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Collège · 6ᵉ · Français

Phrase simple et phrase complexe : juxtaposition, coordination, subordination

Compter les propositions, relier des propositions par la ponctuation, une conjonction ou un mot subordonnant

À propos de cette page
Ce cours de français en sixième sur « Phrase simple et phrase complexe : juxtaposition, coordination, subordination » suit le programme officiel de français de sixième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La proposition : un verbe conjugué et son sujet, Phrase simple, phrase complexe, phrase non verbale, La juxtaposition : relier par la ponctuation, La coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième à réussir en français.
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La proposition : un verbe conjugué et son sujet

Définition. Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Pour compter les propositions d'une phrase, on compte les verbes conjugués.

Un verbe à l'infinitif (manger) ou au participe (mangé, mangeant) n'est pas conjugué : il ne forme pas de proposition. Un temps composé (a mangé) compte pour un seul verbe conjugué.

Exemple. Les enfants ont fini de jouer et rangent le salon. → deux verbes conjugués (ont fini, rangent) donc deux propositions ; jouer est à l'infinitif et ne compte pas.
Astuce. Un verbe conjugué change si on change le temps : rangentrangeaient. Un infinitif ne change pas : de jouer reste de jouer.
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Phrase simple, phrase complexe, phrase non verbale

TypeNombre de verbes conjuguésExemple
phrase non verbaleaucunQuel silence dans la forêt !
phrase simpleun seul (une proposition)Le renard observe la ferme.
phrase complexedeux ou plus (plusieurs propositions)Le renard observe la ferme, puis il bondit.
Attention ! Une phrase longue n'est pas forcément complexe : Le vieux renard roux du bois voisin observe patiemment la ferme endormie est une phrase simple (un seul verbe conjugué).

Dans une phrase complexe, les propositions sont reliées de trois manières : par juxtaposition, par coordination ou par subordination.

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La juxtaposition : relier par la ponctuation

Règle. Des propositions sont juxtaposées quand elles sont placées côte à côte et séparées uniquement par un signe de ponctuation : virgule, point-virgule ou deux-points.
Exemples.
Le vent souffle, les volets claquent, la pluie tombe.
Il fait nuit ; les lampadaires s'allument.
Je n'irai pas : je suis malade. (les deux-points expriment ici la cause)

Chaque proposition juxtaposée est indépendante : elle pourrait former une phrase à elle seule.

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La coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car

Règle. Des propositions sont coordonnées quand elles sont reliées par une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Elles restent indépendantes, mais la conjonction précise le lien de sens.
ConjonctionSensExemple
maisoppositionIl pleut, mais nous sortons.
ouchoixTu viens ou tu restes.
etajoutElle chante et il danse.
doncconséquenceIl pleut, donc nous restons.
ornouvelle donnée, objectionJe voulais partir ; or le train était parti.
niajout négatifIl ne lit ni n'écrit.
carcauseNous restons, car il pleut.
Astuce. Pour retenir la liste : « Mais où est donc Ornicar ? »
Attention ! Puis, ensuite, pourtant, alors, cependant relient aussi des propositions, mais ce sont des adverbes de liaison, pas des conjonctions de coordination. Avec eux, on parle le plus souvent de juxtaposition : Il sonna, puis il entra.
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La subordination : une proposition qui dépend d'une autre

Règle. Une proposition est subordonnée quand elle dépend d'une autre proposition, appelée principale. Elle commence par un mot subordonnant : que, quand, lorsque, parce que, si, comme, puisque, qui, où… Elle ne peut pas former une phrase seule.
Exemples.
[Je pense] [que tu as raison].
[Quand la cloche sonne], [les élèves sortent].
[Nous rentrons] [parce que la nuit tombe].
[Le chien] [qui aboie] [appartient au voisin]. → la subordonnée est insérée dans la principale.

Le mot subordonnant est comme un crochet : il accroche la subordonnée à la principale. Si l'on enlève la principale, que tu as raison ne veut plus rien dire seul.

Mot subordonnantCe qu'il exprime
queintroduit ce que l'on dit, pense, veut
quand, lorsquele temps
parce que, puisque, commela cause
sila condition
qui, que, où (pronoms relatifs)une précision sur un nom
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La ponctuation de la phrase complexe

  • Une virgule sépare les propositions juxtaposées et se place généralement avant mais, car, donc, or. On ne met pas de virgule avant et ou ou quand ils relient seulement deux éléments.
  • Le point-virgule sépare deux propositions liées par le sens mais assez longues.
  • Les deux-points annoncent une explication, une cause ou une conséquence.
  • Quand une subordonnée est placée en tête de phrase, on met une virgule après elle : Quand il pleut, je lis. Placée après la principale, elle n'en a en général pas besoin : Je lis quand il pleut.
Attention ! On ne sépare jamais par une virgule un sujet de son verbe : Le chat qui dort, ronronne est incorrect ; on écrit Le chat qui dort ronronne.
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Méthode : analyser une phrase complexe

Exemple. Le garde ferme le parc, mais deux enfants restent parce qu'ils cherchent leur ballon.
→ 3 verbes conjugués = 3 propositions : [Le garde ferme le parc] , mais [deux enfants restent] parce qu'[ils cherchent leur ballon].
→ Les deux premières sont coordonnées par mais ; la troisième est subordonnée à la deuxième (mot subordonnant parce que).
À retenir
  • Une proposition = un verbe conjugué. Phrase simple = une proposition ; phrase complexe = plusieurs.
  • Juxtaposition : propositions séparées par une virgule, un point-virgule ou deux-points.
  • Coordination : propositions reliées par mais, ou, et, donc, or, ni, car.
  • Subordination : une proposition subordonnée dépend d'une principale grâce à un mot subordonnant (que, quand, parce que, qui, si…).
  • Virgule avant mais et car, après une subordonnée placée en tête ; jamais entre le sujet et le verbe.
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