Il s'agit des procès postérieurs au procès des grands criminels (1945-1946), en Allemagne, en Israël et en France, jusqu'aux années 2010. Le sujet interroge le lien entre punir des individus et construire une mémoire collective.
Pourquoi les procès des crimes nazis, de plus en plus tardifs, sont-ils devenus autant des moments de mémoire que des actes de justice ?
Le plan en trois parties
Après Nuremberg, une justice freinée (1946-1960)
- Des procès de l'immédiat après-guerre.Douze procès américains à Nuremberg (1946-1949), dont celui des médecins.
- La guerre froide ralentit les poursuites.Priorité à la reconstruction de la RFA ; fuite d'Eichmann en Argentine.
1961-1998 : des procès qui font entrer le génocide dans la mémoire
- La parole des témoins.Eichmann (Jérusalem, 1961), Francfort (1963-1965).
- La France face à Vichy.Loi de 1964 ; Barbie (1987), Touvier (1994), Papon (1998).
Les derniers procès : juger pour se souvenir
- Juger des exécutants très âgés.Demjanjuk (Munich, 2011), Gröning (Lunebourg, 2015).
- Débats sur le rôle de l'historien au tribunal.Paxton témoigne au procès Papon, Rousso refuse (1997).
La mort des derniers accusés possibles fait passer le relais de la justice à l'histoire et aux lieux de mémoire.