Les fluctuations sont les variations de la croissance autour de sa tendance : expansions, ralentissements, récessions. Le sujet porte sur le chômage conjoncturel, mais aussi sur ses effets durables.
Comment les variations de l'activité se transmettent-elles à l'emploi, et pourquoi leurs effets sur le chômage peuvent-ils survivre au retour de la croissance ?
Le plan en trois parties
Les récessions font monter le chômage conjoncturel
- Moins de débouchés anticipés, c'est moins de production et moins d'emplois.Keynes, demande effective (1936) ; taux de chômage d'environ 7,4 % en 2008 et 9,1 % en 2009 (Insee).
- La relation entre croissance et chômage est empiriquement établie.Loi d'Okun (1962).
L'ajustement de l'emploi dépend des amortisseurs
- Les entreprises ajustent d'abord par l'intérim et les CDD, ce qui frappe les outsiders.Lindbeck et Snower (1988).
- Les stabilisateurs automatiques et l'activité partielle amortissent le choc.Plus de 8 millions de salariés en activité partielle au printemps 2020 ; chômage de 8,0 % en 2020 contre 8,4 % en 2019 (Insee).
Les fluctuations ont des effets durables par hystérèse
- Le chômage de longue durée détruit les compétences et l'employabilité.Blanchard et Summers (1986).
- Le chômage peut rester élevé longtemps après la crise.Chômage français au-dessus de 10 % en 2013-2015 (Insee) ; Espagne au-dessus de 25 % en 2013 (Eurostat).
Parce que les fluctuations ont des effets durables, les politiques conjoncturelles doivent agir vite pour éviter que le chômage conjoncturel devienne structurel.