Coopération scientifique : travail commun de chercheurs, d'institutions et d'États pour produire des connaissances. Le sujet part de la découverte de la radioactivité (1896-1898) et va jusqu'à nos jours ; les trois termes « acteurs, enjeux, limites » doivent être traités dans chaque partie.
Dans quelle mesure la coopération scientifique sert-elle à la fois l'universalité du savoir et les intérêts des puissances qui la financent ?
Le plan en trois parties
Jusqu'en 1914 : une communauté savante internationale
- Une découverte collective par les publicationsBecquerel (1896), Curie (1898), Rutherford et Soddy (1902-1903)
- Congrès et mécènesCongrès de Bruxelles (1910), Conseil Solvay (1911)
- Des normes communesUnité « curie » (1910), étalon du radium déposé à Sèvres (1913)
1914-1950 : la coopération à l'épreuve des nations
- La guerre brise la communautéManifeste des 93 (1914), exclusion des Allemands du Conseil international de recherches (1919-1926)
- L'exil disperse les savantsMeitner réfugiée en Suède interprète la fission (1939)
- Une coopération de camp, sous le secretProjet Manhattan (1942-1945), loi McMahon (1946)
Depuis 1950 : une coopération institutionnalisée mais fragile
- Des institutions entre ÉtatsCERN (1954), AIEA (1957), Pugwash (1957)
- Des enjeux planétairesGIEC (1988), ITER (2006)
- Rivalités et exclusionsFin des accords du CERN avec la Russie décidée en 2022 ; effet Matilda (Nobel 1944)
La rivalité scientifique entre la Chine et les États-Unis pose aujourd'hui la question d'une science à nouveau divisée en blocs.