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Thème 1 — Axe 1 : conquêtes, affirmations de puissance et rivalités

Course à l'espace pendant la guerre froide, dissuasion nucléaire et forces de projection maritimes (spécialité HGGSP de Tle)

À propos de cette page
Ce cours d' en terminale sur « Thème 1 — Axe 1 : conquêtes, affirmations de puissance et rivalités » suit le programme officiel d' de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Océan et espace : deux espaces de conquête singuliers, Des V2 à Spoutnik : une conquête née de la guerre (1944-1958), La course à la Lune : une compétition idéologique (1959-1975), De nouveaux acteurs : puissances spatiales et New Space. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en .
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1890Alfred Mahan publie The Influence of Sea Power upon HistoryPremière théorie moderne de la puissance maritime : commerce, flotte de guerre et bases vont ensemble.
  2. 8 septembre 1944Premiers tirs opérationnels de V2 allemands sur Paris et LondresLa conquête spatiale naît d'une arme : le missile balistique de Wernher von Braun.
  3. 4 octobre 1957Spoutnik 1, premier satellite artificiel (URSS)Début de la course à l'espace ; la fusée R-7 prouve que l'URSS peut frapper le territoire américain.
  4. 29 juillet 1958Création de la NASA par le National Aeronautics and Space ActRéponse américaine à Spoutnik : une agence civile, vitrine pacifique d'un effort de puissance.
  5. Novembre 1960Première patrouille d'un SNLE, l'USS George Washington (16 missiles Polaris)Les océans deviennent le refuge de la dissuasion nucléaire.
  6. 12 avril 1961Iouri Gagarine, premier homme dans l'espaceTriomphe soviétique qui pousse Kennedy à annoncer, le 25 mai 1961, l'objectif lunaire.
  7. Octobre 1962Crise de Cuba : « quarantaine » navale américaineLa mer est le lieu de l'affrontement direct entre les deux Grands.
  8. 26 novembre 1965Satellite Astérix lancé par la fusée française DiamantLa France devient la troisième puissance spatiale, au nom de l'indépendance nationale.
  9. 20-21 juillet 1969Apollo 11 : Armstrong et Aldrin marchent sur la LuneVictoire symbolique des États-Unis dans la course à la Lune.
  10. Janvier 1972Première patrouille du SNLE français Le RedoutableNaissance de la dissuasion océanique française, permanente depuis.
  11. 24 décembre 1979Premier vol d'Ariane depuis KourouL'Europe acquiert un accès autonome à l'espace.
  12. Avril-juin 1982Guerre des MalouinesLe Royaume-Uni projette une force navale à plus de 12 000 km de ses côtes.
  13. 23 mars 1983Ronald Reagan lance l'Initiative de défense stratégiqueLa « guerre des étoiles », jamais déployée, pèse sur l'URSS en fin de guerre froide.
  14. 2008SpaceX, entreprise privée, atteint l'orbiteEssor du New Space : des entreprises deviennent des acteurs de la puissance spatiale.
  15. 2019Space Force américaine et Commandement de l'espace françaisL'espace devient officiellement un domaine d'opérations militaires.
  16. 15 novembre 2021Essai antisatellite russe contre le satellite Cosmos 1408Plus de 1 500 débris répertoriés : l'arsenalisation de l'espace menace toutes les orbites.
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Océan et espace : deux espaces de conquête singuliers

L'océan mondial couvre environ 71 % de la surface de la Terre ; l'espace extra-atmosphérique commence, par convention, vers 100 km d'altitude (la « ligne de Kármán » retenue par la Fédération aéronautique internationale). Ces deux espaces ont des traits communs : ils sont immenses, hostiles à la vie humaine (pression des grands fonds, vide et rayonnements de l'espace), sans population permanente, et accessibles seulement grâce à des technologies de pointe : sous-marin, porte-avions, fusée, satellite.

Conquête : ensemble des efforts pour explorer, maîtriser puis utiliser un espace. Puissance : capacité d'un acteur à imposer sa volonté ou à influencer les autres ; elle combine la contrainte (hard power) et l'attraction (soft power, notion forgée par le politiste américain Joseph Nye en 1990).

Parce que leur maîtrise coûte cher et exige des savoirs rares, l'océan et l'espace sont des révélateurs de puissance : seuls quelques États peuvent y agir durablement. Ils sont aussi stratégiques : par la mer passe l'essentiel du commerce mondial en volume ; par l'espace passent les télécommunications, la navigation (GPS) et le renseignement.

Au XXe siècle, les deux conquêtes sont liées par l'arme nucléaire. La fusée qui lance Spoutnik en 1957 est un missile intercontinental ; le sous-marin qui cache ces missiles sous les océans naît à la même époque. L'espace et l'océan deviennent les deux lieux de la dissuasion : les satellites surveillent, les sous-marins menacent.

Ces espaces ont des statuts juridiques particuliers (haute mer, espace non appropriable) qui organisent aussi des coopérations, étudiées dans l'axe 2. Cet axe 1 porte sur les rivalités : comment des États, puis des entreprises, se servent de ces conquêtes pour affirmer leur puissance, de la guerre froide à nos jours.

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Des V2 à Spoutnik : une conquête née de la guerre (1944-1958)

La conquête spatiale naît d'une arme. En Allemagne, l'équipe de Wernher von Braun met au point à Peenemünde la fusée V2, premier missile balistique. Les premiers tirs opérationnels visent Paris et Londres le 8 septembre 1944. Les V2 sont fabriqués par des déportés du camp de Mittelbau-Dora, où des milliers d'entre eux meurent.

En 1945, les vainqueurs se disputent cet héritage. Les États-Unis récupèrent von Braun et une partie de ses ingénieurs (opération Paperclip) ; l'URSS récupère des techniciens et des installations. En URSS, Sergueï Korolev, dont l'identité reste secrète jusqu'à sa mort en 1966, conçoit la R-7, premier missile intercontinental, qui réussit son premier vol en août 1957.

Le 4 octobre 1957, une R-7 partie de Baïkonour (Kazakhstan soviétique) place en orbite Spoutnik 1, sphère de 83,6 kg qui émet un simple « bip ». Le 3 novembre, Spoutnik 2 emporte la chienne Laïka. Le choc est immense aux États-Unis : si l'URSS peut placer un satellite en orbite, elle peut aussi envoyer une bombe sur New York. C'est la « crise de Spoutnik ».

La première réponse américaine est humiliante : le 6 décembre 1957, la fusée Vanguard explose au décollage devant les caméras. L'équipe de von Braun lance enfin Explorer 1 le 31 janvier 1958. Surtout, Washington se réorganise : la NASA est créée par la loi du 29 juillet 1958 et le National Defense Education Act (septembre 1958) finance l'enseignement des sciences. Pendant la campagne présidentielle de 1960, John F. Kennedy dénonce un retard américain en missiles (missile gap), qui se révélera imaginaire.

À retenir : la course à l'espace est d'abord une course aux missiles ; le satellite est la vitrine civile d'une capacité militaire.
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La course à la Lune : une compétition idéologique (1959-1975)

Jusqu'au milieu des années 1960, l'URSS accumule les « premières » : la sonde Luna 2 atteint la Lune (septembre 1959), Iouri Gagarine fait le tour de la Terre à bord de Vostok 1 le 12 avril 1961, Valentina Terechkova devient la première femme dans l'espace (juin 1963), Alexeï Leonov sort le premier dans le vide spatial (mars 1965). Nikita Khrouchtchev présente chaque exploit comme une preuve de la supériorité du socialisme.

Humilié par Gagarine puis par l'échec du débarquement de la baie des Cochons à Cuba (avril 1961), Kennedy fixe le 25 mai 1961, devant le Congrès, l'objectif de poser un homme sur la Lune et de le ramener sur Terre avant la fin de la décennie. À l'université Rice, le 12 septembre 1962, il assume ce choix « non parce que c'est facile, mais parce que c'est difficile ».

Le programme Apollo coûte environ 25 milliards de dollars de l'époque ; en 1966, la NASA absorbe environ 4,4 % des dépenses fédérales. Malgré l'incendie d'Apollo 1 (trois astronautes tués, janvier 1967), Apollo 8 tourne autour de la Lune en décembre 1968. Le 20 juillet 1969 (heure américaine), Neil Armstrong et Edwin Aldrin se posent dans la mer de la Tranquillité, tandis que Michael Collins reste en orbite ; des centaines de millions de téléspectateurs suivent l'événement.

L'URSS, privée de Korolev (mort en 1966) et divisée entre bureaux d'études rivaux, voit sa fusée lunaire N1 échouer quatre fois entre 1969 et 1972 ; elle se replie sur les stations orbitales (Saliout 1, 1971). Jusqu'à Apollo 17 (décembre 1972), douze Américains marchent sur la Lune. La course s'éteint avec la détente : en juillet 1975, un vaisseau Apollo s'amarre à un Soyouz.

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De nouveaux acteurs : puissances spatiales et New Space

La course à deux laisse vite place à un club plus large. La France devient la troisième puissance spatiale en plaçant en orbite le satellite Astérix avec sa fusée Diamant, le 26 novembre 1965, depuis Hammaguir (Sahara algérien). Le CNES, créé en 1961, porte cette politique d'indépendance voulue par de Gaulle. Le Japon et la Chine (1970), puis le Royaume-Uni (1971) suivent.

L'Europe s'unit dans l'Agence spatiale européenne (ESA), créée en 1975. Le premier vol d'Ariane, le 24 décembre 1979 depuis Kourou (Guyane), lui donne un accès autonome à l'espace : elle ne dépend plus des lanceurs américains pour placer ses satellites. Le système de navigation Galileo, dont les premiers services ouvrent en 2016, répond à la même logique face au GPS américain.

D'autres États font de l'espace le symbole de leur émergence. L'Inde (agence ISRO, 1969) pose la sonde Chandrayaan-3 près du pôle Sud lunaire le 23 août 2023. L'Iran (2009) et la Corée du Nord (2012) placent leurs propres satellites en orbite, ce qui inquiète car leurs lanceurs sont proches de missiles balistiques.

Depuis les années 2000, le New Space fait entrer des entreprises privées dans la compétition. SpaceX, fondée par Elon Musk en 2002, atteint l'orbite en 2008, réussit en décembre 2015 le premier atterrissage du premier étage d'une fusée orbitale (Falcon 9) et domine aujourd'hui le marché des lancements grâce à la réutilisation. Sa constellation Starlink, forte de plusieurs milliers de satellites, fournit Internet à l'armée ukrainienne depuis 2022 : une entreprise devient un acteur géopolitique. Mais les États restent décisifs : la NASA et le Pentagone sont les grands clients de ces sociétés, qui ont grandi grâce aux contrats publics.

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L'espace, un champ de bataille en devenir

L'espace est militarisé dès l'origine. Le programme américain de satellites de reconnaissance Corona récupère ses premiers films en août 1960 ; satellites d'alerte, d'écoute et de télécommunications suivent. Le GPS, système militaire américain pleinement opérationnel en 1995, sert aujourd'hui aussi bien aux téléphones qu'au guidage des missiles. Pendant la guerre du Golfe (1991), les satellites guident les forces de la coalition : on parle de « première guerre spatiale ».

Le traité de l'espace (1967) pose des limites : il interdit de placer en orbite des armes nucléaires ou de destruction massive et d'installer des bases militaires sur les corps célestes. Mais il n'interdit ni les satellites militaires ni les armes conventionnelles : l'espace est militarisé sans être pleinement arsenalisé.

Le 23 mars 1983, Ronald Reagan lance l'Initiative de défense stratégique (IDS), surnommée « guerre des étoiles » : un bouclier antimissile en partie spatial. Jamais déployée, elle pèse pourtant sur une URSS incapable de suivre l'effort technologique.

Depuis les années 2000, la tension remonte. Plusieurs États détruisent un de leurs propres satellites par missile pour démontrer une capacité antisatellite (ASAT) : Chine (2007), États-Unis (2008), Inde (mars 2019), Russie (novembre 2021 : plus de 1 500 débris répertoriés, l'équipage de l'ISS doit se mettre à l'abri). En 2018, la ministre française des Armées, Florence Parly, dénonce l'approche d'un satellite militaire franco-italien par un satellite russe. Fin 2019, l'OTAN reconnaît l'espace comme domaine d'opérations ; les États-Unis créent la Space Force (20 décembre 2019) et la France un Commandement de l'espace (septembre 2019), avant de rebaptiser son armée de l'air « armée de l'Air et de l'Espace » (2020).

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Les océans, refuge de la dissuasion nucléaire

Dissuasion nucléaire : stratégie qui vise à empêcher une agression en menaçant l'agresseur de représailles nucléaires inacceptables. Elle suppose une capacité de frappe en second : pouvoir riposter même après avoir subi une attaque.

Or les silos et les bases aériennes peuvent être détruits par une première frappe. Le sous-marin, caché dans l'immensité et l'opacité des océans, est presque indétectable : il devient la garantie ultime de la riposte. La propulsion nucléaire, inaugurée par l'USS Nautilus (1954), lui donne une autonomie en plongée presque illimitée ; en 1958, il passe sous le pôle Nord.

Le premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), l'USS George Washington, part en patrouille en novembre 1960 avec seize missiles Polaris. L'URSS suit : sous l'amiral Sergueï Gorchkov, commandant de la marine de 1956 à 1985, elle bâtit une flotte océanique capable de défier l'US Navy. En octobre 1962, pendant la crise de Cuba, la mer est le lieu de l'affrontement : Kennedy impose une « quarantaine » navale autour de l'île et des sous-marins soviétiques sont traqués par les destroyers américains.

La France choisit une dissuasion indépendante. Le 3 novembre 1959, à l'École militaire, de Gaulle affirme : « Il faut que la défense de la France soit française. » Le SNLE Le Redoutable, mis à l'eau à Cherbourg en 1967 en sa présence, effectue sa première patrouille en janvier 1972 depuis l'Île Longue (rade de Brest). Depuis, au moins un SNLE français est en permanence à la mer. Après le démantèlement des missiles du plateau d'Albion, décidé en 1996, la dissuasion repose sur deux composantes, océanique et aéroportée ; les quatre SNLE de la classe Le Triomphant portent le missile M51.

Aujourd'hui, six États possèdent des SNLE : États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine et Inde (depuis 2016).

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Projeter sa puissance depuis la mer

Projection de forces : capacité à déployer des moyens militaires loin de son territoire et à les y soutenir dans la durée.

Depuis la bataille de Midway (juin 1942), le porte-avions a remplacé le cuirassé comme navire roi : c'est une base aérienne mobile, qui n'a besoin de l'autorisation d'aucun État pour agir au large de ses côtes. Entouré de frégates, d'un sous-marin d'attaque et de ravitailleurs, il forme un groupe aéronaval, symbole de puissance autant qu'outil de guerre.

Les États-Unis alignent onze porte-avions à propulsion nucléaire, répartis entre des flottes qui couvrent tous les océans (6e flotte à Naples, 5e à Bahreïn, 7e au Japon) : c'est le socle de leur maîtrise des mers. La France engage ses porte-avions à Suez (1956), puis le Charles-de-Gaulle, seul porte-avions nucléaire hors des États-Unis, en service depuis 2001 : Afghanistan (2001-2002), Libye (2011), Syrie et Irak (à partir de 2015). Le Royaume-Uni reprend les Malouines en 1982 avec une force navale envoyée à plus de 12 000 km ; le 2 mai, le sous-marin HMS Conqueror coule le croiseur argentin General Belgrano (323 morts).

Au XXIe siècle, la mer redevient un espace de guerre entre États. La Russie annexe la Crimée en 2014, et avec elle la base de Sébastopol ; en 2016, son porte-avions Amiral Kouznetsov opère au large de la Syrie. Mais le 14 avril 2022, le croiseur Moskva coule, et l'Ukraine emploie ensuite des drones navals peu coûteux contre la flotte russe. Des acteurs non étatiques défient aussi les grandes marines : depuis novembre 2023, les Houthis du Yémen attaquent des navires marchands près du détroit de Bab el-Mandeb, ce qui déclenche des opérations navales américaine (décembre 2023) et européenne (Aspides, février 2024).

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Débats et pièges

Qu'est-ce que la puissance maritime ? L'Américain Alfred Mahan (1890) lie commerce, flotte de guerre et bases : la puissance naît de la maîtrise des mers. Le Britannique Julian Corbett (1911) nuance : cette maîtrise n'est jamais absolue et la guerre se décide d'abord à terre. Sous-marins, missiles et drones relancent le débat : le porte-avions, coûteux et visible, reste-t-il l'outil décisif ?

Pourquoi les États-Unis gagnent-ils la course à la Lune ? L'historien Walter McDougall (…the Heavens and the Earth, 1985) insiste sur la mobilisation de la science et de l'industrie par l'État, qu'il appelle « technocratie » et qu'il observe chez les deux Grands ; d'autres travaux soulignent la désorganisation soviétique et le poids des priorités militaires.

L'espace est-il déjà un champ de bataille ? Pour les uns, sa militarisation est ancienne et son arsenalisation engagée (armes antisatellites) ; pour d'autres, aucun combat n'y a encore eu lieu et le traité de 1967 reste une digue.

Pièges
• Spoutnik (1957) est le premier satellite, pas le premier vol habité : Gagarine vole en 1961.
• L'URSS mène la course jusqu'au milieu des années 1960 : ne pas écrire que les États-Unis dominent dès le départ.
• SNLE (missiles balistiques, dissuasion) et SNA (sous-marin nucléaire d'attaque : chasse, escorte) sont deux navires différents.
• Le traité de 1967 n'interdit pas les satellites militaires.
• L'IDS n'a jamais été déployée : son effet est politique.
• Les entreprises du New Space ne remplacent pas les États : elles vivent largement de commandes publiques.
• Les coopérations (ISS, droit de la mer) relèvent de l'axe 2 : dans une copie sur les rivalités, elles nuancent, elles ne font pas le plan.
En bref
  • L'océan et l'espace sont des espaces immenses, hostiles et coûteux : les maîtriser révèle et construit la puissance.
  • La course à l'espace (1957-1975) oppose deux modèles : l'URSS mène avec Spoutnik (1957) et Gagarine (1961), les États-Unis l'emportent avec Apollo 11 (1969).
  • Les lanceurs sont des missiles : la conquête spatiale est aussi militaire (satellites espions dès 1960, IDS en 1983, essais antisatellites depuis 2007, Space Force en 2019).
  • De nouveaux acteurs entrent en jeu : France (1965), Europe avec Ariane (1979), Inde, puis entreprises du New Space comme SpaceX.
  • Les océans abritent la dissuasion : les SNLE garantissent la frappe en second (États-Unis 1960, France 1972).
  • Le porte-avions projette la puissance : onze pour les États-Unis, le Charles-de-Gaulle pour la France ; au XXIe siècle, la guerre navale revient (mer Noire, mer Rouge).
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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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