Les « réponses » sont l'atténuation (réduire les émissions) et l'adaptation ; les « échelles » vont du mondial (ONU, COP) au régional (Union européenne), au national et au local (villes, territoires). La période utile s'ouvre avec la prise de conscience des années 1970-1980.
Les réponses au changement climatique s'articulent-elles d'une échelle à l'autre, ou la fragilité de la gouvernance mondiale oblige-t-elle les échelles nationales et locales à prendre le relais ?
Le plan en trois parties
À l'échelle mondiale, une gouvernance construite mais fragile
- Un cadre commun né à Rio.CCNUCC (1992), COP annuelles depuis Berlin (1995), protocole de Kyoto (1997).
- Paris, un accord universel mais peu contraignant.Accord de Paris (2015) et contributions nationales ; 2024, première année au-dessus de 1,5 °C.
Aux échelles régionale et nationale, des politiques inégales
- L'Union européenne, échelle pionnière.Marché du carbone (2005), loi européenne sur le climat (2021) visant la neutralité en 2050.
- Des États aux choix divergents.Chine visant la neutralité carbone en 2060 (annonce de 2020) ; oscillations américaines sur l'accord de Paris.
Aux échelles locales, des acteurs qui prennent le relais
- Villes et États fédérés.Réseau C40 (2005), loi climat californienne AB 32 (2006).
- Juges et citoyens.Affaire Urgenda (2019), « Affaire du siècle » (2021).
- L'adaptation, surtout locale.Plan Delta aux Pays-Bas après l'inondation de 1953.
L'avis de la Cour internationale de justice du 23 juillet 2025 annonce-t-il une nouvelle échelle de réponse, celle du droit international ?