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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Diffraction et interférences

Diffraction par une ouverture ou un obstacle et angle caractéristique θ = λ/a ; superposition de deux ondes, cohérence et déphasage ; interférences constructives et destructives de deux sources en phase ; fentes d’Young, différence de chemin optique et interfrange ; mesures d’une longueur d’onde, d’une largeur ou d’un écartement.

À propos de cette page
Ce cours de physique-chimie de terminale spécialité étudie la diffraction et les interférences en six parties : conditions d’observation et conséquences de la diffraction, angle caractéristique θ = λ/a et largeur de la tache centrale, superposition de deux signaux et cohérence avec un programme Python, démonstration des conditions d’interférences constructives et destructives, fentes d’Young et interfrange i = λD/b, mesures et lumière blanche.
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La diffraction : conditions d’observation et conséquences

Ce qu’il faut savoir

Rappel de première. Une onde progressive sinusoïdale est périodique dans le temps (période T, fréquence f=1T) et dans l’espace (longueur d’onde λ), avec λ=vT=vf, où v est la célérité de l’onde (Ondes mécaniques : propagation et périodicité). Pour la lumière dans le vide ou dans l’air, v=c=3,00×108 m·s⁻¹. Dans tout ce chapitre, les ondes sont progressives et sinusoïdales.

Le phénomène. Une onde qui rencontre une ouverture ou un obstacle de dimension a ne se propage plus seulement en ligne droite : elle s’étale au-delà, dans des directions qu’elle n’atteindrait pas sans lui. C’est la diffraction. Elle concerne toutes les ondes : houle, son, ultrasons, ondes radio, lumière.

Conditions d’observation. La diffraction est d’autant plus marquée que a est petite ; elle devient très importante quand a est du même ordre de grandeur que λ, ou plus petite. Si a est très grande devant λ, l’onde passe pratiquement en ligne droite. Avec un laser, une fente de quelques dixièmes de millimètre (quelques centaines de fois λ) donne déjà une figure visible sur un écran éloigné de quelques mètres.

Ce qui ne change pas. La diffraction ne modifie ni la fréquence, ni la célérité, donc ni la longueur d’onde : seule la répartition des directions de propagation change.

OndeLongueur d’ondeCe qui la diffracte
houlede quelques dizaines à quelques centaines de mètresentrée de port, digue, île
son audible (dans l’air)de 1,7 cm environ (20 kHz) à 17 m environ (20 Hz)porte, pilier, mur, tête
lumière visiblede 400 nm à 800 nmfente, fil ou trou de quelques micromètres à quelques dixièmes de millimètre

Figure de diffraction d’une fente. Sur un écran éloigné, on observe une tache centrale très lumineuse, encadrée de taches secondaires beaucoup moins lumineuses et deux fois moins larges, séparées par des zones sombres, les extinctions. La figure s’étale perpendiculairement à la fente : une fente verticale donne une figure horizontale. Un trou circulaire donne une tache centrale entourée d’anneaux.

intensité lumineuseLL/2sur l’écran

Fente et fil. Un fil (ou un cheveu) de diamètre a donne la même figure de diffraction qu’une fente de largeur a (résultat admis) : on mesure ainsi des diamètres de quelques dizaines de micromètres.

Conséquences concrètes. On entend une personne cachée derrière une porte entrouverte ; la houle pénètre derrière une digue ; la diffraction limite la finesse des détails qu’un télescope, un microscope ou l’œil peuvent distinguer, et la taille minimale de la tache d’un laser qui lit un disque optique.

Exemples

Exemple 1 — les graves et les aigus d’une enceinte. Dans l’air (v=343 m·s⁻¹), un son grave de 100 Hz a pour longueur d’onde λ=343100=3,43 m : une porte de 0,90 m est plus étroite que λ, le son s’étale dans toute la pièce voisine. Un son aigu de 8 000 Hz a pour longueur d’onde 3438000≈4,29×10−2 m : la porte est environ 21 fois plus large que λ, la diffraction est faible et les aigus restent concentrés face à l’ouverture.

Exemple 2 — la lumière par la même porte. Pour une lumière jaune de 580 nm, aλ=0,90580×10−9≈1,55×106 : la porte est immense devant λ, la lumière passe en ligne droite. C’est pourquoi on peut entendre, sans la voir, une personne placée hors de l’axe de la porte.

Réflexe — je compare la dimension a de l’ouverture ou de l’obstacle à la longueur d’onde λ, dans la même unité (au besoin après avoir calculé λ=vf) : a de l’ordre de λ ou plus petite → diffraction très marquée ; a immense devant λ → propagation quasi rectiligne.

Attention — une fréquence plus élevée donne une longueur d’onde plus courte, donc moins de diffraction. Et ce sont les taches secondaires qui sont deux fois moins larges que la tache centrale, pas l’inverse.

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L’angle caractéristique θ = λ/a et la tache centrale

Ce qu’il faut savoir

Angle caractéristique. Pour une fente de largeur a éclairée par une onde monochromatique de longueur d’onde λ, la direction de la première extinction fait avec l’axe du faisceau l’angle θ :

θ=λaθ en radians ; λ et a dans la même unité

θ est un demi-angle : il va du centre de la tache centrale à la première extinction. Il augmente quand λ augmente (le rouge est plus diffracté que le bleu) et quand a diminue. Cette relation vaut pour des angles petits, ce qui est le cas en optique.

laserfente de largeur aécranθLD

Largeur de la tache centrale. Sur un écran à la distance D de la fente, la demi-largeur de la tache centrale est L2 : dans le triangle rectangle formé par la fente, le centre de la tache et la première extinction, tanθ=L2D. Pour un petit angle exprimé en radians, tanθ≈θ, d’où :

θ≈L2DetL=2λDa

Exploitation graphique. Pour une même longueur d’onde, θ est proportionnel à 1a : la courbe θ=f(1a) est une droite passant par l’origine, de coefficient directeur λ. Avec plusieurs fentes calibrées, on mesure ainsi λ ; on en déduit ensuite la largeur d’une fente ou le diamètre d’un fil inconnus.

Traitement d’image. Sur une photographie de la figure, un logiciel donne les positions en pixels ; une échelle (par exemple une règle photographiée sur l’écran) convertit les pixels en millimètres avant tout calcul.

Exemples

Exemple 1 — un laser vert. λ=532 nm, fente a=80 µm, écran à D=1,60 m. θ=532×10−980×10−6=6,65×10−3 rad (angle bien petit : environ 0,38°). L=2Dθ=2×1,60×6,65×10−3=2,13×10−2 m, soit environ 21,3 mm.

Exemple 2 — le diamètre d’un fil de pêche. Éclairé par un laser rouge de 650 nm, un fil de pêche donne sur un écran à 2,00 m une tache centrale de 21,7 mm. Le fil se comporte comme une fente de largeur a : a=2λDL=2×650×10−9×2,0021,7×10−3≈1,20×10−4 m, soit un diamètre de 0,120 mm.

Réflexe — je convertis tout en mètres (nm → 10⁻⁹ m ; µm → 10⁻⁶ m ; mm → 10⁻³ m), j’écris θ=λa et θ≈L2D, puis j’isole l’inconnue ; l’angle sort en radians.

Attention — la tache centrale entière mesure L=2Dθ, pas Dθ : θ ne repère qu’un bord. Et l’approximation tanθ≈θ n’est valable qu’en radians, pour des angles petits.

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Superposition de deux ondes : déphasage et cohérence

Ce qu’il faut savoir

Superposition. Quand deux ondes atteignent le même point M, leurs élongations s’ajoutent : y(t)=y1(t)+y2(t). On parle d’interférences quand cette superposition donne en chaque point une amplitude stable dans le temps, qui varie d’un point à l’autre entre un maximum et un minimum.

Deux signaux synchrones (même période T) : y1=A1cos(2πtT) et y2=A2cos(2πtT+φ), où φ est la phase à l’origine du second, c’est-à-dire son déphasage par rapport au premier. Leur somme est un signal sinusoïdal de même période T, dont l’amplitude dépend de φ :

  • signaux en phase (φ=0, 2π, 4π…) : ils s’ajoutent, l’amplitude est maximale et vaut A1+A2 : interférences constructives ;
  • signaux en opposition de phase (φ=π, 3π…) : ils se retranchent, l’amplitude est minimale et vaut |A1−A2|, nulle si A1=A2 : interférences destructives ;
  • autre déphasage : amplitude intermédiaire.
en phaseten opposition de phasety1 y2 y1 + y2

Déphasage et retard. Si le second signal reproduit le premier avec un retard Δτ, son déphasage vaut φ=2πΔτT (au signe près) : un retard d’une période entière donne des signaux en phase, un retard d’une demi-période des signaux en opposition de phase.

Cohérence. Deux ondes ne donnent une figure d’interférences stable que si elles sont cohérentes : même fréquence et déphasage constant dans le temps. On les obtient en dédoublant une source unique : deux fentes éclairées par le même laser, deux pointes fixées au même vibreur, deux haut-parleurs branchés sur le même générateur. Deux lampes, deux lasers ou deux générateurs indépendants ne sont pas cohérents : la figure se brouille ou défile.

En Python. Le programme ci-dessous trace y1, y2 et leur somme ; on fait varier phi pour voir l’amplitude de la somme passer de A1+A2 à |A1−A2|.

import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
T = 2.0e-3            # période commune (s)
A1, A2 = 3.0, 2.0     # amplitudes (mm)
phi = np.pi           # phase à l’origine du signal 2 (rad)
t = np.linspace(0, 3*T, 600)
y1 = A1*np.cos(2*np.pi*t/T)
y2 = A2*np.cos(2*np.pi*t/T + phi)
plt.plot(t, y1, t, y2, t, y1 + y2)
plt.xlabel("t (s)")
plt.show()

Conséquences concrètes. Un casque à réduction de bruit émet un son de même fréquence que le bruit, en opposition de phase ; les couleurs irisées des bulles de savon, des ailes de certains papillons ou du traitement antireflet des lunettes viennent d’interférences lumineuses.

Exemples

Exemple 1 — deux vagues d’amplitudes différentes. En un point d’une cuve, deux ondes synchrones d’amplitudes 3,0 mm et 2,0 mm se superposent. En phase : amplitude 3,0+2,0=5,0 mm. En opposition de phase : amplitude 3,0−2,0=1,0 mm, et non zéro.

Exemple 2 — un retard d’un quart de période. T=2,0 ms et Δτ=0,50 ms : ΔτT=0,25, donc φ=2π×0,25=π2 rad. Les signaux ne sont ni en phase ni en opposition de phase : l’amplitude de la somme est intermédiaire.

Réflexe — je calcule ΔτT (ou je lis φ) : nombre entier → en phase, amplitude A1+A2 ; nombre entier + 0,5 → opposition de phase, amplitude |A1−A2| ; sinon, intermédiaire. Je vérifie d’abord que les sources sont cohérentes.

Attention — l’opposition de phase n’annule le signal que si les deux amplitudes sont égales. La somme garde la période T des deux signaux, quel que soit φ.

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Interférences constructives et destructives de deux sources en phase

Ce qu’il faut savoir

Situation. Deux sources ponctuelles S1 et S2 émettent en phase des ondes de même période T, qui se propagent à la célérité v dans un milieu homogène. Un point M est à la distance d1 de S1 et d2 de S2. On appelle différence de marche δ=d2−d1.

S1 S2 Md1 d2 deux sources en phase (même vibreur)

Démonstration (à savoir refaire). L’onde issue de S1 met la durée d1v pour atteindre M, celle issue de S2 met d2v. En M, la seconde est donc en retard de

Δτ=d2−d1v=δv

  • Les deux vibrations arrivent en phase si ce retard est un multiple de la période : Δτ=kT⟺δ=kvT=kλ : interférences constructives, amplitude maximale ;
  • elles arrivent en opposition de phase si Δτ=(k+12)T⟺δ=(k+12)λ : interférences destructives, amplitude minimale ;
  • dans les autres cas, l’amplitude est intermédiaire (k est un entier relatif).

Dans une cuve à ondes. Deux pointes fixées au même vibreur frappent l’eau en phase. Les points où l’eau reste immobile dessinent des lignes (des hyperboles de foyers S1 et S2), qui alternent avec des lignes d’amplitude maximale ; un stroboscope permet de les observer. On teste les conditions précédentes en mesurant d1 et d2 pour des points de chaque ligne.

Exemples

Exemple 1 — deux points d’une cuve. λ=1,2 cm. En P : d1=7,8 cm et d2=11,4 cm, donc δ=3,6 cm et δλ=3 : nombre entier, P vibre avec une amplitude maximale. En Q : d1=5,3 cm et d2=9,5 cm, donc δ=4,2 cm et δλ=3,5 : demi-entier, l’eau y est quasi immobile.

Exemple 2 — un point à égale distance. Sur la médiatrice de [S1S2], d1=d2 donc δ=0=0×λ : tous ces points vibrent avec une amplitude maximale, quelle que soit la fréquence.

Réflexe — je vérifie que les sources sont cohérentes et en phase, je calcule δ=d2−d1 et λ=vf dans la même unité, puis le quotient δλ : entier → constructives ; demi-entier → destructives ; sinon, intermédiaire.

Attention — ces conditions supposent des sources en phase. Si les sources sont en opposition de phase (fils d’un haut-parleur inversés), elles s’échangent : δ=kλ donne alors un minimum. Et une zone d’interférences destructives ne détruit pas l’énergie : elle est redistribuée vers les zones constructives.

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Fentes d’Young : lieux des franges et interfrange

Ce qu’il faut savoir

Dispositif. Un laser éclaire deux fentes (ou deux trous) très fines, parallèles, distantes de b : chacune diffracte la lumière, et les deux ondes, issues du même laser, sont cohérentes et en phase. Sur un écran placé à la distance D≫b, on observe, dans la zone où les deux faisceaux diffractés se superposent, des franges rectilignes, parallèles aux fentes, équidistantes, alternativement brillantes et sombres.

laserMOxbDdeux fentes finesiécran vu de face

Différence de chemin optique. Pour la lumière, on compare les chemins optiques : dans un milieu d’indice n, δ=n(d2−d1) ; dans l’air, n=1,00. En un point M d’abscisse x de l’écran (origine O au centre de la figure), l’expression linéarisée est donnée : δ=nbxD, soit δ=bxD dans l’air. Les conditions de la partie précédente s’appliquent : frange brillante si δ=kλ, frange sombre si δ=(k+12)λ.

Établir l’interfrange (dans l’air). Les franges brillantes vérifient bxkD=kλ, donc xk=kλDb. Deux franges brillantes consécutives sont distantes de

i=xk+1−xk=(k+1)λDb−kλDbsoiti=λDb

La frange centrale (x=0, k=0) est brillante ; les franges sombres sont à mi-chemin, en x=(k+12)i. En un point d’abscisse x, δλ=xi : c’est un moyen rapide de connaître la nature du point. L’interfrange est proportionnel à λ et à D, inversement proportionnel à b.

Exemples

Exemple 1 — une lampe à vapeur de sodium. λ=589 nm, b=0,30 mm, D=2,40 m : i=589×10−9×2,400,30×10−3=4,71×10−3 m, soit environ 4,71 mm.

Exemple 2 — la nature d’un point. Même dispositif, point d’abscisse x=11,8 mm : δ=0,30×10−3×11,8×10−32,40=1,475×10−6 m et δλ=1,475×10−6589×10−9≈2,50 : demi-entier, c’est une frange sombre (la troisième à partir du centre).

Réflexe — frange brillante : δ=kλ et x=ki ; frange sombre : δ=(k+12)λ et x=(k+12)i ; tout en mètres avant de calculer i=λDb.

Attention — ne pas confondre a, la largeur d’une fente, qui commande la diffraction (taille de la tache), et b, la distance entre les deux fentes, qui commande l’interfrange. La première frange sombre est en x=i2, pas en x=i.

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Exploiter une figure d’interférences : mesures et lumière blanche

Ce qu’il faut savoir

Mesurer un interfrange. On choisit N franges brillantes consécutives, le plus grand nombre lisible, et on mesure la distance ℓ entre les centres des deux franges extrêmes : elle couvre N−1 interfranges, donc i=ℓN−1. L’incertitude de lecture des deux centres est la même quel que soit N : répartie sur N−1 interfranges, elle pèse N−1 fois moins sur i. Par traitement d’image, on lit les positions en pixels et on les convertit grâce à l’échelle de la photographie.

Exploiter i=λDb. On isole l’inconnue : λ=ibD, b=λDi ou D=ibλ. Avec plusieurs distances D, la courbe i=f(D) est une droite passant par l’origine, de coefficient directeur λb.

Dans un milieu d’indice n. La fréquence de la lumière ne change pas, mais sa longueur d’onde devient λn : l’interfrange est divisé par n, les franges se resserrent.

Franges et diffraction. Les franges n’apparaissent que dans la zone éclairée par les deux fentes, c’est-à-dire à l’intérieur de la tache centrale de diffraction de chaque fente, de largeur 2λDa : leur nombre dépend du rapport entre b et a.

En lumière blanche. Chaque radiation a son propre interfrange. Au centre, δ=0 pour toutes : la frange centrale est blanche. De part et d’autre, quelques franges irisées, puis l’écran paraît de nouveau blanchâtre (« blanc d’ordre supérieur ») : en chaque point, plusieurs radiations réparties sur tout le spectre sont éteintes à la fois. En un point où la différence de marche vaut δ, sont éteintes les radiations visibles de longueur d’onde λ=δk+1/2 et renforcées celles de longueur d’onde λ=δk ; un spectroscope y montre des cannelures sombres.

Exemples

Exemple 1 — neuf franges. Neuf franges brillantes consécutives s’étendent sur 17,6 mm : elles délimitent 8 interfranges, donc i=17,68=2,20 mm. Avec b=0,60 mm et D=2,00 m : λ=ibD=2,20×10−3×0,60×10−32,00=6,6×10−7 m, soit 660 nm (rouge).

Exemple 2 — une photographie. Sur une image où 100 pixels correspondent à 4,0 mm, onze franges brillantes s’étalent sur 650 pixels : ℓ=650×4,0100=26 mm et i=2610=2,6 mm.

Réflexe — je compte les franges brillantes, je divise par leur nombre moins un, je convertis pixels et millimètres en mètres, puis j’isole l’inconnue dans i=λDb.

Attention — N franges brillantes consécutives délimitent N−1 interfranges, pas N : diviser par N sous-estime i. En lumière blanche, seule la frange centrale est blanche à coup sûr ; le blanchâtre lointain n’est pas une frange brillante.

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Pour aller plus loin

Les autres phénomènes ondulatoires. L’intensité sonore, l’atténuation et l’effet Doppler, qui complètent cette partie du programme, sont traités dans Ondes : intensité sonore, atténuation et effet Doppler.

Diffraction et instruments. La diffraction par l’ouverture d’un instrument limite la finesse de ses images ; la formation des images par une lunette est étudiée dans Lunette astronomique.

Onde ou particule ? Diffraction et interférences montrent le caractère ondulatoire de la lumière ; l’effet photoélectrique montre qu’elle échange son énergie par paquets, les photons : voir Le photon : effet photoélectrique et cellule photovoltaïque.

Après le baccalauréat. La diffraction par un trou circulaire (facteur 1,22), les réseaux à grand nombre de fentes et le calcul de l’intensité des franges sont étudiés dans le supérieur.

À retenir
  • Diffraction : une onde s’étale après une ouverture ou un obstacle de dimension a ; elle est très marquée quand a est de l’ordre de λ ou plus petite, sans changer ni f ni λ.
  • Fente de largeur a : θ=λa en radians (demi-angle) ; sur un écran à la distance D, tache centrale de largeur L=2λDa ; un fil donne la même figure qu’une fente de même largeur.
  • Deux signaux synchrones : en phase, amplitude A1+A2 ; en opposition de phase, |A1−A2| ; interférences stables seulement entre sources cohérentes (une source dédoublée).
  • Sources en phase : Δτ=δv avec δ=d2−d1 ; constructives si δ=kλ, destructives si δ=(k+12)λ.
  • Fentes d’Young : δ=bxD (donnée), franges brillantes en x=ki, sombres en x=(k+12)i, interfrange i=λDb.
  • Mesure : N franges brillantes = N−1 interfranges ; dans un milieu d’indice n, i est divisé par n ; en lumière blanche, la frange centrale est blanche.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre diffraction et interférences ?

La diffraction concerne une seule onde : elle s’étale après une ouverture ou un obstacle de taille comparable à sa longueur d’onde. Les interférences viennent de la superposition de deux ondes cohérentes : selon leur différence de marche, elles se renforcent (franges brillantes, amplitude maximale) ou se compensent (franges sombres). Dans l’expérience des fentes d’Young, les deux phénomènes se combinent.

Comment utiliser la relation θ = λ/a ?

θ est le demi-angle entre le centre de la tache centrale et la première extinction, en radians ; λ et a doivent être dans la même unité, le mètre. Sur un écran à la distance D, la tache centrale mesure L = 2λD/a, car tan θ ≈ θ = L/(2D) pour un petit angle.

Pourquoi deux lasers identiques ne donnent-ils pas de franges ?

Deux sources indépendantes ne sont pas cohérentes : leurs fréquences ne sont jamais rigoureusement égales et leur déphasage varie sans cesse, donc la figure se brouille. On obtient deux ondes cohérentes en dédoublant une source unique, par exemple un laser qui éclaire deux fentes.

Comment savoir si un point est sur une frange brillante ou sombre ?

Pour deux sources en phase, on calcule la différence de marche δ = d₂ − d₁ et le quotient δ/λ. S’il est entier, les ondes arrivent en phase : interférences constructives, frange brillante. S’il vaut un entier plus un demi, elles arrivent en opposition de phase : interférences destructives, frange sombre. Sinon, l’éclairement est intermédiaire.

Comment établir l’interfrange i = λD/b ?

Avec δ = bx/D, les franges brillantes vérifient δ = kλ, donc sont aux abscisses x = kλD/b. L’écart entre deux franges brillantes consécutives, de rangs k et k + 1, vaut i = λD/b.

Comment mesurer précisément un interfrange ?

On mesure la distance entre les centres de N franges brillantes consécutives, le plus grand nombre possible, puis on divise par N − 1, le nombre d’interfranges qu’elles délimitent. L’incertitude de lecture est ainsi répartie sur N − 1 interfranges.

Bloqué sur ce chapitre ?

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