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La dissertation philosophique

Maîtriser l’art de la dissertation — de l’analyse du sujet au devoir rédigé (programme de Terminale)

À propos de cette page
La méthode de la dissertation de philosophie en Terminale, construite étape par étape sur un seul sujet du bac 2026, « Faire son devoir, est-ce lutter contre soi-même ? » : accroche, définition des termes, tension, problématique, annonce du plan, paragraphe argumentatif, transition, conclusion et ouverture. Chaque étape donne le procédé, un exemple rédigé, puis la même chose ratée avec ce qui cloche.
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L’accroche : entrer par un cas précis

Tout ce chapitre travaille sur un seul sujet, celui de la session 2026 en métropole (sujet de secours) : « Faire son devoir, est-ce lutter contre soi-même ? ». À la fin, vous aurez vu la même dissertation se construire du premier mot au dernier.

Ce qu’on attend. L’accroche ne sert pas à faire joli : elle sert à prouver, avant toute analyse, que le sujet porte sur quelque chose de réel. Le correcteur y lit immédiatement si le candidat a un monde à sa disposition — des lectures, des procès, des expériences, des œuvres — ou seulement des formules. Une accroche réussie contient déjà, en germe, la tension du sujet.

Le procédé, en quatre gestes

  1. Choisir un matériau déterminé : une citation, une loi, une expérience scientifique, une œuvre, un événement daté.
  2. L’exposer en deux phrases, sans le commenter encore.
  3. Montrer en une phrase ce qu’il donne à voir du problème.
  4. Citer l’énoncé du sujet entre guillemets, mot pour mot.
Exemple rédigé

« Devoir ! nom sublime et grand, toi qui ne renfermes rien en toi d’agréable, rien qui implique insinuation, mais qui réclames la soumission » : ainsi Kant apostrophe-t-il le devoir dans la Critique de la raison pratique. Ce qu’il y a de frappant dans cette invocation, c’est qu’elle célèbre le devoir en lui refusant tout charme : le devoir mériterait le respect précisément parce qu’il ne séduit pas. Une telle grandeur suppose donc un adversaire, et cet adversaire n’est pas au-dehors, il est en moi. C’est ce que demande le sujet : « Faire son devoir, est-ce lutter contre soi-même ? »

La même chose, ratée

Depuis la nuit des temps, l’homme s’est toujours posé la question du devoir. En effet, le devoir est un sujet très important dans notre société actuelle, surtout aujourd’hui. Nous allons donc nous demander si faire son devoir, c’est lutter contre soi-même.

Ce qui cloche : trois généralités invérifiables (« depuis la nuit des temps », « notre société actuelle », « surtout aujourd’hui ») ; aucun matériau ; le sujet est recopié sans avoir été préparé par quoi que ce soit. Le correcteur a déjà appris une chose : le candidat n’a rien à citer.

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La définition des termes : définir, c’est ouvrir une distinction

Ce qu’on attend. Définir n’est pas recopier un dictionnaire. Une définition ne vaut, en dissertation, que si elle ouvre une distinction, et une distinction ne vaut que si elle annonce un moment du devoir. Le critère est simple : si votre définition n’est utilisée nulle part dans la suite, c’est qu’elle n’en était pas une.

Le procédé, en quatre gestes

  1. Repérer les deux ou trois mots porteurs, et le verbe de la consigne.
  2. Pour chacun, donner le sens courant, puis le sens strict.
  3. Faire apparaître une distinction que le sens courant écrase (devoir / contrainte, obligation / nécessité).
  4. Vérifier que chaque distinction correspond à une partie prévue.
Exemple rédigé

Faire son devoir, c’est accomplir ce qui est exigé de moi indépendamment de ce que j’en attends : le devoir se distingue en cela de la contrainte, qui me force du dehors, et de l’intérêt, qui me porte du dedans. Lutter contre soi-même suppose quant à lui que le sujet soit divisé, qu’une part de lui veuille ce qu’une autre refuse. Reste le verbe de la question : « est-ce » demande une identité, non une compatibilité. On ne demande pas si le devoir peut s’accompagner d’un combat intérieur, mais s’il consiste en ce combat.

La même chose, ratée

Le devoir, selon le dictionnaire, est ce que l’on doit faire. Lutter, c’est combattre. Soi-même désigne la personne elle-même. Nous allons voir si faire son devoir est lutter contre soi-même.

Ce qui cloche : « ce que l’on doit faire » est une tautologie ; « lutter, c’est combattre » remplace un mot par un synonyme sans nuance ; « soi-même » n’est pas interrogé alors que c’est lui qui porte tout le sujet — car s’il y a lutte, c’est que le soi n’est pas un. Aucune distinction n’a été ouverte : le plan ne peut pas naître de là.

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La tension du sujet : le oui, le non, et le présupposé

Ce qu’on attend. C’est le travail de brouillon, et c’est le seul qui décide de la note. Un sujet de philosophie n’est jamais une question ouverte : c’est une question piégée, dont les deux réponses opposées sont également défendables. Tant que vous n’avez pas écrit les deux, vous n’avez pas de sujet, vous avez un thème.

Le procédé, en quatre gestes

  1. Répondre oui, le plus fortement possible, avec un argument et un auteur.
  2. Répondre non, avec la même force, et non comme une nuance.
  3. Nommer le présupposé : ce que la question tient pour acquis sans le dire.
  4. Écrire la tension en une phrase de forme « si… alors… ; or… ».
Exemple rédigé

Oui : un devoir qui ne coûte rien n’est pas un devoir, c’est un penchant heureux ; Kant montre que la valeur morale d’un acte se mesure à la résistance qu’il oppose à l’inclination. Non : l’homme vertueux, selon Aristote, accomplit le juste avec plaisir, et s’il fallait toujours se combattre pour bien agir, nul ne serait jamais devenu bon. Le présupposé de la question saute alors aux yeux : elle suppose que le moi soit divisé, qu’il y ait en lui un adversaire. Si le devoir se reconnaît à la contrainte qu’il exerce, alors bien agir est une victoire sur soi ; or une victoire toujours à recommencer n’est pas une vertu, c’est un échec permanent.

La même chose, ratée

D’un côté, faire son devoir peut être difficile. Mais d’un autre côté, cela peut aussi être facile. Tout dépend des personnes et des situations.

Ce qui cloche : les deux réponses ne sont pas construites mais constatées, et la phrase « tout dépend » annule la question au lieu de l’ouvrir. Aucun auteur, aucun présupposé nommé. Un sujet dont on peut dire « ça dépend » a été mal lu : la difficulté n’est pas dans la variété des cas, elle est dans le concept.

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La problématique : une question dont les deux réponses tiennent

Ce qu’on attend. La problématique est la phrase la plus relue de la copie. Elle ne répète pas le sujet et ne le résume pas : elle énonce pourquoi il fait problème. Sa forme la plus sûre est une alternative dont aucune branche n’est absurde, et qui engage une conséquence.

Le procédé, en quatre gestes

  1. Partir de la tension écrite à l’étape précédente, jamais du sujet nu.
  2. La mettre en forme d’une question unique, articulée par « ou bien… ou bien » ou par « faut-il… ou au contraire ».
  3. Vérifier qu’aucune des deux branches n’est ridicule : si l’une l’est, la question est fausse.
  4. Vérifier que les trois parties prévues y répondent, dans l’ordre.
Exemple rédigé

Le devoir suppose-t-il nécessairement que le sujet se divise contre lui-même, la moralité se mesurant alors à ce qu’elle coûte, ou bien n’est-il pleinement accompli qu’au moment où cette division cesse, la lutte intérieure n’étant que le signe d’une vertu encore inachevée ?

La même chose, ratée

Nous pouvons donc nous demander si faire son devoir, c’est lutter contre soi-même. Autrement dit, le devoir est-il une lutte contre soi-même ? Telle est la question que nous allons nous poser.

Ce qui cloche : le sujet est recopié deux fois de suite, la deuxième formulation n’ajoutant rien à la première. « Telle est la question » signale au correcteur que le candidat croit avoir problématisé alors qu’il n’a fait que répéter. Une problématique se reconnaît à ceci : elle contient un mot qui n’était pas dans l’énoncé — ici, coûte, inachevée.

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L’annonce du plan : trois moments, pas trois thèmes

Ce qu’on attend. Le plan annoncé doit donner à entendre un raisonnement, c’est-à-dire une suite où chaque moment naît de l’insuffisance du précédent. Trois thèses qui se répondent, jamais trois rubriques (« la morale », « la psychologie », « la politique »). L’annonce tient en trois ou quatre phrases : elle ne détaille pas, elle oriente.

Le procédé, en trois gestes

  1. Formuler chaque partie comme une réponse au problème, sous forme de proposition complète.
  2. Relier les trois par des connecteurs de progression réels : « mais », « reste alors à », « c’est pourquoi ».
  3. Bannir les titres thématiques et les « nous verrons que » sans contenu.
Exemple rédigé

Nous montrerons d’abord que le devoir ne se reconnaît qu’à la résistance qu’il oppose à nos inclinations, et qu’à ce titre l’obéissance morale est bien un combat contre soi. Mais nous verrons que ce combat ne définit pas le devoir : il ne caractérise que celui qui n’est pas encore juste, et la morale la plus haute est peut-être celle qui ne coûte plus rien. Il restera alors à comprendre comment une loi peut m’obliger sans m’être étrangère, c’est-à-dire comment je puis me reconnaître dans ce qui m’oblige.

La même chose, ratée

Dans une première partie, nous étudierons le devoir. Dans une deuxième partie, nous verrons la lutte contre soi-même. Enfin, dans une troisième partie, nous ferons une synthèse.

Ce qui cloche : ce ne sont pas des thèses mais des thèmes, et la troisième partie n’existe pas — « faire une synthèse » n’est pas une idée. Ce plan pourrait servir à n’importe quel sujet contenant les mots « devoir » et « soi-même », ce qui est le signe le plus sûr qu’il ne répond à aucun.

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Le paragraphe argumentatif : cinq gestes, une seule idée

Ce qu’on attend. Un paragraphe, une idée. C’est l’unité de la dissertation, et la seule chose que l’on puisse vraiment apprendre à l’avance : une copie n’est rien d’autre que neuf ou dix paragraphes bien faits, reliés. On ne cite pas un auteur pour faire savoir qu’on le connaît, on le cite parce qu’il dit mieux que nous ce dont nous avions besoin.

Le procédé, en cinq gestes

  1. Idée : une phrase affirmative, sans auteur, qui énonce ce que le paragraphe va établir.
  2. Explication : pourquoi cela se tient, en deux ou trois phrases.
  3. Référence : l’auteur, l’œuvre, la citation exacte ou la thèse restituée.
  4. Exemple précis : historique, juridique, scientifique ou littéraire.
  5. Portée ou limite : ce que l’on a gagné, et ce qui résiste encore.
Exemple rédigé (I, premier paragraphe)

Le devoir ne se manifeste comme devoir que là où il contrarie le désir. Une action conforme au bien mais accomplie par goût ne prouve rien de la moralité de son auteur : elle prouve seulement que son penchant coïncidait, ce jour-là, avec la loi. C’est pourquoi Kant écrit, dans les Fondements de la métaphysique des mœurs, que le devoir est « la nécessité d’accomplir une action par respect pour la loi » : le respect n’est pas un sentiment agréable, c’est le sentiment d’une résistance. Le commerçant honnête par intérêt n’est pas moral, le commerçant honnête quand la fraude lui serait profitable l’est. Songeons aux fonctionnaires qui, en 1940, refusèrent d’appliquer les mesures d’exclusion alors que tout — carrière, sécurité, habitude d’obéir — les y poussait : leur acte n’a de valeur que parce qu’il leur a coûté. Le devoir se paie, et c’est à ce prix qu’on le reconnaît.

La même chose, ratée

Kant a dit que le devoir était le respect de la loi. Pour lui, il faut agir par devoir. Il a écrit les Fondements de la métaphysique des mœurs. On peut aussi penser à Rousseau qui parle de la liberté, et à Freud avec le surmoi.

Ce qui cloche : aucune idée n’est énoncée avant l’auteur, si bien que le paragraphe raconte Kant au lieu de s’en servir ; la mention de l’œuvre remplace l’explication ; et les deux auteurs ajoutés à la fin ne font rien, sinon signaler qu’on les a appris. Trois références inexploitées valent moins qu’une seule expliquée.

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La transition : fermer, objecter, ouvrir

Ce qu’on attend. Une transition n’est pas une formule de politesse entre deux parties : c’est le moment où la copie pense. Elle doit faire sentir que la partie suivante n’est pas un second avis mais une nécessité. Deux à quatre phrases, rédigées, sans titre.

Le procédé, en trois gestes

  1. Fermer : ramasser en une phrase ce qui vient d’être établi, et seulement cela.
  2. Objecter : nommer la difficulté que cet acquis fait apparaître, ou le prix qu’il faut payer pour lui.
  3. Ouvrir : formuler la question à laquelle la partie suivante répondra.
Exemple rédigé (de I à II)

Si le devoir se reconnaît au combat qu’il exige, alors la moralité se mesure à sa difficulté, et l’homme le plus moral serait celui qui souffre le plus d’être bon. Mais cette conséquence est étrange : elle fait de la vertu une victoire toujours provisoire, et du juste un homme perpétuellement en guerre contre lui-même. Un tel modèle ne décrit peut-être pas l’homme vertueux, mais celui qui ne l’est pas encore. Faut-il alors admettre que la lutte intérieure, loin d’être la marque du devoir, en soit le symptôme d’échec ?

La même chose, ratée

Nous venons de voir que faire son devoir, c’est lutter contre soi-même. Mais nous allons maintenant voir le contraire.

Ce qui cloche : « voir le contraire » avoue que la deuxième partie n’est pas nécessaire mais décorative, et transforme la dialectique en changement d’avis. Une transition ne dit jamais que l’on va se contredire : elle montre que la première thèse, poussée jusqu’au bout, produit elle-même l’objection qui la limite.

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La conclusion et l’ouverture : répondre, puis déplacer

Ce qu’on attend. La conclusion est lue avec attention, souvent juste après l’introduction. Elle doit contenir une réponse explicite au problème posé — pas un résumé, pas une réserve. L’ouverture, elle, n’est pas un supplément d’âme : c’est une question voisine que le devoir a rendue possible et qu’il ne pouvait pas traiter.

Le procédé, en trois gestes

  1. Bilan : retracer le chemin, non les titres — ce que chaque moment a fait tomber.
  2. Réponse : une phrase qui dit oui, non, ou à quelle condition, sans échappatoire.
  3. Ouverture : une vraie question, précise, dont on voit qu’elle se traiterait.
Exemple rédigé

Il est apparu d’abord que le devoir ne se laissait reconnaître qu’à la résistance qu’il oppose à nos penchants ; puis que cette résistance, érigée en critère, condamnait la vertu à n’être jamais acquise ; enfin que l’obligation cessait d’être une violence dès lors que la loi obéie était celle que je me donne. Faire son devoir n’est donc pas essentiellement lutter contre soi : c’est lutter contre ce qui, en moi, n’est pas encore moi. Le combat moral n’est pas la définition du devoir, il en est la condition d’apprentissage. Mais si la moralité la plus haute est celle qui ne coûte plus rien, une société juste doit-elle former des citoyens qui se contraignent, ou des citoyens qui désirent ce qu’elle exige ?

La même chose, ratée

Pour conclure, nous avons vu que faire son devoir, c’est lutter contre soi-même, mais que parfois non. Chacun a sa propre opinion sur la question. Et comme disait un philosophe, la vie est un combat.

Ce qui cloche : « mais parfois non » n’est pas une réponse, c’est un refus de répondre ; « chacun a son opinion » annule quatre heures de travail, puisque la dissertation consistait précisément à sortir de l’opinion ; et la citation anonyme, en plus d’être fausse, élargit le sujet au lieu de le déplacer. Une ouverture pose une question, elle ne récite pas une maxime.

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À retenir
  • L’accroche part d’un matériau daté et précis : citation, loi, expérience, œuvre — jamais « de tout temps ».
  • Définir un terme, c’est ouvrir une distinction qui servira plus loin ; une définition inutilisée est une définition manquée.
  • La tension s’écrit au brouillon : un oui fort, un non fort, le présupposé de la question.
  • La problématique contient un mot qui n’était pas dans le sujet ; sinon, ce n’est qu’une répétition.
  • Le plan est fait de trois thèses qui se répondent, jamais de trois thèmes.
  • Un paragraphe = une idée, expliquée, appuyée sur une référence exacte, illustrée par un exemple précis, pesée à la fin.
  • La transition ferme, objecte, ouvre : elle ne dit jamais « nous allons voir le contraire ».
  • La conclusion répond au problème sans échappatoire ; l’ouverture est une vraie question, pas une maxime.
  • Répartition des quatre heures : 1 h de brouillon, 2 h 30 de rédaction, 20 min de relecture.

Questions fréquentes

Comment faire une accroche en dissertation de philosophie ?

L’accroche part d’un matériau déterminé et daté : une citation, une loi, une expérience scientifique, une œuvre ou un événement. On l’expose en deux phrases, on montre en une phrase ce qu’il donne à voir du problème, puis on cite le sujet mot pour mot. « Depuis la nuit des temps » ou « dans notre société actuelle » prouvent seulement qu’on n’a rien à citer.

Comment définir les termes du sujet en philo ?

Définir n’est pas recopier un dictionnaire : une définition ne vaut que si elle ouvre une distinction, par exemple devoir / contrainte ou obligation / nécessité. On repère les deux ou trois mots porteurs et le verbe de la consigne, on donne le sens courant puis le sens strict. Une définition qui ne sert nulle part dans la suite n’en était pas une.

Comment trouver la problématique d’une dissertation de philosophie ?

Au brouillon, on répond oui le plus fortement possible, puis non avec la même force, et on nomme le présupposé de la question. La problématique met cette tension en forme d’une question unique, souvent en « ou bien… ou bien », dont aucune branche n’est absurde. Elle contient un mot qui n’était pas dans l’énoncé : sinon, ce n’est qu’une répétition du sujet.

Comment faire un plan de dissertation en philosophie ?

Le plan est fait de trois thèses qui se répondent, chacune née de l’insuffisance de la précédente, jamais de trois thèmes. L’annonce tient en trois ou quatre phrases reliées par « mais », « reste alors à », « c’est pourquoi ». « Dans une troisième partie, nous ferons une synthèse » n’annonce aucune idée.

Comment rédiger un paragraphe, une transition et une conclusion en philo ?

Un paragraphe porte une idée en cinq gestes : l’idée sans auteur, son explication, une référence exacte, un exemple précis, puis sa portée ou sa limite. La transition ferme ce qui est acquis, objecte, puis ouvre la question de la partie suivante. La conclusion retrace le chemin, répond au problème sans échappatoire et ouvre sur une vraie question, jamais sur une maxime.

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