Le « rapport » désigne ce que les sociétés font de leurs milieux et la manière dont elles les pensent. Juger du « nouveau » impose de comparer avec l'avant (Néolithique, Ancien Régime) et de suivre les prolongements jusqu'à aujourd'hui.
La révolution industrielle marque-t-elle une rupture radicale dans la manière dont les sociétés exploitent et pensent leurs milieux, ou change-t-elle surtout l'échelle de rapports anciens ?
Le plan en trois parties
Une rupture d'échelle et de rythme
- L'énergie fossile libère de la contrainte des surfaces.Watt (1769) ; Pomeranz (2000).
- Une démographie qui change d'ordre de grandeur.950 millions en 1800, 8 milliards en 2022.
- Des pollutions nouvelles.Tamise (1858) ; Crutzen date l'Anthropocène de 1784.
Des transformations et une gestion anciennes
- Le Néolithique transforme déjà les milieux.Agriculture vers 9500 av. J.-C. ; défrichements des XIe-XIIIe siècles.
- La gestion durable précède l'industrie.Brunoy (1346), Colbert (1669), Carlowitz (1713).
- Une conscience savante antérieure.Buffon, Des époques de la nature (1778).
La nouveauté : penser et organiser la protection
- Préservation et alerte savante.Fontainebleau (1861) ; Marsh (1864) ; « écologie » (Haeckel, 1866).
- L'État aménageur.Code (1827), Landes (1857), RTM (1882).
- Une rupture encore débattue.Grande Accélération (1950) ; Anthropocène rejeté comme époque officielle (2024).
Le changement climatique fait de ce rapport aux milieux un enjeu géopolitique mondial.