Il s'agit de discuter l'image du savant génial et isolé : la production de connaissances sur la radioactivité est-elle le fait d'individus ou de collectifs (équipes, communauté internationale, États) ?
La connaissance de la radioactivité est-elle née du génie de quelques savants ou d'une entreprise collective de plus en plus encadrée par les États ?
Le plan en trois parties
1896-1914 : des découvertes en chaîne
- Une succession de travaux qui se répondentRöntgen (1895), Becquerel (1896), Curie (1898), Rutherford et Soddy (1902-1903)
- Des équipes et des lieuxHangar de la rue Lhomond, Bémont et Demarçay (1898), Institut du radium (1909-1914)
1914-1938 : une communauté internationale
- Des rencontres et des circulationsConseils Solvay (1911, 1927, 1933), Gleditsch à Paris
- Une transmission entre générationsRadioactivité artificielle des Joliot-Curie (1934)
1938-années 1950 : du collectif savant au collectif d'État
- La fission, découverte entre plusieurs paysHahn et Strassmann (Berlin), Meitner et Frisch (Suède, Copenhague), 1938-1939
- La Big ScienceProjet Manhattan (1942-1945), CEA (1945), CERN (1954)
Le mythe de Marie Curie, savante isolée, dit autant de la mémoire du XXe siècle que de la science elle-même.