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Les repères du programme

Les 31 distinctions conceptuelles du programme de Philosophie Terminale, définies et illustrées pour la copie

À propos de cette page
Cours de philosophie de Terminale sur les 31 repères du programme officiel, regroupés en cinq familles : connaître et prouver, raisonner et parler, le réel et ses modes, définir et classer, le droit, la morale et la cité. Pour chaque repère, la distinction en une phrase et un exemple d’usage sur un sujet de dissertation ; une dernière partie montre comment s’en servir dans une copie, sans plan mécanique.
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Connaître et prouver : croire, savoir, démontrer

Ces six repères servent dès qu’un sujet porte sur la vérité, la science, la conscience ou la religion. Ils permettent de demander non seulement ce que l’on sait, mais à quel titre on le sait : par preuve, par intuition, par témoignage ou par simple adhésion.

Croire / savoir. Croire, c’est tenir pour vrai sans pouvoir fournir de justification suffisante ; savoir, c’est tenir pour vrai en pouvant rendre raison de ce qu’on affirme devant autrui.

Dans une copie. Sur « Savoir, est-ce ne rien croire ? », on distingue la différence de droit, puisque le savoir se prouve et la croyance non, et la solidarité de fait : le savant croit ses instruments et les résultats de collègues qu’il n’a pas refaits.

Vrai / probable / certain. Le vrai qualifie un énoncé conforme à ce qui est ; le probable, un énoncé que nos raisons rendent vraisemblable sans le garantir ; le certain, l’état d’un esprit qui ne doute plus, et l’on peut être certain d’une erreur.

Dans une copie. Sur « La science ne fournit-elle que des certitudes ? », on montre que la certitude est un état du sujet, alors que la science vise le vrai à travers des énoncés révisables : une théorie bien éprouvée n’est jamais acquise une fois pour toutes.

Exemple / preuve. L’exemple montre une idée dans un cas et la rend sensible ; la preuve l’établit pour tous les cas qu’elle concerne.

Dans une copie. On écrit : « ce cas illustre la thèse, il ne la démontre pas » ; en revanche, un seul contre-exemple suffit à ruiner une affirmation universelle. C’est aussi la règle de votre propre copie : un exemple doit être analysé, pas seulement cité.

Intuitif / discursif. Est intuitif ce que l’esprit saisit d’un seul regard, sans intermédiaire ; est discursif ce qu’il atteint par une suite d’étapes enchaînées.

Dans une copie. Sur « Toute vérité se prouve-t-elle ? », on montre qu’une démonstration est discursive, mais qu’elle part de principes qu’elle ne démontre pas : exiger la preuve de tout conduirait à une régression à l’infini.

Médiat / immédiat. Est immédiat ce qui est donné sans intermédiaire ; est médiat ce qui n’est atteint qu’à travers un terme tiers : un signe, un raisonnement, autrui.

Dans une copie. Sur « Se connaît-on soi-même ? », on oppose la conscience immédiate d’exister, certaine mais pauvre, et la connaissance de soi, qui passe par des médiations : nos actes, nos œuvres, le langage, le regard des autres.

Objectif / subjectif / intersubjectif. Est objectif ce qui vaut indépendamment du sujet ; subjectif, ce qui dépend de lui ; intersubjectif, ce qui est validé par l’accord réglé de plusieurs sujets.

Dans une copie. Sur « Les résultats des sciences sont-ils indiscutables ? », on montre que l’objectivité ne vient pas de l’absence de sujets, mais d’un contrôle intersubjectif : expériences reproduites, critiques publiées, débat réglé.

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Raisonner et parler : la logique du discours

Ces repères décrivent les opérations de la pensée elle-même : décomposer, supposer, conclure, rendre raison, convaincre, nommer. Ils servent sur le langage, la science et la vérité, mais aussi, plus discrètement, à contrôler la rigueur de votre propre raisonnement.

Analyse / synthèse. L’analyse décompose un tout en ses éléments ; la synthèse recompose ces éléments en une unité.

Dans une copie. L’analyse des termes en introduction est une analyse, la conclusion qui rassemble le parcours en une réponse est une synthèse. Sur « La science peut-elle tout expliquer ? », on demande si décomposer un phénomène suffit à le comprendre.

Hypothèse / conséquence / conclusion. L’hypothèse est une proposition admise à titre provisoire ; la conséquence, ce qui en découle ; la conclusion, la proposition à laquelle le raisonnement aboutit et qu’il tient pour établie.

Dans une copie. On écrit : « supposons que… ; il s’ensuit que… ; or cette conséquence est inacceptable, donc l’hypothèse doit être rejetée ». C’est la forme du raisonnement par l’absurde, et l’on ne confond pas la conséquence d’une hypothèse avec la conclusion du devoir.

Principe / cause / fin. Le principe est ce dont une chose procède ou ce qui commande un raisonnement ; la cause est ce qui produit un effet ; la fin est ce en vue de quoi l’on agit.

Dans une copie. Sur « Sait-on toujours pourquoi l’on agit ? », le repère donne trois réponses à « pourquoi ? » : par les causes (besoins, habitudes, milieu), par les fins (ce que je vise), par le principe (la règle que j’invoque). Trois sens, donc trois moments possibles.

Expliquer / comprendre. Expliquer, c’est rapporter un phénomène à ses causes ou à une loi ; comprendre, c’est saisir le sens qu’une conduite ou une œuvre a pour celui qui agit.

Dans une copie. Sur « Les sciences humaines sont-elles des sciences comme les autres ? », on oppose la chute d’un corps, qu’on explique, et la décision d’un homme, qu’on cherche aussi à comprendre : la question est de savoir si l’une des deux démarches peut se passer de l’autre.

Persuader / convaincre. Convaincre, c’est obtenir l’adhésion par des raisons que tout esprit peut examiner ; persuader, c’est l’obtenir par tous les moyens, passions, intérêt et autorité compris.

Dans une copie. Sur « Débattre, est-ce chercher la vérité ? », on montre qu’un débat gagné n’est pas un débat conclu : l’orateur peut persuader sans convaincre, et une vérité démontrée peut ne persuader personne.

Concept / image / métaphore. Le concept est une représentation générale, définie par ses caractères ; l’image, une représentation sensible et singulière ; la métaphore désigne une chose par le nom d’une autre, en vertu d’une ressemblance.

Dans une copie. Sur « Le langage poétique nous apprend-il quelque chose ? », on soutient que la métaphore ne définit pas, mais qu’elle peut faire voir un rapport que le concept n’a pas encore saisi. Dans votre copie, « la raison est une lumière » n’est pas une définition de la raison.

Ressemblance / analogie. Deux choses se ressemblent quand elles partagent des propriétés sensibles ; elles sont analogues quand un même rapport se retrouve entre des termes différents.

Dans une copie. « Le chef de l’État est au peuple ce que le père est à ses enfants » n’affirme pas une ressemblance mais une analogie de rapports. Sur un sujet portant sur l’autorité politique, on en éprouve la limite : l’autorité du père cesse quand l’enfant devient adulte, pas celle de l’État sur le citoyen.

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Le réel et ses modes : ce qui est, ce qui peut être

Ces repères qualifient la manière dont une chose existe ou vaut : par elle-même ou par rapport à autre chose, effectivement ou seulement en puissance, nécessairement ou par hasard. Ils sont décisifs sur les sujets en « peut-on » et sur ceux qui opposent un modèle et la réalité.

Absolu / relatif. Est absolu ce qui vaut ou existe indépendamment de toute relation ; relatif, ce qui ne vaut que rapporté à autre chose : un point de vue, une époque, une fin.

Dans une copie. Sur « Y a-t-il des vérités intemporelles ? », on montre qu’une vérité découverte à une époque donnée est relative quant à son accès, sans l’être quant à sa valeur : on ne confond pas les conditions de la connaissance et ce qui est connu.

Abstrait / concret. L’abstrait est ce que la pensée isole d’un ensemble ; le concret est la chose donnée avec toutes ses déterminations.

Dans une copie. Sur « Le travail est-il une marchandise comme les autres ? », on oppose la force de travail abstraite, mesurée en heures, et le travailleur concret qui y engage son corps et son temps : l’abstraction n’est pas fausse, mais elle laisse quelque chose de côté.

En acte / en puissance. Est en puissance ce qui peut être sans l’être encore ; est en acte ce qui est pleinement réalisé.

Dans une copie. Sur un sujet portant sur l’éducation, on écrit que l’enfant est raisonnable en puissance et non en acte : la nature donne une capacité, l’éducation en fait un pouvoir effectif.

Contingent / nécessaire. Est nécessaire ce qui ne peut pas être autrement ; contingent, ce qui est mais aurait pu ne pas être.

Dans une copie. Sur « Sommes-nous libres en toutes circonstances ? », on distingue les circonstances nécessaires, vieillir ou mourir, de celles qui restent contingentes et laissent place au choix.

Impossible / possible. Est possible ce qui n’implique pas de contradiction ou ce que les conditions permettent ; impossible, ce qui se contredit ou que rien ne peut réaliser.

Dans une copie. Sur « Peut-on tout savoir ? », on ne se contente pas de constater que personne ne sait tout : on demande si l’impossibilité tient à nos moyens actuels, donc de fait, ou à l’idée même d’un savoir achevé, donc de droit.

Idéal / réel. Le réel est ce qui existe effectivement ; l’idéal, ce qui est conçu comme modèle ou perfection, sans nécessairement exister.

Dans une copie. Sur « La justice n’est-elle qu’un idéal ? », on montre que c’est parce qu’elle n’est jamais pleinement réalisée qu’elle permet de juger les lois existantes : l’idéal n’est pas l’irréel, c’est ce qui oriente et mesure le réel.

Transcendant / immanent. Est transcendant ce qui dépasse l’ordre auquel il se rapporte et existe hors de lui ; immanent, ce qui lui appartient et n’existe qu’en lui.

Dans une copie. Sur « La morale a-t-elle besoin d’un fondement religieux ? », on oppose une règle reçue d’une autorité transcendante et une règle immanente à la raison ou à la vie commune, que les hommes se donnent eux-mêmes.

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Définir et classer : ce qu’est une chose

Définir, c’est dire ce qu’une chose est, et donc ce qu’elle n’est pas. Ces repères donnent les outils de toute définition rigoureuse : séparer l’essentiel de l’accidentel, situer une chose dans un genre, mesurer la portée d’une affirmation. Ils travaillent surtout dans l’introduction, au moment de l’analyse des termes.

Essentiel / accidentel. Est essentiel ce sans quoi une chose cesserait d’être ce qu’elle est ; accidentel, ce qui peut varier sans qu’elle change de nature.

Dans une copie. Sur « Le travail n’est-il qu’une contrainte ? », toute la copie dépend d’une question : la pénibilité est-elle de l’essence du travail, ou tient-elle à ses conditions historiques, donc à un accident ?

Formel / matériel. Le formel concerne la structure, l’ordre, la règle ; le matériel, le contenu auquel cette forme s’applique.

Dans une copie. Un raisonnement peut être formellement valide et matériellement faux : « tous les oiseaux nagent, le moineau est un oiseau, donc le moineau nage » est correct dans sa forme et faux dans sa conclusion. En morale, Kant propose un critère formel, pouvoir universaliser sa maxime, plutôt qu’une liste de devoirs.

Genre / espèce / individu. Le genre rassemble plusieurs espèces sous un caractère commun ; l’espèce se définit par le genre et une différence propre ; l’individu est l’être singulier qui appartient à une espèce.

Dans une copie. Dans la définition classique de l’homme comme « animal raisonnable », « animal » est le genre et « raisonnable » la différence spécifique. Sur « Qu’est-ce qui distingue l’homme de l’animal ? », on demande si cette différence est de degré ou de nature.

Identité / égalité / différence. L’identité est le rapport d’une chose à elle-même ; l’égalité, une équivalence entre des choses différentes sous un rapport déterminé ; la différence, ce qui les distingue.

Dans une copie. Sur « L’égalité garantit-elle la justice ? », on montre qu’être égaux en droit ne signifie pas être identiques : l’égalité suppose les différences qu’elle neutralise sous un certain rapport, et un traitement identique de situations différentes peut être injuste.

Universel / général / particulier / singulier. L’universel vaut pour tous sans exception et en droit ; le général, pour la plupart des cas, par constat ; le particulier, pour une partie ; le singulier, pour un seul.

Dans une copie. « Tous les hommes sont mortels » est universel ; « les hommes recherchent leur intérêt » est au mieux général. On ne réfute pas une généralité par un cas particulier, mais un seul cas suffit à ruiner une prétention universelle.

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Le droit, la morale et la cité

Ces repères séparent ce qui est de ce qui doit être, ce qui s’impose de ce qui oblige, ce qui commence de ce qui justifie. Ils sont attendus sur la justice, l’État, le devoir et la liberté, mais aussi sur toute question de légitimité, en science ou en art.

En fait / en droit. Le fait est ce qui se constate ; le droit, ce qui se justifie, indépendamment de sa réalisation.

Dans une copie. Sur « En quel sens peut-on dire que les êtres humains naissent libres ? », on répond : en fait, non, car le nouveau-né dépend de tout ; en droit, oui, car nul n’a de titre à disposer d’un autre. Deux réponses opposées qui ne se contredisent pas.

Légal / légitime. Est légal ce qui est conforme à la loi en vigueur ; légitime, ce qui peut être justifié au regard de la justice ou de la raison.

Dans une copie. Sur « Est-il toujours injuste de désobéir aux lois ? », on montre qu’une désobéissance illégale peut être légitime, et qu’une loi n’est pas juste du seul fait d’avoir été régulièrement adoptée.

Obligation / contrainte. La contrainte est une force qui s’impose sans passer par la volonté ; l’obligation s’adresse à une volonté qui pourrait désobéir et qui reconnaît la règle comme fondée.

Dans une copie. Sur « La justice a-t-elle besoin de la force ? », on écrit que la force peut contraindre mais non obliger : c’est l’argument de Rousseau au livre I du Contrat social, pour qui céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté.

Origine / fondement. L’origine est le commencement dans le temps ; le fondement, ce qui justifie en droit, indépendamment de toute date.

Dans une copie. Sur « La morale n’est-elle qu’une convention ? », on montre que retracer d’où vient une règle, une histoire, un rapport de force, une éducation, ne dit pas encore si elle est fondée : une généalogie n’est pas, à elle seule, une réfutation.

Public / privé. Le public concerne ce qui est commun à tous et exposé au regard de tous ; le privé, la sphère soustraite à ce regard, où chacun conduit sa vie propre.

Dans une copie. Sur un sujet portant sur les limites de l’État, la question décisive est de savoir où passe la frontière, pour la religion, la famille ou la santé, et qui a le droit de la tracer.

Théorie / pratique. La théorie est l’ordre des principes et des modèles, établis par le raisonnement ; la pratique, l’ordre de l’action, soumise aux circonstances et au temps.

Dans une copie. Sur « Peut-on être certain d’avoir bien agi ? », on oppose la certitude du principe, accessible en théorie, et l’incertitude des effets, inévitable en pratique. Et l’on rappelle qu’un échec pratique ne réfute pas un principe : il peut tenir à ses conditions d’application.

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Se servir d’un repère dans une copie

Le programme précise lui-même le statut des repères : ce sont des « distinctions lexicales et conceptuelles » qui soutiennent la réflexion, et ils « ne font en aucun cas l’objet d’un enseignement séparé ». Leur « caractère opératoire » interdit, dit encore le texte, « de les réduire à des définitions figées ». Autrement dit, un repère ne se récite pas : il sert à travailler un sujet. Ce chapitre les rassemble pour la révision ; dans une copie, ils vivent toujours au service d’une notion.

1. Dans l’introduction : repérer la distinction cachée. La plupart des sujets contiennent un repère sans le nommer. « Peut-on… ? » appelle possible / impossible et en fait / en droit ; « faut-il… ? » appelle obligation / contrainte ; « n’est-ce que… ? » appelle essentiel / accidentel ; « tous », « toujours » appellent universel / général.

2. Dans la problématique : faire du repère la tension. Deux réponses opposées qui semblent se contredire tiennent souvent parce qu’elles ne parlent pas du même plan : l’une décrit un fait, l’autre énonce un droit. Nommer le repère, c’est montrer où passe le problème.

3. Dans le développement : faire du repère une charnière. Une transition réussie consiste souvent à montrer que la partie précédente a confondu les deux termes d’une distinction : « ce qui vaut en fait ne vaut pas encore en droit ».

Piège fréquent. Bâtir un plan mécanique « I. En fait — II. En droit » sans montrer pourquoi le second moment répond à une difficulté du premier. Un repère n’est pas un plan tout fait : c’est un outil pour faire avancer un raisonnement.

Autre piège. Confondre les termes voisins : général et universel, légal et légitime, origine et fondement, persuader et convaincre. Le correcteur repère vite une copie qui emploie l’un pour l’autre.

Méthode. Pour chaque notion révisée, retenez deux ou trois repères qui la travaillent vraiment, avec un sujet sur lequel vous sauriez les employer. Mieux vaut trois distinctions maîtrisées que trente-et-une récitées.

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À retenir
  • Le programme retient 31 repères : des distinctions lexicales et conceptuelles, à employer au service des notions, jamais à réciter.
  • Connaître et prouver : croire / savoir, vrai / probable / certain, exemple / preuve, intuitif / discursif, médiat / immédiat, objectif / subjectif / intersubjectif.
  • Raisonner et parler : analyse / synthèse, hypothèse / conséquence / conclusion, principe / cause / fin, expliquer / comprendre, persuader / convaincre, concept / image / métaphore, ressemblance / analogie.
  • Le réel et ses modes : absolu / relatif, abstrait / concret, en acte / en puissance, contingent / nécessaire, impossible / possible, idéal / réel, transcendant / immanent.
  • Définir et classer : essentiel / accidentel, formel / matériel, genre / espèce / individu, identité / égalité / différence, universel / général / particulier / singulier.
  • Le droit et la cité : en fait / en droit, légal / légitime, obligation / contrainte, origine / fondement, public / privé, théorie / pratique.
  • Un repère sert à trois moments : repérer la distinction cachée dans le sujet, en faire la tension de la problématique, en faire la charnière d’une transition.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un repère en philosophie ?

Le programme de Terminale appelle « repères » des distinctions lexicales et conceptuelles, comme en fait / en droit ou légal / légitime, qui aident à traiter un problème. Ce ne sont pas des notions à part entière : ils servent à travailler les notions du programme, et le texte officiel précise qu’ils ne font pas l’objet d’un enseignement séparé.

Quelle est la différence entre « en fait » et « en droit » ?

Le fait est ce qui se constate, le droit ce qui se justifie. Un fait peut être très répandu sans être légitime, et un droit valoir sans être jamais respecté. C’est pourquoi un sujet peut appeler deux réponses opposées qui ne se contredisent pas : non en fait, oui en droit.

Quelle est la différence entre légal et légitime ?

Est légal ce qui est conforme à la loi en vigueur ; est légitime ce qui peut être justifié au regard de la justice ou de la raison. Une loi peut être légale et injuste, et une désobéissance illégale peut être légitime : toute la difficulté est de savoir qui juge de cette légitimité.

Quelle est la différence entre persuader et convaincre ?

Convaincre, c’est obtenir l’adhésion par des raisons que tout esprit peut examiner ; persuader, c’est l’obtenir par tous les moyens, y compris les passions, l’intérêt ou l’autorité. On peut persuader sans convaincre, et une vérité démontrée peut ne persuader personne.

Les repères tombent-ils au bac ?

Aucun sujet ne demande de définir un repère pour lui-même : l’épreuve porte sur une dissertation ou une explication de texte. Mais les sujets engagent presque toujours une distinction, et la copie qui la nomme et s’en sert pour poser le problème montre au correcteur qu’elle a compris ce qui est en jeu.

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