Il s'agit de mesurer le rôle des Églises (protestantes et catholique) dans l'apprentissage de la lecture et de l'écriture par les femmes, de la Réforme aux lois laïques de la fin du XIXe siècle.
Les religions ont-elles été un moteur ou un frein à l'alphabétisation des femmes ?
Le plan en trois parties
Un moteur : lire pour croire
- Le protestantisme et la Bible en langue vulgaireBible de Luther (1534), Suède (1686)
- Les congrégations enseignantes catholiquesUrsulines (1535), Filles de la Charité (1633)
Un moteur limité : lire sans écrire
- Une instruction pieuse et domestiqueFénelon, De l'éducation des filles (1687)
- Un retard persistant sur les hommes14 % des mariées signent vers 1690, 27 % vers 1790 (enquête Maggiolo)
Au XIXe siècle, une concurrence avec l'État
- Les congrégations scolarisent massivement les fillesÉcoles de filles des lois Falloux (1850) et Duruy (1867), souvent congréganistes
- La République veut soustraire les filles à l'ÉgliseDiscours de Ferry (1870), lois laïques (1882, 1886)
Dans certains pays aujourd'hui, des lectures religieuses radicales servent au contraire à interdire l'école aux filles.