L'action collective est l'action concertée d'individus en vue d'objectifs communs, rendue possible par les libertés démocratiques. On étudie la transformation de ses objets, de ses acteurs et de ses répertoires, surtout depuis les années 1960, en montrant aussi les continuités.
En quoi les objets, les acteurs et les répertoires de l'action collective ont-ils changé, et s'agit-il d'une rupture ou d'une recomposition ?
Le plan en trois parties
Des objets qui se diversifient
- Les conflits du travail reculent mais persistent.Grenelle, 27 mai 1968 ; 1,28 million de manifestants le 7 mars 2023 selon l'Intérieur.
- Nouveaux mouvements sociaux et luttes minoritaires portent des enjeux post-matérialistes et de reconnaissance.Inglehart, 1977 ; Touraine, 1978 ; manifeste des 343, 1971 ; Marche pour l'égalité, 1983.
Des acteurs qui se recomposent
- Les organisations de masse perdent des adhérents.Syndicalisation de l'ordre de 30 % à la Libération, 10,3 % en 2019 (DARES).
- Coordinations, associations et collectifs horizontaux prennent le relais.Infirmières, 1988 ; engagement « post-it » (Ion, 1997) ; gilets jaunes, 2018.
Des répertoires qui s'enrichissent
- Le répertoire national et autonome s'impose au milieu du XIXe siècle.Tilly, 1986 ; loi Ollivier, 25 mai 1864.
- Actions médiatiques et numériques s'ajoutent sans remplacer grève et manifestation.Pétition contre le projet de loi Travail, 2016 ; #MeToo, 2017 ; mobilisation de 2023.
Ces formes nouvelles pèsent-elles autant que les anciennes sur la décision publique ?