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Lycée · Terminale · Spécialité HGGSP

Le changement climatique : enjeux géopolitiques et coopérations

Réchauffement global, négociations internationales et justice climatique (Spécialité HGGSP Tle, Thème 5 : L'environnement, entre exploitation et protection)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Le changement climatique : enjeux géopolitiques et coopérations » en terminale teste tes connaissances en spécialité hggsp de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : Comprendre le changement climatique : un fait scientifique établi, Le GIEC : produire et diffuser un savoir mondial, Un enjeu géopolitique : inégalités, responsabilités et vulnérabilités, La construction d'une gouvernance climatique mondiale (1972-2015). À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité hggsp en terminale.

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Les 36 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 12 questions
  1. Le réchauffement climatique actuel est principalement :

    • A. D'origine humaine (anthropique)
    • B. Un phénomène purement naturel
    • C. Dû à l'activité solaire
    • D. Dû aux éruptions volcaniques
    Réponse

    A. D'origine humaine (anthropique) — Le GIEC qualifie l'origine humaine du réchauffement de « sans équivoque » : il résulte des émissions de gaz à effet de serre depuis l'ère industrielle.

  2. Le principal gaz à effet de serre émis par les activités humaines est :

    • A. Le dioxyde de carbone (CO2)
    • B. L'oxygène
    • C. L'azote
    • D. L'hélium
    Réponse

    A. Le dioxyde de carbone (CO2) — Le CO2, issu surtout de la combustion des énergies fossiles, est le principal gaz à effet de serre d'origine humaine.

  3. Le GIEC a été créé en :

    • A. 1988
    • B. 1972
    • C. 2015
    • D. 1945
    Réponse

    A. 1988 — Le GIEC a été créé en 1988 par l'ONU (PNUE et OMM) pour synthétiser les connaissances sur le climat.

  4. Le rôle du GIEC est de :

    • A. Synthétiser les recherches scientifiques sur le climat
    • B. Mener lui-même des expériences en laboratoire
    • C. Imposer des sanctions aux États pollueurs
    • D. Fixer le prix du pétrole
    Réponse

    A. Synthétiser les recherches scientifiques sur le climat — Le GIEC ne fait pas de recherche : il évalue et synthétise les connaissances existantes pour les décideurs.

  5. L'accord de Paris a été adopté lors de la :

    • A. COP21 en 2015
    • B. COP15 en 2009
    • C. Conférence de Stockholm en 1972
    • D. COP3 en 1997
    Réponse

    A. COP21 en 2015 — L'accord de Paris a été adopté à la COP21, à Paris, en décembre 2015.

  6. L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement à :

    • A. Bien en dessous de 2 °C, voire 1,5 °C
    • B. Exactement 5 °C
    • C. 10 °C maximum
    • D. Aucun objectif chiffré
    Réponse

    A. Bien en dessous de 2 °C, voire 1,5 °C — L'objectif est de rester nettement sous 2 °C et de poursuivre les efforts pour limiter le réchauffement à 1,5 °C.

  7. Le Sommet de la Terre de 1992 s'est tenu à :

    • A. Rio de Janeiro
    • B. Kyoto
    • C. Copenhague
    • D. Stockholm
    Réponse

    A. Rio de Janeiro — Le Sommet de la Terre de Rio (1992) adopte la CCNUCC, traité fondateur de la gouvernance climatique.

  8. Les COP sont :

    • A. Les conférences annuelles des États sur le climat
    • B. Des sommets militaires
    • C. Des forums économiques privés
    • D. Des juridictions internationales
    Réponse

    A. Les conférences annuelles des États sur le climat — Les COP (Conferences of the Parties) réunissent chaque année les signataires de la CCNUCC pour négocier sur le climat.

  9. Le climatoscepticisme désigne :

    • A. Le déni ou la minimisation du rôle humain dans le réchauffement
    • B. L'étude scientifique du climat
    • C. La défense de l'accord de Paris
    • D. Une ONG environnementale
    Réponse

    A. Le déni ou la minimisation du rôle humain dans le réchauffement — Le climatoscepticisme nie ou minimise l'origine humaine du réchauffement, souvent par intérêt économique.

  10. Quel État est aujourd'hui le premier émetteur mondial de CO2 en valeur absolue ?

    • A. La Chine
    • B. Le Luxembourg
    • C. La France
    • D. Le Brésil
    Réponse

    A. La Chine — La Chine est le premier émetteur en valeur absolue, devant les États-Unis (mais pas par habitant).

  11. Le protocole de Kyoto date de :

    • A. 1997
    • B. 1988
    • C. 2009
    • D. 2015
    Réponse

    A. 1997 — Le protocole de Kyoto (1997) fixe les premiers objectifs chiffrés de réduction, pour les pays développés.

  12. Un « réfugié climatique » est une personne :

    • A. Contrainte de fuir à cause de dégradations environnementales
    • B. Qui voyage pour le tourisme
    • C. Persécutée pour ses opinions politiques
    • D. Réfugiée pour des raisons économiques uniquement
    Réponse

    A. Contrainte de fuir à cause de dégradations environnementales — Le réfugié (ou déplacé) climatique fuit des effets du dérèglement (submersion, sécheresse) ; ce statut n'est pas reconnu juridiquement.

Niveau moyen — 12 questions
  1. La CCNUCC, signée à Rio en 1992, est :

    • A. Le traité-cadre fondateur de la gouvernance climatique
    • B. Une ONG écologiste
    • C. Une décision de la Cour pénale internationale
    • D. Un rapport du GIEC
    Réponse

    A. Le traité-cadre fondateur de la gouvernance climatique — La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est le traité dont découlent les COP.

  2. Le principe des responsabilités communes mais différenciées signifie que :

    • A. Tous les États doivent agir, mais les plus émetteurs davantage
    • B. Seuls les pays du Sud doivent agir
    • C. Tous les États ont exactement les mêmes obligations
    • D. Aucun État n'est responsable
    Réponse

    A. Tous les États doivent agir, mais les plus émetteurs davantage — Le principe RCMD (Rio 1992) reconnaît une responsabilité plus grande des pays industrialisés, historiquement plus émetteurs.

  3. Les engagements de réduction dans l'accord de Paris reposent sur :

    • A. Les contributions déterminées au niveau national (CDN)
    • B. Des quotas imposés par l'ONU
    • C. Des décisions du Conseil de sécurité
    • D. Un impôt mondial sur le carbone
    Réponse

    A. Les contributions déterminées au niveau national (CDN) — Chaque État fixe librement ses CDN, révisées tous les cinq ans ; c'est une approche souple « bottom-up ».

  4. Pourquoi l'efficacité du protocole de Kyoto a-t-elle été limitée ?

    • A. Les États-Unis ne l'ont pas ratifié et les émergents n'avaient pas d'objectifs
    • B. Il a été annulé par l'ONU
    • C. Il interdisait toute énergie fossile
    • D. Tous les pays l'ont parfaitement respecté
    Réponse

    A. Les États-Unis ne l'ont pas ratifié et les émergents n'avaient pas d'objectifs — Le refus américain et l'absence d'objectifs pour la Chine et l'Inde ont fortement réduit la portée de Kyoto.

  5. La COP15 de Copenhague (2009) est restée célèbre pour :

    • A. Son échec à produire un accord contraignant
    • B. L'adoption de l'accord de Paris
    • C. La création du GIEC
    • D. La sortie totale des énergies fossiles
    Réponse

    A. Son échec à produire un accord contraignant — Copenhague (2009) s'est soldée par un échec : pas d'accord contraignant, ce qui a marqué la diplomatie climatique.

  6. Le réseau C40 regroupe des acteurs de type :

    • A. Grandes villes engagées pour le climat
    • B. Pays exportateurs de pétrole
    • C. Banques centrales
    • D. Multinationales fossiles
    Réponse

    A. Grandes villes engagées pour le climat — Le C40 réunit de grandes métropoles mondiales qui agissent pour le climat, parfois plus vite que les États.

  7. Le climat est qualifié de « multiplicateur de menaces » car :

    • A. Il aggrave des tensions existantes (eau, terres) sans en être l'unique cause
    • B. Il provoque seul toutes les guerres
    • C. Il réduit les conflits dans le monde
    • D. Il n'a aucun effet géopolitique
    Réponse

    A. Il aggrave des tensions existantes (eau, terres) sans en être l'unique cause — Le changement climatique amplifie des tensions préexistantes (accès aux ressources), notamment au Sahel.

  8. La promesse des 100 milliards de dollars par an concerne :

    • A. L'aide des pays riches aux pays du Sud pour le climat
    • B. Le budget annuel du GIEC
    • C. Les bénéfices des entreprises fossiles
    • D. Le coût de la COP21
    Réponse

    A. L'aide des pays riches aux pays du Sud pour le climat — Annoncée à Copenhague (2009), cette aide vise à financer l'adaptation et l'atténuation dans les pays du Sud.

  9. Parmi ces acteurs, lequel mène souvent du lobbying pour freiner la transition climatique ?

    • A. Les multinationales des énergies fossiles
    • B. Le GIEC
    • C. Les ONG environnementales
    • D. Les mouvements de jeunesse
    Réponse

    A. Les multinationales des énergies fossiles — Les industries fossiles défendent leurs intérêts par le lobbying, parfois via le climatoscepticisme et le greenwashing.

  10. Pourquoi la position de la Chine est-elle qualifiée de paradoxale ?

    • A. 1er émetteur de CO2 mais leader des renouvelables
    • B. Elle n'émet aucun gaz à effet de serre
    • C. Elle a quitté l'accord de Paris
    • D. Elle refuse les énergies solaires
    Réponse

    A. 1er émetteur de CO2 mais leader des renouvelables — La Chine est le premier émetteur en valeur absolue mais aussi le premier producteur mondial de solaire et de batteries.

  11. La conférence de Stockholm (1972) marque :

    • A. Le premier grand sommet de l'ONU sur l'environnement
    • B. La création de l'accord de Paris
    • C. Le retrait américain de Kyoto
    • D. La fondation de Greenpeace
    Réponse

    A. Le premier grand sommet de l'ONU sur l'environnement — Stockholm (1972) est le premier sommet environnemental de l'ONU ; il aboutit à la création du PNUE.

  12. Le fonds « pertes et préjudices » (loss and damage) a été acté lors de la :

    • A. COP27 en 2022, lancé à la COP28
    • B. COP21 en 2015
    • C. COP3 de Kyoto en 1997
    • D. Conférence de Rio en 1992
    Réponse

    A. COP27 en 2022, lancé à la COP28 — Le fonds pertes et préjudices, réclamé par les pays vulnérables, a été décidé à la COP27 (2022) et lancé à la COP28.

Niveau difficile — 12 questions
  1. Affirmation : « Puisque l'accord de Paris n'est pas contraignant, il est totalement inutile. » Cette affirmation est :

    • A. Excessive : il fixe un cap commun et une dynamique de révision
    • B. Toujours exacte
    • C. Confirmée par le GIEC
    • D. Sans rapport avec le climat
    Réponse

    A. Excessive : il fixe un cap commun et une dynamique de révision — Même non contraignant, l'accord de Paris fixe une norme universelle, structure les négociations et impose la transparence et la révision des objectifs.

  2. En quoi le retrait des États-Unis de l'accord de Paris (2017, puis 2025) illustre-t-il une limite de la gouvernance climatique ?

    • A. Un État majeur peut se désengager sans sanction
    • B. L'accord est automatiquement annulé pour tous
    • C. Cela renforce les objectifs mondiaux
    • D. Cela oblige la Chine à se retirer aussi
    Réponse

    A. Un État majeur peut se désengager sans sanction — Le départ d'un grand émetteur sans sanction montre la fragilité d'un accord fondé sur le volontariat des États.

  3. Pourquoi le savoir scientifique du GIEC ne suffit-il pas à régler le problème climatique ?

    • A. Connaître le problème ne garantit pas l'action politique et économique
    • B. Le GIEC interdit aux États d'agir
    • C. Les rapports du GIEC sont faux
    • D. Le climat n'est pas un enjeu politique
    Réponse

    A. Connaître le problème ne garantit pas l'action politique et économique — L'écart entre le consensus scientifique et l'action reflète les rivalités d'intérêts économiques et géopolitiques.

  4. En quoi la double inégalité responsabilité/vulnérabilité fonde-t-elle la justice climatique ?

    • A. Les moins responsables sont souvent les plus exposés, ce qui appelle une solidarité
    • B. Les plus responsables sont les plus exposés
    • C. Tous les pays sont égaux face au climat
    • D. La vulnérabilité dépend uniquement de la richesse historique
    Réponse

    A. Les moins responsables sont souvent les plus exposés, ce qui appelle une solidarité — Les États insulaires et le Sahel émettent peu mais subissent le plus : d'où l'exigence d'une réparation par les pays riches.

  5. Pourquoi la fonte de l'Arctique est-elle un enjeu géopolitique de rivalité ?

    • A. Elle ouvre des routes maritimes et l'accès à des ressources convoitées
    • B. Elle supprime toutes les frontières
    • C. Elle réduit les tensions entre grandes puissances
    • D. Elle ne concerne aucun État
    Réponse

    A. Elle ouvre des routes maritimes et l'accès à des ressources convoitées — La fonte ouvre le passage du Nord-Est et l'accès aux hydrocarbures, attisant les rivalités entre Russie, Canada et États-Unis.

  6. Pourquoi l'absence de statut juridique du « réfugié climatique » pose-t-elle problème ?

    • A. Ces personnes ne bénéficient d'aucune protection internationale spécifique
    • B. Elles sont automatiquement expulsées par l'ONU
    • C. Le terme est interdit par le GIEC
    • D. Elles obtiennent l'asile partout
    Réponse

    A. Ces personnes ne bénéficient d'aucune protection internationale spécifique — La Convention de Genève (1951) ne couvre que les persécutions : les déplacés environnementaux restent dans un vide juridique.

  7. Pourquoi parle-t-on de tension Nord-Sud dans les négociations climatiques ?

    • A. Le Sud reproche au Nord de ne pas tenir ses engagements financiers
    • B. Le Nord refuse de réduire ses émissions de méthane
    • C. Le Sud émet plus que le Nord par habitant
    • D. Il n'existe aucune tension
    Réponse

    A. Le Sud reproche au Nord de ne pas tenir ses engagements financiers — Le non-respect partiel des 100 milliards promis et le débat sur les responsabilités historiques nourrissent la méfiance Nord-Sud.

  8. Le greenwashing constitue un obstacle à l'action climatique car :

    • A. Il donne une fausse image écologique sans changement réel
    • B. Il oblige les entreprises à réduire leurs émissions
    • C. Il finance le GIEC
    • D. Il interdit la publicité
    Réponse

    A. Il donne une fausse image écologique sans changement réel — Le greenwashing trompe l'opinion et retarde les transformations réelles, en se substituant à une action concrète.

  9. En quoi l'approche « bottom-up » de l'accord de Paris est-elle à double tranchant ?

    • A. Souple et universelle, mais peu contraignante donc fragile
    • B. Contraignante mais peu suivie
    • C. Réservée aux pays riches
    • D. Imposée par le Conseil de sécurité
    Réponse

    A. Souple et universelle, mais peu contraignante donc fragile — Laisser chaque État fixer ses objectifs a permis l'universalité de l'accord, mais au prix de l'absence de contrainte.

  10. Pourquoi la guerre en Ukraine a-t-elle compliqué l'action climatique européenne ?

    • A. Elle a poussé à un recours temporaire accru aux énergies fossiles
    • B. Elle a supprimé l'accord de Paris
    • C. Elle a réduit toutes les émissions mondiales
    • D. Elle a renforcé le charbon en Afrique uniquement
    Réponse

    A. Elle a poussé à un recours temporaire accru aux énergies fossiles — La crise énergétique liée au gaz russe a poussé certains États européens à relancer charbon et GNL à court terme, freinant la transition.

  11. Comment peut-on caractériser la gouvernance climatique mondiale ?

    • A. Multi-acteurs et multi-niveaux, sans autorité supérieure unique
    • B. Centralisée par un gouvernement mondial
    • C. Limitée aux seules ONG
    • D. Décidée par le seul GIEC
    Réponse

    A. Multi-acteurs et multi-niveaux, sans autorité supérieure unique — La gouvernance climatique associe États, ONU, ONG, entreprises et villes, sans hiérarchie unique : elle est complexe et fragmentée.

  12. La COP28 de Dubaï (2023) a marqué une avancée symbolique en :

    • A. Évoquant pour la première fois une transition hors des énergies fossiles
    • B. Interdisant toute extraction de pétrole dès 2024
    • C. Annulant l'accord de Paris
    • D. Supprimant le principe des CDN
    Réponse

    A. Évoquant pour la première fois une transition hors des énergies fossiles — La mention d'une « transition hors des énergies fossiles » est une première, mais sans calendrier contraignant, ce qui en limite la portée.

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