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Histoire-Géographie 2ⁿᵈᵉ

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Les mobilités touristiques internationales

Essor du tourisme mondial, flux et destinations, acteurs, mise en tourisme, impacts et surtourisme (programme de géographie de 2nde)

À propos de cette page
Ce cours d'histoire-géographie en seconde sur « Les mobilités touristiques internationales » suit le programme officiel d'histoire-géographie de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce qu'une mobilité touristique internationale ?, Du Grand Tour au tourisme de masse (XVIIIe siècle-1990), Depuis 1990 : un tourisme mondialisé, vulnérable aux crises, Des flux concentrés, régionaux et hiérarchisés. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en histoire-géographie.
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Les repères à connaître

16 repères. Chacun porte ce qu'il permet de dater ou d'expliquer : c'est ce qui fait la différence entre réciter et argumenter.

  1. 1834Lord Brougham s'installe à CannesLes élites britanniques inventent l'hiver sur la Riviera : le tourisme commence comme une pratique aristocratique.
  2. 5 juillet 1841Premier voyage organisé de Thomas Cook (Leicester-Loughborough)Naissance du voyage à forfait et de l'industrie du voyage.
  3. 20 juin 1936Loi sur les congés payés en France (quinze jours)Les vacances s'ouvrent aux classes populaires : première étape de la démocratisation du tourisme.
  4. 10 décembre 1948Déclaration universelle des droits de l'homme (article 24)Le droit « au repos et aux loisirs » et aux congés payés devient un principe universel.
  5. 195025 millions d'arrivées internationales ; fondation du Club MéditerranéePoint de départ des séries statistiques de l'OMT et début du tourisme de masse organisé.
  6. 1963Mission Racine sur le littoral du Languedoc-RoussillonExemple de mise en tourisme par l'État : création de stations comme La Grande-Motte.
  7. Janvier 1970Premier vol commercial du Boeing 747Le gros-porteur abaisse le coût du long-courrier et ouvre le tourisme intercontinental.
  8. 16 novembre 1972Convention de l'UNESCO sur le patrimoine mondialLa patrimonialisation devient un puissant facteur d'attraction touristique.
  9. 1975Création de l'Organisation mondiale du tourisme (Madrid)Un acteur mondial mesure les flux et fixe des normes ; agence de l'ONU en 2003.
  10. 26 mars 1995Entrée en application des accords de SchengenSuppression des contrôles aux frontières intérieures : les voyages en Europe se simplifient.
  11. 1er avril 1997Libéralisation complète du transport aérien européenEssor des compagnies à bas coût et des courts séjours urbains.
  12. 1er octobre 1999Code mondial d'éthique du tourisme (OMT, Santiago du Chili)Le tourisme durable et le « droit au tourisme » entrent dans les textes internationaux.
  13. 2008Fondation d'Airbnb à San FranciscoLes plateformes numériques transforment l'hébergement et les centres historiques.
  14. 2019Record d'environ 1,5 milliard d'arrivées internationalesSommet de la croissance du tourisme mondial ; la France est la première destination (environ 90 millions).
  15. 2020Pandémie de COVID-19 : environ 400 millions d'arrivéesChute d'environ 70 % : la dépendance de nombreux territoires au tourisme apparaît au grand jour.
  16. 2024Retour au niveau de 2019 ; contribution d'accès testée à VeniseLa reprise s'accompagne d'une volonté croissante de réguler les flux.
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Qu'est-ce qu'une mobilité touristique internationale ?

Le tourisme est une mobilité temporaire : on part pour revenir. Les Recommandations internationales sur les statistiques du tourisme, publiées par l'ONU et l'OMT en 2008, distinguent le touriste, qui passe au moins une nuit hors de son environnement habituel, et l'excursionniste, qui repart le jour même. Le séjour dure moins d'un an et n'a pas pour but d'exercer une activité rémunérée sur place.

Mobilité touristique internationale : déplacement temporaire d'une personne qui franchit une frontière, passe au moins une nuit dans un autre pays pour ses loisirs, une visite à des proches ou ses affaires, puis revient dans son pays de résidence.

Trois précisions évitent les contresens. D'abord, le voyage d'affaires (salons, congrès, missions) est compté : le touriste n'est pas seulement un vacancier. Ensuite, le tourisme international n'est qu'une petite partie du tourisme : selon l'OMT, les voyages à l'intérieur de son propre pays sont plusieurs fois plus nombreux. Enfin, les statistiques comptent des arrivées, pas des personnes : un Allemand qui visite la France puis l'Espagne au cours du même voyage est enregistré deux fois.

Pour les géographes de l'équipe MIT (Rémy Knafou, Mathis Stock), qui renouvellent l'étude du tourisme dans les années 2000, le tourisme est un système qui associe des touristes, des lieux et des acteurs : un lieu ne devient pas touristique tout seul, il est « mis en tourisme ».

La question du programme est donc double : comment ces flux se sont-ils généralisés depuis deux siècles, et comment transforment-ils les territoires qui les reçoivent ?

Le caractère temporaire et le retour distinguent le touriste du migrant, qui change de pays de résidence pour au moins un an : c'est la frontière entre ce chapitre et celui sur les migrations internationales.
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Du Grand Tour au tourisme de masse (XVIIIe siècle-1990)

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les jeunes aristocrates britanniques accomplissent le Grand Tour, voyage de formation de plusieurs mois vers la France et surtout l'Italie (Rome, Florence, Venise, Naples). Le mot anglais tourist en dérive à la fin du XVIIIe siècle ; Stendhal popularise le français « touriste » avec ses Mémoires d'un touriste (1838).

Au XIXe siècle, les élites inventent de nouveaux lieux. En 1834, arrêté sur la route de Nice par un cordon sanitaire contre le choléra, le Britannique lord Brougham s'installe à Cannes et y fait bâtir une villa : l'hiver sur la Riviera devient à la mode, et l'écrivain Stéphen Liégeard baptise la « Côte d'Azur » en 1887. Le 5 juillet 1841, Thomas Cook affrète un train entre Leicester et Loughborough pour quelques centaines de militants de la tempérance : c'est le premier voyage organisé à forfait. Son agence vend ensuite des circuits en Europe, puis sur le Nil à partir de 1869. Le chemin de fer et le paquebot rendent les trajets plus rapides et plus sûrs.

Au XXe siècle, le tourisme se démocratise dans les pays industrialisés. En France, la loi du 20 juin 1936 accorde quinze jours de congés payés ; la troisième semaine suit en 1956, la quatrième en 1969, la cinquième en 1982. En 1948, l'article 24 de la Déclaration universelle des droits de l'homme proclame le droit « au repos et aux loisirs ».

Après 1950, la croissance des Trente Glorieuses, l'automobile et l'avion font naître le tourisme de masse : 25 millions d'arrivées internationales en 1950, environ 435 millions en 1990 selon l'OMT. Le Club Méditerranée, fondé en 1950, vend des séjours tout compris ; les vols charters remplissent les côtes espagnoles ; le Boeing 747, en service commercial depuis janvier 1970, abaisse le coût du long-courrier. Les flux restent alors très majoritairement européens et nord-américains.

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Depuis 1990 : un tourisme mondialisé, vulnérable aux crises

À partir des années 1990, trois changements accélèrent les mobilités touristiques. La libéralisation du transport aérien européen, achevée le 1er avril 1997, favorise les compagnies à bas coût (Ryanair, qui adopte ce modèle au début des années 1990, easyJet, fondée en 1995) et les courts séjours urbains. L'espace Schengen, appliqué depuis le 26 mars 1995, supprime les contrôles aux frontières intérieures. Internet permet de réserver soi-même : Booking.com naît à Amsterdam en 1996, Airbnb à San Francisco en 2008.

Surtout, de nouveaux touristes apparaissent. L'enrichissement des classes moyennes d'Asie fait de la Chine le premier pays du monde par les dépenses touristiques à l'étranger dès 2012 ; on compte environ 155 millions de départs de Chinois à l'étranger en 2019. Les Indiens, les Brésiliens ou les habitants des pays du Golfe voyagent eux aussi davantage.

Résultat : environ 1,5 milliard d'arrivées internationales en 2019, plus de trois fois plus qu'en 1990, et près de 1 500 milliards de dollars de recettes selon l'OMT. Le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC), qui représente les entreprises du secteur, estime que le tourisme, tourisme intérieur compris, représentait en 2019 environ 10 % du PIB mondial et un emploi sur dix.

Mais ces mobilités sont vulnérables. Les attentats du 11 septembre 2001 et la crise financière de 2008-2009 les ont freinées ; la pandémie de COVID-19 les a effondrées : environ 400 millions d'arrivées en 2020, soit une chute d'environ 70 %. La reprise est rapide : selon ONU Tourisme, nom adopté par l'OMT en 2024, les arrivées retrouvent en 2024 à peu près leur niveau de 2019, autour de 1,4 milliard.

À retenir : 25 millions (1950), environ 435 millions (1990), environ 1,5 milliard (2019), environ 400 millions (2020). Quatre chiffres qui résument le chapitre.
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Des flux concentrés, régionaux et hiérarchisés

Les flux sont d'abord concentrés. En 2019, l'Europe reçoit à elle seule la moitié des arrivées internationales (51 %), l'Asie-Pacifique un quart, les Amériques 15 %, l'Afrique environ 5 % et le Moyen-Orient environ 4 % (OMT, 2020). Les cinq premières destinations, France (environ 90 millions), Espagne, États-Unis, Chine et Italie, concentrent à elles seules plus du quart des arrivées.

Ils sont ensuite régionaux : environ quatre arrivées sur cinq proviennent de la même grande région. Les Allemands partent en Espagne ou en Autriche, les Chinois en Thaïlande ou au Japon, les Américains au Mexique ou au Canada. Les voyages intercontinentaux, plus coûteux et plus longs, restent minoritaires.

On distingue ainsi des foyers émetteurs (Europe du Nord-Ouest, Amérique du Nord, Asie orientale) et des bassins récepteurs qui leur servent de périphéries d'agrément : le bassin méditerranéen, premier bassin touristique mondial, pour les Européens ; la Caraïbe et le Mexique pour les Nord-Américains ; l'Asie du Sud-Est pour les Asiatiques de l'Est.

Les flux sont enfin hiérarchisés par les métropoles. Bangkok, Paris, Londres et Dubaï sont en tête du classement des villes les plus visitées publié par Mastercard en 2019 ; les grands aéroports-pivots redistribuent les voyageurs, comme celui de Dubaï, premier aéroport mondial pour le trafic international de passagers depuis 2014.

Arrivées et recettes ne se confondent pas. La France, première par les arrivées, n'est que troisième par les recettes en 2019, derrière les États-Unis et l'Espagne : beaucoup de visiteurs européens y restent peu ou ne font que la traverser. À l'autre bout de l'échelle, l'Afrique subsaharienne reste en marge, faute de clientèle solvable proche, d'infrastructures et parfois de sécurité.

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Les acteurs des mobilités touristiques, du local au mondial

Les touristes font les destinations par leurs choix. Ils viennent surtout des pays riches et émergents : en 2019, les premiers pays par les dépenses à l'étranger sont la Chine, les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni (OMT). Leurs pratiques sont variées : balnéaire, culturelle, urbaine, sportive, croisière, affaires.

Les États ouvrent ou ferment leurs frontières par la politique des visas, font la promotion de leur territoire (en France, l'agence Atout France, créée en 2009) et aménagent. L'Arabie saoudite, longtemps fermée aux vacanciers, crée un visa touristique en septembre 2019 pour diversifier une économie fondée sur le pétrole. Les collectivités locales gèrent les offices de tourisme, la taxe de séjour et, de plus en plus, la régulation des flux.

Les entreprises organisent l'essentiel des flux : voyagistes comme le groupe allemand TUI, compagnies aériennes, croisiéristes (environ 30 millions de passagers en 2019 selon l'association professionnelle CLIA), chaînes hôtelières (Accor, Marriott), plateformes numériques (Booking.com, Airbnb, Tripadvisor). Ces firmes transnationales captent une part importante de la valeur créée par le tourisme, souvent hors du pays d'accueil.

Les organisations internationales mesurent et fixent des normes : l'OMT, créée en 1975 à Madrid et devenue institution spécialisée de l'ONU en 2003, produit les statistiques et adopte en 1999 le Code mondial d'éthique du tourisme ; l'UNESCO inscrit des biens sur la Liste du patrimoine mondial.

Les habitants, enfin, sont à la fois salariés du secteur, hôtes et parfois opposants : à Barcelone, des milliers de personnes manifestent contre le tourisme de masse en juillet 2024.

Dans une copie, nommez chaque acteur avec son échelle (locale, nationale, mondiale) et son intérêt : celui qui vend le voyage, celui qui accueille le visiteur et celui qui vit sur place n'attendent pas la même chose du tourisme.
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La mise en tourisme des territoires et ses effets

Un lieu n'est pas touristique par nature : il est mis en tourisme par des acteurs qui le découvrent, l'aménagent, le font connaître et le vendent. Les géographes distinguent plusieurs types de lieux : le site, visité sans qu'on y dorme ; le comptoir, enclave fermée sans population permanente (club de vacances, complexe hôtelier) ; la station, créée ou transformée pour le tourisme et qui en vit ; la ville touristique, où le tourisme s'ajoute à une ville ancienne.

Certaines stations sont créées de toutes pièces par l'État. En France, la mission Racine, lancée en 1963, aménage le littoral du Languedoc-Roussillon, notamment La Grande-Motte dessinée par l'architecte Jean Balladur, pour retenir les vacanciers qui partaient vers l'Espagne. Au Mexique, l'État lance à partir de 1970 Cancún, sur un cordon littoral presque inhabité du Yucatán : la station accueille aujourd'hui plusieurs millions de touristes par an, surtout nord-américains. Dubaï fait du tourisme un pilier de l'après-pétrole : compagnie Emirates (1985), aéroport-pivot, tour Burj Khalifa (2010).

La patrimonialisation est une autre forme de mise en tourisme. La Liste du patrimoine mondial, créée par la convention de l'UNESCO du 16 novembre 1972, compte plus de 1 200 biens : l'inscription accroît la notoriété d'un lieu et, souvent, sa fréquentation.

Les effets économiques sont réels : devises, emplois, équipements (aéroports, routes, réseaux d'eau) dont profitent aussi les habitants. Mais la dépendance menace les territoires qui vivent presque exclusivement du tourisme, comme les Maldives ou plusieurs îles de la Caraïbe : l'année 2020 l'a montré brutalement. Une partie des revenus, enfin, « fuit » vers l'étranger, captée par les firmes transnationales, les importations et les commissions des plateformes de réservation.

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Impacts, surtourisme et régulation des flux

Le mot anglais overtourism, traduit par surtourisme, se diffuse vers 2016-2017. Il désigne la saturation d'un lieu quand l'afflux de visiteurs dépasse sa capacité d'accueil, souvent parce que les flux se concentrent dans le temps (l'été, les week-ends) et dans l'espace (quelques rues, un monument).

Venise en est le symbole. Son centre historique comptait plus de 170 000 habitants au début des années 1950 ; il passe sous les 50 000 en 2022, tandis que les meublés touristiques se multiplient. Les grands navires de croisière y sont interdits dans le bassin de Saint-Marc et le canal de la Giudecca depuis le 1er août 2021, et une contribution d'accès de 5 euros est testée certains jours pour les visiteurs à la journée à partir du 25 avril 2024. À Barcelone, la mairie annonce en juin 2024 la suppression, d'ici 2028, des quelque 10 000 licences de meublés touristiques.

Les milieux sont aussi touchés. En Thaïlande, la baie de Maya, rendue célèbre par un film de 2000, est fermée de juin 2018 à janvier 2022 pour laisser les coraux se reconstituer. Une étude parue en 2018 dans la revue Nature Climate Change (Lenzen et al.) estime que le tourisme représente environ 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, en grande partie à cause de l'avion. Le Bhoutan, lui, limite les flux par une taxe journalière élevée, portée à 200 dollars par nuit en 2022 puis ramenée à 100 dollars en 2023.

Le tourisme durable entre dans les textes avec la Charte de Lanzarote (1995) et le Code mondial d'éthique du tourisme (1999). Mais la régulation fait débat. Ses partisans veulent protéger les habitants et les milieux ; ses critiques rappellent que taxes et quotas réservent les lieux aux plus aisés et menacent des emplois. Une copie expose ces positions sans trancher à la place du correcteur.

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Les pièges à éviter

Pièges fréquents dans les copies :
• Arrivées ≠ touristes : 1,5 milliard d'arrivées en 2019 ne signifie pas 1,5 milliard de personnes ; un voyageur qui visite trois pays compte trois fois.
• Arrivées ≠ recettes : la France est première par les arrivées, mais troisième par les recettes, derrière les États-Unis et l'Espagne.
• Tourisme ≠ migration : le touriste revient chez lui et reste moins d'un an. Ne mélangez pas les deux mobilités, même si elles empruntent les mêmes aéroports.
• Le schéma « le Nord va au Sud » est faux : l'essentiel des flux relie des pays riches entre eux et se fait à l'intérieur d'une même grande région (environ quatre arrivées sur cinq). Les flux Sud-Sud, en Asie surtout, progressent vite.
• Le surtourisme n'est pas partout : il touche des lieux précis, à des moments précis ; beaucoup de régions cherchent au contraire à attirer davantage de visiteurs.
• Oublier le tourisme d'affaires et le tourisme intérieur : le premier est compté dans les statistiques, le second représente plusieurs fois plus de voyages que le tourisme international.
• Dater au siècle près : « au XXe siècle » ne suffit pas. Écrivez 1936 (congés payés en France), 1950 (25 millions d'arrivées), 1970 (Boeing 747), 1997 (ciel européen libéralisé), 2020 (effondrement lié à la pandémie).
• Oublier l'échelle : le tourisme se lit à l'échelle mondiale (flux), régionale (bassins) et locale (station, quartier). Une bonne copie change d'échelle au moins une fois.
En bref
  • Une mobilité touristique internationale est un déplacement temporaire (au moins une nuit, moins d'un an) avec franchissement de frontière et retour ; on la mesure en arrivées.
  • Du Grand Tour aristocratique aux premiers voyages de Thomas Cook (1841), le tourisme se démocratise avec les congés payés (1936 en France) et devient un tourisme de masse après 1950 : 25 millions d'arrivées en 1950, environ 1,5 milliard en 2019.
  • Depuis 1990, l'aérien à bas coût, Schengen, Internet et l'essor des classes moyennes asiatiques mondialisent les flux ; la pandémie les fait chuter d'environ 70 % en 2020 avant une reprise complète vers 2024.
  • Les flux restent concentrés (l'Europe reçoit la moitié des arrivées), régionaux (quatre sur cinq) et hiérarchisés par les métropoles et les aéroports-pivots ; l'Afrique reste en marge.
  • États, collectivités, firmes transnationales, plateformes, OMT, UNESCO et habitants mettent les lieux en tourisme : stations créées (La Grande-Motte, Cancún), villes, sites patrimonialisés.
  • Le tourisme enrichit mais rend dépendant ; le surtourisme (Venise, Barcelone) et l'empreinte carbone (environ 8 % des émissions) poussent à réguler, ce qui fait débat.
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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