Le savoir historique désigne la connaissance établie par les historiens à partir des sources. Le sujet invite à retracer ses étapes, ses débats et ses renouvellements depuis 1945, en comparant les deux génocides.
Comment le savoir historique sur le génocide des Juifs et des Tsiganes s'est-il construit, entre accès aux sources, débats historiographiques et pression de la mémoire ?
Le plan en trois parties
1945-1960 : rassembler les preuves
- Archives et procès.CDJC (1943) ; documents saisis pour Nuremberg (1945-1946).
- Premières synthèses.Poliakov, Bréviaire de la haine (1951).
1961-1990 : comprendre le processus
- La machine d'extermination.Hilberg (1961) ; intentionnalistes et fonctionnalistes (Broszat, Mommsen).
- Le cas français.Paxton (1973), Marrus et Paxton (1981), Klarsfeld (1978).
Depuis 1990 : nouvelles archives, nouveaux objets
- L'Est et les exécutants.Shoah par balles ; Browning, Des hommes ordinaires (1992).
- Les victimes et les Tsiganes.Friedländer (1997-2007) ; recherches sur les Sinti et Roms depuis les années 1980 ; reconnaissance française (2016).
Le négationnisme, combattu par Pierre Vidal-Naquet (Les Assassins de la mémoire, 1987), rappelle que ce savoir doit aussi être défendu.