Les témoins sont les survivants, mais aussi les contemporains qui ont laissé des écrits pendant les faits. Le sujet articule connaissance (histoire) et mémoire, de la guerre à nos jours.
Comment les témoins sont-ils devenus des acteurs centraux de la connaissance et de la mémoire du génocide, et quelles limites présente leur parole ?
Le plan en trois parties
Témoigner pendant et juste après le génocide
- Archiver sur le moment.Archives clandestines du ghetto de Varsovie réunies par Emanuel Ringelblum, retrouvées en 1946 et 1950.
- Écrire au retour.Primo Levi (1947) ; collecte du CDJC.
Le témoin au tribunal et dans l'espace public
- La justice donne la parole.Plus d'une centaine de témoins au procès Eichmann (1961) ; procès Barbie filmé (1987).
- L'ère du témoin.Shoah (1985) ; Wieviorka, L'Ère du témoin (1998) ; témoignages filmés (fondation Spielberg, 1994).
Une parole à critiquer et à transmettre
- La critique historienne du témoignage.Croisement avec les archives (Hilberg, 1961) ; témoignages tsiganes plus rares, reconnaissance tardive (1982).
- Après les témoins.Simone Veil au Panthéon (2018) ; enseignement et lieux de mémoire.
Les témoignages des rescapés du génocide des Tutsi, recueillis notamment lors des gacaca, posent aujourd'hui les mêmes questions.