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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Le photon : effet photoélectrique et cellule photovoltaïque

Le photon (énergie, vitesse, masse) et le flux de photons ; l’effet photoélectrique, ses caractéristiques et son importance historique ; travail d’extraction, seuil et cellule photoélectrique ; bilan d’énergie E<sub>c,max</sub> = hν − W ; absorption et émission de photons par les atomes et les semi-conducteurs ; cellule photovoltaïque et rendement.

À propos de cette page
Ce cours de physique-chimie de terminale spécialité décrit la lumière par un flux de photons en six parties : énergie, vitesse, masse et nombre de photons, découverte de l’effet photoélectrique de Hertz à Millikan, travail d’extraction et cellule photoélectrique, démonstration du bilan Ec,max = hν − W, absorption et émission par les atomes et les semi-conducteurs, cellule photovoltaïque et rendement.
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Le photon : énergie, vitesse, masse et flux de photons

Rappel de première. La lumière est une onde électromagnétique ; dans le vide, de fréquence ν et de longueur d’onde λ=cν, avec c=3,00×108 m·s⁻¹. Elle est aussi décrite comme un flux de photons d’énergie E=hν ; les domaines du spectre (radio, micro-ondes, infrarouge, visible de 400 à 800 nm, ultraviolet, X, γ) ont été vus dans Lumière : images, couleurs et photons.

Ce qu’il faut savoir

Le photon. C’est la particule associée à une onde électromagnétique de fréquence ν. Il a une masse nulle, se déplace dans le vide à la vitesse c, quelle que soit sa fréquence, et transporte l’énergie

E=hν=hcλh=6,63×10−34 J·s (constante de Planck)

E en joules, ν en hertz, λ en mètres (longueur d’onde dans le vide). Unité pratique : l’électronvolt, 1 eV =1,60×10−19 J. On retient hc=1,989×10−25 J·m.

Dans un milieu transparent. D’indice n, la lumière va à v=cn et sa longueur d’onde devient λn (vu en seconde), mais sa fréquence, fixée par la source, ne change pas : l’énergie de chaque photon reste hν. Les seuils de ce chapitre se comparent donc toujours aux longueurs d’onde dans le vide.

Un flux de photons. Un faisceau monochromatique de puissance P transporte chaque seconde l’énergie P×1 s, répartie sur N photons d’énergie hν :

N=Phν(N en s−1, P en W, hν en J)

Pendant une durée Δt, le nombre de photons émis vaut N×Δt=PΔthν. La puissance (ou l’intensité lumineuse) fixe le nombre de photons ; la fréquence fixe l’énergie de chacun. À puissance égale, un faisceau rouge contient plus de photons qu’un faisceau bleu.

Ordres de grandeur. Un photon visible porte de 1,6 eV (rouge, 800 nm) à 3,1 eV (violet, 400 nm) ; au-delà d’une dizaine d’électronvolts (ultraviolet lointain, X, γ), les photons peuvent arracher des électrons aux atomes et aux molécules : ils sont ionisants. Ceux des micro-ondes et des ondes radio portent des millièmes d’électronvolt ou moins.

Deux modèles complémentaires. La diffraction et les interférences relèvent du modèle ondulatoire ; les échanges d’énergie entre lumière et matière (effet photoélectrique, absorption, émission) relèvent du modèle particulaire. On parle de dualité onde-particule.

Exemples

Exemple 1 — une caméra de surveillance. Ses DEL d’éclairage nocturne émettent dans l’infrarouge à 870 nm : E=hcλ=1,989×10−25870×10−9=2,286×10−19 J, soit 2,286×10−191,60×10−19≈1,43 eV, un peu moins qu’un photon rouge : cohérent avec un infrarouge proche.

Exemple 2 — un projecteur à DEL rouges. Il émet une puissance lumineuse de 0,50 W à 630 nm. E=1,989×10−25630×10−9=3,157×10−19 J, donc N=PE=0,503,157×10−19≈1,58×1018 photons par seconde, et 9,50×1019 photons en une minute.

Réflexe — λ en mètres, ν en hertz ; E=hcλ en joules, puis ÷ 1,60×10−19 pour l’avoir en eV ; nombre de photons par seconde : N=PE, avec P en watts.

Attention — une source plus puissante émet plus de photons, pas des photons plus énergétiques ; et tous les photons, UV ou radio, vont à la même vitesse c dans le vide. Un résultat de l’ordre de 10−28 J pour un photon visible signale une longueur d’onde laissée en nanomètres.

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L’effet photoélectrique : observations et importance historique

Ce qu’il faut savoir

Le phénomène. L’effet photoélectrique est l’émission d’électrons par un métal éclairé. Il n’a lieu que pour certaines radiations.

Les étapes de la découverte.

  • 1887, Heinrich Hertz remarque qu’un éclairage ultraviolet facilite les étincelles entre deux électrodes métalliques ; un écran qui absorbe l’ultraviolet supprime l’effet, et la lumière visible ne le produit pas.
  • 1888, Wilhelm Hallwachs relie une plaque de zinc à un électroscope chargé négativement : sous l’ultraviolet d’une lampe à arc, l’électroscope se décharge, la plaque perd des charges négatives ; une plaque d’abord neutre se charge positivement.
  • 1902, Philipp Lenard montre que la lumière arrache des électrons et que leur énergie cinétique maximale ne dépend pas de l’intensité lumineuse, mais augmente avec la fréquence.
  • 1905, Albert Einstein interprète l’effet en supposant que la lumière échange son énergie par « quanta » hν, les futurs photons.
  • 1916, Robert Millikan vérifie avec précision la relation d’Einstein et en déduit une mesure de h. Einstein reçoit le prix Nobel de physique 1921 (remis en 1922), en particulier « pour sa découverte de la loi de l’effet photoélectrique ».

Les caractéristiques observées.

  • pour un métal donné, il existe une fréquence seuil νs : en dessous, aucun électron n’est émis, quelles que soient l’intensité et la durée de l’éclairement ;
  • au-dessus du seuil, l’émission est immédiate (moins de quelques milliardièmes de seconde), même sous un éclairement très faible ;
  • le nombre d’électrons émis par seconde est proportionnel à l’intensité lumineuse ;
  • l’énergie cinétique maximale des électrons augmente avec la fréquence et ne dépend pas de l’intensité.

L’échec du modèle ondulatoire. Pour une onde, l’énergie reçue par le métal se répartit continûment et croît avec l’intensité et la durée : une lumière assez intense, ou appliquée assez longtemps, devrait toujours finir par arracher des électrons, avec un délai sous un éclairement faible. Rien de cela ne s’observe. Interprétation qualitative par les photons : un électron absorbe un photon entier, et un seul ; si ce photon n’apporte pas assez d’énergie, l’électron reste dans le métal, et augmenter le nombre de photons n’y change rien. Plus de photons → plus d’électrons ; photons plus énergétiques → électrons plus rapides. L’effet photoélectrique a ainsi imposé le caractère particulaire de la lumière.

Exemples

Exemple 1 — l’expérience de Hallwachs refaite en classe. Plaque de zinc chargée négativement, éclairée par une lampe à ultraviolet : les feuilles de l’électroscope retombent. Avec une plaque de verre devant la lampe : elles restent écartées, car le verre arrête l’ultraviolet et laisse passer le visible, inefficace. La plaque perd donc des électrons, arrachés par les photons ultraviolets.

Exemple 2 — une plaque chargée positivement. Sous le même ultraviolet, elle ne se décharge pas : les électrons arrachés sont aussitôt rappelés par la plaque positive.

Réflexe — pour savoir quel modèle explique une observation : propagation, diffraction, interférences → modèle ondulatoire ; seuil en fréquence, émission immédiate, énergie des électrons indépendante de l’intensité → modèle particulaire (un photon cède son énergie à un seul électron).

Attention — l’intensité ne change pas l’énergie de chaque photon : sous le seuil, une lumière dix fois plus intense ne produit toujours aucun électron. Et l’effet photoélectrique ne rend pas le modèle ondulatoire « faux » : les deux modèles décrivent des aspects différents de la lumière.

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Travail d’extraction, seuil et cellule photoélectrique

Ce qu’il faut savoir

Travail d’extraction. Les électrons sont liés au métal. L’énergie minimale qu’il faut fournir à un électron pour l’en extraire est le travail d’extraction W, propre au métal (et sensible à l’état de sa surface). Il vaut quelques électronvolts :

MétalW (eV)
césium1,95
potassium2,29
calcium2,87
magnésium3,66
zincde 3,6 à 4,9 selon la surface

Condition d’émission. Un électron absorbe un seul photon : il peut quitter le métal si hν≥W. D’où la fréquence seuil et la longueur d’onde seuil :

νs=Whλs=cνs=hcW

Il y a émission si ν≥νs, c’est-à-dire si λ≤λs : ce sont les courtes longueurs d’onde qui sont efficaces.

La cellule photoélectrique. Dans une ampoule où l’on a fait le vide, une cathode C, en métal de faible travail d’extraction, reçoit la lumière ; une anode A, reliée à la borne + d’un générateur, attire les électrons émis. Un courant circule dans le circuit dès que la cathode est éclairée par des radiations de longueur d’onde inférieure au seuil :

ampoule videCAlumière (photons hν)e⁻−+µA

Si Ne électrons atteignent l’anode chaque seconde, l’intensité du courant vaut I=Ne×e, avec e=1,60×10−19 C. Comme Ne est proportionnel au nombre de photons reçus, le courant mesure l’intensité lumineuse : c’est un capteur de lumière. Tous les photons ne libèrent pas un électron : le rapport NeNphotons est le rendement quantique. Le photomultiplicateur, où chaque électron émis en libère d’autres en cascade, détecte des photons isolés.

Exemples

Exemple 1 — le seuil du zinc. Avec W≈4,3 eV =4,3×1,60×10−19=6,88×10−19 J : λs=1,989×10−256,88×10−19≈2,89×10−7 m, soit 289 nm. Seuls des ultraviolets assez courts extraient des électrons du zinc : c’est ce qu’observait Hallwachs.

Exemple 2 — une cellule à cathode de magnésium. W=3,66 eV =5,86×10−19 J, donc λs=1,989×10−255,86×10−19≈340 nm. Éclairée par une DEL ultraviolette de 280 nm (E=7,10×10−19 J, soit 4,44 eV, au-dessus du seuil), elle reçoit 40 µW : N=40×10−67,10×10−19≈5,63×1013 photons par seconde. Avec un rendement quantique de 2,0 %, Ne≈1,13×1012 électrons par seconde et I=Ne×e≈1,80×10−7 A, soit 0,180 µA.

Réflexe — je mets W et hν dans la même unité (J ou eV) et je compare ; ou je calcule λs=hcW et je compare à la longueur d’onde dans le vide. Courant : I=Nee.

Attention — la condition se renverse en longueur d’onde : hν≥W équivaut à λ≤λs. Les grandes longueurs d’onde ne provoquent pas l’effet photoélectrique, même très intenses.

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Bilan d’énergie : Ec,max = hν − W

Ce qu’il faut savoir

Établir le bilan d’énergie (à savoir refaire). Un électron absorbe l’énergie hν d’un photon. Une partie, au moins égale à W, sert à l’extraire du métal ; le reste devient énergie cinétique. Cette énergie cinétique est maximale pour les électrons les moins liés, qui ne dépensent que W :

hν=W+Ec,maxsoitEc,max=hν−W=12mevmax2

avec me=9,11×10−31 kg ; d’où vmax=2Ec,maxme, Ec,max en joules. Les trois termes hν, W et Ec,max s’écrivent dans la même unité.

Une fonction affine de la fréquence. Ec,max=hν−W : la courbe Ec,max=f(ν) est une droite de coefficient directeur h, le même pour tous les métaux, d’ordonnée à l’origine −W ; elle coupe l’axe des fréquences en νs=Wh. Elle n’a de sens physique qu’au-delà du seuil (trait plein). C’est ainsi que Millikan a mesuré h.

2468101214−4−3−2−101234ν (10¹⁴ Hz)Ec,max (eV)potassiummagnésium−W (K)−W (Mg)νsνs

Rôle de l’intensité. À fréquence fixée, doubler l’intensité double le nombre de photons, donc d’électrons émis et l’intensité du courant, sans changer Ec,max.

Exemples

Exemple 1 — le césium sous une lumière violette. W=1,95 eV ; λ=420 nm : E=1,989×10−25420×10−9=4,736×10−19 J, soit 2,960 eV. Ec,max=2,960−1,95=1,010 eV =1,62×10−19 J, puis vmax=2×1,62×10−199,11×10−31≈5,96×105 m·s⁻¹.

Exemple 2 — lire le graphique. Sur la figure, les deux droites sont parallèles (même pente h). Celle du magnésium coupe l’axe vertical plus bas (−3,66 eV au lieu de −2,29 eV) et l’axe des fréquences plus loin : son seuil est plus élevé, il faut des photons plus énergétiques.

Réflexe — j’exprime hν et W dans la même unité, je vérifie hν≥W, puis Ec,max=hν−W ; pour une vitesse, je repasse en joules. Sur un graphique : pente = h, ordonnée à l’origine = −W.

Attention — ne jamais soustraire des joules et des électronvolts. Si hν<W, il n’y a pas d’électron : une « énergie cinétique négative » n’a aucun sens. Et l’intensité lumineuse n’apparaît pas dans Ec,max.

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Absorption et émission de photons : atomes, semi-conducteurs, applications

Ce qu’il faut savoir

Dans un atome (rappel de première). L’énergie d’un atome est quantifiée. En passant d’un niveau Ep à un niveau inférieur En, il émet un photon d’énergie hν=Ep−En ; il n’absorbe un photon que si hν est exactement égal à l’écart entre deux niveaux, d’où les spectres de raies (Lumière : images, couleurs et photons). Exception : l’ionisation. Un photon d’énergie au moins égale à l’énergie d’ionisation est absorbé, quelle que soit sa valeur exacte ; l’excédent devient l’énergie cinétique de l’électron libéré, comme dans l’effet photoélectrique, où le travail d’extraction joue le rôle de l’énergie d’ionisation.

Dans un semi-conducteur. Les niveaux des électrons d’un solide forment des bandes, séparées par une bande interdite de largeur Eg, le gap. Le matériau absorbe tout photon d’énergie hν≥Eg (pas seulement des raies), ce qui libère un électron capable de circuler ; il est transparent aux photons d’énergie inférieure. Condition d’absorption : λ≤hcEg. L’excédent hν−Eg part en énergie thermique.

Émission par une diode électroluminescente (DEL). Le courant amène des électrons au-dessus du gap ; en retombant, chacun émet un photon d’énergie voisine de Eg : la couleur d’une DEL est fixée par le gap de son semi-conducteur, λ≈hcEg.

Applications de l’interaction photon-matière.

  • capteurs de lumière : photodiode, capteur CCD ou CMOS d’un appareil photo (chaque pixel compte les électrons libérés par les photons), cellule photoélectrique, photomultiplicateur ;
  • conversion d’énergie : cellule photovoltaïque (lumière → électricité, partie suivante) et DEL (électricité → lumière) ;
  • spectroscopies : en UV-visible, les photons provoquent des transitions électroniques ; en infrarouge, moins énergétiques, ils font vibrer les liaisons (Analyse physique : spectroscopies UV-visible et infrarouge).
Exemples

Exemple 1 — une DEL ultraviolette. Le nitrure de gallium a un gap de 3,4 eV : λ≈1,989×10−253,4×1,60×10−19≈3,66×10−7 m, soit 366 nm, dans l’ultraviolet proche.

Exemple 2 — le capteur au silicium et l’infrarouge. Le gap du silicium vaut 1,12 eV. Un photon de la caméra de surveillance de la partie 1 (870 nm, 1,43 eV) a une énergie supérieure : il est absorbé, et le capteur au silicium de la caméra « voit » la scène éclairée par ce rayonnement infrarouge, invisible pour l’œil.

Réflexe — atome : l’énergie du photon doit valoir exactement un écart entre niveaux (ou dépasser l’énergie d’ionisation) ; semi-conducteur : il suffit que hν≥Eg ; DEL : hν≈Eg.

Attention — un photon trop peu énergétique n’est pas absorbé « en partie » ; et un photon plus énergétique que le gap n’apporte au semi-conducteur, sous forme utile, que l’énergie Eg.

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Cellule photovoltaïque : principe et rendement

Ce qu’il faut savoir

Principe. Une cellule photovoltaïque est une jonction entre deux couches de semi-conducteur (le plus souvent du silicium). Chaque photon absorbé (hν≥Eg) libère un électron ; la jonction sépare les charges et met les électrons en mouvement dans le circuit extérieur : la cellule convertit l’énergie lumineuse en énergie électrique. Une cellule au silicium délivre une tension d’environ 0,5 V ; un panneau associe de nombreuses cellules.

Puissance reçue. L’éclairement G est la puissance lumineuse reçue par unité de surface, en W·m⁻² (de l’ordre de 1 000 W·m⁻² au sol en plein soleil). Une surface S reçoit Plum=G×S.

Rendement. La puissance électrique fournie vaut Pélec=U×I :

η=PélecPlum=U×IG×S

Pertes inévitables. Les photons d’énergie inférieure au gap ne sont pas absorbés ; ceux d’énergie supérieure ne restituent que Eg, l’excédent chauffe la cellule ; s’y ajoutent la réflexion et les pertes électriques. Les panneaux au silicium du commerce ont un rendement voisin de 20 %. Les cellules multijonctions, qui empilent des semi-conducteurs de gaps différents, perdent moins d’énergie par photon et atteignent environ 30 % : elles équipent les satellites.

Énergie produite. E=Pélec×Δt : en joules avec Δt en secondes, en wattheures avec Δt en heures (1 kWh =3,6×106 J).

Exemples

Exemple 1 — un panneau de toiture. Panneau de 1,72 m² sous G=900 W·m⁻², débitant 10,2 A sous 31,5 V. Plum=900×1,72=1548 W ; Pélec=31,5×10,2=321,3 W ; η=321,31548≈0,208, soit 20,8 %. En 4 h dans ces conditions : 321,3×4≈1285 Wh, soit 1,29 kWh.

Exemple 2 — la part d’un photon. Un photon de 600 nm porte 2,072 eV ; le silicium n’en convertit au mieux que Eg=1,12 eV, soit 1,122,072≈54 % : le reste, 46 %, est dissipé en énergie thermique.

Réflexe — Plum=G×S (surface en m²), Pélec=U×I, η=PélecPlum toujours inférieur à 1 ; énergie : P×Δt avec l’unité de temps qui convient.

Attention — l’éclairement est une puissance par mètre carré : il faut le multiplier par la surface. Et un rendement supérieur à 100 % signale une erreur (rapport inversé, surface en cm²).

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Pour aller plus loin

Les autres parties du thème. La lunette astronomique est étudiée dans Lunette astronomique ; le caractère ondulatoire de la lumière dans Diffraction et interférences.

Spectroscopies. L’exploitation des spectres d’absorption UV-visible et infrarouge pour doser ou identifier une espèce est traitée dans Analyse physique : spectroscopies UV-visible et infrarouge.

L’électronvolt en mécanique. Les électrons accélérés par un champ électrique, et leur énergie en électronvolts, sont étudiés dans Mouvement dans un champ électrique.

Après le baccalauréat. La quantité de mouvement du photon, la théorie des bandes des semi-conducteurs et la mécanique quantique sont étudiées dans le supérieur.

À retenir
  • Photon : masse nulle, vitesse c dans le vide, énergie E=hν=hcλ (1 eV = 1,60×10−19 J), inchangée dans un milieu ; faisceau de puissance P : N=Phν photons par seconde.
  • Effet photoélectrique : seuil en fréquence, émission immédiate, nombre d’électrons proportionnel à l’intensité, énergie des électrons indépendante de l’intensité ; expliqué par Einstein (1905) avec les photons, il impose le caractère particulaire de la lumière.
  • Émission si hν≥W (travail d’extraction), soit λ≤λs=hcW ; cellule photoélectrique : I=Ne×e, proportionnel au nombre de photons reçus.
  • Bilan d’énergie : Ec,max=hν−W=12mevmax2, droite de pente h et d’ordonnée à l’origine −W.
  • Atome : absorption seulement si hν = un écart entre niveaux (ou ionisation) ; semi-conducteur : absorption si hν≥Eg, DEL : hν≈Eg.
  • Cellule photovoltaïque : η=U×IG×S, environ 20 % pour le silicium ; pertes sous le gap et au-dessus du gap.

Questions fréquentes

Quelle est la masse et la vitesse d’un photon ?

Un photon a une masse nulle et se déplace dans le vide à la vitesse c = 3,00 × 10⁸ m/s, quelle que soit sa fréquence. Son énergie vaut E = hν = hc/λ ; elle ne change pas quand la lumière entre dans un milieu transparent, car la fréquence reste la même.

Pourquoi l’effet photoélectrique prouve-t-il que la lumière est faite de photons ?

Le modèle ondulatoire prévoit qu’une lumière assez intense ou assez longue finit toujours par arracher des électrons. L’expérience montre au contraire un seuil en fréquence, indépendant de l’intensité, et une émission immédiate. Einstein l’a expliqué en 1905 : un électron absorbe un seul photon d’énergie hν, qui doit dépasser le travail d’extraction.

Comment savoir si un métal émet des électrons sous une lumière donnée ?

On compare l’énergie d’un photon, hν = hc/λ, au travail d’extraction W du métal, dans la même unité. Il y a émission si hν ≥ W, c’est-à-dire si la longueur d’onde dans le vide est inférieure à la longueur d’onde seuil λs = hc/W. L’intensité de la lumière n’intervient pas.

Comment calculer l’énergie cinétique maximale des électrons émis ?

Par le bilan d’énergie : l’énergie du photon sert à extraire l’électron (au moins W) et le reste devient énergie cinétique, d’où Ec,max = hν − W, avec les trois termes dans la même unité. La vitesse maximale s’obtient par Ec,max = ½ mₑ v², en joules.

Quelle différence entre l’absorption par un atome et par un semi-conducteur ?

Un atome n’absorbe un photon que si son énergie est exactement égale à l’écart entre deux de ses niveaux, ou suffit à l’ioniser. Un semi-conducteur absorbe tout photon d’énergie supérieure ou égale à son gap Eg ; l’excédent est perdu en chaleur. Une DEL émet des photons d’énergie voisine de son gap.

Comment calculer le rendement d’une cellule photovoltaïque ?

On divise la puissance électrique fournie, U × I, par la puissance lumineuse reçue, éclairement G (en W/m²) multiplié par la surface S (en m²). Le rendement reste bien inférieur à 1, environ 20 % pour un panneau au silicium, car les photons sous le gap ne sont pas absorbés et l’excédent des autres est dissipé.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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