Le sujet invite à expliquer comment le changement climatique est devenu une « urgence globale » (science, alerte, mobilisation), puis à montrer comment elle se traduit, ou non, en réponses locales. L'enjeu est l'écart entre les échelles.
Comment une urgence reconnue à l'échelle mondiale se traduit-elle en réponses locales, et que révèle cet écart sur la gouvernance du climat ?
Le plan en trois parties
La construction d'une urgence globale
- La science établit le diagnostic.Courbe de Keeling (1958), GIEC (1988), influence humaine « sans équivoque » (2021).
- L'urgence devient politique et médiatique.Témoignage de James Hansen (1988), Chirac à Johannesburg (2002), grèves scolaires (2018).
Une réponse globale qui ne suffit pas
- Des accords partiels ou peu contraignants.Kyoto (1997), échec de Copenhague (2009), accord de Paris (2015).
- Une trajectoire qui reste insuffisante.Concentration de CO₂ de 356 ppm (1992) à 421 ppm (2023) ; trajectoire de 2,5 à 3 °C en 2100.
Le local, échelle de l'action et des inégalités
- Des territoires qui agissent.Villes du réseau C40 ; Californie ; plans d'adaptation locaux.
- Des territoires inégalement exposés.Petits États insulaires (AOSIS) ; traité Falepili Australie-Tuvalu (2023).
La justice climatique, qui relie responsabilités globales et vulnérabilités locales, peut-elle réconcilier les deux échelles ?