Le texte oppose d'abord la fabrication d'un objet à la venue au monde de l'homme, en déduit l'absence de nature humaine, puis en tire le poids de la responsabilité. La thèse est que l'homme n'est rien d'autre que ce qu'il se fait.
Y a-t-il une nature humaine qui détermine ce que nous devons devenir ?
Le plan en trois parties
Premier moment : le modèle de l'objet fabriqué
- Pour un coupe-papier, le concept et l'usage précèdent l'existence : l'artisan sait ce qu'il fait avant de le faire.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
- La conception classique applique ce modèle à l'homme en supposant un créateur ou une nature donnée.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
- Le texte montre que l'athéisme conséquent interdit de conserver cette essence sans son fondement.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
Deuxième moment : l'homme surgit d'abord et se définit ensuite
- L'homme existe, se rencontre, surgit dans le monde, et ne se définit qu'après : il n'est d'abord rien.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
- Il n'est donc pas ce qu'il est mais ce qu'il se fait par la succession de ses actes.Sartre, L'Être et le Néant
- Contre Spinoza, aucune complexion ne détermine l'action : la conscience est un pouvoir de néantir.Spinoza, Lettre à Schuller
Troisième moment : liberté, angoisse et responsabilité
- Être libre sans nature ni valeurs données, c'est porter seul le poids de ses choix : l'homme est condamné à être libre.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
- En se choisissant, chacun choisit une image de l'homme : la responsabilité est universelle, non privée.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
- L'objection sociologique reste forte : Durkheim ou Bourdieu rappellent le poids des conditionnements.Durkheim, Éducation et sociologie
Si rien ne nous détermine, sur quoi fonder le choix que nous faisons de nous-mêmes ?