Les guillemets invitent à discuter le mot « révolution » : rupture brutale ou processus long ? Le sujet compare deux moments séparés par des millénaires, à partir de leurs effets sur les milieux.
Les révolutions néolithique et industrielle sont-elles de véritables ruptures dans la transformation des milieux, ou des accélérations de processus longs et inégaux ?
Le plan en trois parties
Le Néolithique, une rupture des modes de vie
- Produire sa nourriture transforme les paysages.Agriculture vers 9500 av. J.-C. ; défrichements à la hache polie.
- Sédentarisation et croissance démographique.Quelques millions d'humains vers 10 000 av. J.-C., 250 millions au début de notre ère.
L'industrialisation, une rupture d'échelle
- Le charbon et la machine.Watt (1769) ; 290 Mt de charbon britannique en 1913.
- Des pollutions et des aménagements inédits.Décret de 1810 ; Tamise (1858).
Deux ruptures à nuancer
- Des processus lents et multiples.Plusieurs foyers néolithiques ; Demoule (2017) ; industrialisation inégale.
- Des continuités et un débat ouvert.Anthropocène : Ruddiman (2003), Crutzen (1784), Lewis et Maslin (1610), rejet en 2024.
La « Grande Accélération » d'après 1950 pourrait constituer une troisième rupture.