Le taux de chômage rapporte les chômeurs au sens du BIT à la population active. Les « difficultés d'accès à l'emploi » dépassent le chômage : halo, sous-emploi, emplois précaires, durée du chômage.
Le taux de chômage mesure-t-il toute la sous-utilisation du travail, ou faut-il le compléter par d'autres indicateurs ?
Le plan en trois parties
Un indicateur rigoureux et comparable
- Il repose sur une définition internationale précise, appliquée par sondage.13e Conférence internationale des statisticiens du travail (1982) ; enquête Emploi de l'Insee ; 7,3 % de chômage en France en 2023.
- Harmonisé, il permet les comparaisons entre pays.Eurostat, 2023 : environ 3 % en Allemagne, 7 % en France, 12 % en Espagne.
Mais il laisse de côté une partie des difficultés d'accès à l'emploi
- Le halo regroupe des inactifs qui veulent travailler sans remplir les critères du BIT.Environ 1,9 million de personnes en 2023 (Insee).
- Le sous-emploi concerne des personnes en emploi qui travaillent moins qu'elles ne le souhaitent.Plus de 8 millions de salariés en activité partielle au printemps 2020.
- Il peut baisser en trompe-l'œil.Taux de chômage de 8,4 % en 2019 et 8,0 % en 2020 malgré un PIB en recul de plus de 7 % (Insee).
Le compléter par d'autres indicateurs
- Le taux d'emploi ne dépend pas de la frontière entre chômage et inactivité.68,4 % des 15-64 ans en emploi en 2023, record depuis 1975 (Insee).
- Les indicateurs par âge exigent de distinguer taux de chômage et part des chômeurs.Chômage des 15-24 ans d'environ 17 % en France en 2023 (Eurostat), alors que beaucoup de jeunes sont étudiants.
Mesurer la qualité des emplois, et pas seulement leur nombre, rejoint la question du pouvoir intégrateur du travail.