AC→(1;1;0) et AG→(1;1;1) ne sont pas colinéaires. Le vecteur m→(1;−1;0) vérifie m→·AC→=1−1=0 et m→·AG→=1−1+0=0 : il est normal à (ACG). Or n→·m→=1−1+0=0. Les plans (EIC) et (ACG) sont perpendiculaires.

6. Le début est juste : AB→(1;0;0) et n→·AB→=1≠0, donc AB→ n'est pas un vecteur du plan et la droite (AB) coupe le plan en un unique point. La fin est fausse : B(1;0;0) donne 1+0+0−2=−1≠0, donc B∉(EIC). Les points de (AB) sont (s;0;0) ; on remplace : s−2=0, s=2. (AB) coupe (EIC) au point (2;0;0), situé sur le prolongement de [AB] au-delà de B, hors du cube.

Problème 2 — Un projecteur sous une verrière pyramidale

Moyen

Une verrière a la forme d'une pyramide régulière SABCD à base carrée. Dans un repère orthonormé d'unité le mètre, O est le centre de la base et A(4;0;0), B(0;4;0), C(−4;0;0), D(0;−4;0), S(0;0;6). Un projecteur placé en O doit éclairer la face SAB perpendiculairement à celle-ci.

  1. 1. Montrer que le plan (SAB) a pour équation 3x+3y+2z−12=0.
  2. 2. a) Donner une représentation paramétrique de la droite Δ passant par O et orthogonale au plan (SAB).
  3. 2. b) Déterminer les coordonnées du point H de la face visé par le projecteur, intersection de Δ et du plan (SAB).
  4. 2. c) Calculer la distance OH : valeur exacte, puis arrondie au centimètre.
  5. 3. Justifier que OH est la plus courte distance entre O et un point du plan (SAB).
  6. 4. Calculer l'angle ASB^ au sommet de la face, arrondi au dixième de degré.
  7. 5. Les faces (SAB) et (SBC) sont-elles perpendiculaires ?

1. SA→(4;0;−6) et SB→(0;4;−6) ne sont pas colinéaires (premières coordonnées 4 et 0), donc S, A, B définissent un plan. Puisque (3;3;2)≠(0;0;0), l'équation 3x+3y+2z−12=0 est celle d'un plan, et ce plan contient les trois points : A donne 12−12=0, B donne 12−12=0, S donne 12−12=0. C'est donc une équation de (SAB).

2. a) Δ est dirigée par le vecteur normal n→(3;3;2) et passe par O : Δ:x=3t, y=3t, z=2t (t∈R).

2. b) On remplace dans l'équation du plan : 9t+9t+4t−12=0, soit 22t=12 et t=611. H(1811;1811;1211).

2. c) OH→=611n→ et ‖n→‖=9+9+4=22, donc OH=62211. OH=62211≈2,56 m.

3. H est le projeté orthogonal de O sur (SAB). Pour tout point N du plan, HN→ est un vecteur du plan, donc orthogonal à OH→ ; d'où ON2=‖OH→+HN→‖2=OH2+HN2⩾OH2. Ainsi ON⩾OH pour tout N du plan, avec égalité seulement si N=H.

4. SA→·SB→=0+0+36=36 et SA=SB=16+36=52. Donc cosASB^=3652=913≈0,692. ASB^≈46,2∘.

5. Par symétrie, on vérifie que −3x+3y+2z−12=0 est une équation de (SBC) : B donne 12−12=0, C donne 12−12=0, S donne 12−12=0 (et B, C, S ne sont pas alignés). Vecteur normal : n→′(−3;3;2). n→·n→′=−9+9+4=4≠0. Les faces (SAB) et (SBC) ne sont pas perpendiculaires.

Problème 3 — Un drone près d'une antenne radar

Difficile

Dans un repère orthonormé d'unité l'hectomètre (1 hm =100 m), le sol est le plan d'équation z=0. Le sommet d'une antenne radar est le point R(4;5;1). Un drone suit une trajectoire rectiligne : à l'instant t, exprimé en minutes, avec t∈[0;6], il se trouve au point M(t) de coordonnées (1+2t;−1+t;6−t).

  1. 1. Montrer que, pour tout t∈[0;6], RM(t)2=6t2−34t+70.
  2. 2. En déduire l'instant t0 où le drone est le plus proche de l'antenne, puis cette distance minimale : valeur exacte en hm, puis arrondie au mètre.
  3. 3. On note H=M(t0). Montrer que H est le projeté orthogonal de R sur la trajectoire du drone.
  4. 4. Il est interdit de voler à moins de 300 m du point R. Le drone respecte-t-il cette consigne ?
  5. 5. Le radar détecte le drone lorsqu'il est à 500 m ou moins de R. Pendant combien de temps le drone est-il détecté ? Arrondir à la seconde.
  6. 6. Calculer la vitesse du drone en km/h, arrondie au dixième.

1. RM(t)→ a pour coordonnées (1+2t−4;−1+t−5;6−t−1)=(2t−3;t−6;5−t). Le repère étant orthonormé : RM(t)2=(2t−3)2+(t−6)2+(5−t)2=(4t2−12t+9)+(t2−12t+36)+(t2−10t+25). RM(t)2=6t2−34t+70.

2. La distance RM(t) est minimale quand son carré f(t)=6t2−34t+70 l'est (la racine carrée est croissante). f est un polynôme du second degré de coefficient 6>0 : il est minimal en t0=342×6=176≈2,83, qui appartient bien à [0;6]. f(176)=6×28936−34×176+70=289−578+4206=1316. Distance minimale : 1316≈4,673 hm, soit environ 467 m, atteinte à t0=176 min.

3. H=M(176)=(203;116;196) et RH→(83;−196;136). La trajectoire est dirigée par u→(2;1;−1) : RH→·u→=163−196−136=32−19−136=0. H appartient à la trajectoire et RH→⟂u→ : c'est le projeté orthogonal de R. On retrouve que le projeté réalise la distance minimale.

4. La distance minimale, environ 467 m, dépasse 300 m. Le drone respecte la consigne à chaque instant.

5. 500 m =5 hm. Le drone est détecté lorsque f(t)⩽25, soit 6t2−34t+45⩽0. Discriminant : 342−4×6×45=1156−1080=76. Racines : t1,2=34±7612=17±196, soit t1≈2,107 et t2≈3,560, toutes deux dans [0;6]. Le trinôme est négatif entre les racines. Durée : t2−t1=2196=193≈1,453 min. Le drone est détecté pendant environ 87 secondes.

6. En une minute, le drone parcourt ‖u→‖=4+1+1=6 hm, soit 1006 m par minute, donc 60006 m par heure. Vitesse : 66≈14,7 km/h.

Problème 4 — Plans médiateurs et point équidistant de quatre points

Difficile

L'espace est muni d'un repère orthonormé. On considère les points A(2;−1;1), B(4;3;−1), C(0;1;3) et D(2;−1;5). On appelle plan médiateur d'un segment [XY] l'ensemble des points équidistants de X et de Y.

  1. 1. Montrer qu'un point M(x;y;z) vérifie MA=MB si et seulement si x+2y−z−5=0. En déduire que le plan médiateur P1 de [AB] est le plan orthogonal à (AB) passant par le milieu I de [AB].
  2. 2. Déterminer de même une équation du plan médiateur P2 de [AC].
  3. 3. a) Justifier que P1 et P2 sont sécants, puis montrer que leur intersection est la droite Δ de représentation paramétrique x=1+t, y=2, z=t (t∈R).
  4. 3. b) Montrer que Δ est orthogonale au plan (ABC).
  5. 4. Déterminer l'unique point Ω équidistant de A, B, C et D, ainsi que la distance commune.
  6. 5. Un élève affirme que le milieu I de [AB] est équidistant de A, B et C. Vérifier par le calcul et expliquer le résultat à l'aide de la question 3.

1. Les distances étant positives, MA=MB⟺MA2=MB2. Or MA2=(x−2)2+(y+1)2+(z−1)2 et MB2=(x−4)2+(y−3)2+(z+1)2. Après développement, les carrés x2, y2, z2 s'éliminent : MA2−MB2=(−4x+4+8x−16)+(2y+1+6y−9)+(−2z+1−2z−1)=4x+8y−4z−20. Donc MA=MB⟺x+2y−z−5=0. Comme (1;2;−1)≠(0;0;0), c'est l'équation d'un plan de vecteur normal (1;2;−1), et AB→(2;4;−2)=2(1;2;−1) : ce plan est orthogonal à (AB). Enfin I(3;1;0) vérifie 3+2−0−5=0. P1 est le plan orthogonal à (AB) passant par I.

2. MC2=x2+(y−1)2+(z−3)2, donc MA2−MC2=(−4x+4)+(2y+1+2y−1)+(−2z+1+6z−9)=−4x+4y+4z−4. P2:−x+y+z−1=0.

3. a) Les vecteurs normaux (1;2;−1) et (−1;1;1) ne sont pas colinéaires (premières coordonnées opposées, deuxièmes non) : les plans sont sécants selon une droite. Pour tout t : (1+t)+4−t−5=0 et −(1+t)+2+t−1=0, donc Δ est contenue dans P1 et dans P2. L'intersection étant une droite, c'est Δ.

3. b) Δ est dirigée par w→(1;0;1). AB→(2;4;−2) et AC→(−2;2;2) ne sont pas colinéaires, et w→·AB→=2+0−2=0, w→·AC→=−2+0+2=0. w→ est normal à (ABC) : Δ est orthogonale au plan (ABC).

4. Un point équidistant de A, B, C est sur P1∩P2=Δ. Il doit aussi vérifier MA=MD : (z−1)2=(z−5)2⟺−2z+1=−10z+25⟺z=3 (plan médiateur de [AD]). Sur Δ, z=t donc t=3, ce qui donne un unique point : Ω(4;2;3). Vérification : ΩA2=4+9+4=17, ΩB2=0+1+16=17, ΩC2=16+1+0=17, ΩD2=4+9+4=17. La distance commune vaut 17≈4,12.

5. IA2=1+4+1=6 et IC2=9+0+9=18 : IA≠IC, l'élève a tort. D'après la question 3, les points équidistants de A, B, C sont exactement ceux de Δ ; or I a pour ordonnée 1≠2, donc I∉Δ. I est bien équidistant de A et B, mais pas de C.

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