La qualité des emplois se mesure par six descripteurs : conditions de travail, salaire, sécurité économique, horizon de carrière, formation, variété des tâches. La réponse varie selon le descripteur et selon les catégories de travailleurs, depuis la fin des années 1970.
La qualité des emplois s'est-elle dégradée dans son ensemble, ou s'est-elle surtout polarisée entre catégories de travailleurs ?
Le plan en trois parties
Des dégradations réelles sur certains descripteurs
- Sécurité économique : précarisation des entrées87 % des embauches hors intérim en CDD en 2017 (Dares)
- Conditions de travail : intensification6 % puis 35 % des salariés sous au moins trois contraintes de rythme, 1984-2013 (Dares)
Des améliorations sur d'autres
- Élévation des qualifications et de la variété des tâches+7,6 points pour les emplois très qualifiés dans l'OCDE, 1995-2015 (OCDE, 2017)
- Temps de travail réduit, formation continueLois Aubry sur les 35 heures (1998 et 2000) ; compte personnel de formation
Surtout, une qualité des emplois qui se polarise
- Marché primaire et secondaireDoeringer et Piore (1971)
- Des inégalités selon le sexeTemps partiel : 27 % des femmes, 8 % des hommes (INSEE, 2022)
- Bons et mauvais emploisGoos et Manning, « Lousy and Lovely Jobs » (2007)
Comment mesurer la qualité des emplois de manière synthétique, alors que ses descripteurs évoluent en sens contraires ?