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Méthode de la dissertation en HGGSP

Analyser un sujet, poser une problématique, construire un plan, mobiliser exemples, acteurs et échelles, rédiger introduction et conclusion (spécialité HGGSP, bac)

À propos de cette page
Ce cours d' en terminale sur « Méthode de la dissertation en HGGSP » suit le programme officiel d' de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'épreuve de spécialité et les attentes du correcteur, Lire et analyser le sujet : définir, borner, reformuler, Mobiliser ses connaissances : acteurs, échelles, exemples datés, Problématiser : trouver la tension du sujet. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en .
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Les repères à connaître

14 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 0 h 00 – 0 h 05Lire tout le sujet et choisirLes deux sujets de dissertation et l'étude critique sont lus ; le sujet choisi est celui sur lequel on a le plus d'exemples datés, pas celui qui « parle » le plus.
  2. 0 h 05 – 0 h 12Analyser le sujetChaque mot-clé est défini au brouillon, les bornes chronologiques et spatiales sont fixées et justifiées, le sujet est reformulé en une phrase.
  3. 0 h 12 – 0 h 22Vider sa mémoire au brouillonUne liste brute de dates, d'acteurs, de lieux, de chiffres et de notions, triée ensuite en trois colonnes : acteurs, échelles, exemples.
  4. 0 h 22 – 0 h 27Formuler la problématiqueUne question ouverte qui porte la tension du sujet, écrite en toutes lettres et relue : elle ne se répond pas par oui ou non.
  5. 0 h 27 – 0 h 40Bâtir le plan détailléDeux ou trois parties titrées par des phrases, deux ou trois sous-parties chacune, un exemple daté placé en face de chaque idée.
  6. 0 h 40 – 0 h 50Rédiger l'introduction au brouillonAccroche datée, définitions, bornes, problématique et annonce du plan : l'introduction complète, prête à recopier.
  7. 0 h 50 – 0 h 55Rédiger la conclusion au brouillonLe bilan qui répond à la problématique et l'ouverture sont écrits avant le développement : ils ne seront pas bâclés faute de temps.
  8. 0 h 55 – 1 h 00Recopier l'introductionLa première page de la copie est propre : c'est elle qui donne au correcteur sa première impression.
  9. 1 h 00 – 1 h 18Rédiger la partie IUne phrase d'annonce, des paragraphes argumentés (affirmation, explication, illustration) et une transition vers la partie II.
  10. 1 h 18 – 1 h 36Rédiger la partie IIMême construction ; on vérifie à mi-parcours que le temps restant suffit pour une partie III de même longueur.
  11. 1 h 36 – 1 h 52Rédiger la partie IIILa partie qui nuance ou actualise : elle doit être aussi développée que les autres, jamais réduite à quelques lignes.
  12. 1 h 52 – 1 h 56Recopier la conclusionLe bilan préparé est ajusté à ce qui a vraiment été écrit dans le développement.
  13. 1 h 56 – 2 h 00Se relireDates, noms propres, accords et orthographe des notions vérifiés ; la problématique et l'annonce du plan correspondent bien au développement.
  14. 2 h 00 – 4 h 00Passer à l'étude critique de document(s)Le second exercice, noté lui aussi sur 10 points, reçoit exactement le même temps : on ne « vole » pas de minutes à l'un pour l'autre.
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L'épreuve de spécialité et les attentes du correcteur

L'épreuve écrite de spécialité HGGSP dure 4 heures et porte un coefficient 16 au baccalauréat. Elle comporte deux exercices notés chacun sur 10 points : une dissertation, pour laquelle le candidat choisit un sujet parmi deux, et une étude critique de document(s). La dissertation vaut la moitié de la note : elle mérite la moitié du temps, soit environ 2 heures.

Dissertation en HGGSP : réponse argumentée et organisée à un sujet qui croise histoire, géographie, science politique et géopolitique. Elle repose entièrement sur les connaissances du candidat : aucun document n'est fourni.

Ce qui rapporte des points, dans l'ordre où le correcteur le découvre :

CritèreCe que le correcteur cherche
Compréhension du sujetTermes définis, bornes justifiées, sujet ni rétréci ni élargi.
ProblématiqueUne vraie question, qui porte une tension, posée dans l'introduction.
ConstructionUn plan en deux ou trois parties qui répond à la problématique, avec des transitions.
ConnaissancesDates, acteurs, lieux, chiffres ; notions du programme employées à bon escient.
Démarche de la spécialitéPlusieurs échelles (locale, nationale, mondiale), plusieurs disciplines croisées.
ExpressionLangue correcte, phrases claires, copie lisible.

Une copie qui récite le cours sans répondre à la question reste en général autour de la moyenne, quelle que soit sa longueur. Une copie plus courte mais problématisée, construite et précise passe devant. Le correcteur lit d'abord l'introduction : c'est là qu'il juge si le sujet a été compris, et cette impression colore la lecture de tout le reste.

La faute des copies : sacrifier la dissertation à l'étude critique, jugée « plus facile », puis bâcler la dernière partie faute de temps. Les deux exercices pèsent exactement autant.
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Lire et analyser le sujet : définir, borner, reformuler

Le sujet est la question du correcteur. On le lit en entier, puis mot par mot : chaque terme compte, y compris « et », « ou », les deux-points, le point d'interrogation et les dates.

Trois opérations au brouillon :

  • Définir chaque mot-clé, dans le sens du programme.
  • Borner : si le sujet donne une date, demandez-vous ce qu'elle signifie ; s'il n'en donne pas, fixez les bornes vous-même et justifiez-les dans l'introduction.
  • Reformuler le sujet en une phrase, pour vérifier qu'on l'a compris.
Exemple travaillé : « Conquérir l'espace : coopérations et rivalités depuis 1957 ».
• Conquérir : explorer, occuper, exploiter, et en tirer de la puissance ; le verbe suppose des acteurs qui veulent quelque chose.
• L'espace : l'espace extra-atmosphérique, que l'on fait commencer par convention vers 100 km d'altitude, avec ses orbites, la Lune et les autres corps célestes.
• Coopérations et rivalités : le « et » impose de traiter les deux et d'étudier comment elles s'articulent, pas de les juxtaposer.
• Depuis 1957 : le lancement de Spoutnik 1 par l'URSS, le 4 octobre 1957, ouvre l'ère spatiale ; le sujet court jusqu'à aujourd'hui, donc jusqu'aux entreprises privées et aux nouvelles puissances (Chine, Inde).
• Reformulation : « Pourquoi l'espace, que les États ont déclaré commun, est-il en même temps un terrain d'affrontement entre puissances ? »

L'analyse fait aussi apparaître les acteurs (États, agences comme la NASA ou l'Agence spatiale européenne, entreprises, ONU) et les échelles. On ne répond pas à un sujet de HGGSP sans elles.

La faute des copies : traiter un mot et oublier l'autre. Ici, raconter la course à l'espace de 1957 à 1969 sans un mot sur les coopérations (mission Apollo-Soyouz en 1975, Station spatiale internationale à partir de 1998), c'est un hors-sujet partiel, sanctionné comme tel.
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Mobiliser ses connaissances : acteurs, échelles, exemples datés

Avant de chercher un plan, on vide sa mémoire au brouillon sans ordre, pendant une dizaine de minutes : dates, lieux, acteurs, chiffres, notions, auteurs. Puis on trie en trois colonnes, parce que la copie aura besoin des trois.

Exemple travaillé : « Les guerres irrégulières depuis 2001 : de nouveaux acteurs, de nouveaux enjeux ».
ActeursÉchellesExemples datés
États (États-Unis, France, Irak, Afghanistan) ; groupes armés transnationaux (Al-Qaïda, Daech) ; coalitions (OTAN) ; ONU ; populations civiles.Locale : Mossoul, Raqqa, villes du Sahel.
Régionale : Moyen-Orient, bande sahélo-saharienne.
Mondiale : attentats en Occident, propagande en ligne, combattants étrangers.
11 septembre 2001 : près de 3 000 morts aux États-Unis.
Octobre 2001 : intervention en Afghanistan.
Juin 2014 : Daech proclame un « califat » en Irak et en Syrie.
13 novembre 2015 : attentats de Paris et Saint-Denis, 130 morts.
Mars 2019 : chute de Baghouz, dernier réduit territorial de Daech.
Août 2021 : les talibans reprennent Kaboul.

Une notion et un auteur donnent de la hauteur : Carl von Clausewitz, dans De la guerre (publié en 1832), définit la guerre comme la continuation de la politique par d'autres moyens. La guerre irrégulière, menée par des acteurs non étatiques, met cette définition à l'épreuve : c'est un fil directeur tout trouvé.

Règle des trois : au moins trois acteurs de natures différentes, trois échelles, et un exemple daté par idée. Un exemple précis vaut plus qu'un paragraphe de généralités.
La faute des copies : rester à l'échelle des États et d'un seul continent, ou écrire « de nombreux attentats ont eu lieu » sans en nommer un seul. Le correcteur ne peut pas noter une connaissance qui n'est pas écrite.
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Problématiser : trouver la tension du sujet

La problématique est la question que vous posez au sujet. Elle fait apparaître une tension, un paradoxe, un changement ; elle ne répète pas le sujet et ne se répond pas par oui ou non. Méthode : repérer ce qui résiste dans le sujet (deux termes qui s'opposent, une date qui rompt, un écart entre discours et réalité), puis en faire une question qui appelle une démonstration.

Exemple travaillé : « Histoire et mémoires de la guerre d'Algérie en France depuis 1962 ».
La tension : l'historien établit les faits (accords d'Évian du 18 mars 1962, violences de tous les camps) ; les mémoires, elles, sont plurielles (appelés, pieds-noirs, harkis, militants algériens et leurs descendants, anciens de l'OAS) et se concurrencent. L'État lui-même a longtemps parlé d'« opérations de maintien de l'ordre » : il faut attendre la loi du 18 octobre 1999 pour que l'expression « guerre d'Algérie » soit officiellement reconnue.
PropositionVerdict
« Qu'est-ce que la guerre d'Algérie ? »Appelle un récit de 1954 à 1962 : hors bornes, aucune tension.
« Les mémoires de la guerre d'Algérie sont-elles conflictuelles ? »Question fermée : on répond « oui » et la copie n'a plus rien à démontrer.
« Pourquoi, en France, le travail des historiens n'a-t-il pas suffi à apaiser des mémoires de la guerre d'Algérie restées concurrentes depuis 1962 ? »Bonne : elle relie les deux termes, respecte les bornes et appelle une démonstration en étapes.
Test de la problématique : si l'on peut y répondre en une phrase, elle est trop pauvre ; si l'on ne voit pas quelles parties elle appelle, elle est trop vague.
La faute des copies : aligner trois ou quatre questions en cascade dans l'introduction, ou ne poser aucune question et découvrir la problématique en conclusion. Une seule question, claire, posée avant l'annonce du plan.
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Construire un plan qui répond à la problématique

Le plan est la réponse à la problématique découpée en étapes. Deux ou trois parties, chacune de deux ou trois sous-parties ; chaque sous-partie porte une idée et un exemple daté. Les titres sont des phrases qui affirment, pas des mots isolés.

  • Plan chronologique : quand le sujet porte sur une évolution avec des ruptures nettes. Chaque partie s'ouvre et se ferme sur une date justifiée.
  • Plan thématique : quand le sujet demande d'expliquer un phénomène (acteurs, moyens, limites). Les parties doivent progresser, pas s'additionner.
Exemple travaillé : « La connaissance, un enjeu de puissance pour les États depuis 1945 ».
I. Produire de la connaissance pour devenir puissant. Le projet Manhattan (1942-1945) conduit à la bombe atomique ; l'opération Paperclip fait venir aux États-Unis, après 1945, des ingénieurs allemands comme Wernher von Braun.
II. Contrôler et capter la connaissance des autres. Création de la CIA (1947) et du KGB (1954) ; espionnage atomique (aveux de Klaus Fuchs en 1950) ; révélations d'Edward Snowden sur la surveillance de la NSA (2013).
III. Une compétition mondialisée, qui n'exclut pas la coopération. La Chine devient en 2019 le premier déposant de demandes internationales de brevets ; cyberattaque Stuxnet contre les centrifugeuses iraniennes (révélée en 2010) ; mais le CERN (1954) et le GIEC (1988) montrent des savoirs mis en commun.
Test du plan : lisez les titres des parties à la suite. Ils doivent former, à eux seuls, une réponse à la problématique.
La faute des copies : le plan qui recopie l'ordre du cours, le plan « avantages / inconvénients » qui juge au lieu d'expliquer, et le plan déséquilibré dont la partie III tient en dix lignes.
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Rédiger l'introduction

L'introduction tient en une quinzaine de lignes et enchaîne cinq moments : accroche (un fait daté, une citation exacte), définition des termes, bornes justifiées et acteurs, problématique, annonce du plan. Elle se rédige entièrement au brouillon.

Exemple rédigé sur « Conquérir l'espace : coopérations et rivalités depuis 1957 » :
« Le 4 octobre 1957, l'URSS place en orbite Spoutnik 1, une sphère de 58 centimètres qui n'émet qu'un signal radio. En pleine guerre froide, ce premier satellite artificiel fait de l'espace un nouveau champ de rivalité entre les deux Grands. Conquérir l'espace, c'est l'explorer, l'occuper par des satellites, des stations et des équipages, et en tirer du prestige, des informations et des ressources. D'abord menée par des États, cette conquête associe ensuite des agences internationales puis, depuis les années 2000, des entreprises privées comme SpaceX. Or, dès 1967, le traité de l'espace pose qu'aucun État ne peut s'approprier l'espace, déclaré « apanage de l'humanité tout entière ». Dès lors, comment l'espace, proclamé bien commun, est-il devenu à la fois un lieu de coopération et un champ de rivalités de puissance ? Nous verrons d'abord que la course à l'espace naît de la guerre froide (1957-1975), puis que la coopération l'emporte sans effacer la compétition (1975-2000), enfin que de nouveaux acteurs relancent, depuis les années 2000, une compétition multipolaire. »
Pourquoi ça marche : l'accroche est datée et liée au sujet ; les définitions sont intégrées aux phrases ; le « Or » introduit la tension ; l'annonce reprend les bornes de chaque partie.
La faute des copies : l'accroche « Depuis la nuit des temps, l'homme rêve des étoiles » ne rapporte rien. Autre faute : annoncer un plan que le développement ne suit pas.
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Rédiger le développement : le paragraphe argumenté

Chaque sous-partie est un paragraphe, avec un alinéa, construit en trois temps : Affirmation (l'idée, en une phrase), Explication (pourquoi, comment), Illustration (l'exemple daté, localisé, avec son acteur). Chaque partie s'ouvre par une phrase qui annonce son idée et se ferme par une transition.

Avant (sur « Juger les crimes de masse : la justice pénale internationale depuis 1945 ») :
« Après la guerre il y a eu le procès de Nuremberg qui a jugé les nazis. C'était important pour la justice. »
Après :
« La justice pénale internationale naît de la volonté de juger les crimes nazis au nom du droit plutôt que par la vengeance. (A) Pour la première fois, des dirigeants d'un État répondent personnellement de leurs actes devant une juridiction internationale, pour des crimes définis à cette occasion : crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l'humanité. (E) Créé par l'accord de Londres du 8 août 1945, le Tribunal militaire international juge à Nuremberg, du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946, vingt-deux dirigeants du IIIe Reich, dont douze sont condamnés à mort. Mais ce tribunal est celui des vainqueurs : l'URSS y tente d'imputer aux Allemands le massacre de Katyn, qu'elle a elle-même commis. (I) »
Transition : « Ce modèle, né de la victoire de 1945, reste sans suite pendant la guerre froide : il faut attendre les tribunaux créés par l'ONU pour l'ex-Yougoslavie (1993) et le Rwanda (1994) pour qu'il renaisse. »
Un paragraphe réussi tient en huit à douze lignes, contient au moins une date, un lieu, un acteur, et une nuance.
La faute des copies : le paragraphe sans exemple (des idées justes mais invérifiables) et son contraire, la liste de dates sans explication. L'exemple prouve l'idée ; il ne la remplace pas.
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Conclure, se relire et éviter les pièges

La conclusion tient en six à dix lignes. Elle fait le bilan : une réponse claire à la problématique, qui reprend le mouvement du plan sans recopier les titres. Puis une ouverture : un prolongement dans le temps ou vers un enjeu actuel, lié au sujet.

Exemple rédigé (sujet de l'espace) : « Depuis 1957, l'espace est à la fois le lieu d'une coopération inédite, encadrée par le traité de 1967 et incarnée par la Station spatiale internationale, et un champ de rivalités qui sont passées de l'affrontement des deux Grands à une compétition multipolaire où comptent la Chine, l'Inde et les entreprises privées. La coopération n'a jamais supprimé la compétition : elle en a fixé les règles. Reste à savoir si ces règles, écrites pour des États, pourront encadrer l'exploitation des ressources spatiales que les États-Unis (2015) puis le Luxembourg (2017) ont déjà autorisée par la loi. »

Relecture (4 minutes) : dates et noms propres, accords, orthographe des notions ; la problématique et l'annonce correspondent-elles au développement ?

Les pièges qui coûtent le plus de points :
  • Réciter le cours sans répondre à la question posée.
  • Sortir des bornes : raconter les Grandes Découvertes dans un sujet qui commence en 1945.
  • Oublier un terme du sujet, ou les acteurs, ou les échelles.
  • Juger au lieu d'expliquer : sur une question vive (mémoires, conflits), on expose les positions en présence et leurs arguments, on ne tranche pas.
  • Déséquilibrer le plan, et finir sur une partie III de quelques lignes : mieux vaut, si le temps manque, un plan rédigé de la dernière partie qu'une copie inachevée.
  • Ouvrir sur n'importe quoi : « Et l'avenir ? » n'est pas une ouverture.
En bref
  • L'épreuve dure 4 h : dissertation sur 10 points (un sujet au choix parmi deux) et étude critique sur 10 points ; environ 2 h pour chacune.
  • Analyser le sujet : définir chaque mot, justifier les bornes, reformuler, repérer acteurs et échelles.
  • Problématiser : une seule question ouverte qui porte la tension du sujet.
  • Construire : deux ou trois parties titrées par des phrases, un exemple daté par idée, pas de plan « avantages / inconvénients ».
  • Rédiger : introduction en cinq moments, paragraphes AEI, transitions, conclusion = bilan + ouverture.
  • Introduction et conclusion s'écrivent au brouillon avant le développement ; 4 minutes de relecture à la fin.
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