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Ressources · 6ᵉ · Français

Phrase complexe : la subordination

Reconnaître la proposition principale et la proposition subordonnée, connaître les conjonctions de subordination et leur sens, distinguer coordination et subordination, analyser une phrase complexe pas à pas

À propos de cette page
Ce cours de grammaire de 6e explique ce qu’est une proposition subordonnée, incluse dans une proposition principale, et où elle se place (à la fin, en tête ou au milieu). Il présente les conjonctions de subordination de temps, de cause et de condition, et « que », montre la différence entre « car » et « parce que », puis donne la méthode en quatre étapes pour analyser une phrase complexe.
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Proposition principale et proposition subordonnée

Ce qu’il faut savoirDans une phrase complexe, une proposition peut être incluse dans une autre : c’est la subordination. La proposition incluse est la proposition subordonnée ; celle qui l’accueille est la proposition principale.
• La subordonnée commence par une conjonction de subordination (quand, lorsque, parce que, si, que…) ; cette conjonction fait partie de la subordonnée.
• La subordonnée dépend de la principale : seule, elle ne peut pas former une phrase.
Exemples

[Quand le soleil se lève], [les coqs chantent]. → subordonnée : quand le soleil se lève ; principale : les coqs chantent.

[Nous rentrons] [parce que la nuit tombe]. → subordonnée : parce que la nuit tombe ; principale : nous rentrons.

Mon oncle espère [que le ferry partira à l’heure]. → la subordonnée que le ferry partira à l’heure dit ce que mon oncle espère.

Réflexe — je lis la proposition toute seule : « Parce que la nuit tombe. » n’est pas une phrase complète, c’est donc la subordonnée. Puis j’enlève la subordonnée : ce qui reste est la principale.

Où se place la subordonnée ?

Trois places possibles• à la fin de la phrase : Le chien remue la queue dès que son maître arrive.
• en tête de la phrase, suivie d’une virgule : Si tu as froid, prends mon écharpe.
• au milieu de la principale, entre deux virgules : Le gardien, lorsqu’il entend un bruit, allume sa lampe. → principale : le gardien allume sa lampe.

Attention — une subordonnée n’est jamais une phrase à elle seule. « Le match est reporté. Parce que le terrain est inondé. » est fautif : on écrit « Le match est reporté parce que le terrain est inondé. » De même, après un verbe comme espérer, savoir ou dire, la principale est incomplète sans la subordonnée : « Mon oncle espère… » quoi ? La subordonnée en que complète le verbe.

🎯 S’entraîner : Repérer la subordonnée3 niveaux · méthode + exercices corrigés

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Les conjonctions de subordination et leur sens

Ce qu’il faut savoirLa conjonction de subordination relie la subordonnée à la principale et, souvent, elle indique un sens. Elle est formée d’un mot (quand, si, que) ou de plusieurs (parce que, dès que, pendant que).
SensConjonctionsQuestion posée à la principale
le tempsquand, lorsque, dès que, pendant quequand ?
la causeparce que, puisque, comme (en tête de phrase)pourquoi ?
la conditionsià quelle condition ?
ce que l’on dit, pense ou veutque (après dire, penser, croire, savoir, espérer, vouloir…)quoi ?
Exemples

Avec la même principale, la conjonction change le sens :

Le chat se cache quand l’orage gronde. → le temps (quand se cache-t-il ?)

Le chat se cache parce que l’orage gronde. → la cause (pourquoi ?)

Le chat se cachera si l’orage gronde. → la condition (à quelle condition ?)

Lina remarque que le chat se cache. → ce que Lina remarque (quoi ?)

Réflexe — pour trouver le sens, je pose une question à la principale : quand ? (temps), pourquoi ? (cause), à quelle condition ? (condition), quoi ? (ce que l’on dit ou pense, avec que).

Attention — comme exprime la cause quand la subordonnée est placée en tête : Comme la route était glissante, le car roulait lentement. Après si qui exprime la condition, on n’emploie jamais le conditionnel : on écrit Si nous marchions plus vite, nous rattraperions le groupe, et non « si nous marcherions » (voir le conditionnel présent). Mais comme a aussi d’autres sens : dans Il nage comme un poisson, il sert à comparer et n’introduit pas de subordonnée de cause. Enfin, que devient qu’ devant une voyelle : parce qu’il, lorsqu’elle, puisqu’on.

🎯 S’entraîner : Le sens de la conjonction2 niveaux · méthode + exercices corrigés

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Coordination ou subordination ?

Ce qu’il faut savoirIl existe deux sortes de conjonctions, qui n’ont pas le même rôle :
• la conjonction de coordination (mais, ou, et, or, ni, car) relie deux propositions placées sur le même plan : chacune reste indépendante et pourrait former une phrase seule ;
• la conjonction de subordination (quand, lorsque, dès que, parce que, puisque, si, que…) fait entrer une proposition dans une autre : la subordonnée dépend de la principale et ne peut pas former une phrase seule.
Exemples

[Le facteur distribue le courrier] et [il aime son travail]. → deux propositions coordonnées : chacune est une phrase possible.

Le facteur distribue le courrier [quand le jour se lève]. → quand le jour se lève est subordonnée : seule, elle ne veut rien dire.

Le pique-nique est annulé, car il pleut à verse. / Le pique-nique est annulé parce qu’il pleut à verse. → même sens (la cause), mais car coordonne, parce que subordonne.

Réflexe — je lis seule la proposition qui suit le mot de liaison, sans ce mot : Il pleut à verse. est une phrase, donc avec car les propositions sont coordonnées. Avec parce que, la proposition commence obligatoirement par la conjonction : « Parce qu’il pleut à verse. » reste inachevé, c’est une subordonnée. Pour reconnaître une conjonction de coordination, je connais la liste : mais, ou, et, or, ni, car.

Attention — donc, puis, ensuite, pourtant relient aussi des propositions, mais ce sont des adverbes, pas des conjonctions de subordination : les propositions qu’ils relient restent indépendantes (Le chat miaula, puis il sauta sur le mur.). Et quand les propositions sont seulement séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points, on parle de juxtaposition.

🎯 S’entraîner : Coordination ou subordination ?2 niveaux · méthode + exercices corrigés

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Analyser une phrase complexe

Ce qu’il faut savoirPour analyser une phrase complexe, on suit quatre étapes.
1. Je souligne les verbes conjugués (un infinitif ne compte pas ; un temps composé compte pour un seul verbe).
2. Je compte : autant de propositions que de verbes conjugués.
3. Je mets chaque proposition entre crochets.
4. Je regarde ce qui relie les propositions : une ponctuation (juxtaposition), une conjonction de coordination (coordination) ou une conjonction de subordination (subordination). Une subordonnée dépend toujours d’une principale : je cherche laquelle.
Exemples

Le garde ferme le parc, mais deux enfants restent parce qu’ils cherchent leur ballon.
→ 3 verbes conjugués = 3 propositions : [Le garde ferme le parc], mais [deux enfants restent] [parce qu’ils cherchent leur ballon].
→ Les deux premières sont coordonnées par mais ; la troisième est subordonnée à la deuxième (conjonction parce que).

Dès que le rideau se lève, les spectateurs se taisent ; un violon commence à jouer.
→ 3 propositions : [Dès que le rideau se lève], [les spectateurs se taisent] ; [un violon commence à jouer].
→ La première est subordonnée à la deuxième (temps) ; la deuxième et la troisième sont juxtaposées par le point-virgule. Jouer est un infinitif : il ne compte pas.

Réflexe — pour savoir de quelle proposition dépend une subordonnée, je lui pose la question du sens : Les spectateurs se taisent quand ? → dès que le rideau se lève.

Attention — une même principale peut avoir deux subordonnées : [Quand il fait beau], [nous déjeunons dehors] [parce que la cuisine est trop chaude]. → une principale (nous déjeunons dehors) et deux subordonnées, l’une de temps, l’autre de cause.

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Pour aller plus loin

Pour aller plus loin

• Avant ce chapitre : compter les propositions et reconnaître une phrase simple ou complexe → Phrase complexe : phrase simple et phrase complexe ; relier des propositions par la ponctuation ou une conjonction de coordination → Phrase complexe : juxtaposition et coordination.

• D’autres mots subordonnants : qui, que, où, placés juste après un nom, introduisent aussi une subordonnée, insérée dans la principale : Le chien [qui aboie] appartient au voisin. — La maison [où je suis né] a été vendue. Ce sont des pronoms relatifs ; on apprendra à nommer ces propositions subordonnées relatives en 5e → Les expansions du nom ; les autres subordonnées sont classées en 4e → Les propositions subordonnées.

• Plus tard au collège : les subordonnées qui expriment le temps, la cause ou la condition sont des compléments circonstanciels ; on les classe selon leur sens (but, conséquence, concession…) → Les subordonnées circonstancielles.

À retenir
  • La proposition subordonnée est incluse dans la proposition principale ; seule, elle ne forme pas une phrase.
  • Elle commence par une conjonction de subordination et se place à la fin, en tête (suivie d’une virgule) ou au milieu de la principale.
  • Temps : quand, lorsque, dès que, pendant que ; cause : parce que, puisque, comme (en tête) ; condition : si ; que après dire, penser, savoir…
  • Conjonctions de coordination (mais, ou, et, or, ni, car) : propositions sur le même plan ; de subordination : une proposition dépend de l’autre.
  • Analyser : souligner les verbes conjugués, compter, mettre entre crochets, regarder le lien.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

C’est une proposition incluse dans une autre proposition, la principale, grâce à une conjonction de subordination (quand, parce que, si, que…). Seule, elle ne forme pas une phrase : « Parce que la piscine est fermée. » reste inachevé.

Quelles conjonctions de subordination faut-il connaître en 6e ?

Pour le temps : quand, lorsque, dès que, pendant que. Pour la cause : parce que, puisque, et comme quand la subordonnée est en tête. Pour la condition : si. Enfin, « que » après un verbe comme dire, penser, savoir ou espérer.

Comment trouver la proposition principale ?

On repère la conjonction de subordination, on isole la subordonnée (de la conjonction jusqu’à la fin de sa proposition), puis on l’enlève : ce qui reste est la principale. La subordonnée peut être à la fin, en tête ou au milieu de la principale.

Quelle est la différence entre « car » et « parce que » ?

Les deux expriment la cause. Mais « car » est une conjonction de coordination : les deux propositions restent sur le même plan et chacune pourrait former une phrase. « Parce que » est une conjonction de subordination : la proposition qu’il introduit dépend de la principale.

Comment analyser une phrase complexe ?

Je souligne les verbes conjugués, je compte les propositions (une par verbe conjugué), je les mets entre crochets, puis je regarde ce qui les relie : une ponctuation (juxtaposition), une conjonction de coordination (coordination) ou une conjonction de subordination (subordination).

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