À propos de cette page
Ce cours de français en troisième sur « Les subordonnées circonstancielles » suit le programme officiel de français de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Définition et rôle des subordonnées circonstancielles, Les subordonnées de temps, Les subordonnées de cause, Les subordonnées de conséquence. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en français.
Au programme
1 · Définition et rôle des subordonnées circonstancielles
2 · Les subordonnées de temps
3 · Les subordonnées de cause
4 · Les subordonnées de conséquence
5 · Les subordonnées de but
6 · Les subordonnées de condition
7 · Opposition et concession
1Définition et rôle des subordonnées circonstancielles
Une proposition subordonnée circonstancielle est une proposition dépendante d'une proposition principale. Elle est introduite par une conjonction de subordination et joue le rôle de complément circonstanciel dans la phrase.
Règle. La proposition subordonnée circonstancielle peut être déplacée ou supprimée (contrairement à la proposition subordonnée conjonctive complément d'objet). Elle répond aux questions quand ? pourquoi ? dans quel but ? à quelle condition ? comment ?
On distingue sept grandes catégories selon le rapport logique exprimé :
- Temps (quand ?)
- Cause (pourquoi ?)
- Conséquence (avec quel résultat ?)
- But (dans quel but ?)
- Condition (à quelle condition ?)
- Opposition (contraire à quoi ?)
- Concession (malgré quoi ?)
Exemple. Parce qu'il pleuvait, nous avons annulé la sortie. → Subordonnée de cause, déplaçable en tête de phrase.
2Les subordonnées de temps
Les subordonnées de temps précisent le moment où se déroule l'action principale. Elles répondent à la question quand ?
| Rapport temporel | Conjonctions / locutions | Mode |
|---|
| Simultanéité | quand, lorsque, pendant que, tandis que, au moment où | Indicatif |
| Antériorité (la sub. avant la principale) | avant que, jusqu'à ce que | Subjonctif |
| Postériorité (la sub. après la principale) | après que, dès que, depuis que, aussitôt que | Indicatif |
Attention ! Après avant que et jusqu'à ce que, on emploie le subjonctif. Après après que, on emploie normalement l'indicatif (bien que le subjonctif soit courant à l'oral, il est incorrect à l'écrit).
Exemple. Lorsque la cloche sonne, les élèves rangent leurs affaires. (simultanéité, indicatif)
Avant que tu partes, appelle-moi. (antériorité, subjonctif)
3Les subordonnées de cause
Les subordonnées de cause expriment la raison, le motif de l'action principale. Elles répondent à la question pourquoi ?
| Conjonctions / locutions | Remarque |
|---|
| parce que | Cause inconnue de l'interlocuteur ; répond à « pourquoi ? » |
| puisque | Cause connue, admise par les deux interlocuteurs |
| comme | Toujours en tête de phrase |
| étant donné que, vu que, du moment que | Registre soutenu ou courant |
Le verbe de la subordonnée de cause est toujours à l'indicatif.
Exemple. Je suis fatigué parce que j'ai mal dormi.
Comme la route était verglacée, le car a roulé lentement.
« Puisque tu le sais déjà, je ne t'explique rien. »
Astuce. Pour ne pas confondre parce que (cause) et pour que (but), demandez-vous : est-ce la raison (cause) ou l'objectif (but) ?
4Les subordonnées de conséquence
Les subordonnées de conséquence expriment le résultat, l'effet de l'action principale. Elles répondent à la question avec quel résultat ?
| Conjonctions / locutions | Mode |
|---|
| de sorte que, si bien que, au point que, de façon que, de manière que | Indicatif (conséquence réelle) |
| de sorte que, de façon que, de manière que (intention) | Subjonctif (conséquence voulue) |
Attention aux structures corrélatives :
- tellement… que / si… que (avec adjectif ou adverbe)
- tant… que / tellement… que (avec verbe)
- tel… que (avec nom)
Exemple. Il a tant couru qu'il est épuisé. (conséquence réelle → indicatif)
Elle parle si doucement qu'on ne l'entend pas.
Parle plus fort de sorte que tout le monde entende. (intention → subjonctif)
Attention ! Quand la conséquence est souhaitée ou voulue, le verbe se met au subjonctif. Si elle est constatée, on utilise l'indicatif.
5Les subordonnées de but
Les subordonnées de but (ou finales) expriment l'objectif, la finalité de l'action principale. Elles répondent à la question dans quel but ? pour quoi faire ?
Règle. Le verbe d'une subordonnée de but est toujours au subjonctif, car le but est toujours une réalité à venir, incertaine.
| Locutions conjonctives | Remarque |
|---|
| pour que | La plus courante |
| afin que | Registre soutenu |
| de peur que… ne | But négatif (crainte) ; « ne » explétif facultatif mais correct |
| de crainte que… ne | But négatif (crainte) |
Exemple. Il m'explique lentement pour que je comprenne.
Elle murmure de peur que le bébé ne se réveille.
Travaille afin que tes efforts soient récompensés.
Astuce. Si le sujet est le même dans les deux propositions, on préfère l'infinitif : Je travaille pour réussir (même sujet : on évite « pour que je réussisse »).
6Les subordonnées de condition
Les subordonnées de condition (ou hypothétiques) expriment une condition ou une hypothèse dont dépend la réalisation de l'action principale.
| Type d'hypothèse | Structure | Exemple |
|---|
| Potentielle (réalisable) | Si + présent → présent / futur | Si tu travailles, tu réussiras. |
| Irréelle du présent | Si + imparfait → conditionnel présent | Si tu travaillais, tu réussirais. |
| Irréelle du passé | Si + plus-que-parfait → conditionnel passé | Si tu avais travaillé, tu aurais réussi. |
Attention ! On n'utilise jamais le conditionnel après si (conditionnel d'hypothèse). Ne dites pas Si tu voudrais (incorrect), mais Si tu voulais.
D'autres locutions introduisent aussi une condition :
- à condition que + subjonctif
- pourvu que + subjonctif
- à moins que… ne + subjonctif
- selon que / suivant que + indicatif
Exemple. Je viendrai à condition que tu m'invites. (subjonctif)
À moins qu'il ne pleuve, nous sortirons. (subjonctif + ne explétif)
7Opposition et concession
Ces deux types s'opposent à l'idée principale, mais de manière différente.
Règle. L'opposition (ou adversative) met en contraste deux faits sans en tirer de conclusion inattendue. La concession admet un fait qui aurait dû empêcher la réalisation de la principale, mais ne l'a pas empêchée.
| Type | Locutions | Mode |
|---|
| Opposition | alors que, tandis que, quand | Indicatif |
| Concession | bien que, quoique, encore que, si… que, quelque… que | Subjonctif |
| Concession (+ indicatif) | même si, quand bien même | Indicatif / Conditionnel |
Exemple opposition. Tandis que Pierre préfère le foot, Lucie adore la natation. (simple contraste)
Exemple concession. Bien qu'il soit fatigué, il continue à travailler. (le fait d'être fatigué aurait dû l'arrêter, mais non.)
Même s'il fait mauvais, nous partirons en randonnée.
Astuce. Remplacez la subordonnée par « malgré + nom » pour la concession : Bien qu'il soit fatigué = Malgré sa fatigue. Si la reformulation est naturelle → concession.
★À retenir
En bref :
• Une subordonnée circonstancielle est un complément circonstanciel sous forme de proposition (déplaçable/supprimable).
• Temps : quand/lorsque (ind.) ; avant que/jusqu'à ce que (subj.) ; après que (ind.).
• Cause : parce que, puisque, comme → toujours indicatif.
• Conséquence : si bien que, de sorte que → ind. (réel) / subj. (voulu).
• But : pour que, afin que, de peur que → toujours subjonctif.
• Condition : si + présent → futur ; si + imparfait → cond. présent ; si + PQP → cond. passé. Jamais de conditionnel après si.
• Opposition : tandis que, alors que → indicatif.
• Concession : bien que, quoique → subjonctif.