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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Analyse physique : spectroscopies UV-visible et infrarouge

Spectre UV-visible et identification d’une espèce, loi de Beer-Lambert A = ε × ℓ × c pour déterminer une concentration ou une quantité de matière, domaine de validité et additivité des absorbances, spectre infrarouge des esters, amines et amides, identification d’une espèce et suivi d’une transformation.

À propos de cette page
Ce cours de physique-chimie de terminale spécialité présente l’analyse d’un système par spectroscopie en cinq parties : identifier une espèce à partir de son spectre UV-visible et d’une table de colorants, exploiter la loi de Beer-Lambert A = ε × ℓ × c, respecter son domaine de validité et l’additivité des absorbances, reconnaître les esters, amines et amides sur un spectre infrarouge, puis identifier une espèce, contrôler un produit et suivre une transformation.
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Spectre UV-visible : identifier une espèce

Rappel de première. Absorbance, spectre d’absorption A = f(λ), longueur d’onde λmax du maximum d’absorption et couleur complémentaire de la couleur absorbée : Dosage par étalonnage : absorbance et loi de Beer-Lambert.

Ce qu’il faut savoir

Le spectre UV-visible. Un spectrophotomètre UV-visible mesure l’absorbance d’une solution pour des longueurs d’onde allant de l’ultraviolet (environ 200 à 400 nm) au visible (400 à 800 nm). Le spectre donne le nombre de bandes, leur position λmax, leur largeur et leurs hauteurs relatives.

Identifier une espèce. On compare le spectre de l’échantillon à des données tabulées (λmax de chaque espèce candidate) ou à un spectre de référence, enregistrés dans le même solvant : le solvant, et pour certaines espèces le pH, peuvent déplacer λmax ; la concentration, elle, ne change que la hauteur des bandes, pas leur position.

  • Une seule bande, dont λmax coïncide avec celui d’un seul candidat (à la précision de l’appareil près) : l’espèce est identifiée.
  • Plusieurs bandes séparées dans le visible : souvent un mélange de plusieurs espèces colorées, chacune repérée par sa bande.
  • Deux candidats aux λmax trop proches : on compare le spectre entier à leurs spectres de référence, ou l’on sépare les espèces par une autre méthode (chromatographie).

Espèces incolores. Une espèce qui n’absorbe que dans l’ultraviolet donne une solution incolore ; son spectre UV permet pourtant de la repérer et de la doser.

Colorant (code)λmax dans l’eau
tartrazine (E102)426 nm
jaune de quinoléine (E104)415 nm
jaune orangé S (E110)485 nm
rouge allura AC (E129)504 nm
ponceau 4R (E124)505 nm
noir brillant BN (E151)570 nm
indigotine (E132)610 nm
bleu brillant FCF (E133)630 nm
bleu patenté V (E131)638 nm

Valeurs des spécifications des colorants alimentaires (FAO-JECFA, d’après les valeurs de l’Union européenne ; jaune de quinoléine : valeur du JECFA).

Exemples

Exemple 1 — une seule bande. Le spectre d’une solution bleue, enregistré dans l’eau, présente une seule bande :

0,00,20,40,60,81,0400450500550600650700750λ (nm)A638 nm

λmax ≈ 638 nm. Dans la table, seul le bleu patenté V (E131) convient : le bleu brillant FCF (630 nm) et l’indigotine (610 nm) en sont trop éloignés. La solution absorbe dans l’orangé-rouge et paraît bien bleue.

Exemple 2 — deux candidats trop proches. Une solution rouge a son maximum à 505 nm. Le rouge allura AC (504 nm) et le ponceau 4R (505 nm) conviennent tous deux : la seule valeur de λmax ne suffit pas. On superpose le spectre entier aux deux spectres de référence, ou l’on réalise une chromatographie avec les deux colorants comme témoins.

Exemple 3 — dans l’ultraviolet. Une solution d’ADN est incolore, mais l’ADN absorbe fortement vers 260 nm : on le repère, et on le dose, sur son spectre UV.

Réflexe — je relève le nombre de bandes et chaque λmax, je compare aux données tabulées dans le même solvant, et je vérifie que la couleur de la solution est cohérente avec la couleur absorbée.

Attention — deux espèces différentes peuvent avoir le même λmax : une coïncidence de λmax rend une espèce possible, pas certaine. Et un spectre limité au visible ne montre pas les espèces incolores.

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Loi de Beer-Lambert : concentration et quantité de matière

Ce qu’il faut savoir

Loi de Beer-Lambert. Pour une solution diluée d’une espèce qui absorbe à la longueur d’onde λ :

A=ε×ℓ×c
  • A : absorbance, sans unité ;
  • ε : coefficient d’absorption molaire de l’espèce, en L·mol⁻¹·cm⁻¹ ; il dépend de l’espèce, de la longueur d’onde, du solvant et de la température ;
  • ℓ : épaisseur de solution traversée (longueur de la cuve), en cm ;
  • c : concentration en quantité de matière de l’espèce, en mol·L⁻¹.

Deux façons de l’exploiter.

  • ε connu (table, notice, mesure antérieure) : une seule mesure suffit, c=Aεℓ.
  • ε inconnu : une gamme d’étalons donne la droite A = k × c, de coefficient directeur k = ε × ℓ (méthode de première).

Déterminer la composition d’un système. De c, on tire la quantité de matière n = c × V dans le volume V, la masse m = n × M, la concentration en masse cm = c × M ; dans un système qui évolue, la quantité d’un produit coloré donne l’avancement.

Exemples

Exemple 1 — avec ε connu. Un colorant rouge a pour coefficient ε = 1,80 × 10⁴ L·mol⁻¹·cm⁻¹ à son λmax. Dans une cuve de 1,00 cm, une solution donne A = 0,486 : c=0,4861,80×104×1,00 = 2,70 × 10⁻⁵ mol·L⁻¹.

Dans 250 mL de cette solution : n = 2,70 × 10⁻⁵ × 0,250 = 6,75 × 10⁻⁶ mol ; avec M = 400 g·mol⁻¹, m = 6,75 × 10⁻⁶ × 400 = 2,70 × 10⁻³ g, soit 2,70 mg.

Exemple 2 — une autre cuve. La même solution dans une cuve de 0,500 cm : k = ε × ℓ = 1,80 × 10⁴ × 0,500 = 9,00 × 10³ L·mol⁻¹, et A = 9,00 × 10³ × 2,70 × 10⁻⁵ = 0,243, deux fois moins.

Exemple 3 — un produit qui se forme. Une transformation, dans un volume de 20,0 mL, forme une seule espèce colorée P, d’absorption molaire ε = 1,50 × 10³ L·mol⁻¹·cm⁻¹. À une date t, dans une cuve de 1,00 cm, A = 0,300 : [P] = 0,300 ÷ (1,50 × 10³) = 2,00 × 10⁻⁴ mol·L⁻¹, donc n(P) = 2,00 × 10⁻⁴ × 0,0200 = 4,00 × 10⁻⁶ mol à cette date.

Réflexe — je vérifie les unités (ℓ en cm, ε en L·mol⁻¹·cm⁻¹), je calcule c=Aεℓ, je multiplie par le facteur de dilution s’il y en a un, puis je passe à n, m ou cm.

Attention — une valeur de ε ne vaut que pour l’espèce, la longueur d’onde et le solvant indiqués : mesurer à une autre longueur d’onde avec le ε de λmax donne une concentration fausse.

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Domaine de validité, additivité et choix de la longueur d’onde

Ce qu’il faut savoir

Domaine de validité de la loi de Beer-Lambert. Elle s’applique à :

  • une solution diluée (en pratique, concentration inférieure à 10⁻² mol·L⁻¹ environ) ;
  • une solution limpide : un trouble diffuse la lumière et augmente faussement A ;
  • une lumière d’une seule longueur d’onde ;
  • une absorbance dans le domaine où l’appareil est précis. Comme A = log(I₀ ÷ I), la solution transmet 10 % de la lumière pour A = 1 et 1 % pour A = 2 : une grande absorbance est mal mesurée, on dilue. Une très petite absorbance (quelques centièmes) est imprécise : on dilue moins ou on prend une cuve plus épaisse. Une méthode officielle de contrôle des colorants alimentaires (FAO-JECFA) demande ainsi de diluer jusqu’à une absorbance comprise entre 0,3 et 0,7.

Additivité des absorbances. Dans un mélange d’espèces qui ne réagissent pas entre elles, les absorbances s’ajoutent, à chaque longueur d’onde :

A(λ)=ε1ℓc1+ε2ℓc2+…

Choisir la longueur d’onde. Pour doser une espèce dans un mélange, on mesure de préférence là où elle seule absorbe ; sinon, on retranche la contribution des autres espèces. Le blanc se fait avec une solution qui contient tout, sauf l’espèce dosée (le solvant seul, s’il n’y a rien d’autre).

Exemples

Exemple 1 — une absorbance trop grande. Une solution donne A = 2,40 : elle ne transmet que 10−2,40 ≈ 0,4 % de la lumière, la mesure n’est pas fiable. Diluée 5 fois, elle donnera une absorbance voisine de 2,40 ÷ 5 = 0,48, dans le bon domaine ; on multipliera ensuite la concentration trouvée par 5.

Exemple 2 — un mélange de deux colorants. Une encre violette contient un colorant rouge X et un colorant bleu Y. Cuve de 1,00 cm ; à 600 nm, seul Y absorbe : εY(600) = 3,0 × 10⁴ ; à 520 nm, εX(520) = 2,0 × 10⁴ et εY(520) = 1,2 × 10³ L·mol⁻¹·cm⁻¹ (mesures sur des étalons).

Mesures : A(600) = 0,450, donc cY = 0,450 ÷ (3,0 × 10⁴) = 1,5 × 10⁻⁵ mol·L⁻¹.

A(520) = 0,618 : la part de Y vaut 1,2 × 10³ × 1,5 × 10⁻⁵ = 0,018 ; il reste 0,618 − 0,018 = 0,600 pour X, donc cX = 0,600 ÷ (2,0 × 10⁴) = 3,0 × 10⁻⁵ mol·L⁻¹.

Réflexe — avant de calculer, je vérifie que la mesure est dans le domaine de validité (solution diluée et limpide, absorbance ni trop grande ni trop petite) et je repère toutes les espèces qui absorbent à la longueur d’onde choisie.

Attention — diviser par 5 une absorbance trop grande, sans diluer réellement la solution, ne la rend pas fiable : seule une vraie dilution ramène la mesure dans le domaine de validité.

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Spectre infrarouge : identifier des groupes caractéristiques

Rappel de première. Nombre d’onde σ = 1 ÷ λ (en cm⁻¹, λ en cm), transmittance, bandes O–H, C=O et C–H du groupe –CHO, empreinte digitale : Structure des entités organiques. Les photons infrarouges, peu énergétiques, font vibrer les liaisons (photon E = h × ν : Lumière : images, couleurs et photons).

Ce qu’il faut savoir

Lecture d’un spectre IR. L’axe horizontal porte le nombre d’onde σ, décroissant de 4 000 à 500 cm⁻¹ environ ; une absorption est une bande vers le bas (transmittance faible). Au-dessus de 1 500 cm⁻¹, chaque bande signale un type de liaison.

Liaisonσ (cm⁻¹)Allure de la bande
O–H alcool libre (gaz, solution diluée)3 500 – 3 700fine
O–H alcool lié (liquide)3 200 – 3 400forte, large
O–H acide carboxylique2 500 – 3 200forte, très large
N–H amine ou amide3 100 – 3 500moyenne ; deux bandes pour –NH₂, une pour –NH–
C–H d’un carbone tétragonal2 800 – 3 000forte
C–H du groupe –CHO2 700 – 2 900moyenne, deux bandes
C=O ester1 700 – 1 750forte, fine
C=O aldéhyde ou cétone1 650 – 1 730forte, fine
C=O acide carboxylique1 680 – 1 710forte, fine
C=O amide1 630 – 1 700forte
C=C1 620 – 1 680moyenne

Les bornes varient de quelques dizaines de cm⁻¹ d’une table à l’autre : on utilise toujours celle de l’énoncé.

Nouvelles familles de terminale.

  • Ester R–COO–R′ : bande C=O forte et fine (1 700 – 1 750 cm⁻¹), sans bande O–H. Son hydrolyse redonne l’acide R–COOH et l’alcool R′–OH dont il provient, qui lui donnent son nom (…oate de …yle).
  • Amine (atome d’azote lié à des atomes de carbone ou d’hydrogène, sans C=O) : bandes N–H, deux pour –NH₂, une pour –NH–, aucune si l’azote est lié à trois carbones ; pas de bande C=O.
  • Amide R–CO–N : bande C=O forte (1 630 – 1 700 cm⁻¹), et bandes N–H selon le nombre d’atomes H portés par l’azote.

La démarche. 1. Une bande C=O forte vers 1 630 – 1 750 cm⁻¹ ? 2. Une absorption entre 2 500 et 3 700 cm⁻¹ autre que les C–H : O–H large, O–H très large, une ou deux bandes N–H ? 3. La formule brute : présence d’azote, nombre d’atomes d’oxygène. 4. On élimine les familles incompatibles.

Exemples

Exemple 1 — ester ou acide ? Une espèce de formule C₆H₁₂O₂ (deux atomes O) peut être un acide carboxylique ou un ester. Son spectre :

0204060801004 0003 5003 0002 5002 0001 5001 000500σ (cm⁻¹)T (%)2 9601 740

Bande forte et fine à 1 740 cm⁻¹ : liaison C=O. Aucune bande entre 2 500 et 3 200 cm⁻¹ en dehors des C–H fines vers 2 960 cm⁻¹, et rien au-dessus de 3 000 cm⁻¹ : pas de O–H, ce n’est pas un acide. C’est un ester ; 1 740 cm⁻¹ est d’ailleurs au-delà du domaine des C=O d’acide (1 680 – 1 710 cm⁻¹).

Exemple 2 — amine ou amide ? Une espèce C₆H₁₅N montre deux bandes moyennes à 3 370 et 3 290 cm⁻¹ et aucune bande entre 1 630 et 1 750 cm⁻¹ : groupe –NH₂ sans C=O, c’est une amine. Une espèce C₅H₁₁NO montre une seule bande N–H vers 3 300 cm⁻¹ et une bande forte à 1 650 cm⁻¹ : groupe –CO–NH–, c’est un amide.

Exemple 3 — de λ à σ. Une bande à λ = 5,75 µm = 5,75 × 10⁻⁴ cm a pour nombre d’onde σ = 1 ÷ (5,75 × 10⁻⁴) ≈ 1 739 cm⁻¹ : seul le domaine des C=O d’ester le contient.

Réflexe — je cherche d’abord la bande C=O, puis ce qui absorbe entre 2 500 et 3 700 cm⁻¹ (en comptant les bandes N–H), et je conclus avec la formule brute.

Attention — une bande ne suffit pas : vers 3 300 cm⁻¹, ce peut être un O–H lié ou un N–H ; vers 1 700 cm⁻¹, un aldéhyde, une cétone, un acide ou un ester. C’est l’ensemble du spectre, avec la formule brute, qui tranche.

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Spectre infrarouge : identifier une espèce, contrôler, suivre

Ce qu’il faut savoir

Identifier une espèce chimique.

  1. Repérer les groupes caractéristiques avec les bandes situées au-dessus de 1 500 cm⁻¹.
  2. Avec la formule brute, lister les espèces candidates et éliminer celles dont les groupes ne correspondent pas.
  3. Confirmer en superposant le spectre entier, empreinte digitale comprise (en dessous de 1 500 cm⁻¹), à un spectre de référence enregistré dans les mêmes conditions : deux espèces de même famille, comme deux isomères, ne se distinguent souvent que là.

Contrôler un produit. Après une synthèse, le produit pur ne doit plus présenter les bandes caractéristiques des réactifs : une bande O–H restante signale un alcool ou de l’eau, une bande très large de 2 500 à 3 200 cm⁻¹ un acide carboxylique.

Suivre une transformation. En enregistrant des spectres à plusieurs dates, on voit diminuer les bandes propres aux réactifs et apparaître celles des produits ; la transformation est achevée quand les bandes du réactif limitant ont disparu. Au lycée, la spectroscopie IR s’exploite de façon qualitative : elle dit quelles liaisons sont présentes ; pour doser une espèce, on utilise plutôt l’absorbance UV-visible ou un titrage.

Exemples

Exemple 1 — contrôler une estérification. L’acide propanoïque réagit avec le propan-1-ol : on obtient du propanoate de propyle et de l’eau. Spectre du produit brut : bande fine à 1 740 cm⁻¹ (C=O d’ester), mais aussi une bande large vers 3 350 cm⁻¹ : il reste du propan-1-ol ou de l’eau. Aucune bande très large entre 2 500 et 3 200 cm⁻¹ : l’acide a été éliminé au lavage. Après séchage et distillation, il ne reste au-dessus de 1 500 cm⁻¹ que les bandes C–H et la bande à 1 740 cm⁻¹ : produit pur, à confirmer par le spectre de référence.

Exemple 2 — deux isomères. L’hexan-2-one et l’hexan-3-one (C₆H₁₂O) ont la même bande C=O vers 1 715 cm⁻¹ et les mêmes bandes C–H : au-dessus de 1 500 cm⁻¹, leurs spectres se ressemblent. Seule la comparaison de l’empreinte digitale avec les deux spectres de référence permet de dire lequel est dans le flacon.

Exemple 3 — suivre une réduction. La pentan-3-one est réduite en pentan-3-ol. Au fil des spectres, la bande C=O vers 1 715 cm⁻¹ diminue et une bande O–H large apparaît vers 3 350 cm⁻¹ ; la transformation est achevée quand la bande à 1 715 cm⁻¹ a disparu.

Réflexe — pour identifier : groupes, candidats, élimination, puis comparaison avec un spectre de référence ; pour contrôler ou suivre : je liste les bandes propres à chaque réactif et à chaque produit, et je regarde lesquelles restent.

Attention — la présence des bonnes bandes ne prouve pas l’identité d’une espèce : un isomère de même famille a les mêmes bandes au-dessus de 1 500 cm⁻¹. Seule la superposition avec un spectre de référence le confirme.

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Pour aller plus loin

Parti vers d’autres chapitres. Le photon (E = h × ν), l’effet photoélectrique, le travail d’extraction et la cellule photovoltaïque, présents auparavant sur cette page, sont dans Le photon : effet photoélectrique et cellule photovoltaïque ; les niveaux d’énergie d’un atome et les spectres de raies, dans Lumière : images, couleurs et photons.

Les autres relations du programme. Comme la loi de Beer-Lambert, deux autres lois relient une grandeur mesurée à une concentration ou à une quantité de matière, chacune avec son domaine de validité : la loi de Kohlrausch, pour des solutions ioniques diluées (Titrages suivis par pH-métrie et conductimétrie), et l’équation d’état du gaz parfait, pour un gaz à basse pression (Système thermodynamique : gaz parfait et premier principe).

Dans les chapitres voisins. La spectrophotométrie sert à suivre une transformation lente : Cinétique chimique. Les formes acide et basique d’un indicateur coloré, et le pKa : Force des acides et des bases : Ka, pKa et tampons. Les esters, amines et amides, leur nomenclature et leurs formules : Structure : formules topologiques, isomérie et polymères ; le contrôle d’une synthèse en plusieurs étapes : Stratégies de synthèse : réactions, optimisation, protection.

À retenir
  • Spectre UV-visible : nombre de bandes, λmax et allure, comparés à des données tabulées ou à un spectre de référence dans le même solvant ; deux λmax trop proches ne suffisent pas à conclure.
  • Loi de Beer-Lambert pour une solution diluée : A = ε × ℓ × c (ε en L·mol⁻¹·cm⁻¹, ℓ en cm, c en mol·L⁻¹) ; avec ε connu, c = A ÷ (ε × ℓ), puis n = c × V, m = n × M.
  • Validité : solution diluée et limpide, une seule longueur d’onde, absorbance ni trop grande (on dilue) ni trop petite ; dans un mélange, les absorbances s’ajoutent : on mesure là où seule l’espèce dosée absorbe, ou l’on retranche les autres contributions.
  • Spectre IR : C=O d’ester 1 700 – 1 750 cm⁻¹, d’amide 1 630 – 1 700 cm⁻¹ ; N–H 3 100 – 3 500 cm⁻¹, deux bandes pour –NH₂, une pour –NH– ; O–H large (alcool) ou très large (acide) ; on conclut avec la formule brute.
  • Identifier une espèce : groupes, candidats, élimination, puis superposition avec un spectre de référence (empreinte digitale) ; contrôler ou suivre une transformation : bandes des réactifs qui disparaissent, bandes des produits qui apparaissent.

Questions fréquentes

Comment identifier une espèce avec son spectre UV-visible ?

On relève le nombre de bandes et la longueur d’onde de chaque maximum, puis on les compare à des valeurs tabulées ou à un spectre de référence enregistrés dans le même solvant. Une seule coïncidence ne suffit pas si deux candidats ont des maximums très proches : on compare alors le spectre entier, ou on sépare les espèces par chromatographie.

Comment utiliser la loi de Beer-Lambert A = ε × ℓ × c ?

Avec ε en L·mol⁻¹·cm⁻¹ et ℓ en cm, la concentration vaut c = A ÷ (ε × ℓ). Si la solution a été diluée, on multiplie par le facteur de dilution ; on en déduit ensuite la quantité de matière n = c × V, la masse m = n × M ou la concentration en masse.

Quel est le domaine de validité de la loi de Beer-Lambert ?

La solution doit être diluée et limpide, éclairée par une seule longueur d’onde, et l’absorbance ni trop grande ni trop petite. Une absorbance trop grande se corrige en diluant réellement la solution. Dans un mélange, les absorbances des espèces s’ajoutent : on mesure là où seule l’espèce dosée absorbe, ou l’on retranche les autres contributions.

Comment reconnaître un ester, une amine ou un amide sur un spectre infrarouge ?

Un ester a une bande C=O forte vers 1 700 – 1 750 cm⁻¹ sans bande O–H. Une amine a des bandes N–H vers 3 100 – 3 500 cm⁻¹ (deux pour –NH₂, une pour –NH–) et pas de C=O. Un amide a une bande C=O vers 1 630 – 1 700 cm⁻¹ et, si l’azote porte des atomes d’hydrogène, des bandes N–H.

Comment suivre une transformation ou contrôler un produit par spectroscopie IR ?

On liste les bandes propres à chaque réactif et à chaque produit : pendant la transformation, celles des réactifs diminuent et celles des produits apparaissent. Un produit pur ne doit plus montrer les bandes des réactifs, et son identité se confirme en superposant son spectre entier à un spectre de référence.

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