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Ressources · 2ⁿᵈᵉ ·

L'Afrique australe : un espace en profonde mutation

Afrique du Sud et voisins, héritage de l'apartheid, ressources, risques, démographie, développement, mobilités (programme de géographie de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « L'Afrique australe : un espace en profonde mutation » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Un espace régional contrasté, dominé par l'Afrique du Sud, L'héritage de l'apartheid inscrit dans l'espace, Des ressources abondantes, une valorisation inégale, Des milieux à ménager : eau, biodiversité, risques. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1867Découverte des diamants de KimberleyDébut de la révolution minière : la région entre dans l'économie mondiale par ses ressources.
  2. 1886Ruée vers l'or du Witwatersrand, fondation de JohannesburgNaissance du futur cœur économique (Gauteng) et des migrations de travail vers les mines.
  3. 1913Natives Land Act en Afrique du SudRéserve environ 7 % des terres aux Africains noirs ; date de référence des restitutions dans la Constitution de 1996.
  4. 1948Victoire du Parti national, début de l'apartheidLa ségrégation devient un système légal global.
  5. 1950Group Areas ActFonde la ville d'apartheid : quartiers séparés par groupe, townships en périphérie.
  6. 1966Indépendance du BotswanaPays alors très pauvre, devenu un modèle de gestion de la rente diamantaire (Orapa découvert en 1967).
  7. 1990Libération de Nelson Mandela (11 février), indépendance de la Namibie (21 mars)Début de la sortie de l'apartheid et fin de la tutelle sud-africaine sur la Namibie.
  8. 1992Traité de Windhoek : naissance de la SADCCadre de l'intégration régionale ; l'Afrique du Sud y entre en 1994.
  9. 1994Premières élections multiraciales (27 avril), Mandela présidentFin politique de l'apartheid ; point de départ des mutations étudiées.
  10. 1998Premières livraisons d'eau du Lesotho vers le GautengExemple majeur de transfert d'eau et d'interdépendance régionale.
  11. 2008Violences xénophobes en Afrique du Sud (mai)62 morts : les migrations régionales deviennent un enjeu politique majeur.
  12. 2010Coupe du monde de football en Afrique du Sud ; invitation dans les BRICS (effective en 2011)Affirmation d'une puissance émergente sur la scène mondiale.
  13. 2011Création de la zone de conservation KAZAL'une des plus vastes aires protégées transfrontalières du monde, partagée par cinq États.
  14. 2018Le Cap frôle le « Day Zero »Symbole du stress hydrique urbain : 50 litres par personne et par jour.
  15. 2019Cyclone Idai (mars) sur BeiraCatastrophe qui révèle la vulnérabilité des pays pauvres de la région.
  16. 2022Recensement sud-africain : 62 millions d'habitantsMesure la croissance (40,6 millions en 1996) et la concentration dans le Gauteng.
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Un espace régional contrasté, dominé par l'Afrique du Sud

Le programme de 2nde entend par Afrique australe la partie méridionale du continent : Afrique du Sud, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Zambie, Malawi, Angola, ainsi que le Lesotho, enclavé dans l'Afrique du Sud, et l'Eswatini (appelé Swaziland jusqu'en 2018). Au sens large, on l'assimile à la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe), fondée par le traité de Windhoek en 1992, dont le siège est à Gaborone et qui compte 16 États, de la Tanzanie à Maurice.

Cet ensemble est dominé par l'Afrique du Sud : 62 millions d'habitants au recensement de 2022, première économie de la région, seul État africain membre du G20 à titre national et membre des BRICS. Les contrastes de taille sont considérables : le Botswana compte moins de 3 millions d'habitants sur un territoire plus vaste que la France métropolitaine, le Lesotho environ 2 millions.

Les milieux sont variés. Un haut plateau intérieur (le Highveld, vers 1 500 m autour de Johannesburg) est bordé par le Grand Escarpement, qui culmine dans le Drakensberg, à plus de 3 400 m au Lesotho. À l'ouest domine l'aridité : désert du Namib sur la côte atlantique, refroidie par le courant de Benguela, et Kalahari à l'intérieur. À l'est, l'humidité venue de l'océan Indien entretient savanes et forêts, mais expose aussi aux cyclones. La pointe du Cap connaît un climat de type méditerranéen, avec des pluies d'hiver. De grands fleuves (Zambèze, Limpopo, Orange) traversent plusieurs États : l'eau y est une ressource partagée.

Ce thème conclusif n'apporte pas de notions nouvelles : il applique à un espace précis celles des thèmes 1 à 3 (ressources, risques, transitions, développement, mobilités). Dans une copie, chaque paragraphe associe donc une notion déjà connue et un exemple nommé, daté et localisé en Afrique australe.
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L'héritage de l'apartheid inscrit dans l'espace

En Afrique du Sud, l'organisation du territoire porte la marque de près d'un siècle de ségrégation. Le Natives Land Act du 19 juin 1913 réserve aux Africains noirs, qui forment alors environ les deux tiers de la population, quelque 7 % des terres, portés à environ 13 % en 1936. Après la victoire électorale du Parti national en 1948, l'apartheid (« séparation » en afrikaans ; le régime parle de « développement séparé ») systématise la ségrégation : le Population Registration Act (1950) classe chaque habitant dans une catégorie raciale, le Group Areas Act (1950) assigne à chacune des quartiers distincts.

À l'échelle nationale, la loi de 1959 organise les bantoustans, dix territoires morcelés où la population noire est censée exercer ses droits politiques ; quatre sont proclamés « indépendants » entre 1976 et 1981 (Transkei, Bophuthatswana, Venda, Ciskei), sans aucune reconnaissance internationale. À l'échelle urbaine, la ville d'apartheid juxtapose un centre des affaires et des banlieues blanches, des zones tampons (voies ferrées, zones industrielles, friches) et, en périphérie, des townships noirs, métis ou indiens, comme Soweto au sud-ouest de Johannesburg.

Les grandes lois de l'apartheid sont abrogées en 1991 et les premières élections multiraciales ont lieu le 27 avril 1994. La Constitution de 1996 garantit l'égalité et prévoit la restitution des terres. Mais l'espace change plus lentement que le droit : les townships restent éloignés des emplois, de nombreux logements sociaux construits après 1994 l'ont été sur des terrains périphériques bon marché, et l'audit foncier officiel de 2017 indique que 72 % des exploitations agricoles détenues par des particuliers appartiennent à des Blancs, qui représentent 7,3 % de la population en 2022.

Les voisins partagent cet héritage : la Namibie, administrée par l'Afrique du Sud jusqu'à son indépendance en 1990, a connu l'apartheid ; le Zimbabwe, ancienne Rhodésie du Sud, a hérité d'une forte inégalité foncière coloniale.

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Des ressources abondantes, une valorisation inégale

L'Afrique australe est l'une des régions les plus riches du monde en ressources minérales. Les diamants de Kimberley (1867) puis l'or du Witwatersrand (1886), où naît Johannesburg, font de l'Afrique du Sud une puissance minière. Elle fournit aujourd'hui environ les deux tiers du platine extrait dans le monde (complexe du Bushveld, au nord de Pretoria) et une large part du chrome et du manganèse, d'après l'USGS. Le Botswana est l'un des premiers producteurs mondiaux de diamants (Orapa, Jwaneng), la Zambie exploite le cuivre de la Copperbelt, l'Angola le pétrole offshore, le Mozambique le charbon de Tete et le gaz du bassin du Rovuma.

Cette richesse nourrit des économies de rente : le cuivre pour la Zambie, le pétrole pour l'Angola fournissent l'essentiel des exportations. La croissance dépend alors des cours mondiaux, et une grande part de la valeur ajoutée (raffinage, taille, industrie) est produite ailleurs. Aux compagnies occidentales (Anglo American, De Beers) se sont ajoutés, depuis les années 2000, des acteurs chinois, notamment par des prêts à l'Angola remboursés en pétrole.

La gestion de la rente fait la différence. Le Botswana, l'un des pays les plus pauvres du monde à son indépendance en 1966, a créé en 1969 avec De Beers une société commune (aujourd'hui Debswana) et investi les revenus du diamant dans l'éducation, la santé et les routes : il est désormais classé par la Banque mondiale parmi les pays à revenu intermédiaire supérieur. À l'inverse, la ressource peut attiser les conflits : au Cabo Delgado, au nord du Mozambique, l'insurrection armée active depuis 2017 a conduit TotalEnergies à suspendre en 2021 son grand projet gazier.

L'exploitation a enfin un coût social et environnemental : eaux acides des anciennes mines d'or du Witwatersrand, terrils, conflits du travail. Le 16 août 2012, la police tue 34 mineurs grévistes à la mine de platine de Marikana.

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Des milieux à ménager : eau, biodiversité, risques

L'eau est la ressource la plus disputée. L'Afrique du Sud, pays semi-aride, est en situation de stress hydrique, et son cœur économique, le Gauteng, est éloigné des grands fleuves. Depuis 1998, le Lesotho Highlands Water Project (traité de 1986) y transfère l'eau des montagnes du Lesotho, retenue par le barrage de Katse, vers le bassin du Vaal ; le Lesotho perçoit des redevances et produit de l'hydroélectricité. Sur le Zambèze, les barrages de Kariba (achevé en 1959, entre Zambie et Zimbabwe) et de Cahora Bassa (1974, Mozambique) fournissent de l'électricité, mais leur mise en eau a déplacé des dizaines de milliers de riverains. En 2018, après trois années de sécheresse, Le Cap frôle le « Day Zero », jour où les robinets auraient été coupés : la consommation est limitée à 50 litres par personne et par jour.

La biodiversité est à la fois patrimoine et ressource touristique : parc Kruger (1926), delta de l'Okavango (patrimoine mondial de l'UNESCO en 2014), chutes Victoria. Les États ont créé des aires de conservation transfrontalières : parc du Grand Limpopo (2002), zone KAZA (2011), partagée par cinq pays autour de l'Okavango et du Zambèze. Le braconnage reste pourtant massif : 1 215 rhinocéros tués en Afrique du Sud en 2014, un record.

Les risques sont d'abord climatiques. Dans la nuit du 14 au 15 mars 2019, le cyclone Idai frappe Beira (Mozambique), puis l'est du Zimbabwe ; avec les inondations qui l'avaient précédé au Malawi, le bilan dépasse le millier de morts. Les sécheresses liées à El Niño (2015-2016, 2024) ruinent les récoltes et abaissent le lac Kariba, ce qui prive d'électricité la Zambie et le Zimbabwe. L'ampleur des catastrophes tient moins à l'aléa qu'à la vulnérabilité : habitat précaire, alerte insuffisante, agriculture dépendante de la pluie.

Valoriser et ménager ne s'opposent pas toujours : un même aménagement, comme Katse, mobilise l'eau et organise son partage entre deux États.
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Des transitions démographiques et urbaines décalées

La région illustre les rythmes différents de la transition démographique. L'Afrique du Sud et le Botswana sont les plus avancés : environ 2,3 enfants par femme en Afrique du Sud au début des années 2020. Le Mozambique, l'Angola ou la Zambie dépassent encore 4 enfants par femme : leur population est très jeune et croît rapidement. La population sud-africaine est passée de 40,6 millions au recensement de 1996 à 62 millions en 2022, sous l'effet du croît naturel et de l'immigration.

L'épidémie de VIH/sida a bouleversé ces trajectoires. L'Afrique du Sud compte le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH au monde (plus de 7 millions selon l'ONUSIDA), et l'Eswatini, le Lesotho et le Botswana figurent parmi les pays où la prévalence adulte est la plus forte (plus de 20 % en Eswatini). Dans les années 2000, l'espérance de vie a reculé ; elle est remontée depuis la diffusion massive des traitements antirétroviraux, engagée tardivement après des années de contestation officielle de l'épidémie sous la présidence de Thabo Mbeki (1999-2008).

La transition urbaine est tout aussi décalée : environ 68 % des Sud-Africains et plus de 70 % des Botswanais vivent en ville, contre moins de 20 % des Malawites. Le Gauteng (Johannesburg, Pretoria, Ekurhuleni) rassemble 15,1 millions d'habitants en 2022, soit près d'un quart de la population sud-africaine sur 1,5 % du territoire. Luanda et Maputo grandissent vite. Cette croissance nourrit l'habitat informel (informal settlements), en marge des villes et souvent sans eau courante ni assainissement.

Une population jeune peut devenir un atout si elle trouve un emploi (dividende démographique) ; faute d'emplois, elle alimente le chômage et l'émigration. C'est l'un des défis du développement dans toute la région.
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Des pays inégalement développés autour d'une puissance régionale

Les écarts de développement sont forts. En 2022, l'IDH atteint 0,72 en Afrique du Sud et 0,71 au Botswana (développement humain élevé), mais 0,46 au Mozambique (faible), selon le PNUD. L'Afrique du Sud est une puissance régionale : l'une des trois premières économies du continent, première place boursière d'Afrique (Johannesburg), des entreprises implantées dans toute l'Afrique (MTN dans les télécommunications, Standard Bank). Elle accueille la Coupe du monde de football en 2010 et rejoint les BRICS en 2011.

Cette puissance reste fragile et inégale. L'indice de Gini, autour de 0,63 selon la Banque mondiale, est l'un des plus élevés du monde ; le chômage touche environ un tiers de la population active, bien davantage chez les jeunes. Les politiques de rattrapage (logements sociaux, allocations, Black Economic Empowerment inscrit dans une loi de 2003) ont fait émerger une classe moyenne noire, sans réduire les inégalités d'ensemble, qui se creusent aussi à l'intérieur de chaque groupe. L'électricité, produite à plus de 80 % à partir du charbon, manque : la compagnie publique Eskom impose des délestages depuis 2008. En 2021, un partenariat pour une transition énergétique juste prévoit 8,5 milliards de dollars de financements occidentaux pour réduire cette dépendance.

Les trajectoires des voisins divergent. Le Botswana combine stabilité politique et croissance. Le Zimbabwe, après la réforme agraire accélérée lancée en 2000, s'effondre jusqu'à l'hyperinflation de 2008, ce qui pousse une large part de sa population à émigrer. Le Mozambique reste l'un des pays les plus pauvres du monde malgré ses ressources. L'intégration régionale progresse lentement : l'Union douanière d'Afrique australe (SACU, 1910) est la plus ancienne union douanière encore en activité, et la SADC a lancé une zone de libre-échange en 2008.

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Des territoires traversés et remodelés par les mobilités

Les migrations de travail sont anciennes. Dès la fin du XIXe siècle, les mines du Witwatersrand recrutent des hommes au Mozambique, au Lesotho, au Malawi, logés sans leur famille dans des foyers (hostels) et renvoyés chez eux en fin de contrat : une migration circulaire, organisée par des agences de recrutement, qui fait vivre les régions de départ grâce aux salaires envoyés.

Aujourd'hui, l'Afrique du Sud est le principal pôle d'immigration de la région. Le recensement de 2022 compte environ 2,4 millions de personnes nées à l'étranger (moins de 4 % de la population), venues surtout du Zimbabwe, puis du Mozambique, du Malawi et du Lesotho, auxquelles s'ajoutent des demandeurs d'asile venus de plus loin. Ces arrivées suscitent des tensions : en mai 2008, des violences xénophobes font 62 morts, et d'autres flambées suivent en 2015 et 2019. Les uns dénoncent une concurrence pour l'emploi et les services publics ; d'autres rappellent l'apport des migrants à l'économie et l'ancienneté des circulations régionales.

Les mobilités internes recomposent aussi l'espace : exode rural depuis les anciens bantoustans vers le Gauteng et Le Cap, longues navettes quotidiennes des townships vers les centres d'emploi, souvent en minibus-taxis. Le tourisme international (environ 10 millions d'arrivées en Afrique du Sud en 2019, en majorité depuis les pays voisins) valorise Le Cap, le parc Kruger ou les chutes Victoria.

Enfin, les flux de marchandises dessinent des corridors de développement reliant les mines de l'intérieur aux ports : corridor de Maputo, lancé au milieu des années 1990 entre le Gauteng et le port mozambicain ; corridor de Walvis Bay (Namibie) ; corridor de Lobito (Angola), relancé depuis 2023 avec le soutien des États-Unis et de l'Union européenne pour exporter le cuivre de la Zambie et du Congo. Durban est l'un des premiers ports à conteneurs d'Afrique subsaharienne.

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Pièges à éviter

Les erreurs qui coûtent des points
  • Confondre Afrique australe et Afrique du Sud : la région compte au moins dix États ; l'Afrique du Sud en est la puissance dominante, pas le synonyme.
  • Présenter une région uniformément pauvre : l'Afrique du Sud et le Botswana ont un IDH élevé (0,72 et 0,71 en 2022), le Mozambique un IDH faible (0,46).
  • Mal dater la fin de l'apartheid : Mandela est libéré en 1990, les lois sont abrogées en 1991, les élections multiraciales ont lieu en 1994, la Constitution est adoptée en 1996.
  • Croire que la fin juridique de l'apartheid a effacé ses traces : townships, anciens bantoustans et inégalités foncières structurent encore l'espace.
  • Parler de « malédiction des ressources » comme d'une fatalité : le Botswana montre qu'une rente peut financer le développement.
  • Réduire les migrations africaines aux départs vers l'Europe : l'essentiel des mobilités est intrarégional, vers l'Afrique du Sud.
  • Confondre aléa et catastrophe : le cyclone Idai est l'aléa ; la catastrophe de Beira tient à la vulnérabilité de la ville.
  • Redéfinir longuement les notions des thèmes 1 à 3 : ici, on les applique à des exemples précis, on ne refait pas le cours.
En bref
  • L'Afrique australe, dominée par l'Afrique du Sud (62 millions d'habitants en 2022), s'organise dans la SADC (1992).
  • L'apartheid (1948-1991, élections multiraciales en 1994) a laissé des traces durables : townships, anciens bantoustans, inégalités foncières.
  • Des ressources abondantes (or, platine, diamants, cuivre, pétrole) nourrissent des économies de rente, gérées très inégalement (Botswana contre Angola ou Mozambique).
  • Des milieux à ménager : stress hydrique (Le Cap, 2018), transferts d'eau (Lesotho, 1998), aires transfrontalières (KAZA, 2011), cyclones (Idai, 2019).
  • Des transitions décalées : fécondité proche de 2,3 en Afrique du Sud, supérieure à 4 au Mozambique ; urbanisation forte au sud, faible au Malawi.
  • Des mobilités qui recomposent l'espace : migrations vers l'Afrique du Sud, exode rural vers le Gauteng, tourisme, corridors vers les ports.
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