Le négationnisme nie la réalité d'un génocide établi. Le sujet porte sur les réponses des historiens, des tribunaux et des parlements, surtout depuis la fin des années 1970, pour le génocide des Juifs mais aussi pour Srebrenica et le génocide des Tutsi.
Comment historiens, juges et législateurs combattent-ils le négationnisme, et ces réponses posent-elles des problèmes ?
Le plan en trois parties
Un discours qui s'attaque aux faits établis
- Naissance et diffusion.Paul Rassinier (années 1950) ; Robert Faurisson (1978).
- Des négations nouvelles.Déni de Srebrenica par une partie des dirigeants serbes de Bosnie ; thèse d'un « double génocide » au Rwanda.
Les réponses des historiens et des juges
- Réfuter par la méthode.Vidal-Naquet, Les Assassins de la mémoire (1987).
- Trancher au tribunal.Irving perd contre Lipstadt (Londres, 2000).
Légiférer : une réponse nécessaire mais discutée
- Réprimer la négation.Loi Gayssot (13 juillet 1990) ; loi imposée en Bosnie-Herzégovine par le haut représentant (juillet 2021).
- Le débat sur la liberté de l'historien.Appel « Liberté pour l'histoire » (2005).
La diffusion du négationnisme sur les réseaux sociaux pose désormais un défi que ni l'histoire ni la loi ne suffisent à relever.