Lycée · Terminale · Spécialité HGGSP
Le changement climatique : enjeux géopolitiques et coopérations
Réchauffement global, négociations internationales et justice climatique (Spécialité HGGSP Tle, Thème 5 : L'environnement, entre exploitation et protection)
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Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
Le réchauffement climatique actuel est principalement :
- A. D'origine humaine (anthropique)
- B. Un phénomène purement naturel
- C. Dû à l'activité solaire
- D. Dû aux éruptions volcaniques
Réponse
A. D'origine humaine (anthropique) — Le GIEC qualifie l'origine humaine du réchauffement de « sans équivoque » : il résulte des émissions de gaz à effet de serre depuis l'ère industrielle.
Le principal gaz à effet de serre émis par les activités humaines est :
- A. Le dioxyde de carbone (CO2)
- B. L'oxygène
- C. L'azote
- D. L'hélium
Réponse
A. Le dioxyde de carbone (CO2) — Le CO2, issu surtout de la combustion des énergies fossiles, est le principal gaz à effet de serre d'origine humaine.
Le GIEC a été créé en :
- A. 1988
- B. 1972
- C. 2015
- D. 1945
Réponse
A. 1988 — Le GIEC a été créé en 1988 par l'ONU (PNUE et OMM) pour synthétiser les connaissances sur le climat.
Le rôle du GIEC est de :
- A. Synthétiser les recherches scientifiques sur le climat
- B. Mener lui-même des expériences en laboratoire
- C. Imposer des sanctions aux États pollueurs
- D. Fixer le prix du pétrole
Réponse
A. Synthétiser les recherches scientifiques sur le climat — Le GIEC ne fait pas de recherche : il évalue et synthétise les connaissances existantes pour les décideurs.
L'accord de Paris a été adopté lors de la :
- A. COP21 en 2015
- B. COP15 en 2009
- C. Conférence de Stockholm en 1972
- D. COP3 en 1997
Réponse
A. COP21 en 2015 — L'accord de Paris a été adopté à la COP21, à Paris, en décembre 2015.
L'accord de Paris vise à limiter le réchauffement à :
- A. Bien en dessous de 2 °C, voire 1,5 °C
- B. Exactement 5 °C
- C. 10 °C maximum
- D. Aucun objectif chiffré
Réponse
A. Bien en dessous de 2 °C, voire 1,5 °C — L'objectif est de rester nettement sous 2 °C et de poursuivre les efforts pour limiter le réchauffement à 1,5 °C.
Le Sommet de la Terre de 1992 s'est tenu à :
- A. Rio de Janeiro
- B. Kyoto
- C. Copenhague
- D. Stockholm
Réponse
A. Rio de Janeiro — Le Sommet de la Terre de Rio (1992) adopte la CCNUCC, traité fondateur de la gouvernance climatique.
Les COP sont :
- A. Les conférences annuelles des États sur le climat
- B. Des sommets militaires
- C. Des forums économiques privés
- D. Des juridictions internationales
Réponse
A. Les conférences annuelles des États sur le climat — Les COP (Conferences of the Parties) réunissent chaque année les signataires de la CCNUCC pour négocier sur le climat.
Le climatoscepticisme désigne :
- A. Le déni ou la minimisation du rôle humain dans le réchauffement
- B. L'étude scientifique du climat
- C. La défense de l'accord de Paris
- D. Une ONG environnementale
Réponse
A. Le déni ou la minimisation du rôle humain dans le réchauffement — Le climatoscepticisme nie ou minimise l'origine humaine du réchauffement, souvent par intérêt économique.
Quel État est aujourd'hui le premier émetteur mondial de CO2 en valeur absolue ?
- A. La Chine
- B. Le Luxembourg
- C. La France
- D. Le Brésil
Réponse
A. La Chine — La Chine est le premier émetteur en valeur absolue, devant les États-Unis (mais pas par habitant).
Le protocole de Kyoto date de :
- A. 1997
- B. 1988
- C. 2009
- D. 2015
Réponse
A. 1997 — Le protocole de Kyoto (1997) fixe les premiers objectifs chiffrés de réduction, pour les pays développés.
Un « réfugié climatique » est une personne :
- A. Contrainte de fuir à cause de dégradations environnementales
- B. Qui voyage pour le tourisme
- C. Persécutée pour ses opinions politiques
- D. Réfugiée pour des raisons économiques uniquement
Réponse
A. Contrainte de fuir à cause de dégradations environnementales — Le réfugié (ou déplacé) climatique fuit des effets du dérèglement (submersion, sécheresse) ; ce statut n'est pas reconnu juridiquement.
Niveau moyen — 12 questions
La CCNUCC, signée à Rio en 1992, est :
- A. Le traité-cadre fondateur de la gouvernance climatique
- B. Une ONG écologiste
- C. Une décision de la Cour pénale internationale
- D. Un rapport du GIEC
Réponse
A. Le traité-cadre fondateur de la gouvernance climatique — La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est le traité dont découlent les COP.
Le principe des responsabilités communes mais différenciées signifie que :
- A. Tous les États doivent agir, mais les plus émetteurs davantage
- B. Seuls les pays du Sud doivent agir
- C. Tous les États ont exactement les mêmes obligations
- D. Aucun État n'est responsable
Réponse
A. Tous les États doivent agir, mais les plus émetteurs davantage — Le principe RCMD (Rio 1992) reconnaît une responsabilité plus grande des pays industrialisés, historiquement plus émetteurs.
Les engagements de réduction dans l'accord de Paris reposent sur :
- A. Les contributions déterminées au niveau national (CDN)
- B. Des quotas imposés par l'ONU
- C. Des décisions du Conseil de sécurité
- D. Un impôt mondial sur le carbone
Réponse
A. Les contributions déterminées au niveau national (CDN) — Chaque État fixe librement ses CDN, révisées tous les cinq ans ; c'est une approche souple « bottom-up ».
Pourquoi l'efficacité du protocole de Kyoto a-t-elle été limitée ?
- A. Les États-Unis ne l'ont pas ratifié et les émergents n'avaient pas d'objectifs
- B. Il a été annulé par l'ONU
- C. Il interdisait toute énergie fossile
- D. Tous les pays l'ont parfaitement respecté
Réponse
A. Les États-Unis ne l'ont pas ratifié et les émergents n'avaient pas d'objectifs — Le refus américain et l'absence d'objectifs pour la Chine et l'Inde ont fortement réduit la portée de Kyoto.
La COP15 de Copenhague (2009) est restée célèbre pour :
- A. Son échec à produire un accord contraignant
- B. L'adoption de l'accord de Paris
- C. La création du GIEC
- D. La sortie totale des énergies fossiles
Réponse
A. Son échec à produire un accord contraignant — Copenhague (2009) s'est soldée par un échec : pas d'accord contraignant, ce qui a marqué la diplomatie climatique.
Le réseau C40 regroupe des acteurs de type :
- A. Grandes villes engagées pour le climat
- B. Pays exportateurs de pétrole
- C. Banques centrales
- D. Multinationales fossiles
Réponse
A. Grandes villes engagées pour le climat — Le C40 réunit de grandes métropoles mondiales qui agissent pour le climat, parfois plus vite que les États.
Le climat est qualifié de « multiplicateur de menaces » car :
- A. Il aggrave des tensions existantes (eau, terres) sans en être l'unique cause
- B. Il provoque seul toutes les guerres
- C. Il réduit les conflits dans le monde
- D. Il n'a aucun effet géopolitique
Réponse
A. Il aggrave des tensions existantes (eau, terres) sans en être l'unique cause — Le changement climatique amplifie des tensions préexistantes (accès aux ressources), notamment au Sahel.
La promesse des 100 milliards de dollars par an concerne :
- A. L'aide des pays riches aux pays du Sud pour le climat
- B. Le budget annuel du GIEC
- C. Les bénéfices des entreprises fossiles
- D. Le coût de la COP21
Réponse
A. L'aide des pays riches aux pays du Sud pour le climat — Annoncée à Copenhague (2009), cette aide vise à financer l'adaptation et l'atténuation dans les pays du Sud.
Parmi ces acteurs, lequel mène souvent du lobbying pour freiner la transition climatique ?
- A. Les multinationales des énergies fossiles
- B. Le GIEC
- C. Les ONG environnementales
- D. Les mouvements de jeunesse
Réponse
A. Les multinationales des énergies fossiles — Les industries fossiles défendent leurs intérêts par le lobbying, parfois via le climatoscepticisme et le greenwashing.
Pourquoi la position de la Chine est-elle qualifiée de paradoxale ?
- A. 1er émetteur de CO2 mais leader des renouvelables
- B. Elle n'émet aucun gaz à effet de serre
- C. Elle a quitté l'accord de Paris
- D. Elle refuse les énergies solaires
Réponse
A. 1er émetteur de CO2 mais leader des renouvelables — La Chine est le premier émetteur en valeur absolue mais aussi le premier producteur mondial de solaire et de batteries.
La conférence de Stockholm (1972) marque :
- A. Le premier grand sommet de l'ONU sur l'environnement
- B. La création de l'accord de Paris
- C. Le retrait américain de Kyoto
- D. La fondation de Greenpeace
Réponse
A. Le premier grand sommet de l'ONU sur l'environnement — Stockholm (1972) est le premier sommet environnemental de l'ONU ; il aboutit à la création du PNUE.
Le fonds « pertes et préjudices » (loss and damage) a été acté lors de la :
- A. COP27 en 2022, lancé à la COP28
- B. COP21 en 2015
- C. COP3 de Kyoto en 1997
- D. Conférence de Rio en 1992
Réponse
A. COP27 en 2022, lancé à la COP28 — Le fonds pertes et préjudices, réclamé par les pays vulnérables, a été décidé à la COP27 (2022) et lancé à la COP28.
Niveau difficile — 12 questions
Affirmation : « Puisque l'accord de Paris n'est pas contraignant, il est totalement inutile. » Cette affirmation est :
- A. Excessive : il fixe un cap commun et une dynamique de révision
- B. Toujours exacte
- C. Confirmée par le GIEC
- D. Sans rapport avec le climat
Réponse
A. Excessive : il fixe un cap commun et une dynamique de révision — Même non contraignant, l'accord de Paris fixe une norme universelle, structure les négociations et impose la transparence et la révision des objectifs.
En quoi le retrait des États-Unis de l'accord de Paris (2017, puis 2025) illustre-t-il une limite de la gouvernance climatique ?
- A. Un État majeur peut se désengager sans sanction
- B. L'accord est automatiquement annulé pour tous
- C. Cela renforce les objectifs mondiaux
- D. Cela oblige la Chine à se retirer aussi
Réponse
A. Un État majeur peut se désengager sans sanction — Le départ d'un grand émetteur sans sanction montre la fragilité d'un accord fondé sur le volontariat des États.
Pourquoi le savoir scientifique du GIEC ne suffit-il pas à régler le problème climatique ?
- A. Connaître le problème ne garantit pas l'action politique et économique
- B. Le GIEC interdit aux États d'agir
- C. Les rapports du GIEC sont faux
- D. Le climat n'est pas un enjeu politique
Réponse
A. Connaître le problème ne garantit pas l'action politique et économique — L'écart entre le consensus scientifique et l'action reflète les rivalités d'intérêts économiques et géopolitiques.
En quoi la double inégalité responsabilité/vulnérabilité fonde-t-elle la justice climatique ?
- A. Les moins responsables sont souvent les plus exposés, ce qui appelle une solidarité
- B. Les plus responsables sont les plus exposés
- C. Tous les pays sont égaux face au climat
- D. La vulnérabilité dépend uniquement de la richesse historique
Réponse
A. Les moins responsables sont souvent les plus exposés, ce qui appelle une solidarité — Les États insulaires et le Sahel émettent peu mais subissent le plus : d'où l'exigence d'une réparation par les pays riches.
Pourquoi la fonte de l'Arctique est-elle un enjeu géopolitique de rivalité ?
- A. Elle ouvre des routes maritimes et l'accès à des ressources convoitées
- B. Elle supprime toutes les frontières
- C. Elle réduit les tensions entre grandes puissances
- D. Elle ne concerne aucun État
Réponse
A. Elle ouvre des routes maritimes et l'accès à des ressources convoitées — La fonte ouvre le passage du Nord-Est et l'accès aux hydrocarbures, attisant les rivalités entre Russie, Canada et États-Unis.
Pourquoi l'absence de statut juridique du « réfugié climatique » pose-t-elle problème ?
- A. Ces personnes ne bénéficient d'aucune protection internationale spécifique
- B. Elles sont automatiquement expulsées par l'ONU
- C. Le terme est interdit par le GIEC
- D. Elles obtiennent l'asile partout
Réponse
A. Ces personnes ne bénéficient d'aucune protection internationale spécifique — La Convention de Genève (1951) ne couvre que les persécutions : les déplacés environnementaux restent dans un vide juridique.
Pourquoi parle-t-on de tension Nord-Sud dans les négociations climatiques ?
- A. Le Sud reproche au Nord de ne pas tenir ses engagements financiers
- B. Le Nord refuse de réduire ses émissions de méthane
- C. Le Sud émet plus que le Nord par habitant
- D. Il n'existe aucune tension
Réponse
A. Le Sud reproche au Nord de ne pas tenir ses engagements financiers — Le non-respect partiel des 100 milliards promis et le débat sur les responsabilités historiques nourrissent la méfiance Nord-Sud.
Le greenwashing constitue un obstacle à l'action climatique car :
- A. Il donne une fausse image écologique sans changement réel
- B. Il oblige les entreprises à réduire leurs émissions
- C. Il finance le GIEC
- D. Il interdit la publicité
Réponse
A. Il donne une fausse image écologique sans changement réel — Le greenwashing trompe l'opinion et retarde les transformations réelles, en se substituant à une action concrète.
En quoi l'approche « bottom-up » de l'accord de Paris est-elle à double tranchant ?
- A. Souple et universelle, mais peu contraignante donc fragile
- B. Contraignante mais peu suivie
- C. Réservée aux pays riches
- D. Imposée par le Conseil de sécurité
Réponse
A. Souple et universelle, mais peu contraignante donc fragile — Laisser chaque État fixer ses objectifs a permis l'universalité de l'accord, mais au prix de l'absence de contrainte.
Pourquoi la guerre en Ukraine a-t-elle compliqué l'action climatique européenne ?
- A. Elle a poussé à un recours temporaire accru aux énergies fossiles
- B. Elle a supprimé l'accord de Paris
- C. Elle a réduit toutes les émissions mondiales
- D. Elle a renforcé le charbon en Afrique uniquement
Réponse
A. Elle a poussé à un recours temporaire accru aux énergies fossiles — La crise énergétique liée au gaz russe a poussé certains États européens à relancer charbon et GNL à court terme, freinant la transition.
Comment peut-on caractériser la gouvernance climatique mondiale ?
- A. Multi-acteurs et multi-niveaux, sans autorité supérieure unique
- B. Centralisée par un gouvernement mondial
- C. Limitée aux seules ONG
- D. Décidée par le seul GIEC
Réponse
A. Multi-acteurs et multi-niveaux, sans autorité supérieure unique — La gouvernance climatique associe États, ONU, ONG, entreprises et villes, sans hiérarchie unique : elle est complexe et fragmentée.
La COP28 de Dubaï (2023) a marqué une avancée symbolique en :
- A. Évoquant pour la première fois une transition hors des énergies fossiles
- B. Interdisant toute extraction de pétrole dès 2024
- C. Annulant l'accord de Paris
- D. Supprimant le principe des CDN
Réponse
A. Évoquant pour la première fois une transition hors des énergies fossiles — La mention d'une « transition hors des énergies fossiles » est une première, mais sans calendrier contraignant, ce qui en limite la portée.
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