06 29 33 79 32 Je réserve ici

1ʳᵉ · Français · Pour un oui ou pour un non, Sarraute

La pièce condamne-t-elle le langage ou en fait-elle l’éloge ?

Sujet de dissertation — Pour un oui ou pour un non, Sarraute, 1ère

← Les 30 sujets de « Pour un oui ou pour un non, Sarraute »
Analyse des termes

Le langage y est montré comme l’instrument de la blessure, du soupçon et de l’exclusion, ce qui semble constituer un réquisitoire. Mais il est aussi le seul moyen dont disposent les personnages pour approcher ce qui les sépare, et cette ambivalence est le cœur du sujet.

Problématique

Le langage est-il, dans la pièce, la cause du mal ou le seul instrument de sa connaissance ?

Le plan en trois parties

I

Un réquisitoire contre les mots

  1. Une parole aimable suffit à rompre une amitié de toute une vie.l’aveu de la cause, mouvement 2 : H.2 rapporte un compliment d’usage de trois mots
  2. Les mots frappent et laissent des traces que rien ne répare.le mouvement 7, où les mots échangés sont décrits comme des coups
  3. Le langage sert enfin à exclure, en nommant l’autre comme anormal.l’accusation de susceptibilité portée au mouvement 7
TransitionL’accusation est fondée, mais elle oublie que rien d’autre n’était disponible.
II

Mais le langage est aussi ce qui permet d’approcher l’invisible

  1. Les deux hommes ne disposent que de mots pour explorer ce qui n’en a pas.le passage du mouvement 4 où la relation ancienne est rejouée devant le spectateur
  2. La tentative de dire une expérience intime est un effort admirable, même s’il échoue.l’évocation d’une vie simple et d’un moment partagé, mouvement 5
  3. L’écriture de Sarraute invente une langue capable d’épouser ces mouvements.les rares indications scéniques, réduites à quelques mots sur le ton ou l’attitude
TransitionIl faut donc renoncer au procès et décrire ce que le langage fait, dans les deux sens à la fois.
III

La pièce ne juge pas le langage : elle en montre la double nature

  1. Blesser et connaître sont ici le même geste, accompli par le même moyen.les images de la blessure employées au mouvement 7
  2. Aucun personnage ne peut sortir du langage pour le juger de l’extérieur.le mouvement 6, où la déposition renvoie les deux hommes à eux-mêmes
  3. La fin, qui rejoue l’opposition de deux mots, rend au langage sa puissance et son danger.le partage final entre le oui et le non, mouvement 9
Ouverture

Peut-on reprocher au langage ce qui, en lui, rend possible aussi bien la blessure que la compréhension ?

← Les 30 sujets de « Pour un oui ou pour un non, Sarraute »
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de français à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs