Le sujet n'appelle pas un « oui ou non » mais une analyse des mécanismes par lesquels la catégorie socioprofessionnelle, le diplôme, l'âge et la génération, le sexe agissent. Il faut montrer qu'elles jouent sur la probabilité de s'engager, sur la forme de l'engagement, et que ce rôle est relatif.
Par quels mécanismes les variables sociodémographiques influencent-elles l'engagement politique, et jusqu'où va cette influence ?
Le plan en trois parties
Un rôle de ressources
- Le diplôme et la catégorie socioprofessionnelle fournissent compétences et sentiment de légitimité.Gaxie, Le Cens caché, 1978.
- Le statut d'emploi réduit ou accroît le coût de l'engagement.18,4 % de syndiqués dans la fonction publique contre 7,8 % dans le privé en 2019 (DARES).
Un rôle d'orientation vers des formes différentes
- Âge et génération orientent vers des formes ponctuelles et protestataires.Engagement « post-it » (Ion, 1997) ; mobilisation contre le CPE, retrait le 10 avril 2006.
- Le sexe pèse sur l'accès aux fonctions de représentation.5,6 % de députées en 1945, 36,0 % en 2024.
Un rôle nuancé par le calcul et le contexte
- Les incitations sélectives et les rétributions modifient l'arbitrage individuel.Olson, 1965 ; Gaxie, 1977.
- Des mobilisations recrutent hors des profils les plus dotés.Gilets jaunes, 17 novembre 2018.
La loi sur la parité montre qu'une règle peut corriger l'effet d'une variable : d'autres dispositifs pourraient-ils réduire les écarts liés au diplôme ?