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Lycée · Terminale · Méthodologie : la dissertation philosophique

Peut-on être certain d'avoir bien agi ?

Sujet de dissertation · Bac 2026 · Centres étrangers g1 — Méthodologie : la dissertation philosophique, Terminale

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Analyse des termes

La certitude est un état subjectif de l'esprit, distinct de la vérité qui, elle, se prouve : la question est donc de savoir si l'on dispose d'un critère du bien agir. « Bien agir » peut se juger sur l'intention ou sur les conséquences, et ces deux critères ne donnent pas le même verdict.

Problématique

Existe-t-il un critère qui permette de savoir avec certitude qu'une action fut bonne, ou l'incertitude morale est-elle la condition même de l'action responsable ?

Le plan en trois parties

I

La conscience morale semble offrir une certitude immédiate

  1. La voix de la conscience juge nos actes avec une autorité que rien n'égale : elle vaut critère.Rousseau, Émile
  2. Une maxime universalisable sans contradiction indique sûrement le devoir : la raison fournit sa règle.Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs
  3. L'homme prudent, formé par l'habitude vertueuse, discerne le juste milieu dans la situation singulière.Aristote, Éthique à Nicomaque
TransitionConscience, loi morale et prudence semblent fournir chacune un critère fiable du bien agir. Mais tous ces critères supposent un accès transparent à nos motifs et une maîtrise de nos effets, et c'est précisément ce que l'expérience refuse.
II

Mais nos motifs et nos effets nous échappent

  1. On ne peut jamais être sûr que l'amour-propre ne s'est pas glissé à la place du devoir.Kant, Fondements de la métaphysique des mœurs
  2. Des motifs inconscients agissent à notre insu : la bonne conscience peut être un symptôme.Freud, Introduction à la psychanalyse
  3. L'action entre dans un réseau d'effets imprévisibles : nul ne maîtrise le sens final de ce qu'il a fait.Arendt, Condition de l'homme moderne
TransitionConclure à l'incertitude générale conduirait à l'indifférence, où tout se vaudrait faute de preuve. Il faut donc chercher ce que l'incertitude exige de nous, plutôt que ce qu'elle nous permettrait de refuser.
III

L'incertitude n'excuse rien : elle oblige

  1. N'ayant aucune certitude, je dois pourtant choisir et j'engage toute l'humanité dans mon choix.Sartre, L'existentialisme est un humanisme
  2. La discussion argumentée avec les personnes concernées remplace la certitude solitaire par une validation partagée.Habermas, De l'éthique de la discussion
  3. Face à des effets à long terme, il faut donner la priorité au pronostic le plus sombre plutôt qu'attendre une preuve.Jonas, Le Principe responsabilité
Ouverture

Le remords est-il le signe d'une faute réelle, ou seulement d'une exigence morale qui ne s'apaise jamais ?

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