Le sujet porte sur les relations entre la production du savoir climatique (Fourier, Arrhenius, Keeling, GIEC) et les décisions politiques. Il invite à étudier le passage de la curiosité savante à l'expertise, puis les contestations.
Comment la science du climat est-elle devenue un enjeu politique, et pourquoi le savoir ne suffit-il pas à produire la décision ?
Le plan en trois parties
Une science longtemps sans enjeu politique (1824-1958)
- La découverte de l'effet de serre.Fourier (1824), Tyndall (vers 1859), Arrhenius (1896).
- Une météorologie au service de l'État.Réseau de Le Verrier (après 1854), OMI (1873), OMM (1950).
De la mesure à l'expertise (1958-1992)
- Mesurer et modéliser.Courbe de Keeling (1958), rapport Charney (1979).
- Une expertise intergouvernementale.GIEC (1988), premier rapport (1990) préparant Rio (1992).
Un savoir contesté et mobilisé
- Le climatoscepticisme organisé.Global Climate Coalition (1989-2002), polarisation américaine.
- La science comme arme des citoyens et des juges.Rapports du GIEC invoqués dans l'affaire Urgenda (2019) et devant la CIJ (2025).
Le prix Nobel de la paix attribué au GIEC en 2007 montre-t-il que le savoir scientifique est devenu un acteur des relations internationales ?