S'adapter, c'est ajuster pratiques et institutions aux effets du climat, à distinguer de l'atténuation. Le sujet court de l'optimum médiéval (vers 900-1250) à aujourd'hui et oblige à montrer le passage de fluctuations naturelles à un réchauffement d'origine humaine.
Comment les sociétés sont-elles passées d'une adaptation empirique à des fluctuations subies à une adaptation planifiée et négociée face à un réchauffement qu'elles provoquent ?
Le plan en trois parties
Du Moyen Âge au XIXe siècle : une adaptation empirique
- Des crises qui révèlent la vulnérabilité des sociétés.Grande Famine (1315-1317), famine de 1693-1694, Grand Hiver de 1709.
- Prier, stocker, diversifier.Bénédiction des glaciers de Chamonix (1644), greniers et police des grains, sarrasin, maïs, pomme de terre.
- Des échecs d'adaptation.Disparition des colonies scandinaves du Groenland au XVe siècle.
XIXe-XXe siècle : une vulnérabilité réduite, un climat mieux connu
- Fin des famines climatiques en Europe occidentale.Dernière grande crise de subsistance en France en 1846-1847.
- Prévoir le temps et comprendre le climat.Réseau de Le Verrier (après 1854), Fourier (1824), Keeling (1958).
Depuis 1988 : une adaptation politique et inégale
- L'adaptation dans les accords internationaux.Article 7 de l'accord de Paris (2015), fonds pertes et préjudices (2022).
- Des plans nationaux et locaux.Plan Delta néerlandais après 1953 ; plan national d'adaptation français (2025).
- Les limites de l'adaptation.Traité Falepili Australie-Tuvalu (2023).
S'adapter peut désormais signifier quitter son territoire : les migrations climatiques deviendront-elles la forme ultime de l'adaptation ?