Reconnaître la proposition principale et la proposition subordonnée, connaître les conjonctions de subordination et leur sens, distinguer coordination et subordination, analyser une phrase complexe pas à pas
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Des exercices corrigés en quatre blocs, du plus simple au plus difficile : recopier la subordonnée ou la principale, rattacher une subordonnée restée seule, trouver le sens de lorsque, si, comme ou puisque, choisir entre coordination et subordination, transformer « car » ou « donc » en subordonnée et compter les propositions d’une phrase complexe.
11 exercices, classés par cas comme le cours. Écris ta réponse, puis « Vérifier ».
Cas 1Proposition principale et proposition subordonnée
Réflexe — je repère la conjonction de subordination, je lis la proposition seule : si elle est inachevée, c’est la subordonnée ; ce qui reste est la principale. Revoir la méthode →
Exercice 1★★★Facile
Recopie la proposition subordonnée, avec sa conjonction de subordination.
Le boulanger sait que ses croissants sont les meilleurs du quartier. →
Subordonnée introduite par « que », après le verbe « sait » : elle dit ce que le boulanger sait.
Dès que la neige tombe, les enfants sortent leurs luges. →
Subordonnée placée en tête et suivie d’une virgule ; la conjonction « dès que » en fait partie.
Nous avons manqué le début parce que le bus avait du retard. →
Subordonnée introduite par « parce que », placée à la fin.
Si tu m’aides, je finirai plus vite. →
Subordonnée introduite par « si », placée en tête.
Exercice 2★★★Moyen
Recopie la proposition principale.
Lorsque le facteur passe, le chien de la ferme aboie. →
J’enlève la subordonnée « lorsque le facteur passe » : il reste « le chien de la ferme aboie ».
Mon grand-père, quand il raconte ses voyages, parle très lentement. →
La subordonnée « quand il raconte ses voyages » est insérée entre deux virgules ; sans elle : « mon grand-père parle très lentement ».
Les volets claquent dès que le mistral se lève. →
La subordonnée « dès que le mistral se lève » est à la fin ; la principale est « les volets claquent ».
Exercice 3★★★Difficile
Rattache la subordonnée à sa principale pour écrire une seule phrase correcte (une virgule si la subordonnée est en tête).
Le bal commencera. Dès que l’orchestre jouera. →
« Dès que l’orchestre jouera » est une subordonnée : elle ne peut pas former une phrase seule. On la rattache à la principale « le bal commencera ».
Les fleurs ont fané. Parce que personne ne les arrosait. →
La subordonnée de cause se rattache à la principale « les fleurs ont fané » ; pas de point entre les deux.
Si tu te dépêches. Nous aurons le bus de huit heures. →
Subordonnée en tête : on la relie à la principale par une virgule, pas par un point.
Cas 2Les conjonctions de subordination et leur sens
Réflexe — je pose une question à la principale : quand ? pourquoi ? à quelle condition ? quoi ? Revoir la méthode →
Exercice 4★★★Facile
Recopie la conjonction de subordination, puis donne le sens de la subordonnée : temps, cause ou condition.
Lorsque le train ralentit, les voyageurs se lèvent. Conjonction : · sens :
Quand les voyageurs se lèvent-ils ? → lorsque le train ralentit : le temps.
Nous irons à la plage si le temps le permet. Conjonction : · sens :
À quelle condition irons-nous à la plage ? → si le temps le permet : la condition.
Comme il pleuvait, le match a été annulé. Conjonction : · sens :
Pourquoi le match a-t-il été annulé ? « Comme », en tête de phrase, exprime la cause.
Puisque tu es prêt, partons tout de suite. Conjonction : · sens :
Pourquoi partir tout de suite ? → puisque tu es prêt : la cause.
Exercice 5★★★Moyen
Complète avec une conjonction de subordination qui exprime le sens indiqué entre parenthèses.
Ferme les fenêtres tu sors de la maison. (temps)
Temps : quand, lorsque ou dès que tu sors.
Mia porte un pull la salle de sport est froide. (cause)
Cause : parce que (ou puisque) la salle est froide.
Tu gagneras la partie tu restes concentré. (condition)
Condition : si tu restes concentré.
Mon frère croit les fantômes existent. (ce que l’on pense)
Après « croire », la conjonction que introduit ce que l’on pense.
Exercice 6★★★Difficile
Relie les deux phrases simples en une phrase complexe, avec une subordonnée du sens demandé.
Léa révise. Elle veut réussir son contrôle. (cause) →
La deuxième phrase donne la raison : « Léa révise parce qu’elle veut réussir son contrôle. » (« que » s’élide devant « elle »).
Le soleil brille. Les lézards sortent. (temps) →
« Quand le soleil brille, les lézards sortent. » La subordonnée en tête est suivie d’une virgule.
Cas 3Coordination ou subordination ?
Réflexe — mais, ou, et, or, ni, car coordonnent ; les autres conjonctions (quand, parce que, si, que…) subordonnent : je vérifie si la proposition peut former une phrase seule. Revoir la méthode →
Exercice 7★★★Facile
Le mot en gras est-il une conjonction de coordination ou une conjonction de subordination ? Écris « coordination » ou « subordination ».
Le gâteau devait être prêt, or le four est en panne. →
« or » fait partie des conjonctions de coordination : mais, ou, et, or, ni, car.
Nous partirons tôt, car la route est longue. →
« car » exprime la cause, mais c’est une conjonction de coordination : « La route est longue. » forme une phrase seule.
Le chat miaule parce qu’il a faim. →
« parce que » est une conjonction de subordination : « Parce qu’il a faim. » est inachevé.
Quand la nuit tombe, les chouettes s’éveillent. →
« quand » est une conjonction de subordination de temps.
Exercice 8★★★Moyen
Comment les propositions sont-elles reliées ? Réponds « juxtaposition », « coordination » ou « subordination ».
L’arbitre siffle et les joueurs s’arrêtent. →
Les deux propositions sont reliées par la conjonction de coordination « et ».
Les joueurs s’arrêtent dès que l’arbitre siffle. →
« dès que » introduit une subordonnée de temps.
L’arbitre siffle : le match est terminé. →
Les deux-points sont un signe de ponctuation : les propositions sont juxtaposées.
Exercice 9★★★Difficile
Réécris la phrase avec une conjonction de subordination de cause (tu peux changer l’ordre des propositions).
J’ouvre la fenêtre, car j’ai trop chaud. →
« car » (coordination, cause) devient « parce que » (subordination, cause) : « J’ouvre la fenêtre parce que j’ai trop chaud. »
La médiathèque était fermée, donc nous sommes rentrés. →
« donc » annonce la conséquence ; la première proposition en est la cause : « Comme la médiathèque était fermée, nous sommes rentrés. »
Cas 4Analyser une phrase complexe
Réflexe — je souligne les verbes conjugués, je compte, je mets entre crochets, puis je regarde le lien entre les propositions. Revoir la méthode →
Exercice 10★★★Facile
Compte les propositions, puis recopie la conjonction de subordination.
Quand la marée descend, les enfants ramassent des coquillages et les mouettes tournent au-dessus d’eux. Propositions : · conjonction :
Verbes conjugués : descend, ramassent, tournent → 3 propositions ; « et » coordonne, quand subordonne.
Le boulanger allume son four dès qu’il arrive, car le pain doit cuire tôt. Propositions : · conjonction :
Verbes conjugués : allume, arrive, doit (cuire est un infinitif) → 3 propositions ; « car » coordonne, dès que subordonne.
Exercice 11★★★Moyen
Recopie la proposition subordonnée, puis la proposition dont elle dépend (sa principale).
Le ciel s’assombrit et les pêcheurs rentrent parce que la tempête approche. Subordonnée : · principale :
Pourquoi les pêcheurs rentrent-ils ? → parce que la tempête approche. La subordonnée dépend de « les pêcheurs rentrent », coordonnée par « et » à « le ciel s’assombrit ».
Lorsque le spectacle commence, le public se tait ; les lumières s’éteignent. Subordonnée : · principale :
Quand le public se tait-il ? → lorsque le spectacle commence. La troisième proposition est juxtaposée par le point-virgule.
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