Le texte part d'une difficulté concrète, celle de distinguer science et pseudo-science, écarte le critère de la vérification, puis propose la réfutabilité. La thèse est qu'une théorie est scientifique non parce qu'elle est confirmée, mais parce qu'elle peut être démentie par l'expérience.
À quoi reconnaît-on qu'une théorie est scientifique ?
Le plan en trois parties
Premier moment : le problème de la démarcation
- Le texte cherche à distinguer une théorie physique d'une doctrine qui explique tout, quelle que soit l'observation.Popper, Conjectures et réfutations
- Il ne s'agit pas de décider du vrai et du faux, mais du caractère scientifique d'un énoncé.Popper, Conjectures et réfutations
- Le contraste est établi entre une prédiction risquée et une explication toujours confirmée après coup.Popper, Conjectures et réfutations
Deuxième moment : la confirmation ne prouve rien
- Des confirmations se trouvent aisément pour n'importe quelle doctrine dès qu'on les cherche.Popper, Conjectures et réfutations
- L'induction ne peut fonder une loi universelle : mille observations ne valent pas une démonstration.Hume, Enquête sur l'entendement humain, IV
- Une théorie qui ne peut être contredite par aucun fait imaginable ne dit rien sur le monde.Popper, Conjectures et réfutations
Troisième moment : la réfutabilité comme vertu
- Une théorie est d'autant plus scientifique qu'elle interdit davantage de choses et prend plus de risques.Popper, Conjectures et réfutations
- La science progresse par conjectures hardies et réfutations, non par accumulation prudente.Popper, Conjectures et réfutations
- Le critère a une portée morale : il définit une attitude intellectuelle, celle qui accepte d'avoir tort.Mill, De la liberté, II
Une pensée qui accepte d'être réfutée renonce-t-elle à la vérité, ou est-ce la seule façon de la chercher ?