Les politiques de formation regroupent l'apprentissage, la formation continue et la formation des demandeurs d'emploi. Elles visent surtout le chômage structurel lié à l'inadéquation des qualifications ; il faut mesurer leur efficacité et leurs limites.
Former les actifs suffit-il à les rendre employables et à faire reculer le chômage ?
Le plan en trois parties
La formation réduit l'inadéquation des qualifications
- Elle rapproche les compétences des chômeurs des besoins des entreprises.61 % de projets de recrutement jugés difficiles en 2023 (enquête BMO).
- L'apprentissage facilite l'insertion des jeunes et réduit les asymétries d'information à l'embauche.Environ 370 000 nouveaux contrats d'apprentissage en 2019 et 850 000 en 2023 (Dares) ; chômage des 15-24 ans d'environ 6 % en Allemagne en 2023 (Eurostat).
Ses effets restent limités
- Les effets sont lents et bénéficient d'abord aux plus diplômés.Une large part de la hausse de l'apprentissage après la loi « Avenir professionnel » (2018) concerne l'enseignement supérieur.
- Les aides publiques peuvent produire des effets d'aubaine.Aides exceptionnelles à l'embauche d'apprentis à partir de 2020.
- Former ne crée pas d'emplois quand la demande manque.Keynes (1936) ; récession de 2009.
La formation est efficace lorsqu'elle est combinée à d'autres politiques
- Associée à la flexicurité, elle sécurise les transitions professionnelles.Modèle danois ; compte personnel de formation (2015).
- Elle complète le soutien de la demande et l'allègement du coût du travail.Plan France Relance et plan « 1 jeune, 1 solution » (2020).
Parce que la formation profite davantage aux plus diplômés, elle rejoint la question de l'égalité des chances et du rôle de l'École.