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Un monde bipolaire au temps de la guerre froide
De la Grande Alliance à la rupture de 1947 ; deux blocs, deux modèles ; Berlin, symbole de la guerre froide ; crises et guerres par procuration (Corée, Cuba, Vietnam, Afghanistan) ; l’équilibre de la terreur ; Détente, fissures des blocs et fin de la guerre froide (1991)
À propos de cette page
De la Grande Alliance à la rupture (1945-1948)
Rappel. La victoire de 1945 et la naissance de l’ONU sont étudiées dans La Deuxième Guerre mondiale, une guerre d’anéantissement.
1945-1946 : la méfiance s’installe
- L’Armée rouge occupe l’Europe de l’Est, qu’elle a libérée ; les Soviétiques y aident les partis communistes à prendre le pouvoir. L’Allemagne et Berlin sont partagées en quatre zones d’occupation (américaine, britannique, française, soviétique).
- Le 5 mars 1946, à Fulton (États-Unis), en présence du président Truman, l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill déclare : « De Stettin, sur la Baltique, à Trieste, sur l’Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent. » L’expression désigne la frontière qui sépare l’Europe de l’Est, dominée par Moscou, du reste du continent.
1947, l’année de la rupture
- Le 12 mars 1947, devant le Congrès, le président américain Harry Truman annonce que les États-Unis soutiendront « les peuples libres » menacés, d’abord la Grèce et la Turquie : c’est la doctrine Truman, une politique d’endiguement (containment en anglais), qui veut empêcher l’extension du communisme.
- Le 5 juin 1947, le secrétaire d’État George Marshall propose une aide économique à toute l’Europe : c’est le plan Marshall, environ 13 milliards de dollars entre 1948 et 1952. Staline oblige les pays d’Europe de l’Est à le refuser.
- En septembre 1947, en Pologne, les représentants de neuf partis communistes se réunissent autour d’Andreï Jdanov, proche de Staline. Leur déclaration affirme que « deux camps se sont formés dans le monde » : un camp « impérialiste », dirigé par les États-Unis, et un camp « anti-impérialiste et démocratique », autour de l’URSS. C’est la doctrine Jdanov. La conférence crée le Kominform, qui aligne les partis communistes d’Europe sur Moscou.
- En février 1948, le coup de Prague donne tout le pouvoir aux communistes en Tchécoslovaquie : toute l’Europe de l’Est est désormais aux mains de régimes alignés sur l’URSS.
Le discours de Fulton (mars 1946) n’est pas encore la rupture : Churchill n’est plus au pouvoir et constate une division. La rupture date de 1947, quand les deux Grands eux-mêmes, Truman puis la conférence de Jdanov, déclarent le monde coupé en deux.
Le plan Marshall est une aide économique, pas une alliance militaire : il sert l’endiguement par la prospérité, car la misère fait grandir les partis communistes.
Réflexe — pour dater le début de la guerre froide, je cite deux discours de 1947 qui se répondent : la doctrine Truman (mars) et la doctrine Jdanov (septembre).
Attention — « froide » ne veut pas dire « sans morts » : les deux Grands ne se battent pas l’un contre l’autre, mais des guerres locales qu’ils soutiennent font des millions de victimes.
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Deux blocs, deux modèles
| Bloc de l’Ouest | Bloc de l’Est | |
|---|---|---|
| Chef de file | États-Unis | URSS |
| Politique | démocratie libérale : plusieurs partis, élections libres, libertés | parti unique communiste, police politique ; à l’Est, des « démocraties populaires » |
| Économie | capitalisme : propriété privée, marché, société de consommation | économie planifiée par l’État, propriété collective |
| Économie : organisation | OECE (avril 1948), qui répartit l’aide Marshall | CAEM ou Comecon (janvier 1949) |
| Alliance militaire | OTAN (4 avril 1949 : 12 États au départ, dont les États-Unis et le Canada) | pacte de Varsovie (14 mai 1955) |
Une rivalité de tous les instants
- Propagande : affiches, cinéma, radios. Radio Free Europe, financée par les États-Unis, émet vers l’Est ; les Soviétiques brouillent ses ondes.
- Peur de l’ennemi intérieur : aux États-Unis, le sénateur Joseph McCarthy lance de 1950 à 1954 une chasse aux communistes, vrais ou supposés (fonctionnaires, artistes) : c’est le maccarthysme. Le Sénat le condamne en décembre 1954.
- Espionnage : la CIA américaine et le KGB soviétique ; compétition sportive aux Jeux olympiques et course à l’espace.
Le bloc de l’Est n’est pas un tout uni : la Yougoslavie communiste de Tito rompt avec Staline dès 1948 et ne rejoint jamais le pacte de Varsovie. Les pays nouvellement indépendants refusent souvent de choisir un camp : ce sont les non-alignés, étudiés dans Indépendances et construction de nouveaux États.
Le Comecon est la réponse soviétique à l’aide américaine : une organisation économique de l’Est. Le pacte de Varsovie est une alliance militaire, créée six ans après l’OTAN, quand la RFA entre dans l’OTAN.
Réflexe — pour classer un élément, je pose deux questions : de quel bloc est-il (Ouest ou Est) ? Est-il militaire, économique ou politique ?
Attention — communiste ne veut pas dire « dans le bloc soviétique » : la Yougoslavie de Tito, et plus tard la Chine, sont communistes mais brouillées avec Moscou.
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Berlin, symbole de la guerre froide (1948-1961)
Le blocus de Berlin (1948-1949)
En juin 1948, les Occidentaux créent une nouvelle monnaie, le Deutsche Mark, dans leurs zones : Staline y voit la préparation d’un État ouest-allemand. Le 24 juin 1948, il coupe les routes, les voies ferrées et les canaux qui mènent à Berlin-Ouest : c’est le blocus. Les Américains et les Britanniques répondent sans tirer un coup de feu, par un pont aérien : des avions ravitaillent la ville en nourriture et surtout en charbon. Staline lève le blocus le 12 mai 1949 ; le pont aérien continue jusqu’au 30 septembre 1949 pour constituer des réserves. En quinze mois, 278 228 vols apportent plus de 2,3 millions de tonnes de marchandises.
Conséquence : l’Allemagne est coupée en deux États en 1949 : la RFA (République fédérale d’Allemagne, 23 mai, capitale Bonn), à l’Ouest, et la RDA (République démocratique allemande, 7 octobre), communiste, à l’Est.
Le mur de Berlin (1961-1989)
De 1949 à 1961, environ 2,7 millions d’habitants de la RDA, sur environ 18,8 millions en 1949, fuient vers l’Ouest, souvent par Berlin, où il suffit de passer d’un secteur à l’autre. Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, la RDA ferme la frontière : barbelés d’abord, puis un mur de béton, gardé par des miradors, long de 155 km autour de Berlin-Ouest. Au moins 140 personnes y meurent, pour la plupart en tentant de passer. La RDA l’appelle « rempart antifasciste » ; Willy Brandt, maire de Berlin-Ouest, le nomme « mur de la honte ». Le 26 juin 1963, à Berlin-Ouest, le président américain Kennedy déclare : « Ich bin ein Berliner » (« Je suis un Berlinois »).
Le blocus est une crise : une tension directe entre les deux Grands, réglée sans combat. Les Occidentaux ne forcent pas les barrages, Staline n’abat pas les avions.
Le mur n’est pas une protection contre une invasion de l’Ouest : il est construit par la RDA pour empêcher ses propres habitants de partir.
Réflexe — Berlin se raconte en trois dates : blocus (1948-1949), mur (1961), ouverture du mur (9 novembre 1989).
Attention — le blocus (1948) et le mur (1961) sont deux crises différentes, à treize ans d’écart : le premier vise Berlin-Ouest, le second enferme les habitants de la RDA.
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Crises et guerres par procuration (1950-1989)
La guerre de Corée (1950-1953)
La Corée est partagée depuis 1948 en deux États : au nord, communiste, au sud, allié des États-Unis. Le 25 juin 1950, l’armée du Nord franchit le 38e parallèle et envahit le Sud. Le Conseil de sécurité de l’ONU, que le délégué soviétique boycotte depuis janvier 1950, autorise une intervention : les troupes, surtout américaines, combattent sous le drapeau de l’ONU. En octobre 1950, la Chine, communiste depuis le 1er octobre 1949, envoie des centaines de milliers de soldats aider le Nord. L’armistice du 27 juillet 1953 fixe une ligne de démarcation proche du point de départ. Bilan : environ un million de soldats tués et de 1,5 à 3 millions de civils morts.
La crise de Cuba (octobre 1962)
À Cuba, à 150 km de la Floride, Fidel Castro prend le pouvoir en 1959 et se rapproche de l’URSS ; en avril 1961, un débarquement d’exilés anticastristes, organisé par la CIA, échoue à la baie des Cochons. Le 14 octobre 1962, un avion espion américain U-2 photographie des rampes de missiles soviétiques dans l’île. Le 22 octobre, le président John F. Kennedy annonce une « quarantaine » : un blocus naval de Cuba. Pendant treize jours (16-28 octobre), le monde craint une guerre nucléaire. Le 28 octobre, Khrouchtchev, dirigeant de l’URSS, accepte de retirer ses missiles contre la promesse américaine de ne pas envahir Cuba ; en secret, les États-Unis retireront aussi leurs missiles de Turquie.
Le Vietnam et l’Afghanistan
- Vietnam : après la défaite française de 1954, le pays est coupé entre un Nord communiste et un Sud soutenu par les États-Unis. Les Américains s’engagent pour empêcher la victoire du Nord et de la guérilla du Viêt-cong, armés par l’URSS et la Chine : plus de 500 000 soldats américains sont au Vietnam en 1969. Les derniers partent en mars 1973 ; Saïgon, capitale du Sud, tombe le 30 avril 1975. Plus de 58 000 Américains sont morts, et bien davantage de Vietnamiens.
- Afghanistan : fin décembre 1979, l’Armée rouge envahit le pays pour soutenir un gouvernement communiste. Elle s’enlise face aux moudjahidines, des combattants afghans armés par les États-Unis ; les derniers soldats soviétiques partent le 15 février 1989, après plus de 14 000 morts dans leurs rangs.
La Corée est une guerre par procuration : des soldats américains et chinois s’y battent, mais l’armée soviétique ne combat pas ouvertement : l’URSS fournit des armes et, en secret, des pilotes.
Cuba est une crise : aucune bataille, mais la menace de l’arme nucléaire, puis une négociation où chacun recule un peu.
Réflexe — crise ou guerre ? S’il y a des combats, c’est une guerre par procuration (Corée, Vietnam, Afghanistan) ; si l’on se menace sans combattre, c’est une crise (Berlin, Cuba).
Attention — la guerre du Vietnam contre les États-Unis n’est pas la guerre d’Indochine contre la France (1946-1954) : ce sont deux guerres successives.
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L’équilibre de la terreur
La course à l’espace
Les fusées qui lancent les satellites sont aussi des missiles : l’espace devient une vitrine de la puissance. L’URSS lance le premier satellite artificiel, Spoutnik, le 4 octobre 1957, et envoie le premier homme dans l’espace, Youri Gagarine, le 12 avril 1961. Les États-Unis répondent par le programme Apollo : en juillet 1969, la mission Apollo 11 pose les premiers hommes sur la Lune.
D’autres pays veulent leur propre bombe : le Royaume-Uni (1952), la France (essai du 13 février 1960, dans le Sahara algérien) et la Chine (1964).
Peu importe qui possède le plus de têtes nucléaires : chacun en a assez pour détruire l’autre plusieurs fois, et la riposte est certaine. Aucun des deux Grands n’ose donc attaquer le premier.
Réflexe — pour expliquer pourquoi la guerre reste « froide », j’enchaîne trois mots : arme nucléaire, riposte, peur.
Attention — l’URSS n’a pas la bombe en 1945 : le monopole américain dure jusqu’en 1949.
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Détente, fissures et fin de la guerre froide (1962-1991)
La Détente
- Dès 1956, Khrouchtchev parle de « coexistence pacifique » : rivaliser sans se faire la guerre.
- Le téléphone rouge relie Washington et Moscou (accord du 20 juin 1963). Le traité de non-prolifération nucléaire (TNP, 1er juillet 1968) interdit de donner la bombe à d’autres pays.
- En 1972, le président Nixon se rend à Pékin (février) puis à Moscou (mai), où il signe avec Léonid Brejnev, successeur de Khrouchtchev à la tête de l’URSS de 1964 à 1982, les accords SALT I (26 mai 1972), qui limitent certains missiles.
- Le 1er août 1975, 35 États, dont les deux Grands, signent l’acte final d’Helsinki : ils reconnaissent les frontières de l’Europe et s’engagent à respecter les droits de l’homme, ce dont les opposants de l’Est se serviront.
Des blocs fissurés
- À l’Est, l’URSS écrase par les chars le soulèvement de Budapest (octobre-novembre 1956) et le « Printemps de Prague » (chars du pacte de Varsovie le 21 août 1968) : elle n’accepte aucune sortie de son bloc. La Chine de Mao se brouille avec Moscou à partir de 1959-1960, puis se rapproche des États-Unis.
- À l’Ouest, la France du général de Gaulle, dotée de la bombe depuis 1960, quitte en 1966 le commandement militaire intégré de l’OTAN, tout en restant dans l’Alliance atlantique. Aux États-Unis, la guerre du Vietnam divise l’opinion.
Regain de tensions et fin de la guerre froide (1979-1991)
L’invasion de l’Afghanistan (1979) et la crise des euromissiles (missiles soviétiques SS-20 contre missiles américains Pershing en Europe) mettent fin à la Détente ; les États-Unis et de nombreux pays alliés boycottent les Jeux olympiques de Moscou en 1980. Le président Reagan (1981-1989) qualifie l’URSS d’« empire du mal » (8 mars 1983) et lance l’Initiative de défense stratégique (IDS), surnommée « guerre des étoiles » (23 mars 1983). L’URSS, à l’économie épuisée, ne peut plus suivre.
Arrivé au pouvoir en 1985, Mikhaïl Gorbatchev réforme l’URSS (glasnost, la transparence ; perestroïka, la restructuration), signe avec Reagan le traité de Washington (8 décembre 1987), qui supprime les euromissiles, retire l’Armée rouge d’Afghanistan et laisse les peuples d’Europe de l’Est choisir. Le mur de Berlin s’ouvre le 9 novembre 1989, l’Allemagne est réunifiée le 3 octobre 1990 ; Gorbatchev démissionne le 25 décembre 1991 et l’URSS disparaît : la guerre froide est finie.
Les accords SALT I limitent les armes, ils ne les suppriment pas : la course aux armements continue pendant la Détente.
En 1968, ce sont les chars du pacte de Varsovie, une alliance censée défendre ses membres, qui envahissent l’un d’eux, la Tchécoslovaquie.
Réflexe — je découpe la période en trois temps : Détente (1962-1979), regain de tensions (1979-1985), fin de la guerre froide (1985-1991).
Attention — Détente ne veut pas dire paix : pendant la Détente, la guerre du Vietnam continue jusqu’en 1975, une guerre par procuration éclate en Angola la même année, et les deux Grands continuent de s’armer.
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Pour aller plus loin
Pour aller plus loin
1989-1991 en détail. Gorbatchev et ses réformes, la chute des régimes communistes d’Europe de l’Est, la réunification allemande, la fin de l’URSS et le monde qui en sort sont étudiés dans Un nouvel ordre mondial.
La guerre froide en France. En 1947, les ministres communistes sont renvoyés du gouvernement et de grandes grèves éclatent : voir 1944-1947 : refonder la République.
Une Europe de l’Ouest qui s’unit. L’aide Marshall et la peur de l’URSS poussent les pays d’Europe de l’Ouest à coopérer : voir Affirmation et mise en œuvre du projet européen.
- En 1947, la doctrine Truman (endiguement) et la doctrine Jdanov (deux camps) consacrent la rupture : la guerre froide oppose les États-Unis et l’URSS jusqu’en 1991, sans guerre directe.
- Le monde se divise en deux blocs (bipolarisation) : démocratie libérale et capitalisme, avec l’OTAN (1949), contre parti unique et économie planifiée, avec le pacte de Varsovie (1955).
- Berlin résume le conflit : blocus et pont aérien (1948-1949), deux Allemagnes (1949), mur (13 août 1961), ouverture du mur (9 novembre 1989).
- Les deux Grands s’affrontent par des crises (Berlin, Cuba en octobre 1962) et des guerres par procuration (Corée, Vietnam, Afghanistan), très meurtrières.
- La dissuasion nucléaire (équilibre de la terreur) empêche la guerre directe ; la Détente (1962-1979) organise le dialogue sans arrêter la rivalité ; épuisée, l’URSS disparaît en 1991.
Questions fréquentes
Quand et comment la guerre froide commence-t-elle ?
En 1947 : en mars, le président Truman annonce l’endiguement du communisme ; en septembre, la déclaration réunie autour de Jdanov affirme que deux camps se sont formés dans le monde. Les deux anciens alliés de 1945 deviennent des adversaires.
Qu’est-ce que la bipolarisation ?
L’organisation du monde autour de deux pôles rivaux, les États-Unis et l’URSS, qui ont chacun leur modèle, leurs alliances (OTAN en 1949, pacte de Varsovie en 1955) et leur propagande, et qui poussent les autres États à choisir un camp.
Pourquoi Berlin est-elle le symbole de la guerre froide ?
Parce que la ville, enclavée dans la zone soviétique, concentre la division et les crises : le blocus et le pont aérien (1948-1949), le mur construit en 1961 pour empêcher les départs vers l’Ouest, puis son ouverture le 9 novembre 1989.
Qu’est-ce qu’une guerre par procuration ?
Un conflit local où chaque Grand arme et finance un camp sans combattre l’autre Grand : la Corée (1950-1953), le Vietnam, l’Afghanistan (1979-1989). Ces guerres font des millions de morts.
Pourquoi la guerre reste-t-elle « froide » ?
À cause de la dissuasion nucléaire : chacun des deux Grands peut détruire l’autre, et la peur de la riposte empêche la guerre directe. C’est l’équilibre de la terreur.
Comment la guerre froide se termine-t-elle ?
Après la Détente (1962-1979) et un regain de tensions, l’URSS de Gorbatchev, épuisée, renonce à l’affrontement : le mur de Berlin s’ouvre le 9 novembre 1989 et l’URSS disparaît en décembre 1991.
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