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Lycée · Terminale · Spécialité HGGSP

La gestion des ressources naturelles et leurs tensions

Thème 5 — L'environnement, entre exploitation et protection : un enjeu planétaire (Jalon : exploiter, préserver et protéger ; programme de Spécialité HGGSP de Terminale)

À propos de cette page
Ce QCM sur « La gestion des ressources naturelles et leurs tensions » en terminale teste tes connaissances en spécialité hggsp de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : La ressource naturelle : une construction sociale et politique, L'eau : ressource vitale et facteur de tensions, Les ressources énergétiques au cœur des rivalités, Minerais et terres rares : les ressources de la transition. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité hggsp en terminale.

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Les 36 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 12 questions
  1. Une ressource naturelle non renouvelable est aussi appelée :

    • A. ressource de flux
    • B. ressource de stock
    • C. ressource renouvelable
    • D. ressource secondaire
    Réponse

    B. ressource de stock — Les ressources non renouvelables (pétrole, gaz, charbon, minerais) sont des ressources de stock : leur quantité est finie et leur exploitation les épuise.

  2. En dessous de quel seuil d'eau disponible par habitant et par an parle-t-on de stress hydrique ?

    • A. 500 m³
    • B. 1 000 m³
    • C. 1 700 m³
    • D. 5 000 m³
    Réponse

    C. 1 700 m³ — Le stress hydrique correspond à moins de 1 700 m³ d'eau disponible par habitant et par an ; en dessous de 1 000 m³, on parle de pénurie.

  3. Quel fleuve est au cœur du conflit lié au barrage de la Renaissance (GERD) ?

    • A. Le Tigre
    • B. Le Mékong
    • C. Le Nil
    • D. Le Jourdain
    Réponse

    C. Le Nil — Le GERD est construit par l'Éthiopie sur le Nil Bleu, en amont de l'Égypte et du Soudan.

  4. L'OPEP regroupe les principaux pays exportateurs de :

    • A. gaz naturel
    • B. pétrole
    • C. charbon
    • D. terres rares
    Réponse

    B. pétrole — L'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), créée en 1960, cherche à peser sur les prix du pétrole.

  5. Quel pays concentre environ 70 % de la production mondiale de cobalt ?

    • A. la Chine
    • B. l'Australie
    • C. la RDC
    • D. le Chili
    Réponse

    C. la RDC — La République démocratique du Congo (RDC) fournit environ 70 % du cobalt mondial, indispensable aux batteries.

  6. Les énergies fossiles représentent encore environ quelle part du mix énergétique mondial ?

    • A. 20 %
    • B. 50 %
    • C. 80 %
    • D. 95 %
    Réponse

    C. 80 % — Pétrole, gaz et charbon représentent encore environ 80 % du mix énergétique mondial, malgré la transition.

  7. Le rapport qui a défini le développement durable en 1987 est le rapport :

    • A. Meadows
    • B. Brundtland
    • C. Stern
    • D. Charney
    Réponse

    B. Brundtland — Le rapport Brundtland (1987), intitulé Notre avenir à tous, a popularisé la définition du développement durable.

  8. L'Accord de Paris sur le climat a été signé lors de la :

    • A. COP15
    • B. COP21
    • C. COP26
    • D. COP3
    Réponse

    B. COP21 — L'Accord de Paris a été adopté lors de la COP21, en 2015, à Paris.

  9. Le détroit d'Ormuz est un point stratégique car y transite une grande partie du :

    • A. gaz russe
    • B. pétrole mondial
    • C. trafic de terres rares
    • D. commerce de céréales
    Réponse

    B. pétrole mondial — Près de 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d'Ormuz, ce qui en fait un point de passage stratégique (chokepoint).

  10. Le développement durable repose sur trois piliers : économique, social et :

    • A. culturel
    • B. environnemental
    • C. militaire
    • D. technologique
    Réponse

    B. environnemental — Les trois piliers du développement durable sont l'économique, le social et l'environnemental.

  11. La destruction du couvert forestier au profit de l'agriculture ou des mines s'appelle :

    • A. la désertification
    • B. la déforestation
    • C. l'érosion
    • D. l'eutrophisation
    Réponse

    B. la déforestation — La déforestation est la destruction des forêts, notamment au profit du soja, de l'huile de palme, de l'élevage ou des mines.

  12. Le Sommet de la Terre de 1992 s'est tenu à :

    • A. Stockholm
    • B. Kyoto
    • C. Rio de Janeiro
    • D. Johannesburg
    Réponse

    C. Rio de Janeiro — Le Sommet de la Terre de 1992 a eu lieu à Rio de Janeiro ; il a lancé l'Agenda 21 et les conventions climat et biodiversité.

Niveau moyen — 12 questions
  1. Dans un bassin transfrontalier, le pays « d'amont » est avantagé car il :

    • A. est le plus peuplé
    • B. contrôle la source et le débit du fleuve
    • C. exporte le plus d'eau
    • D. dispose du plus de barrages en aval
    Réponse

    B. contrôle la source et le débit du fleuve — Le pays d'amont contrôle la source et peut moduler le débit (par des barrages), ce qui crée un rapport de force avec les pays d'aval.

  2. Pourquoi dit-on que la ressource naturelle est une « construction sociale » ?

    • A. parce qu'elle est fabriquée en usine
    • B. parce que son statut dépend des besoins, des techniques et des choix d'une société
    • C. parce qu'elle appartient à l'État
    • D. parce qu'elle est toujours renouvelable
    Réponse

    B. parce que son statut dépend des besoins, des techniques et des choix d'une société — Un élément du milieu ne devient ressource que lorsqu'une société sait l'exploiter et en a besoin : l'uranium, le lithium ou le pétrole de schiste l'illustrent.

  3. Quel pays domine le raffinage mondial des terres rares ?

    • A. les États-Unis
    • B. la Chine
    • C. l'Australie
    • D. la Russie
    Réponse

    B. la Chine — La Chine assure plus de 85 % du raffinage mondial des terres rares, ce qui lui confère un levier géopolitique majeur.

  4. La « tragédie des biens communs » (G. Hardin, 1968) explique :

    • A. l'enrichissement par le partage des ressources
    • B. la surexploitation d'une ressource librement accessible et non régulée
    • C. la disparition des États face aux firmes
    • D. la baisse des prix des matières premières
    Réponse

    B. la surexploitation d'une ressource librement accessible et non régulée — Quand une ressource est librement accessible, chaque acteur a intérêt à la surexploiter, ce qui conduit à son épuisement collectif. D'où la nécessité de régulation.

  5. La guerre en Ukraine (depuis 2022) a notamment transformé en arme géopolitique :

    • A. le pétrole saoudien
    • B. le gaz russe
    • C. le charbon chinois
    • D. l'uranium nigérien
    Réponse

    B. le gaz russe — La dépendance européenne au gaz russe a fait du gaz un instrument de pression, accélérant la recherche d'alternatives par l'UE.

  6. Le « triangle du lithium » regroupe principalement :

    • A. Chine, Australie, Indonésie
    • B. Chili, Argentine, Bolivie
    • C. RDC, Zambie, Zimbabwe
    • D. Canada, États-Unis, Mexique
    Réponse

    B. Chili, Argentine, Bolivie — Le triangle du lithium (Chili, Argentine, Bolivie) concentre la majorité des réserves mondiales de lithium, métal clé des batteries.

  7. Quel acte de l'Union européenne (2023) vise à sécuriser l'approvisionnement en métaux stratégiques ?

    • A. le Pacte vert (Green Deal)
    • B. le Critical Raw Materials Act
    • C. le protocole de Kyoto
    • D. le règlement REACH
    Réponse

    B. le Critical Raw Materials Act — Le Critical Raw Materials Act (2023) vise à diversifier les sources, développer l'extraction et le recyclage des matières premières critiques en Europe.

  8. Pourquoi parle-t-on de « minerais de sang » à propos du cobalt de la RDC ?

    • A. car les mines colorent l'eau en rouge
    • B. car l'extraction est liée à des conflits armés et au travail des enfants
    • C. car le cobalt est rouge
    • D. car il est exporté illégalement vers la Russie
    Réponse

    B. car l'extraction est liée à des conflits armés et au travail des enfants — L'extraction du cobalt en RDC est associée à des conflits armés, à des conditions de travail très dures et au travail des enfants, d'où l'expression « minerais de sang ».

  9. Selon la FAO, environ quelle part des stocks de poissons mondiaux est surexploitée ?

    • A. moins de 5 %
    • B. environ un tiers
    • C. environ deux tiers
    • D. la quasi-totalité
    Réponse

    B. environ un tiers — Environ un tiers des stocks halieutiques mondiaux sont surexploités, ce qui justifie quotas et aires marines protégées.

  10. L'opposition Nord/Sud dans la gouvernance environnementale tient au fait que :

    • A. le Sud refuse toute coopération
    • B. les pays du Sud revendiquent un droit au développement face aux responsables historiques de la pollution
    • C. le Nord n'a jamais pollué
    • D. le Sud est le seul à émettre des GES
    Réponse

    B. les pays du Sud revendiquent un droit au développement face aux responsables historiques de la pollution — Les pays du Sud rappellent que le Nord est historiquement responsable des émissions et revendiquent un droit au développement, ce qui complique les accords.

  11. Quelle institution gère et exploite durablement la forêt publique en France ?

    • A. l'ADEME
    • B. l'ONF
    • C. l'OFB
    • D. le PNUE
    Réponse

    B. l'ONF — L'Office National des Forêts (ONF) gère les forêts publiques françaises selon une logique de gestion durable.

  12. Le PNUE, créé après la conférence de Stockholm (1972), est le programme des Nations unies pour :

    • A. l'éducation
    • B. l'environnement
    • C. l'énergie
    • D. le commerce
    Réponse

    B. l'environnement — Le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a été créé à la suite de la conférence de Stockholm de 1972.

Niveau difficile — 12 questions
  1. Pourquoi l'expression « guerre de l'eau » doit-elle être nuancée ?

    • A. car l'eau n'a aucune importance géopolitique
    • B. car les conflits ouverts strictement pour l'eau sont rares et qu'elle pousse aussi à la coopération
    • C. car l'eau est une ressource illimitée
    • D. car aucun fleuve n'est transfrontalier
    Réponse

    B. car les conflits ouverts strictement pour l'eau sont rares et qu'elle pousse aussi à la coopération — L'eau est plus souvent un facteur aggravant qu'une cause unique de guerre ; le partage des fleuves génère aussi des accords et des commissions de bassin.

  2. En quoi la transition énergétique constitue-t-elle un paradoxe environnemental ?

    • A. elle augmente la consommation de pétrole
    • B. elle repose sur l'extraction très polluante de métaux critiques, souvent dans les pays du Sud
    • C. elle supprime tout besoin de minerais
    • D. elle n'a aucun impact sur la biodiversité
    Réponse

    B. elle repose sur l'extraction très polluante de métaux critiques, souvent dans les pays du Sud — La « transition verte » exige du cuivre, du lithium, du cobalt et des terres rares dont l'extraction est très polluante et concentrée dans le Sud : c'est l'un de ses paradoxes.

  3. Le pétrole de schiste américain illustre surtout :

    • A. que les réserves de pétrole sont infinies
    • B. que le statut de ressource dépend des techniques disponibles (fracturation hydraulique)
    • C. que les États-Unis ne consomment plus de pétrole
    • D. que le schiste est une énergie renouvelable
    Réponse

    B. que le statut de ressource dépend des techniques disponibles (fracturation hydraulique) — Le pétrole de schiste n'est devenu exploitable qu'avec la fracturation hydraulique : cela montre que la technique transforme un élément du milieu en ressource.

  4. La gestion de l'Amazonie oppose deux logiques principales :

    • A. agriculture et industrie lourde
    • B. souveraineté nationale et patrimoine commun de l'humanité
    • C. pêche et tourisme
    • D. énergie et numérique
    Réponse

    B. souveraineté nationale et patrimoine commun de l'humanité — Le Brésil revendique la souveraineté sur l'Amazonie (front pionnier agricole) tandis que la communauté internationale la considère comme un puits de carbone d'intérêt planétaire.

  5. Pourquoi la gouvernance environnementale mondiale reste-t-elle fragile ?

    • A. car aucun État n'y participe
    • B. car elle repose sur le volontariat des États, sans gendarme mondial, et bute sur la souveraineté
    • C. car elle est trop contraignante
    • D. car les ONG la contrôlent entièrement
    Réponse

    B. car elle repose sur le volontariat des États, sans gendarme mondial, et bute sur la souveraineté — Faute d'autorité supranationale coercitive, la gouvernance dépend du bon vouloir des États et se heurte à la souveraineté et aux clivages Nord/Sud.

  6. Le terme « terres rares » est en partie trompeur car :

    • A. elles n'existent pas
    • B. elles ne sont pas rares dans la croûte terrestre, mais leur extraction et leur raffinage sont coûteux et polluants
    • C. elles sont uniquement présentes en mer
    • D. elles sont renouvelables
    Réponse

    B. elles ne sont pas rares dans la croûte terrestre, mais leur extraction et leur raffinage sont coûteux et polluants — Les terres rares sont relativement répandues dans la croûte terrestre ; ce sont leur extraction et surtout leur raffinage, coûteux et polluants, qui les rendent stratégiques.

  7. Quelle nuance est essentielle pour analyser le rôle de la Chine sur les terres rares ?

    • A. la Chine est le seul pays à en posséder
    • B. la Chine domine surtout le raffinage, étape clé qui lui donne un levier malgré une production extraite ailleurs aussi
    • C. la Chine n'en exporte pas
    • D. les terres rares ne sont pas utiles à l'industrie
    Réponse

    B. la Chine domine surtout le raffinage, étape clé qui lui donne un levier malgré une production extraite ailleurs aussi — La domination chinoise tient moins à l'extraction qu'au contrôle du raffinage (plus de 85 %), maillon stratégique de la chaîne de valeur.

  8. Distinguer « préserver » et « protéger » une ressource forestière, c'est opposer :

    • A. deux synonymes parfaits
    • B. une gestion durable exploitant la ressource et une mise sous statut soustrayant l'espace à l'exploitation
    • C. la pêche et la sylviculture
    • D. le Nord et le Sud
    Réponse

    B. une gestion durable exploitant la ressource et une mise sous statut soustrayant l'espace à l'exploitation — Préserver = exploiter durablement (gestion, certification) ; protéger = soustraire un espace à l'exploitation (parc national, réserve).

  9. En quoi le clivage entre pays d'amont et d'aval éclaire-t-il l'hydropolitique ?

    • A. il oppose pays riches et pauvres uniquement
    • B. il met en évidence que la position géographique sur un bassin crée des rapports de dépendance et de pouvoir
    • C. il n'a aucun effet sur les relations
    • D. il concerne seulement l'Europe
    Réponse

    B. il met en évidence que la position géographique sur un bassin crée des rapports de dépendance et de pouvoir — La position d'amont (contrôle de la source/du débit) ou d'aval (dépendance) structure les rapports de force, comme sur le Nil, le Tigre-Euphrate ou le Mékong.

  10. Le contre-exemple du Botswana (diamants) montre que la « malédiction des ressources » :

    • A. est une loi inéluctable
    • B. n'est pas une fatalité si la rente est gérée de façon transparente et réinvestie
    • C. ne concerne que le pétrole
    • D. n'existe pas
    Réponse

    B. n'est pas une fatalité si la rente est gérée de façon transparente et réinvestie — Le Botswana a géré ses revenus du diamant de manière transparente et réinvesti dans le développement humain : la malédiction des ressources peut être évitée par la gouvernance.

  11. Pourquoi l'Accord de Paris (2015) est-il à la fois une avancée et une limite ?

    • A. il est juridiquement contraignant et sanctionne les États
    • B. il fixe un objectif commun (+1,5/+2 °C) mais repose sur des contributions volontaires non contraignantes
    • C. il interdit toute énergie fossile dès 2015
    • D. il ne concerne que l'Europe
    Réponse

    B. il fixe un objectif commun (+1,5/+2 °C) mais repose sur des contributions volontaires non contraignantes — L'Accord de Paris est universel et ambitieux, mais il repose sur des engagements nationaux volontaires (CDN) sans mécanisme contraignant, ce qui limite sa portée.

  12. L'enjeu majeur soulevé par le jalon « exploiter, préserver, protéger » est :

    • A. choisir une seule logique pour toujours
    • B. articuler des usages concurrents d'une même ressource entre acteurs aux intérêts divergents
    • C. supprimer toute exploitation
    • D. privatiser toutes les ressources
    Réponse

    B. articuler des usages concurrents d'une même ressource entre acteurs aux intérêts divergents — Le jalon invite à penser les conflits d'usage : une même ressource (forêt, eau) est l'objet de logiques d'exploitation, de préservation et de protection portées par des acteurs aux intérêts opposés.

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