Le texte distingue deux êtres en chacun de nous, montre ensuite que le second n'est pas donné à la naissance mais construit par l'éducation, puis en déduit le caractère social de cette construction. La thèse est que l'éducation ne développe pas une nature : elle ajoute un être nouveau.
L'éducation révèle-t-elle ce que nous sommes ou nous fait-elle devenir autres ?
Le plan en trois parties
Premier moment : deux êtres dans chaque individu
- Le texte distingue l'être individuel, fait de tendances propres, et l'être social, fait de croyances et de pratiques collectives.Durkheim, Éducation et sociologie
- Langue, morale, savoirs et traditions ne se trouvent dans aucune constitution innée.Durkheim, Éducation et sociologie
- La distinction s'oppose à l'idée rousseauiste d'une nature qu'il suffirait de laisser s'épanouir.Rousseau, Émile
Deuxième moment : l'éducation construit l'être social
- L'enfant naît égoïste et asocial : c'est un apprentissage laborieux qui le rend capable de vie morale.Durkheim, Éducation et sociologie
- L'éducation est définie comme l'action des générations adultes sur celles qui ne sont pas mûres pour la vie sociale.Durkheim, Éducation et sociologie
- Elle est donc une contrainte, mais une contrainte qui libère en donnant accès à la culture accumulée.Durkheim, Éducation et sociologie
Troisième moment : la portée et les limites de la thèse
- Ce que nous appelons notre personnalité doit l'essentiel à une société qui nous précède et nous dépasse.Durkheim, Éducation et sociologie
- Le risque est le conformisme : si tout vient du social, d'où vient la critique du social ?Kant, Qu'est-ce que les Lumières ?
- Sartre répondra que l'individu n'est jamais la simple somme de ses conditionnements : il les reprend à son compte.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
Si la société nous forme, comment expliquer que certains individus parviennent à la juger ?