Le sujet porte sur les œuvres (récits de survivants, romans, films, bande dessinée) depuis 1945 et sur leur rôle dans la connaissance et la mémoire. Il pose la question de la représentation d'un crime souvent dit irreprésentable.
Comment la littérature et le cinéma ont-ils contribué à faire connaître le génocide des Juifs et des Tsiganes, et quels débats cette représentation suscite-t-elle ?
Le plan en trois parties
Témoigner : les œuvres des survivants (1945-1960)
- Des récits précoces peu lus.Robert Antelme, L'Espèce humaine (1947) ; Primo Levi, Si c'est un homme (1947) ; Elie Wiesel, La Nuit (1958).
- Un cinéma qui montre les camps.Nuit et Brouillard (Resnais, 1956).
Montrer au grand public et débattre (1978-2000)
- La fiction de masse.Série Holocauste (1978) ; La Liste de Schindler (1993).
- Le refus de la fiction et d'autres formes.Shoah (Lanzmann, 1985) ; Maus (Spiegelman, 1986-1991).
Transmettre après les témoins
- Nouveaux regards.Les Bienveillantes (Littell, Goncourt 2006) ; Le Fils de Saul (Nemes, 2015).
- Une place tardive pour les Tsiganes.Liberté de Tony Gatlif (2010), sur l'internement des nomades en France.
La formule de Theodor Adorno selon laquelle écrire un poème après Auschwitz serait barbare (1949) continue de nourrir le débat sur la représentation.