« Reconnaître », c'est admettre publiquement un fait, nommer les victimes et assumer des responsabilités. Les moyens (procès, lois, discours, dates, lieux) et les acteurs (témoins, historiens, juges, États, organisations internationales) doivent être reliés et datés.
Par quels moyens et grâce à quels acteurs cette mémoire a-t-elle été reconnue, et pourquoi cette reconnaissance reste-t-elle inégale ?
Le plan en trois parties
Établir les faits
- Les juges.Nuremberg (1945-1946), Eichmann (1961), Barbie (1987), Papon (1998).
- Les historiens.Poliakov (1951), Hilberg (1961), Paxton (1973).
Reconnaître officiellement
- Les États.Décret du 3 février 1993 (16 juillet), Chirac (1995).
- Les organisations internationales.Auschwitz-Birkenau à l'UNESCO (1979), 27 janvier (ONU, 2005).
Une reconnaissance inégale et disputée
- Les Tsiganes.Montreuil-Bellay (2016), 2 août (2015).
- Le négationnisme et la loi.Faurisson (1978-1979), loi Gayssot (1990).
Ces moyens servent aujourd'hui de modèle pour la reconnaissance d'autres génocides, comme celui des Tutsi (1994).