06 29 33 79 32 Je réserve ici

1ʳᵉ · Français · Discours de la servitude volontaire

Le Discours de la servitude volontaire vous paraît-il une œuvre du passé ou une œuvre toujours actuelle ? Vous répondrez à cette question dans un développement organisé, en vous appuyant sur l'œuvre d’Étienne de La Boétie, sur le parcours associé « Défendre » et « entretenir » la liberté et sur vos lectures personnelles.

Sujet de dissertation — Discours de la servitude volontaire, 1ère

← Les 30 sujets de « Discours de la servitude volontaire »
Analyse des termes

Une œuvre du passé est liée à un contexte qui en explique les préoccupations et les formes ; une œuvre actuelle continue d’éclairer des situations que son auteur ne pouvait prévoir. Le sujet demande de distinguer, dans le Discours, ce qui date et ce qui demeure.

Problématique

Ce texte d’un humaniste du XVIe siècle n’est-il compréhensible que replacé dans son temps, ou son analyse du consentement vaut-elle pour des pouvoirs qu’il n’a pas connus ?

Le plan en trois parties

I

Une œuvre profondément datée

  1. La culture mobilisée est celle d’un lettré du XVIe siècle : Homère ouvre le texte comme il ouvrirait une déclamation d’école.« Qu’un, sans plus, soit le maître et qu’un seul soit le roi », vers d’Homère cités dans l’exorde (premier mouvement)
  2. L’exemple grec suppose un lecteur formé aux humanités, pour qui Marathon et Salamine sont des références communes.« la victoire de la liberté sur la domination » (premier mouvement)
  3. L’anecdote spartiate relève d’un usage des Anciens comme réserve de maximes, propre à la pédagogie de la Renaissance.Sperthias et Boulis à Indarne : « de la liberté, quel goût elle a, combien elle est douce, tu n’en sais rien » (deuxième mouvement)
TransitionCette culture ancienne sert pourtant une analyse qui ne dépend pas d’elle, et que l’on peut formuler sans aucune référence antique.
II

Mais son analyse du consentement n’a pas vieilli

  1. Faire du consentement, et non de la contrainte, le fondement du pouvoir est une thèse que toute la théorie politique moderne reprendra.« c’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge » (premier mouvement)
  2. Le paradoxe d’un bien disponible et pourtant non désiré décrit une expérience que chaque époque retrouve sous d’autres formes.« la seule liberté, les hommes ne la désirent point » (premier mouvement)
  3. La notion de complicité diffuse anticipe les analyses contemporaines de la participation ordinaire aux systèmes de domination.« recéleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue » (premier mouvement)
TransitionReste à vérifier que ces analyses se laissent transposer, ce que permet la généralité des catégories employées par La Boétie.
III

Une œuvre transposable, parce que ses catégories sont générales

  1. L’idée d’une humanité une, et non seulement unie, fournit un principe que toute déclaration de droits reprendra à son compte.« elle ne voulait pas tant nous faire tous unis que tous uns » (deuxième mouvement)
  2. Le portrait du courtisan aux aguets décrit une condition psychologique que l’on reconnaît dans toute organisation hiérarchique.« avoir toujours l'œil au guet, l’oreille aux écoutes », le sort des favoris (troisième mouvement)
  3. Le modèle vénitien invite chaque époque à se demander par quelles institutions elle entretient effectivement sa liberté.les Vénitiens, « ainsi nés et nourris » dans la liberté (deuxième mouvement)
Ouverture

Une œuvre reste-t-elle actuelle parce qu’elle décrit notre situation, ou parce qu’elle nous donne les mots pour la décrire nous-mêmes ?

← Les 30 sujets de « Discours de la servitude volontaire »
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de français à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs