Structure socioprofessionnelle = répartition des actifs entre les PCS ; son évolution modifie les places disponibles d'une génération à l'autre. « Suffit-elle » impose de mesurer son rôle puis ses limites.
La transformation des emplois explique-t-elle seulement le volume de la mobilité, ou aussi la façon dont les places sont réparties selon l'origine ?
Le plan en trois parties
Un facteur majeur : la mobilité structurelle
- Déformation des marges et mobilité imposée.Thélot, 1982 ; 23 % de mobilité structurelle dans la table simplifiée.
- Une mobilité surtout ascendante.Part des cadres multipliée par 2,75 entre 1982 et 2022 (INSEE, valeurs arrondies).
Un facteur insuffisant : la fluidité reste faible
- La structure ne dit pas qui occupe les places.Odds ratio d'environ 17 entre fils de cadres et d'ouvriers.
- Fluidité quasi constante.Erikson et Goldthorpe, 1992 ; Vallet, 1999.
Formation et famille répartissent les chances
- Le diplôme filtre, mais sa valeur est relative.Paradoxe d'Anderson, 1961.
- Capitaux et configurations familiales.Bourdieu, 1979 ; Lahire, 1995 ; déclassement (Peugny, 2009).
Avec le ralentissement de la création d'emplois qualifiés, le poids de l'héritage familial pourrait croître.